Archives des tags : Littérature américaine

Coups de fil

18 jan

Coups de fil, de Stephen Dixon traduit de l’anglais par Dominique Chevallier, aux éditions Balland, 350 pages.

coups de fil

Quatrième de couverture
Le téléphone sonne.
Quand il apprend la mort de Dan, Stu, anéanti, se laisse submerger par ses souvenirs. L’amour qu’il éprouve pour son frère est profond, le deuil insurmontable. De coups de fil en coups de fil, comme s’il tirait au hasard les photographies d’une vieille caisse de souvenirs, Dixon reconstitue le puzzle de la relation complexe qui unit les deux frères.
Coups de fil est l’œuvre d’un maître au sommet de son art, tissant la trame d’une famille sur plusieurs générations, par des détours à la fois intimes et infimes qui mènent à l’universel. Dans le style inimitable de Stephen Dixon, mélange de prose à la simplicité trompeuse et d’humour pince sans-rire, ce roman est le portrait d’un amour fraternel d’une beauté rare.

L’auteur
Stephen Dixon est né à New-York en 1936. Romancier et nouvelliste de renom, consacré par la critique comme écrivain majeur, son talent a été récompensé par de nombreux et prestigieux prix littéraires et par sa nomination au National Book Award, la distinction la plus honorifique aux Etats-Unis. Ses romans ont été publiés en France aux éditions Balland.

Mon avis
Le téléphone sonne… Est-ce que quelqu’un répond?… Ce roman est construit à partir de cette courte phrase. Les deux protagonistes sont Dan et Stu, deux frères sexagénaires très unis. Le deuxième apprend par téléphone la mort du premier… Chaque chapitre débute par une sonnerie de téléphone et Stu se rappelle, son frère, ses parents, sa famille. La vie de cet homme, l’affection toute particulière qu’il porte pour ce frère disparu se reconstruit pour le lecteur… les souvenirs resurgissent dans le désordre.
C’est une écriture particulière, Stephen Dixon est un auteur à découvrir.

 

Cinq jours

18 jan

Cinq jours, de Douglas Kennedy aux éditions Belfond, traduit de l’américain par Bernard Cohen, 360 pages

cinq jours

Présentation de l’éditeur

Laura et Richard. Deux inconnus qui pendant cinq jours se découvrent, se confient et vivent une formidable histoire d’amour, aussi passionnelle que fugace. Après le succès de Cet Instant-là, un nouveau roman tendre et amer, une subtile réflexion sur la vie adulte, la solitude, l’amour et la mort, qui retrace le destin de personnages figés dans une vie qu’ils se sont imposée.

Peut-on jamais réinventer sa vie ?

Quatrième de couverture

Laura et Richard

Deux inconnus à un tournant de leur existence

Deux êtres, l’un et l’autre enfermé dans son couple

Un homme, une femme

Une rencontre, l’espoir qui renaît

Mais sommes-nous libres de choisir le bonheur ?

 

Cinq jours, l’histoire d’une passion.

Le roman le plus bouleversant de Douglas Kennedy.

Résumé de l’éditeur :

Dans le Maine, de nos jours. À 42 ans, Laura Warren sent qu’elle est à un tournant de sa vie. Depuis quelque temps, cette technicienne en radiographie, au professionnalisme et au sérieux loués par tous, se surprend à être de plus en plus touchée par la détresse de ses patients. Elle ne trouve pas beaucoup de réconfort à la maison : son mari est sans emploi depuis 19 mois ; son fils, artiste dépressif, se morfond depuis sa rupture amoureuse et sa fille s’apprête à partir à l’université. Aussi voit-elle dans cette conférence à Boston une parenthèse bienvenue, sans imaginer que ces quelques jours vont bouleverser à jamais son existence… Richard Copeland est lui aussi en pleine confusion. À l’étroit dans un mariage contracté par dépit plus que par amour, incompris par une femme devenue de plus en plus distante, frustré professionnellement et connaissant de grandes difficultés avec son fils, un garçon brillant mais psychologiquement très instable, il rêve de s’échapper. Entre ces deux esseulés, une folle passion, un aperçu du bonheur, un avant-goût de liberté. Une autre vie serait-elle possible ? Et pourtant… Et si, finalement, la plus grande peur de l’homme était d’accéder au bonheur ?

 

Mon avis

 

La crise de la quarantaine…

Dans ce petit hôpital du Maine, Laura est très forte dans son domaine. Tous les jours devant ses écrans, elle recherche « la masse spiculée », la tumeur cancéreuse qui fera basculer la vie du patient. Mais elle, une toute autre tumeur la ronge depuis bientôt cinq ans. Avec sa seule amie Lucy elle partage sa passion pour la littérature et les mots. Sa seule échappatoire, ce congrès à Boston… Et là, l’auteur a réuni tous les ingrédients. La recette est toujours la même, une rencontre fortuite, deux vies écrasées par le quotidien, une ville souvenir de jeunesse, une passion partagée  (la littérature). C’est le coup de foudre. L’un et l’autre se racontent, avec longueur parfois, dans un bar, un parc. Ils mettent leur vie à nue et tentent de se rhabiller l’un avec l’autre, avec timidité puis fougue. Mais que vont-ils retenir de ces cinq jours? Une leçon de la vie ordinaire? L’histoire est somme toute banale. Mais dans cette histoire, la banalité du quotidien est portée par une belle écriture.

Un bon moment de lecture

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