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L’affaire Léon Sadorski

29 jan

« L’affaire Léon Sadorski » Romain Slocombe,
Aux éditions Robert Laffont, 512 pages
 l'affaire léon sadorski
Présentation éditeur
Le pire des salauds, le meilleur des enquêteurs.
Avril 1942. Au sortir d’un hiver rigoureux, Paris prend des airs de fête malgré les tracas de l’Occupation. Pétainiste et antisémite, l’inspecteur Léon Sadorski est un flic modèle doublé d’un mari attentionné. Il fait très correctement son travail à la 3e section des Renseignements généraux, contrôle et arrête les Juifs pour les expédier à Drancy. De temps en temps, il lui arrive de donner un coup de main aux Brigades spéciales, d’intervenir contre les « terroristes ».
Mais Sadorski est brusquement arrêté par la Gestapo et transféré à Berlin, ou on le jette en prison. Le but des Allemands est d’en faire leur informateur au sein de la préfecture de police… De retour à Paris, il reçoit l’ordre de retrouver son ancienne maîtresse, Thérèse Gerst, mystérieuse agent double que la Gestapo soupçonne d’appartenir à un réseau antinazi.
Après le succès de Monsieur le commandant, Romain Slocombe nous entraîne dans les abîmes de la collaboration et de la mauvaise conscience française.
« Slocombe offre au polar un immense roman qui résonne avec notre Histoire. Grandiose. » Benoît Minville, auteur de Rural noir, libraire Fnac Défense.
Notre devoir de mémoire doit-il en passer par là ? C’est un pan de notre histoire que nous ne devons plus ignorer.
Alors comment décrire ce livre et les émotions qu’il suscite?
Mes premiers mot seraient, « Vomissure », « Ordure »! Cependant, avec talent, l’auteur a réussi le tour de force de m’amener jusqu’à la dernière page de ce roman… Nous sommes en 1942, la face plus que sombre de notre Histoire, la collaboration, cette police qui jette en prison, enferme et déporte des milliers de personnes avec le sentiment du devoir accompli, mais quelle horreur!

HHhH roman

15 juin

HHhH

Laurent Binet

Aux éditions Grasset, 448 pages

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«HHhH» maintenant je sais exactement où sont placées les majuscules de cet acronyme de «Himmler Hirn heisst Heydrich» le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich!
Reinhard(t) Heydrich, la bête blonde, le nazi responsable de la solution finale, les chambres à gaz. Ce récit est une enquête minutieuse, un long travail d’archivage de l’ascension jusqu’à la chute de ce démon… Une lecture intense!

Présentation éditeur

Deux parachutistes tchécoslovaques envoyés par Londres sont chargés d’assassiner Reinhard Heydrich, chef de la Gestapo, chef des services secrets nazis, planificateur de la solution finale, protecteur de Bohème-Moravie, surnommé « le bourreau », « la bête blonde », « l’homme le plus dangereux du IIIe Reich ». Après des mois de préparation, il est finalement abattu dans sa Mercedes. Il s’ensuit une folle traque qui se termine dans une église du centre de Prague. HHhH est un acronyme inventé par les SS qui signifie en allemand : « le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich » (Himmlers Hirn heisst Heydrich). L’essentiel de l’histoire se situe entre 1938 et 1942. Le récit est structuré comme un entonnoir : des chapitres courts relatent différents épisodes en divers lieux et à diverses époques, qui tous convergent vers Prague où s’est déroulé l’attentat. Tous les personnages de ce livre ont réellement existé ou existent encore. L’auteur a rapporté les faits le plus fidèlement possible mais a dû résister à la tentation de romancer. Comment raconter l’Histoire ? Cette question conduit parfois l’auteur à se mettre en scène pour rendre compte de ses conditions d’écriture, de ses recherches, de ses hésitations. La vérité historique se révèle à la fois une obession névrotique et une quête sans fin.

Le réseau Corneille

20 mar

Le Réseau Corneille

Ken Follett 

Éditions Le Livre de Poche, 600 pages. Éditions Robert Laffont 2002

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Quatrième de couverture: 1944. Betty à vingt-neuf ans, elle est officier de l’armée anglaise, l’une des meilleures expertes en matière de sabotage. A l’approche du débarquement allié, elle a pour mission d’anéantir le système de communication allemand en France.

Après une première tentative catastrophique et coûteuse en vies humaines, Betty va jouer le tout pour le tout en recrutant une brigade unique en son genre: le Réseau Corneille, une équipe de choc. Six femmes à la personnalité hors du commun: l’aristocrate, la tau larde, l’ingénue, la travestie… Chacune va apporter sa touche personnelle au grand sabotage.

Note de l’auteur: Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les services britanniques envoyèrent en France cinquante femmes agents secrets. Trente-six d’entre elles survécurent. Les quatorze autres firent le sacrifice de leur vie.
C’est à elles toutes que ce livre est dédié.

Les premiers mots: Le premier jour – Dimanche 28 mai 1944
Une minute avant l’explosion, le calme régnait sur la place de Sainte-Cécile. Dans la douceur du soir, une couche d’air immobile s’étendait sur la ville comme une couverture. La cloche de l’église tintait paresseusement pour appeler, sans grand enthousiasme, les fidèles à vêpres. Mais Elizabeth Clairet l’entendait comme un compte à rebours…

Mon avis: très bien ficelé, encore une fois. J’ai beaucoup aimé « Les Piliers de la Terre » et là, un autre contexte, la France sous l’Occupation. J’ai trouvé un bon rythme dans cette lecture, un sabotage décrit jour après jour jusqu’au point final Le Débarquement. Deux protagonistes, une femme Betty (Elizabeth Clairet, britannique) et un homme Dieter (le militaire nazi) s’affrontent, se trouvent, se reconnaissent en ennemis jurés. La gentille et le méchant (très manichéen) chapitre après chapitre, c’est une chasse à l’homme (à la femme) qui m’a tenue en haleine avec force et parfois violence jusqu’au « D Day

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