Archives des tags : Littérature britannique

Le gardien des choses perdues

5 juil

Le gardien des choses perdues

Ruth Hogan, traduit de l’anglais par Christine Le Boeuf

Aux éditions Actes Sud, 352 pages

9782330073046

Ce roman est un véritable trésor. Des petits objets méticuleusement recensés, deux histoires parallèles qui finissent par s’imbriquer avec justesse.

Présentation éditeur
Londres, mai 1974. Anthony Peardew attend sa fiancée, Thérèse. Celle-ci est étonnamment en retard. Il est loin de se douter qu’elle n’arrivera jamais, gisant au centre de l’attroupement qui s’est formé quelques centaines de mètres plus bas sur la chaussée. De retour chez lui ce même jour, Anthony réalise qu’il a égaré le médaillon que Thérèse lui avait confié, rompant ainsi la seule promesse qu’elle lui ait jamais demandé de tenir. Le coeur brisé, il passera le restant de son existence à collecter des objets trouvés au hasard de ses promenades, dans l’espoir de pouvoir un jour les restituer à leurs propriétaires.
Désormais âgé de soixante-dix-neuf ans, le vieil homme décide de léguer sa demeure victorienne et les “trésors” qu’elle recèle à sa fidèle assistante Laura, qu’il pense être la seule à même d’accomplir la mission qu’il s’est donnée. En exprimant ses dernières volontés, il est loin de se douter de leurs répercussions et de l’heureuse suite de rencontres qu’elles vont provoquer…
Histoire d’amour et de rédemption, Le Gardien des choses perdues explore la magie des objets, le sens qu’ils donnent à nos vies et les liens inattendus qui nous unissent aux autres. Ce premier roman enchanteur, à l’humour et au charme irrésistiblement british, est en cours de

La Petite Boulangerie du bout du monde

20 avr

La Petite Boulangerie du bout du monde

Jenny Colgan, traduit de l’anglais par Étienne Menanteau, Francine Sirven et Ève Vila
Aux éditions Pocket, 512 pages.

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⚠️ Romance!

Poly, la trentaine et son mari Chris ont une petite entreprise qui malheureusement a connu la crise et la faillite. Le couple se défait et Polly est à la rue. Pour faire un break elle quitte Plymouth et se rend sur l’île de Polbearn en Cornouailles, uniquement franchissable à marée basse. Elle s’installe dans une vieille bicoque- une ancienne boulangerie. Ça tombe plutôt bien, elle adore pétrir, malaxer, fabriquer toutes sortes de pains… Les autochtones sont à l’image du climat rude et peu accueillant. Cependant, Polly grâce à son pain, peu à peu s’intègre…
Dans les dernières pages sont insérées les recettes de Polly.

Défi lecture, lire un livre voyageur.

Guide à l’usage des jeunes femmes à bicyclette sur la route de la soie

24 mar

 


Guide à l’usage des jeunes femmes à bicyclette sur les routes de la soie
Suzanne Joinson, traduit de l’anglais par Isabelle Chapman
aux editions Pressés de la cité, 420 pages
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Evangelina et Frieda, presque un siecle les sépare, deux époques, deux univers, quel est le lien qui les unit?
Présentation éditeur
Un carnet de notes. Un héritage inattendu. La rencontre improbable de deux mondes.
Parce qu’elle cherche à fuir l’Angleterre de l’entre-deux-guerres et son carcan bourgeois, Evangeline, jeune femme éprise de liberté, décide de suivre sa soeur missionnaire jusqu’en Asie, emportant avec elle sa bicyclette.
Des décennies plus tard, Frieda, une Londonienne en perpétuel transit, apprend qu’elle est l’unique héritière d’une femme dont elle ignore tout. Débute alors pour elle un fabuleux voyage à travers le temps.« Avec lucidité et profondeur, Suzanne Joinson évoque toute une gamme subtile de sentiments. Un premier roman qui force l’admiration. »
The New York Times 

Bienvenue au club

21 fév

Bienvenue au club

Jonathan Coe

Traduit de l’anglais par Jamila et Serge Chauvin

Aux editions Gallimard, collection Du Monde Entier, 544 pages

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La vie très ordinaire d´adolescents entre premières expériences et vie collégienne dans l’Angleterre des années 70.

