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Hiver à Sokcho

25 avr

Hiver à Sokcho
Élisa Shua Dusapin
Aux éditions Zoé, 140 pages

Un très bon moment de lecture, une écriture poétique et intimiste qui invite au voyage par son ambiance feutrée mêlée aux effluves d’une cuisine délicate.

Sokcho est une petite ville portuaire de Corée du Sud située à quelques kilomètres du No Man’s Land séparant le Sud du Nord. Au creux de l’hiver rigoureux, c’est une ville repliée sur elle-même qui attend que revienne la saison touristique. Dans ce lieu improbable débarque Yan Kerrand, un français auteur de bande dessinée venu chercher l’inspiration, un nouveau paysage pour son héros globe-trotter. Il s’installe dans une pension de famille et, est reçu par une autochtone franco-coréenne de père inconnu, étudiante en littérature française, faisant office de femme de ménage et cuisinière. Yan est un personnage taiseux originaire de ce pays mysterieux, la Normandie de Maupassant, cette contrée qui intrigue et dont la culture séduit la jeune femme.

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Quatrieme de couverture

À Sokcho, petite ville portuaire proche de la Corée du Nord, une jeune Franco-coreenne qui n’est jamais allée en Europe rencontre un auteur de bande dessinée venu chercher l’inspiration loin de sa Normandie natale. C’est l’hiver, le froid ralentit tout, les poissons peuvent être venimeux, les corps douloureux, les malentendus suspendus, et l’encre coule sur le papier, implacable: un lien fragile se noue entre ces deux êtres aux cultures si différentes. Ce roman délicat comme la neige sur l’écume transporte le lecteur dans un univers d’une richesse et d’une originalité rares, à l’atmosphère puissante.

Nee en 1992 d’un père francais et d’une mere sud-coréenne, ELISA SHUA DUSAPIN est diplômée de l’Institut littéraire suisse de Bienne. Hiver à Sokcho est son premier roman.

 

1Q84 Livre 1

29 jan

1Q84, livre 1, Avril -Juin

Haruki Murakami 

Traduit du japonais par Hélène Morita

Aux editions Le Grand Livre du Mois, 534 pages

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Quatrième de couverture

Le passé – tel qu’il était peut-être – fait surgir sur le miroir l’ombre d’un présent – différent de ce qu’il fut ?

Un événement éditorial sans precedent

 

Une œuvre hypnotique et troublante

Un roman d’aventures

Une histoire d’amour

Deux êtres unis par un pacte secret

 

Dans le monde bien réel de 1984 et dans celui dangereusement séduisant de 1Q84 va se nouer le destin de Tengo et d’Aomamé.

 

Mon avis

Il y a Tengo, professeur de mathématiques, apprenti écrivain et lecteur pour une revue littéraire publiant chaque année le prix du premier roman.

Il y a Aomamé, coach sportif, tueuse à gage respectable.

Il y a Fukaéri, jeune auteure concourant pour le prix.

Il y a la Vieille Dame, le Maitre,  il y a la secte de l’Aube, Les Précurseurs, puis une jeune policière.

Il y a surtout une ambiance nippone particulière, sublimée par la plume de Murakami.

Il y a un jeu d’écriture servant tantôt Tengo, tantôt Aomamé.

Quel est le lien qui relie ces deux personnages que tout parait opposer?

Ce roman que j’ai choisis de lire dans le cadre du Défi Lecture 2017  est un livre voyageur qui m’a été envoyé par Brigitte. Je l’en remercie vivement !

Pars, le vent se lève

10 juil

Pars, le vent se lève, de l’auteure coréenne HANG Kang,

traduit par LEE Tae Yeon et Genviève Roux-Foucard

Decrescenzo éditeurs, 356 pages

Atelier Bouquin papotage de mars, roman présenté par Sara.

 

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In-Ju , peintre et maman d’un petit garçon s’est suicidée, Jeong-hee, son amie d’enfance tente de démonter cette théorie en remontant le fil de leurs vies…

La quatrième de couverture

Quelle est la frontière entre la vérité et le mensonge, le présent et les souvenirs qui s’entrechoquent ? Lorsque sa meilleure amie, une jeune femme peintre, meurt dans un accident de voiture, Jeong-hee, la narratrice, est confrontée à un critique d’art qui prétend que la jeune femme, en réalité, s’est suicidée. Jeong-hee ne croit pas à ce suicide et découvre au cours d’une enquête parfois dangereuse et digne d’un détective, la fragilité de son amie et la souffrance dans laquelle elle a vécu.

