Archives des tags : Littérature américaine

Little Bird

20 mar

Little Bird de Craig Johnson
Traduit par Sophie Aslanides, aux éditions Gallmeister, 400 pages

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Quatrième de couverture

PRIX DU ROMAN NOIR NOUVEL OBS/BIBLIOBS
Après vingt-quatre années passées au bureau du shérif du comté d’Absaroka, dans le Wyoming, Walt Longmire aspire à finir sa carrière en paix. Ses espoirs s’envolent quand on découvre le corps de Cody Pritchard près de la réserve cheyenne. Deux années auparavant, Cody avait été un des quatre adolescents condamnés avec sursis pour le viol d’une jeune indienne, Melissa Little Bird, un jugement qui avait avivé les tensions entre les deux communautés. Aujourd’hui, il semble que quelqu’un cherche à se venger.
Alors que se prépare un blizzard d’une rare violence, Walt devra parcourir les vastes espaces du Wyoming sur la piste d’un assassin déterminé à parvenir à ses fins.

Avec Little Bird, premier volet des aventures de Walt Longmire, Craig Johnson nous offre un éventail de personnages dotés d’assez de sens du tragique et d’humour pour remplir les grandes étendues glacées des Hautes Plaines.

Little Bird, premier roman de la série Walt Longmire, a été couronné par le prix du roman noir Nouvel Obs/Bibliobs et sélectionné par LIRE parmi les meilleurs polars de l’année. La série télé Longmire rencontre un vif succès aux États-Unis depuis juin 2012 et en France depuis novembre 2013.

L’auteur

CRAIG JOHNSON a exercé des métiers aussi divers qu’officier de police, professeur d’université, cow-boy, charpentier et pêcheur professionnel. Il est l’auteur de la série Walt Longmire, qui compte cinq titres à ce jour, et possède un ranch sur les contre- forts des Bighorn Mountains, dans le Wyoming.

Mon avis

J’ai apprécié l’écriture, fine et précise de Craig Johnson. Il décrit ses personnages avec beaucoup d’affection, ce qui fait de Walt Longmire un être tres attachant. Ce n’est pas qu’un polar, c’est un voyage ! Ouaip !!!

L’ Amérique dans tous ses États: état du Wyoming

Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse

20 mar

DERNIER RAPPORT SUR LES MIRACLES À LITTLE NO HORSE de Louise Erdrich traduit de l’américain par Isabelle Reinharez aux éditions Albin Michel collection « Terre d’Amérique », 544 pages.

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Quatrième de couverture

Finaliste du National Book Award, classé parmi les meilleurs livres par le New York Times, ce roman lyrique et baroque a valu à Louise Erdrich d’être comparée par la presse américaine à Faulkner et à Garcia Marquez. Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse nous entraîne dans l’univers à la fois familier et étrange d’une réserve indienne du Dakota du Nord. C’est là que le père Damien, un prêtre quasi centenaire, a passé toute sa vie. Il y a été témoin de nombreux événements ordinaires et extraordinaires qu’il a fidèlement rapporté aux papes successifs sans que cela suscite la moindre réaction. Et lorsque enfin le Vatican lui envoie un émissaire, il hésite à révéler la vérité tant celle-ci la menace dans sa propre identité…
S’il est ici question de secrets et de rédemption, c’est avant tout d’amour qu’il s’agit : amours humaines, amours divines, que l’écriture de Louise Erdrich transcende avec émotion et sensualité.

« Haut en couleur, le roman joue sur des images fortes, sans reculer devant l’outrance, traduisant de façon presque visuelle les craintes, les fantasmes ou les passions qui nous habitent. »
Christine Jordis, Le Monde.

« Parcouru par un souffle exalté, ce roman impose Louise Erdrich comme une romancière accomplie, de la trempe de Toni Morrison. »
Laurent Sagalovitch, Libération

Mon avis

Un très bon moment de lecture, une histoire particulière…

L’ Amérique dans tous ses États : état du Dakota du Nord

Miss Alabama et ses petits secrets

20 mar

Fannie FLAGG
Miss Alabama et ses petits secrets
Traducteur : Jean-Luc PININGRE
Editions Le Cherche Midi. Collection Ailleurs
Emprunté

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Après l’immense succès du livre et du film Beignets de tomates vertes, le nouveau roman de Fannie Flagg.