Le climat politique n’est pas serein, l’IRA, les syndicats, la montée de l’extrême-droite avec l’arrivée de l’aire Tatcher qui s’annonce, leur monde est en pleine mutation. Les mouvements musicaux évoluent, les mœurs changent. La vie tranquille de cette bande d’adolescents dans cette petite ville besogneuse va être mise à ru épreuve. Le paysage du quotidien se transforme peu à peu, il faut faire des choix.

Présentation éditeur 

Imaginez ! L’Angleterre des années soixante-dix, si pittoresque, si lointaine, avec ses syndicats propères et sa mode baba cool. Une image bon enfant que viennent lézarder de sourdes menaces : tensions sociales, montée de l’extrême droite, et une guerre en Irlande du Nord qui ne veut pas dire son nom.
Mais dans ces années où le pays va basculer de l’État-providence au thatchérisme et de la musique planante au punk, Benjamin, Philip, Doug et leurs amis ont bien d’autres choses en tête : s’intégrer aux cliques et aux clubs d’un lycée archaïque, oser parler aux filles, s’affirmer comme artistes en herbe, s’échapper de Birmingham l’endormie pour des aventures londoniennes… Trop innocents pour saisir les enjeux et les intrigues qui préoccupent leurs parents. Jusqu’à ce que le monde les rattrape.
Dans ce roman foisonnant, qui comportera une suite, Jonathan Coe renoue avec la veine de Testament à l’anglaise, usant de tous les styles, entremêlant en virtuose récits et personnages, tirant d’une main experte tous les fils du destin, pour nous offrir à la fois une chronique adolescente tendre et drôle, un roman d’apprentissage nostalgique, et le tableau ample, grave et lucide d’un pays en pleine mutation.

DEFI LECTURE 2017, 11/80, n° 2: un roman faisant parti d’une duologie, « Bienvenue au club »- »Le cercle fermé « .

Le complexe d’Eden Bellwether

8 fév

Le complexe d’Eden Bellwether

Benjamin Wood, traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Renaud Morin

Aux éditions Zulma, 499 pages

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Oscar, jeune aide-soignant dans une maison de retraite de Cambridge, au hasard d’une promenade tombe sous le charme d’un air de musique baroque joué par un jeune organiste.

En pénétrant dans cette église, son regard croise celui d’une jeune fille et ils se retrouvent à la fin du concert. .

Iris attend son frère Eden, le jeune musicien prodige. Ils sont tous deux issus de la haute bourgeoisie et sont intrigués par Oscar, personne normale à leurs yeux, ils sympathisent et les deux univers se côtoient.

Oscar intègre la petite bande d’étudiants musicologues, dont le personnage dominant est sans conteste Eden .

Eden prétend que, par la musique de Johann Mattheson il peut hypnotiser, Oscar est le cobaye désigné.

Le génie d´Eden l’entraînerait-il vers la folie, souffre-t-il de Personnalité narcissique? Oscar et Iris accomppagnés du Docteur Crest tentent de décoder le personnage…

Ce roman très dense se lit comme un thriller.

Malgré quelques longueurs, c’ est un vrai coup de cœur !

Présentation éditeur:

PRIX DU ROMAN FNAC 2014
PRIX BAUDELAIRE DE LA TRADUCTION

Benjamin Wood signe un premier roman magistral sur les frontières entre génie et folie, la manipulation et ses jeux pervers – qui peuvent conduire aux plus extravagantes affabulations, à la démence ou au meurtre.

Cambridge, de nos jours. Au détour d’une allée de l’imposant campus, Oscar est irrésistiblement attiré par la puissance de l’orgue et des chants provenant d’une chapelle. Subjugué malgré lui, Oscar ne peut maîtriser un sentiment d’extase. Premier rouage de l’engrenage. Dans l’assemblée, une jeune femme attire son attention. Iris n’est autre que la sœur de l’organiste virtuose, Eden Bellwether, dont la passion exclusive pour la musique baroque s’accompagne d’étranges conceptions sur son usage hypnotique…
Bientôt intégré au petit groupe qui gravite autour d’Eden et Iris, mais de plus en plus perturbé par ce qui se trame dans la chapelle des Bellwether, Oscar en appelle à Herbert Crest, spécialiste incontesté des troubles de la personnalité. De manière inexorable, le célèbre professeur et l’étudiant manipulateur vont s’affronter dans une partie d’échecs en forme de duel, où chaque pièce avancée met en jeu l’équilibre mental de l’un et l’espérance de survie de l’autre.

