Archives des tags : Littérature russe

Le jardinier d’Otchakov

11 août

Le jardinier d’Otchakov

Andreï Kourkov, traduit du russe par Paul Lequesne

aux éditions Liana Levi, collection « Littérature étrangère », 336 pages

Wet Eye Glasses

Un voyage dans le temps comme je les aime…
Banlieue de Kiev en 2010, Igor traine sa trentaine dans l’oisiveté. Il rencontre Stepan Sadovnikov, un jardinier quinquagenaire tatoué qui loue ses services contre gîte et couvert. (Sadovnik signifie jardinier en russe). Ils forment tous deux une curieuse équipe sur les traces du passé de Stepan. Ils font entre autres découvertes celle d’une vieille valise contenant un costume de milicien russe des années 50. Un soir de fête d’anniversaire, pour faire le beau, Igor revêt l’uniforme. Et là, l’histoire à la Kourkov prend tout son sens…

Igor marche dans la rue faiblement éclairée, son pas s’alourdit, le paysage se modifie et… Il est Minuit, le voilà devant la cooperative vinicole d’Otchakov, ville perdue au bord de la mer Noire…

Présentation éditeur

Le rouble soviétique, le premier Spoutnik, Nikita Khrouchtchev… Pour Igor, tout ça, c’est de l’histoire ancienne. La trentaine débonnaire, il vit avec sa mère dans la banlieue de Kiev et préfère la perspective d’une soirée entre copains à celle d’un boulot ou d’un mariage. Le passé pourtant vient toquer à sa porte sous les traits d’un vagabond tatoué qui, en échange d’un lit de fortune, propose de s’acquitter des travaux de jardinage. Commence alors pour Igor une folle aventure où un vieil uniforme de milicien, sitôt enfilé, lui permet de franchir l’espace et le temps pour se retrouver dans la petite ville d’Otchakov, au bord de la mer Noire, en l’an 1957. Passé les premiers moments de doute sur sa santé mentale, Igor découvrira, outre les mœurs des bandits des années 50 et les charmes d’une poissonnière rousse, que l’histoire change de taille en fonction de qui cherche à l’endosser. Et qu’il n’est pas besoin d’être jardinier pour cultiver sa vraie nature.

Andreï Kourkov est né en Russie en 1961 et vit à Kiev. Il est aujourd’hui un écrivain ukrainien de langue russe. Très doué pour les langues (il en parle sept), il débute sa carrière littéraire pendant son service militaire alors qu’il est gardien de prison à Odessa… Son premier roman, Le Pingouin, remporte un succès international. Son œuvre est aujourd’hui traduite en 36 langues.

Bon sang ne saurait mentir

18 jan

Bon sang ne saurait mentir » de Boris Akounine aux éditions 10/18 collection « Grands détectives » traduit du russe par Paul Lequesne, édition d’origine Presse de la Cité.

 

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Quatrieme de couverture
En ce début de XXIe siècle, il ne fait pas bon être chef d’entreprise à Moscou. Les attentats se multiplient : six morts en l’espace de quelques mois ! La prochaine victime pourrait bien être Nicholas Fandorine, sujet anglais naturalisé russe, petit-fils du célèbre détective Eraste Fandorine, et accessoirement P-DG d’une société de conseil.
Nicholas, en butte à un horrible chantage, se débat contre des tueurs appointés par des milliardaires sans scrupules et doit délaisser la programmation d’un jeu vidéo qui occupait jusqu’alors le plus clair de son temps. Etrangement, le jeu, inspiré de la biographie de Danila Fondorine, ancien secrétaire de Catherine II et lointain aïeul de Nicholas, semble avoir acquis une existence propre. D’aventures en rebondissements, l’univers virtuel devient comme l’ombre de l’histoire de Nicholas, qui se voit entraîné dans une course-poursuite au coeur de la Russie éternelle.
Dans le premier tome de ce roman en deux parties, Boris Akounine, maître incontesté de l’intrigue policière sophistiquée, mêle avec brio deux histoires distinctes : l’une située dans la Russie contemporaine, gangrenée par la corruption, l’autre au XVIIIe siècle, sur fond de complots de cour. Les deux époques présentant, au bout du compte, bien des similitudes…

L’auteur
Pour toute biographie, on peut lire en quatrième de couverture de chaque roman  » Boris Akounine est un pseudonyme « . Cependant on sait que derrière ce nom se cache Grigori Chalvovitch Tchkhartichivili.
Grigori Chalvovitch Tchkhartichivili est né le 20 mai 1956 en Géorgie (alors république soviétique), d’un père géorgien et d’une mère russe. Passant toute son enfance et son adolescence à Moscou, il fait ses études supérieures au très renommé Institut des pays d’Asie et d’Afrique (département d’histoire et de philologie) de l’université de Moscou, d’où il sort diplômé en 1979. Parallèlement, il y étudie le japonais, qu’il perfectionne pendant un an à l’université de Tokai, au Japon.
De 1979 à 1975, il collabore à la revue Rousskij Iazyk ( » La langue russe « ).
A partir de 1986, il entre à la prestigieuse revue Inostannaïa Literatoura ( » Littérature étrangère « ), dont il est rédacteur en chef adjoint à partir de 1993. En octobre 2000, il quitte la revue pour se consacrer pleinement à l’écriture. Auteur de nombreuses traductions de l’anglais et du japonais (en particulier des oeuvres de Mishima et d’Inoué), il supervise, depuis 1996, la publication d’une anthologie en vingt volumes consacrée à la littérature japonaise.
En 1999, il publie un important essai intitulé L’Ecrivain et le suicide. C’est, selon l’auteur, pour se reposer de ce travail long et  » démoralisant  » qu’il décide d’écrire un roman policier visant à toucher un large public. C’est sous le pseudonyme de Boris Akounine qu’il publie Azazel en avril 1998. Azazel, qui relate les aventures du jeune Eraste Pétrovitch Fandorine en 1876 à Moscou au sein de la police secrète, s’impose d’emblée pour l’auteur comme le premier livre d’une série policière.
S’il a déjà écrit le premier livre d’une nouvelle série ayant pour héroïne une nonne à la fin du XIXè siècle, Pélagie, il a fait paraître également le premier roman d’un tout nouveau cycle, qui se situe à l’époque contemporaine et dont le héros n’est autre que le petit-fils d’Eraste Pétrovitch Fandorine.

 

 

Des mille et une façons de quitter la Moldavie

18 jan

DES ILLE ET UNE FAÇONS DE QUITTER LA MOLDAVIE
Vladimir Lortchenkov
Traduit du russe par Raphaëlle Pache
Mirobole Éditions, 256 pages

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Présentation éditeur
Vassili réfléchit un peu, puis il décréta : – Nous allons faire voler mon tracteur. »

Drôle, grotesque, cruel. Partez à la rencontre du peuple le plus pauvre d’Europe.

Ceci est l’histoire d’un petit village moldave. À Larga, tous les habitants ne rêvent que d’une chose : rejoindre l’Italie et connaître enfin la prospérité. Quitte à vendre tous leurs biens pour payer des passeurs malhonnêtes, ou à s’improviser équipe moldave de curling afin de rejoindre les compétitions internationales.
Dans cette quête fantastique, vous croiserez un pope quitté par sa femme pour un marchand d’art athée, un mécanicien génial transformant son tracteur en avion ou en sous-marin, un président de la République rêvant d’ouvrir une pizzeria… Face à mille obstacles, ces personnages résolument optimistes et un peu fous ne renonceront pas. Parviendront-ils à atteindre leur Eldorado

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