 

Birmingham, États-Unis. Ex-Miss Alabama, Maggie Fortenberry a pris une grande décision : elle va mettre fin à ses jours. Elle n’est ni malade ni déprimée, son travail dans une petite agence immobilière est plutôt agréable, mais elle a trouvé malgré tout seize bonnes raisons d’en finir, la principale étant peut-être que, à 60 ans, elle pense avoir connu le meilleur de la vie.
Maggie a donc arrêté la date de sa mort et se consacre désormais en toute discrétion à en régler les détails.
Or, peu de temps avant de passer à l’acte, Maggie est invitée par une collègue, Brenda, à un spectacle de derviches tourneurs. La représentation étant dans moins d’une semaine, elle décide, pour faire plaisir à Brenda, de retarder l’ultime échéance.
Elle est alors loin de se douter combien les jours à venir vont être riches en secrets dévoilés et en événements imprévus, lesquels vont lui montrer que l’existence a encore beaucoup plus à lui offrir qu’elle ne le croyait.

 

Fannie Flagg nous donne un roman au charme fou, peuplé de personnages plus attachants les uns que les autres – Brenda, ses problèmes de poids et ses ambitions politiques, Ethel, la patronne de l’agence immobilière qui, à 88 ans, ne veut pas passer la main, etc. Le sort de cette petite communauté de femmes, et celui de Maggie en particulier, est le prétexte à une lecture qui vous fera passer du rire aux larmes.
L’auteur
Fannie FLAGG
Fannie Flagg est auteur, scénariste et actrice. Née en Alabama (où elle situe ce roman), elle a notamment écrit le célèbre Beignets de tomates vertes, qu’elle a ensuite adapté dans une version cinématographique où elle joua un rôle comme dans d’autres films ou séries télévisées mythiques tels que Grease ou Wonder Woman. À la manière d’une Katherine Pancol en France, ses intrigues tournent autour de l’amitié, la vie, la mort et, bien sûr, l’amour, avec des portraits de femmes particulièrement attachantes.
Mon avis
Je n’ai pas saisi la subtilité de ce récit… A relire dans une autre vie !

L’ Amérique dans tous ses États : état d’ Alabama

La Femme d’En Haut

20 mar

La Femme d’En Haut Claire Messud [The Woman Upstairs] Trad. de l’anglais (États-Unis) par France Camus-Pichon Collection Du monde entier, Gallimard, 384 pages la femme d'en haut Quatrième de couverture Nora ressemble à votre voisine du dessus, celle qui vous sourit chaleureusement dans l’escalier mais dont vous ignorez tout, car elle ne laisse paraître aucun désir, de peur de vous contrarier. Lorsque la belle Sirena, accompagnée de son mari et de son fils, fait irruption dans son existence d’institutrice dévouée, elle réveille un flot de sentiments longtemps réprimés. Au fil des mois, Nora réinvente sa vie et se réinvente elle-même, projetant sur chacun des membres de cette famille ses désirs inavoués : maternité, création artistique, sensualité. Mais échappe-t-on réellement au statut de femme de second plan? Tout en s’attaquant aux vicissitudes des rapports familiaux et à la cruauté du monde de l’art, Claire Messud brise avec acidité le mythe de la femme sans histoires, pour la révéler grinçante et en colère, habitée d’espoirs fous et, inévitablement, de fracassantes désillusions. Claire Messud, née aux Etats-Unis en 1966, à fait ses études à Yale et à Cambridge. Son premier roman, When the Word Was Steady, a été finaliste du prix PENIFaulkner en 1996. Les éditions Gallimard ont déjà publiées La vie après (2001), Une histoire simple (2004) et Les enfants de l’empereur (2008). Mon avis Nora est une institutrice dévouée, transparente, la voisine d’en haut que l’on ne remarque pas. Sa vie est réglée comme du papier à musique. Jeune, elle souhaitait vivre de ses talents d’artiste, mais artiste n’est pas un métier… Un nouvel élève arrive dans sa classe et vient bousculer sa routine. Nora partage avec le lecteur ses réflexions et ses émotions. Elle découvre l’amour sous ses différentes formes et nous entraîne dans son voyage intérieur, les sentiments qu’elle n’ose pas dévoiler. L’auteure exprime l’essence de la vie d’une femme ordinaire avec beaucoup de finesse. L’histoire est sans surprise, l’intérêt réside dans l’analyse des sentiments de cette quadragénaire.

L’ Amérique dans tous ses États : état du Massachusetts

Une terre d’ombre

27 fév

Une terre d’ombre, Ron Rash, editions du Seuil, traduit de l’anglais (américain) par Isabelle Reinharez, 240 pages.