L’auteur du Complexe d’Eden Bellwether manifeste un don de conteur machiavélique qui suspend longtemps en nous tout jugement au bénéfice d’une intrigue à rebonds tenue de main de maître.

“D’autres auteurs avant lui ont exploré la proximité entre génie et folie, mais Wood traite cette thématique familière avec une fraîcheur et une intelligence qui laissent présager de grandes choses à venir.”
TIMES LITERARY SUPPLEMENT

 

Le chagrin des vivants

1 août

Le chagrin des vivants de Anna Hope, traduit de l’anglais par Elodie Leplat

aux éditions Gallimard, collection « du monde entier », 400 pages

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Présentation éditeur

Durant les cinq premiers jours de novembre 1920, l’Angleterre attend l’arrivée du Soldat inconnu, rapatrié depuis la France. Alors que le pays est en deuil et que tant d’hommes ont disparu, cette cérémonie d’hommage est bien plus qu’un simple symbole, elle recueille la peine d’une nation entière.
À Londres, trois femmes vont vivre ces journées à leur manière. Evelyn, dont le fiancé a été tué et qui travaille au bureau des pensions de l’armée ; Ada, qui ne cesse d’apercevoir son fils pourtant tombé au front ; et Hettie, qui accompagne tous les soirs d’anciens soldats sur la piste du Hammer-smith Palais pour six pence la danse.
Dans une ville peuplée d’hommes incapables de retrouver leur place au sein d’une société qui ne les comprend pas, rongés par les horreurs vécues, souvent mutiques, ces femmes cherchent l’équilibre entre la mémoire et la vie. Et lorsque les langues se délient, les cœurs s’apaisent.

«Les magnifiques portraits de trois Londoniennes aux prises avec les spectres des absents, dans la paix meurtrie de l’après Première Guerre mondiale.»
Gilles Heuré, Télérama

«Le chagrin des vivants ausculte avec justesse l’âme endolorie des survivants et des survivantes que le souvenir des morts empêche de vivre.»
Astrid de Larminat, Le Figaro Littéraire

«Empreinte de la gravité du deuil, mais fouettée par l’urgence de recommencer à vivre, la prose habitée d’Anna Hope épouse les battements de coeur, la fumée des cigarettes, les notes de jazz qui réveillent les corps.»
Jeanne de Ménibus, Elle

«La prose d’Anna Hope est si subtile et son intrigue si bien menée qu’il est difficile de croire qu’il s’agit d’un premier roman.»
The Guardian

«Hope transcende le thème de la haute société et s’attache à des femmes de différentes classes sociales, toutes liées par leur réticence à dire adieu au monde que la guerre a fait voler en éclat.»
The New York Times

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Du-monde-entier/Le-chagrin-des-vivants

Mon avis

Un roman très émouvant qui balaie d’un oeil nouveau cette période difficile.

Dimanche 7 novembre 1920, J – 5, Albert, une petite ville de la Somme, le décompte journalier jusqu’au dernier hommage… l’hommage ultime aux morts de la Der des der. Le portrait de trois femmes dans ces instants douloureux, ces cinq jours qui vont les conduire jusqu’au cénotaphe, qui deviendra la dernière demeure de ce soldat, inconnu, The Unknown Warrior, leurs derniers cris, leurs dernières larmes afin de pouvoir faire leur deuil après ces années d’errance, le chagrin des vivants, simplement garder la trace de ces vies détruites et pouvoir se reconstruire.

 

 

L’île des chasseurs d’oiseaux

22 juin

L’île des chasseurs d’oiseaux, de Peter May aux éditions du Rouergue, collection Rouergue Noir, 375 pages