Cette recherche nous emmène à travers Séoul, dans l’hiver coréen, dans l’intimité du milieu artistique et le lecteur pénètre, par petites touches, dans une société à la fois proche et lointaine.

Pars, le vent se lève est un livre plein de poésie et de tendresse, par lequel l’auteure nous dit que le plus important, c’est de vivre.

HAN Kang est née en 1970 à Gwangju. Elle est la fille de HAN Seung-won, lui-même écrivain. Sa carrière débute en 1994 avec la publication de la nouvelle Ancre rouge dans le quotidien Seoul. Elle publie ensuite plusieurs recueils de nouvelles et des romans, ainsi que des poèmes. Plusieurs prix littéraires lui ont été décernés : Prix de l’écrivain de l’année 1995, Prix des critiques littéraires en 1999, Prix du ministère de la Culture pour les jeunes talents, Prix Yi Sang 2005.

  • Prix de la traduction LTI Korea 2015

 

Lire les bonnes feuilles

(…)

Mon numéro de téléphone était le dernier appelé depuis le mobile d’In-ju ; c’est donc moi que l’hôpital de Sokcho alerta, cette nuit-là. Je me précipitai. Sur mon téléphone, ce dernier appel était enregistré à minuit quarante-sept. Je n’avais pas pu répondre. L’heure de l’accident était estimée à quatre heures du matin environ, donc en gros trois heures après. De quoi voulait-elle me parler ? Et pourquoi, mais pourquoi étais-je à ce moment-là plongée dans un sommeil de mort ? Pourquoi mon mobile était-il réglé en mode vibration ? Qu’est-ce qui aurait changé si j’avais répondu ? Lorsque j’arrivai, In-ju était dans le coma ; elle ne s’est pas réveillée. À part moi, il y avait à l’hôpital quelques personnes qui avaient été contactées et étaient venues de Séoul. Kang Seok-won n’était pas là. Aux obsèques, il y avait peu d’invités ; il n’y était pas non plus. Jeong Seon-gyu, son ex-mari, et Min-seo, qui venait d’avoir huit ans, étaient au centre de la cérémonie funéraire. Évidemment, c’est Min-seo qui allait être l’héritier de sa mère et Jeong qui serait son représentant légal. J’aperçus de loin, en tailleur noir avec un foulard noir, la directrice de la galerie qui avait organisé la dernière exposition privée d’In-ju ; elle discutait sérieusement avec Jeong. Je n’avais ni l’intention, ni le droit d’intervenir dans leurs affaires. Je ne faisais pas partie de la famille, ni du monde de l’art.

Juste après avoir lu l’article de Kang Seok-won, j’obtins le numéro de téléphone du bureau d’architecte où travaillait Jeong. Je voulais l’interroger sur les biens qu’In-ju avait laissés. Le combiné à la main, pendant la tonalité, je revis la physionomie de Min-seo, ses épaules tombantes, son visage qui semblait vouloir dire quelque chose. Des yeux bridés avec de longs cils. Des pupilles noires comme l’encre de Chine quand on vient juste de délayer la poudre dans l’eau. Cet enfant, dont les yeux ressemblaient à ceux d’In-ju et à ceux de l’oncle, était le dernier de leur sang. Le jeune homme qui me répondit m’apprit que Jeong avait démissionné l’automne dernier. À ma question « Où travaille-t-il actuellement ? », il répondit aimablement : – J’ai entendu dire qu’il est allé vivre en Australie. Pendant un instant, les mots me manquèrent. – Puis-je avoir ses coordonnées ? – Je n’ai que son adresse électronique. Il y a quelqu’un qui devrait connaître son numéro de téléphone et son adresse postale, mais il est en congé aujourd’hui. Avant de raccrocher, je notai l’e-mail de Jeong, le nom de la personne en congé et son numéro de ligne directe. À ce moment, mon cœur brûlait d’un feu silencieux et cruel qui se répandait dans mes veines et gagnait tout mon corps. D’une main tremblante, je composai le numéro de la maison d’édition de « Esprit de l’art », je me présentai sous une fausse identité et j’obtins les coordonnées de Kang Seok-won.