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Quatrième de couverture
Laurel Shelton est vouée à une vie isolée avec son frère — revenu de la Première Guerre mondiale amputé d’une main —, dans la ferme héritée de leurs parents, au fond d’un vallon encaissé que les habitants de la ville considèrent comme maudit : rien n’y pousse et les malheurs s’y accumulent. Marquée par ce lieu, et par une tache de naissance qui oblitère sa beauté, la jeune femme est considérée par tous comme rien moins qu’une sorcière. Sa vie bascule lorsqu’elle rencontre au bord de la rivière un mystérieux inconnu, muet, qui joue divinement d’une flûte en argent. L’action va inexorablement glisser de l’émerveillement de la rencontre au drame, imputable exclusivement à l’ignorance et à la peur d’une population nourrie de préjugés et ébranlée par les échos de la guerre.

La splendeur de la nature, le silence et la musique apportent un contrepoint sensible à l’intolérance, à la xénophobie et à un patriotisme buté qui tourne à la violence aveugle.

Après Le Monde à l’endroit (Seuil, 2012), Une terre d’ombre prolonge une réflexion engagée par l’auteur sur la folie guerrière des hommes, tout en développant pour la première fois dans son œuvre romanesque une histoire d’amour tragique qui donne à ce récit poignant sa dimension universelle.

Né en Caroline du Sud en 1953, Ron Rash est un poète, auteur de cinq recueils de nouvelles et de cinq romans, tous lauréats de prestigieux prix littéraires —Sherwood Anderson Prize, O. Henry Prize, James Still Award, Novello Literary Award, Frank O’Connor Award. Il est titulaire de la chaire John Parris d’Appalachian Studies à la Western Carolina University.

Isabelle Reinharez fait route avec la littérature anglophone depuis fort longtemps. Parmi les auteurs qu’elle a traduits figurent Louise Erdrich, Robert Olen Butler, Anne Enright, Tim Parks. Aux editions Actes Sud, elle a dirigé la série anglo-américaine et fait entrer au catalogue des écrivains tels que Cormac Mc Carthy et Madison Smartt Bell.

Mon avis
Nous nous rapprochons de la fin de la Première Guerre Mondiale, mais l’esprit patriotique est toujours très présent dans ces contrées de Caroline du Nord. L’auteur rend hommage à ces jeunes américains, ces poilus gazés et mutilés.
Laurel est une jeune femme à la beauté certaine mais rejetée parce qu’affligée d’une tâche de naissance qui dans ces contrées retirées la fait passer pour une sorcière. Son frère Hank est rentré de la guerre avec une main en moins. Ils ont hérité de cette terre maudite, où les châtaigniers dépérissent, où les perroquets de Caroline disparaissent. La ferme se situe en contre bas d’une falaise où même la lumière du jour à du mal à s’installer, « la terre d’ombre ». Leur vie routinière est sombre. Puis un jour, Walter, un vagabond, muet et musicien entre en scène, ils vont le soigner, l’héberger.
Une fois le décor planté, l’histoire s’installe et l’intrigue se développe.
L’écriture est fine, les personnages suffisamment complexes pour faire de ce roman une lecture très agréable.

 

Extrait
La falaise la dominait de toute sa hauteur, et elle avait beau avoir les yeux baissés, elle sentait sa présence. Même dans la maison elle la sentait, comme si son ombre était tellement dense qu’elle s’infiltrait dans le bois. Une terre d’ombre et rien d’autre, lui avait dit sa mère, qui soutenait qu’il n’y avait pas d’endroit plus lugubre dans toute la chaine des Blue Ridge. Un lieu maudit, aussi, pensait la plupart des habitants du comté, maudit bien avant que le père de Laurel n’achète ces terres. Les Cherokee avaient évité ce vallon, et dans la première famille blanche à s’y être installée tout le monde était mort de la varicelle.

Toute la lumière que nous ne pouvons voir

23 fév

Anthony Doerr, traduction de Valerie Malfoy

Éditions  Albin Michel, 624 pages.

Prix Pulitzer 2015

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Véritable phénomène d’édition aux États-Unis, salué par l’ensemble de la presse comme le meilleur roman de l’année, le livre d’Anthony Doerr possède la puissance et le souffle des chefs-d’œuvre. Magnifiquement écrit, captivant de bout en bout, il nous entraîne, du Paris de l’Occupation à l’effervescence de la Libération, dans le sillage de deux héros dont la guerre va bouleverser l’existence : Marie-Laure, une jeune aveugle, réfugiée avec son père à Saint-Malo, et Werner, un orphelin, véritable génie des transmissions électromagnétiques, dont les talents sont exploités par la Wehrmacht pour briser la Résistance.

En entrecroisant avec une maîtrise éblouissante le destin de ces deux personnages, ennemis malgré eux, dans le décor crépusculaire d’une ville pilonnée par les bombes, Anthony Doerr dessine une fresque d’une beauté envoûtante. Bien plus qu’un roman sur la guerre, Toute la lumière que nous ne pouvons voir est une réflexion profonde sur le destin et la condition humaine. La preuve que même les heures les plus sombres ne pourront parvenir à détruire la beauté du monde.