l'ile des chasseurs d'oiseaux

Quatrième de couverture
L’île des chasseurs d’oiseaux
Marqué par la perte récente de son fils unique, l’inspecteur Fin Macleod, déjà chargé d’une enquête sur un assassinat commis à Edimburg, est envoyé sur Lewis, son île natale, où il n’est pas revenu depuis dix-huit ans. Un cadavre exécuté selon le même modus operandi vient d’y être découvert. Cependant, dès l’autopsie effectuée par le médecin légiste, Fin ne croit plus à un lien entre les deux affaires.
Sur cette île tempétueuse du nord de l’Ecosse, couverte de landes, où l’on se chauffe à la tourbe, pratique encore le sabbat chrétien et parle la langue gaélique, Fin retrouve les acteurs de son enfance, à commencer par Ange, chef tyrannique de la bande dont il faisait partie. Marsaili, son premier amour, vit aujourd’hui avec Artair. Ce même Artair dont le père a perdu la vie en sauvant celle de Fin lors de l’expédition qui, chaque année, depuis des siècles, conduit une douzaine d’hommes sur An Sgeir, rocher inhospitalier à plusieurs heures de navigation, pour y tuer des oiseaux nicheurs.
Que s’est-il passé il y a dix-huit ans entre ces hommes, quel est le secret qui pèse sur eux et ressurgit aujourd’hui ?
Sur fond de traditions ancestrales d’une cruauté absolue, Peter May nous plonge au coeur de l’histoire personnelle de son enquêteur Fin Macleod. Fausses pistes, dialogues à double sens, scènes glaçantes : l’auteur tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page.

Écrivain d’origine écossaise, naturalisé français depuis avril 2016, Peter May habite depuis une dizaine d’années dans le Lot Il a d’abord été journaliste avant de devenir l’un des plus brillants et prolifiques scénaristes de la télévision écossaise. Il y a quelques années, Peter May a décidé de quitter le monde de la télévision pour se consacrer à l’écriture de ses romans. Au Rouergue, six d’entre eux ont déjà été traduits, dans sa série chinoise : Meurtres à Pékin (2005, finaliste du Prix des lectrices de Elle,), Le Quatrième sacrifice (2006), Les Disparues de Shanghaï (2006), Cadavres chinois à Houston (2007, prix Intramuros 2007 du salon Polar & Co de Cognac), Jeux mortels à Pékin (2007) et L’Éventreur de Pékin (2008).

L’affaire Jane Eyre

19 mai

L’affaire Jane Eyre
Aux éditions 10/18 domaine étrange.

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Quatrième de couverture
Dans le monde de Thursday NeXT, la littérature fait quasiment office de religion. À tel point qu’une brigade spéciale a dû être créer pour s’occuper d’affaires aussi essentielles que de traquer les plagiats, découvrir la paternité des pièces de Shakespeare ou arrêter les revendeurs de faux manuscrits. Mais quand on a un père capable de traverser le temps et un oncle à l’origine des plus folles inventions, on a parfois envie d’un peu plus d’aventure. Alors, lorsque Jane Eyre, l’héroïne du livre fétiche de Thursday, est kidnappée par Achéron Hadès, incarnation du mal en personne, la jeune détective décidé de prendre les choses en main et de tout tenter pour sauver le romande Charlotte Brontë d’une fin certaine…

« Au croisement du roman policier et de l’uchronie déjantée, Jasper Fforde signe un ouvrage jubilatoire » Le Monde des livres.
Traduit de l’anglais par Roxane Azimi.
Mon avis
Première démarche, mon dico qui sème à tout vent… Uchronie déjantée, qu’es aquò?
uchronie: nom féminin
(du grec ou, non, et khronos, temps). Reconstruction fictive de l’histoire, relatant les faits tels qu’ils auraient pu se produire.

Après temps d’échauffement ou d’apprentissage, le lecteur est transporté dans un monde parallèle, une autre dimension…livresque.

L’histoire étonne par son originalité.
L’héroïne est Thursday Next, autrement dit Jeudi Prochain, elle est née… un jeudi.
Signe particulier: possède un Dodo première version appelé Pickwick, comme le monsieur d’un autre roman pour la jeunesse.
Sa mère, Wenesday, est née… un dimanche
Son père, il n’a pas de nom, son identité et son existence ont été oblitérées. ChronoGarde, il avait une tête à arrêter les pendules.
Elle, c’est une LittéraTec un « agent échelon 1 à OS-27, autrement dit détective à la Brigade Littéraire du Service des Opérations Spéciales basée à Londres. C’est loin d’être aussi glamour que ça en a l’air ».
Son job, traquer les voleurs et revendeurs d’éditions originales, authentifier une œuvre perdue, faire respecter les droits d’auteur. En matière de littérature, Thursday en connaît un rayon. Cependant elle a une préférence, une préférence pour Jane Eyre, allez savoir pourquoi…
Je me suis beaucoup amusée en lisant ce roman, « polar uchronien déjanté »…

1984 George Orwell

18 jan

1984 de George Orwell

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Présentation éditeur
«De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée.»

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