« In-ju » et « morte » : ces mots-là ne vont pas ensemble. Si l’une de nous deux devait mourir, c’était moi, avant elle. La mort me poursuivait partout. Parfois, elle marchait devant moi. La nuit, quand je n’arrivais pas à m’endormir, que le temps refusait de passer, allongée dans l’obscurité, je sentais sa présence. Je voyais ses yeux ; elle me regardait toute la nuit, assise devant moi, jambes croisées, tantôt la jambe gauche dessus, tantôt la droite. Je me retournais en tous sens, trempée de sueur. Parfois, j’ai appelé l’oncle. J’ai appelé In-ju. Non, je ne les ai pas appelés. Je n’ai appelé personne.

« In-ju » et « morte » : ces mots-là ne vont pas ensemble. C’est moi qui devais mourir avant elle. In-ju aurait bien assumé ma mort. Elle marcherait dans les rues, du pas d’une personne qui a quelque chose en elle, une tristesse ou une gravité, qu’elle cache pour toujours – une personne qui continue à vivre ici tout en étant d’ailleurs. Même aujourd’hui, elle marcherait comme toujours, si énergiquement que personne ne remarquerait sa jambe gauche qui boite un peu. Je descendis du taxi et je traversai le passage pour piétons. L’école, au cœur de la nuit, paraissait bien maussade. Devant l’énorme grille fermée par un verrou et un cadenas, j’aperçus un homme debout, en manteau noir, tel un fantôme. Très vite, mes joues râpées par le vent se mirent à brûler. Sur le bord de la rue, les branches des arbres se heurtaient les unes contre les autres, faisant un bruit lugubre, comme des os qui s’entrechoquent. Les deux mains dans les poches de mon manteau, je marchai d’un pas rapide.

(…) www.decrescendo-editeurs.com

Pour aller plus loin… www.coree-culture.org

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À l’occasion de l’année France – Corée, différentes expositions sont organisées mettant en lumière l’art et la culture du « pays du matin calme ».

Musée des arts asiatiques de Nice

« Kokdu, les compagnons de l’âme »

Réalisée en partenariat avec le Kokdu Museum de Seoul, l’exposition « Kokdu, les compagnons de l’âme » fait revivre, à travers une centaine d’objets, une tradition séculaire, aujourd’hui disparue en Corée, d’accompagnement des défunts vers l’au-delà. Sous la forme de figurines taillées dans le bois, peintes de couleurs vives, les kokdu avaient pour mission de décorer le cercueil du défunt et de l’accompagner dans les différentes étapes de son voyage spirituel.

Ni tristes, ni morbides, issus d’un art populaire, les kokdu sont le reflet d’une interrogation sur la vie, la mort et l’au-delà. Avec une sorte de vivacité parfois joyeuse, ils sont tour à tour protecteurs et consolateurs ; ils protègent le défunt des mauvais esprits, afin que son âme atteigne un état supérieur de plénitude. Ils consolent aussi les proches éplorés et les aident à faire leurs premiers pas sur le chemin de l’apaisement.

Les Kokdus peuvent être comparés à des anges. Ils accompagnent les défunts vers l’au-delà en les guidant et en leur apportant le réconfort tout au long du voyage. Avec leurs couleurs gaies, ces figurines, le plus souvent souriantes, explorent l’optimisme de la Corée face à la mort et témoignent de la créativité unique du folklore coréen.

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Apesanteur enchantée », oeuvres de Seund Ja Rhee

L’exposition propose un hommage à la plasticienne Seund Ja Rhee (1918-2009) à travers une sélection de ses œuvres : peintures, gravures, céramiques et bronzes. Cette grande artiste, née en Corée, fut à la fois ancrée dans la tradition de son pays et profondément influencée par l’art occidental qu’elle découvre en France, dans les années 1950. Elle vécut plus de cinquante ans sur la côte d’Azur où elle fit construire son atelier à l’image de sa peinture. Seund Ja Rhee a réalisé un travail singulier, avec des représentations qui semblent échapper à la pesanteur et qui permettent au spectateur de s’envoler plus loin que le regard, pour y découvrir l’univers et ses splendeurs insoupçonnées.