« La force physique et émotionnelle d’un chef-d’œuvre. » Library Journal 

❤️

La lamentation du prépuce

28 jan

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Molosses

18 jan

Molosses
Craig Johnson
Traduit par Sophie Aslanides
Aux éditions Gallmeister, 336 pages

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Dossier de presse
UNE ENQUÊTE DE WALT LONGMIRE
Alors que l’hiver s’installe dans le comté le moins peuplé de l’État le moins peuplé des États-Unis, Walt Longmire, son shérif, se voit confier une curieuse mission : celle de mettre la main sur le propriétaire d’un pouce abandonné à la décharge. L’enquête devient rapidement haute en couleur, car Walt se trouve face à deux molosses qui gardent le terrain, à son vieux propriétaire loufoque et à un promoteur immobilier multimillionnaire qui cherche à prendre possession des lieux pour étendre son vaste ensemble de ranchs luxueux. Sans parler d’un jeune couple fleurant bon la marijuana, de la vieille institutrice au charme incontesté, du perroquet dépressif et déplumé et de quelques cadavres qui bientôt viennent compliquer cette affaire.

On retrouve dans Molosses le style enlevé de Craig Johnson et l’humour désopilant de son shérif au service d’un nouveau polar parfaitement abouti.

 

Deep Winter

18 jan

Deep Winter
Samuel W. Gailey
Traduit par Laura Derajinski
Aux éditions Gallmeister, 320 pages

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Dossier de presse
Danny ne sait pas quoi faire du cadavre qu’il vient de découvrir le soir même de son anniversaire. Ce corps, c’est celui de Mindy, sa seule amie dans la petite ville de Wyalusing, en Pennsylvanie. Depuis la tragédie survenue dans son enfance qui l’a laissé orphelin et simple d’esprit, tous les habitants de Wyalusing méprisent Danny, le craignent et l’évitent. Immédiatement, l’adjoint du shérif, un homme violent et corrompu, le désigne comme l’assassin, et tout le monde se plaît à le croire. Mais Danny n’est pas prêt à se soumettre. En quelques heures, l’équilibre précaire qui régnait jusqu’ici chavire.

En capturant vingt-quatre heures d’une des plus noires journées de l’Amérique des laissés-pour-compte, ce premier roman doté d’une puissance d’évocation à couper le souffle expose la violence qui gît sous l’eau qui dort.

À PROPOS DU LIVRE
Le livre a été finaliste du Silver Falchion Best First Novel – Literary Suspense award 2015.

Coups de fil

18 jan

Coups de fil, de Stephen Dixon traduit de l’anglais par Dominique Chevallier, aux éditions Balland, 350 pages.

coups de fil

Quatrième de couverture
Le téléphone sonne.
Quand il apprend la mort de Dan, Stu, anéanti, se laisse submerger par ses souvenirs. L’amour qu’il éprouve pour son frère est profond, le deuil insurmontable. De coups de fil en coups de fil, comme s’il tirait au hasard les photographies d’une vieille caisse de souvenirs, Dixon reconstitue le puzzle de la relation complexe qui unit les deux frères.
Coups de fil est l’œuvre d’un maître au sommet de son art, tissant la trame d’une famille sur plusieurs générations, par des détours à la fois intimes et infimes qui mènent à l’universel. Dans le style inimitable de Stephen Dixon, mélange de prose à la simplicité trompeuse et d’humour pince sans-rire, ce roman est le portrait d’un amour fraternel d’une beauté rare.

L’auteur
Stephen Dixon est né à New-York en 1936. Romancier et nouvelliste de renom, consacré par la critique comme écrivain majeur, son talent a été récompensé par de nombreux et prestigieux prix littéraires et par sa nomination au National Book Award, la distinction la plus honorifique aux Etats-Unis. Ses romans ont été publiés en France aux éditions Balland.

Mon avis
Le téléphone sonne… Est-ce que quelqu’un répond?… Ce roman est construit à partir de cette courte phrase. Les deux protagonistes sont Dan et Stu, deux frères sexagénaires très unis. Le deuxième apprend par téléphone la mort du premier… Chaque chapitre débute par une sonnerie de téléphone et Stu se rappelle, son frère, ses parents, sa famille. La vie de cet homme, l’affection toute particulière qu’il porte pour ce frère disparu se reconstruit pour le lecteur… les souvenirs resurgissent dans le désordre.
C’est une écriture particulière, Stephen Dixon est un auteur à découvrir.

 

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