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Un agent nommé Parviz

18 jan

Un agent nommé Parviz
Naïri Nahapétian, aux éditions De L’Aube, collection Noire, 192 pages.

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Présentation éditeur…
Parviz est un être mystérieux. Les Iraniens le disent mort ; lui se plaît à raconter les circonstances dans lesquelles des hommes aux ordres de Khomeyni l’ont assassiné. Il travaillait alors pour la CIA, mais vend désormais son savoir-faire aux services secrets français. C’est ainsi que Kiana se retrouve à écouter sa confession dans un pavillon impersonnel de banlieue parisienne : il semblerait que son mari, Nasser, un scientifique iranien, ait des choses à cacher. Peu après, Florence Nakash, jeune recrue de la DGSE, est chargée d’une nouvelle enquête : son ami Parviz, celui-là même que l’on disait mort en 1979, a disparu… Un roman subtil et efficace qui nous entraîne au coeur des secrets nucléaires iraniens et des manipulations des services secrets occidentaux pour ralentir l’avènement d’une «bombe islamique».

Naïri Nahapétian a déjà publié plusieurs ouvrages, dont deux polars aux éditions Liana Levi – Qui a tué l’ayatollah Kanuni ? et Dernier refrain à Ispahan -, traduits en plusieurs langues et repris en Points-Policier.

Naïri Nahapétian est née en 1970 dans une famille arménienne à Téhéran, ville qu’elle a quittée après la révolution islamique sans pouvoir y retourner durant quinze ans. Journaliste, elle a fait depuis de nombreux reportages en Iran.

Les premiers mots…
«Je suis mort le 2 novembre 1979, pendu dans ma cellule par des Gardiens de la révolution aux ordres de Khomeyni. Quelques jours auparavant, j’avais fait une courte apparition à la télévision officielle afin de confesser mes crimes : j’étais un agent de la CIA à la tête d’un complot visant à renverser la République islamique. Mes «complices» ont été exécutés peu après. Du moins, c’est ce que me répétaient mes bourreaux chaque fois qu’ils m’arrachaient un nom. Vous n’étiez pas née alors, mais ceux de ma génération se souviennent que les interrogatoires ont été longs, douloureux, et la nouvelle selon laquelle on m’avait crevé les yeux a fait le tour de Téhéran. Rumeur macabre, servant tant à réjouir mes ennemis qu’à semer la terreur parmi les opposants…»

Mon avis…
En bon espion, Parviz nous entraîne dans les dédales politiques et religieux de l’aire Khomeyni. Kiana, notre Ariane dénoue le fil de cette pelote, machination trop bien organisée.
La femme se voile et doit préserver ses sentiments cachés.
Les agences de renseignement occidentales amies et ennemies, et les partisans de Khomeyni s’opposent. L’Iran ne doit en aucun cas accéder à l’arme nucléaire.
Le travail est long et minutieux, il faut introduire le vers dans le fruit et savoir attendre…
Pas de courses haletantes et d’espions hyperactifs, ce roman noue une intrigue dans la réflexion, sur fond musical et coutumes issues d’un autre monde en faisant de Kiana son égérie.

 

 

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