Commissaires : Kim Hyo-Jung, Fondation d’art et de culture Yewon Silgrim Art et Culture Foundation, Sylvie de Galléani, conservateur en chef des Musées départementaux et Hélène Cordonnier, administrateur du Musée départemental des Arts asiatiques de Nice.

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Exposition « Corée 1886 – Roman d’un voyageur »

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Musée National Adrien Dubouché

8, place Winston Churchill
87000 Limoges
www.musee-adriendubouche.fr

Du 18 juin au 17 octobre 2016 / Musée national Adrien Dubouché

Dans le cadre de l’Année France-Corée, le Musée national Adrien Dubouché de Limoges présente l’exposition « Corée 1886 – Roman d’un voyageur », qui avait remporté en 2015 un beau succès à la Cité de la céramique de Sèvres.L’exposition s’articule autour de la figure emblématique du diplomate Victor Collin de Plancy (1853-1922). L’exposition invite à un double voyage : dans l’espace vers la péninsule coréenne, au cœur de l’Extrême-Orient, à la découverte d’une culture ancienne et raffinée, mais aussi à une plongée dans le temps, vers le « royaume ermite » de la fin de l’époque Joseon, qui venait de s’ouvrir au monde à la fin du XIXe siècle.Érudit à l’insatiable curiosité, Collin de Plancy fut le premier consul de France en Corée. Ses treize années de séjour dans le pays lui ont permis de collectionner de nombreux objets d’art et de les introduire en France. Il rassemble lors de son tout premier séjour, entre 1888 et 1891, quelque 260 pièces de céramique coréenne pour le Musée national de céramique de Sèvres et le Musée Guimet à Paris. Sur place, il a aussi favorisé le travail d’autres diplomates, d’ethnographes, de photographes et de géographes.

Le pays et son art de vivre sont évoqués dans l’exposition à travers des photographies, des peintures, du mobilier et surtout un ensemble unique de céramiques anciennes dont quelques chefs-d’œuvre des collections nationales.

« Follow me, voyage d’architecture en Corée »

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Du 12 juillet 2016 au 18 septembre 2016

Maison d’Architecture en Ile de France
148, rue du Faubourg Saint-Martin
75010 Paris

« Follow me, voyage d’architecture en Corée” présente l’architecture et la culture coréenne d’aujourd’hui à travers le travail de trois artistes : Kang Minhee, architecte, Ahn Cheong, illustratrice et Zenab Chahid, vidéaste.En 2013, Kang Minhee accompagne 25 architectes français qui découvrent pour la première fois la Corée. Elle confie à l’illustratrice Ahn Cheong et la vidéaste Zenab Chahid de retracer ce voyage à travers une série de vidéos et d’illustrations. Les vidéos présentent de manière sensible le paysage coréen actuel. La vidéaste a choisi d’associer aux témoignages des architectes des images de Séoul, Jeju ou Daegu. Les illustrations retracent, elles, les épisodes de ce voyage. Ahn Cheong a choisi de mettre en image la rencontre de ces deux cultures, française et coréenne, à travers les impressions des architectes français, à la manière d’une bande dessinée.Les photographies d’architecture, prises par Ahn Cheong, nous font découvrir l’ambiance des lieux visités par les architectes français lors de ce voyage. Elles présentent des réalisations contemporaines d’architectes coréens et internationaux à Séoul et sur l’Ile de Jeju.Commissaire de l’exposition : Kang Minhee, architecte
Co-organisation : Zenab Chahid, vidéaste-réalisatrice
Exposition créée par Design Band Yoap

Plus d’info : www.followmekorea.fr

 

Exposition « La terre, le feu, l’esprit » Chefs-d’œuvre de la céramique coréenne

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Du 27 avril au 20 juin 2016 au Grand Palais

Si la céramique est créée à l’aide de terre et de feu dans le monde entier, son style et ses caractéristiques varient grandement d’une région à l’autre. La céramique coréenne incarne à merveille le caractère unique de la Corée et l’esprit du pays. Elle est un domaine artistique à part entière. Cette exposition présente de nombreux chefs-d’œuvre de la collection du Musée National de Corée, dont bon nombre ont été officiellement désignés Trésors et Trésors nationaux. Elle permet aux visiteurs d’explorer toute l’histoire de la céramique coréenne, en se plongeant dans l’esprit qui l’habite.L’exposition présente une vision d’ensemble de cette céramique, des temps anciens de la période des Trois Royaumes à l’ère contemporaine, en passant par les dynasties Goryeo et Joseon. Parmi les œuvres anciennes les plus remarquables figurent notamment des vases anthropomorphes, souvent enterrés avec les défunts pour guider leur âme dans l’au-delà conformément aux croyances funéraires de l’époque.Par ailleurs, la culture aristocratique florissante de la période Goryeo est représentée par des vases en céladon aux formes somptueuses et aux généreuses couches de vernis brillant couleur jade, qui témoignent des goûts raffinés de la noblesse. L’optimisme et l’énergie du début de l’ère Joseon s’expriment à travers les ouvrages buncheong, libres et créatifs, tandis que la beauté austère de la porcelaine blanche immaculée rappelle les principes du néoconfucianisme promus par la société de Joseon.D’autre part, les pièces de la vie quotidienne en céladon et porcelaine blanche, notamment la vaisselle, les boîtes à cosmétique … offrent un aperçu passionnant de la vie de tous les jours à cette époque. Sont également présentées dans l’exposition les fameuses « jarres de lune », en porcelaine presque blanche qui rappellent la pleine lune et possèdent un charme unique captivant.La céramique traditionnelle a toujours beaucoup inspiré les artistes contemporains. C’est pourquoi cette exposition présente aussi, aux côtés des chefs-d’œuvre traditionnels, de grandes œuvres d’artistes coréens contemporains parmi les plus célèbres, tous actifs sur la scène artistique internationale.Exposition co-organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais et le Musée National de Corée

Exposition « Corée, nation exilée :le mouvement d’indépendance coréen et la France à l’époque de la colonisation japonaise (1910-1945) »

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Du 5 au 16 avril 2016 à la mairie du 1erarrondissement

Présentée à l’occasion de l’Année France-Corée 2015-2016, célébrant le 130e anniversaire des relations diplomatiques franco-coréennes – et aussi le 70eanniversaire de l’Indépendance de la Corée –, cette exposition permettra de revisiter une période historique pas toujours très connue du grand public français. Il s’agit de la période durant laquelle la Corée a lutté, sous occupation japonaise, pour son indépendance jusqu’à ce que celle-ci ait enfin pu être conquise après la défaite du Japon en 1945.L’exposition retracera plus particulièrement les relations franco-coréennes à partir de mars 1919, les activités diplomatiques du Gouvernement provisoire coréen en direction de la France, les activités de la commission formée par Kim Kyu-sik à Paris, sans oublier l’évocation du soutien apporté par la société parisienne “Ligue des Amis de la Corée”.Y seront également abordées – entre autres – les activités politiques des membres du Gouvernement provisoire coréen en exil,dans la concession française de Shanghai, et la tolérance des autorités de cette concessionvis-à-vis des activités indépendantistes des Coréens (jusqu’en 1932), ainsi que la reconnaissance réciproque, dans les années 1940, entre le Gouvernement provisoire coréen de Chongqing en Chine et le Gouvernement provisoire français de Charles de Gaulle à Londres.L’exposition présente une quarantaine de documents historiques (photographies, lettres, documents officiels, etc.) témoignant des activités diplomatiques et internationales déployées en Europe par le Gouvernement provisoire coréen et attestant du caractère amical des liens entre la France et la Corée jusqu’à l’indépendance de cette dernière. Elle rend aussi, en quelque sorte, hommage au rôle progressiste joué par la France et Paris où se réunissaient, après la Première Guerre mondiale, nombred’indépendantistes des pays opprimés.Une exposition éclairant une période peu connue, à découvrir en cette Année France-Corée célébrant l’amitié franco-coréenne !

 

Exposition de Yoon Jeongsun « Une vie extraordinaire »

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Du 20 janvier 2016 au 10 février 2016

Exposition de Yoon Jeongsun dans le cadre de la série « Regard sur les artistes coréens prometteurs »

Yoon Jeongsun mène une vie nomade comme beaucoup d’artistes d’aujourd’hui. Les titres de nombre de ses peintures en témoignent : Assis sur la colline de Hastings (2004), My own address (2004), Wei ! (2006), Hutong (2008), ou encore 27 Seonjam-ro (2014). L’artiste y peint ses souvenirs à travers des objets anodins et des paysages épurés à l’extrême.

Dans ses paysages, « le vide et le plein sont répartis à une certaine distance, et c’est ce qui offre à la vue du spectateur un passage ou une ouverture, lui permettant de se reporter à sa propre expérience de temps et d’espace », écrit Yoon Donghee, éditeur et critique d’art coréen. C’est en effet le vide, espace peint en blanc ou monochrome, qui véhicule l’essence du travail de Yoon Jeongsun : le vide par inoccupation ou effacement dû à la composition picturale mais aussi le vide par l’absence de personnages – les paysages sont désertés à l’exception de quelques objets (vélo, chariot, banc, boîte aux lettres, cabine téléphonique…) évoquant une présence humaine désincarnée.

Grâce à toutes ces réflexions artistiques sur le vide, le silence et les objets inanimés, Yoon Jeongsun arrive à invoquer dans ses oeuvres tout un foisonnement de sensations poétiques, par un effet de vases communicants des plus réussis.

 

Exposition de Dancheong

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Une invitation au voyage à travers la peinture traditionnelle coréenne

La peinture Dancheong fait corps avec l’architecture traditionnelle en bois et ses couleurs vives. S’inspirant de la nature, de la lumière des quatre saisons du « Pays du matin clair », l’art ornemental Dancheong – peu connu en Europe -, a été utilisé, au long des siècles, pour décorer somptueusement les temples bouddhiques et palais royaux.

Au cours de l’histoire mouvementée de la Corée, les bâtiments en bois de ces temples et palais ont souvent été endommagés ou détruits, et les peintures Dancheong ont subi le même sort. La plupart d’entre elles, qui restent encore en état, datent du 15e au 18e siècle (rares sont celles antérieures au 15es.). Elles sont conservées avec soin en tant que biens culturels du pays.

Au sein de l’exposition donnant à voir différents motifs et peintures, une équipe de spécialistes réalisera en direct une peinture Dancheong sous la direction de Maître Koo Bonnung, chef du groupe d’artistes spécialisés en restauration de biens culturels de Corée.

Cette présentation se déroulant à Avignon – ville elle-même dotée d’un patrimoine pictural traditionnel très riche -, est un moment privilégié de rencontre avec des artistes venant d’une autre culture, une invitation au voyage vers un univers peu connu.

« Autour du papier coréen » Exposition de Kim Sang-lan et de ses élèves

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avec la participation de l’atelier Sheila Hicks

Le Hanji est l’un des fleurons du patrimoine culturel coréen. Il est fin et doux mais en même temps solide et résistant, confectionné à partir de feuilles de mûrier. Il s’agit d’un arbre qui pousse dans des pays à climat continental (avec quatre saisons bien définies) comme la Corée, la Chine et le Japon. Chacun de ces pays a développé, à sa manière, un art spécifique à partir de ce papier.

Ces dernières années, Kim Sang-lan, artiste-plasticienne coréenne qui vit et travaille en France, s’est réellement distinguée par ses étonnantes réalisations autour du papier coréen. Depuis 1992, l’artiste n’arrête pas de nous surprendre par le caractère inventif de son travail : ses pierres et autres formes naturelles, ses objets magiques, ses corps de femme évanescents et mystérieux, ses installations dans l’espace témoignent d’une remarquable créativité et nous emportent dans un univers très personnel et hautement onirique. Ses dernières présentations, à la galerie Lemniscate de Toulouse, et plus récemment, au Palazzo della Racchetta de Ferrare, en Italie, nous ont montré, outre les diverses facettes de son talent, la vocation plastique très originale du papier coréen.

A travers cette nouvelle exposition, Kim Sang-lan, qui enseigne depuis une dizaine d’années au Centre Culturel Coréen la vannerie de papier (Jiseung), a voulu partager son savoir-faire et transcender la technique de cet art. Technique extrêmement subtile et raffinée qui permet de confectionner des objets tels des paniers, des vases, des tables, des bourses et même des meubles… Traditionnellement, de la laque était souvent appliquée sur la surface pour imperméabiliser l’ensemble.

Pour cette exposition- réalisée avec la participation de l’Atelier Sheila Hicks -, Kim Sang-lan a réuni au Centre Culturel Coréen, en plus de quelques magnifiques œuvres personnelles, les travaux de ses meilleurs élèves.

 

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