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L’ Atelier des poisons

29 mar

L’atelier des poisons

Sylvie Gibert

aux éditions Plon, 352 pages

l'atelier des poisons

 

Une intrigue policière, mais pas que… une lecture prenante et un voyage très documenté sur cette époque. Plantons le décor ou plutot les décors, Paris, fin du XIXème, les tous nouveaux boulevards et leurs demeures haussmaniennes, les tripos, Montmartre, la nouvelle venue la fée Electricité, la misère et la bourgeoisie qui se cotoient dans l’envie ou l’indifférence, les débuts du mouvement impressioniste, la position ou le manque de position de la femme. Entre réalisme et naturalisme, le lecteur rencontre brièvement Maupassant, Alphonse Allais, Degas.

Présentation éditeur

Quand le talent d’une jeune peintre intrépide la plonge au coeur d’une intrigue captivante.

Paris, 1880. A l’académie Julian, le premier atelier à ouvrir ses portes aux femmes, la vie n’est pas facile. L’apprentissage du métier de peintre est ardu, long et coûteux. Seules les jeunes filles dotées d’un véritable talent et, surtout, d’une grande force de caractère, parviennent à en surmonter les obstacles.
Du talent, Zélie Murineau n’en manque pas. De la force de caractère non plus. N’a-t-elle pas déjà prouvé qu’elle était prête à tout pour parvenir à ses fins ? Pourtant, lorsque Alexandre d’Arbourg, le commissaire du quartier du Palais-Royal, lui demande de faire le portrait de sa filleule, sa belle assurance est ébranlée : comment ne pas croire que cette commande dissimule d’autres motifs ? Même si elle en connaît les risques, elle n’est pas en mesure de refuser le marché que lui propose le beau commissaire : elle sera donc « ses yeux ».
Des auberges mal famées jusqu’aux salons de la grande bourgeoisie, elle va l’aider à discerner ce que les grands maîtres de la peinture sont les seuls à voir : les vérités qui se cachent derrière les apparences.

Amours

29 mar

Amours

Léonor de Récondo

Aux éditions Sabine Wespieser, 280 p

Prix RTL-Lire 2015

Prix des Libraires 2015

amours

Il y a des lectures comme ça… Je me souviens de chaque instant de celle-ci. Août 2015, j’étais en vacances en Corrèze…

Ma bibliothèque est une boîte à souvenirs…

Bien souvent j’emprunte mes lectures à la médiathèque située à deux pas de chez moi, le choix des bibliothécaires est un bon argument face à la profusion des sorties litteraires. J’emprunte, je lis, je rends et très souvent j’attends. J’attends pour chiner chez les bouquinistes et là, posé sur l’étal, j’achète. J’achète  le souvenir d’ une lecture qui m’a transportée, des odeurs qui l’ont accompagnées, des rires, des pleurs, des moments partagés, des instants de vie qui me reviennent en mémoire dans un souffle léger…

Et là je peux dire: superbe roman! Amours. Deux portraits de femmes servis par une belle écriture. L’aristocrate et la servante, deux visions d’un monde et un vent de liberté qui souffle et ravive les braises de l’amour un peu trop bourgeois de ce début de siècle.

Quatrième de couverture

Nous sommes en 1908. Léonor de Récondo choisit le huis clos d’une maison bourgeoise, dans un bourg cossu du Cher, pour laisser s’épanouir le sentiment amoureux le plus pur – et le plus inattendu. Victoire est mariée depuis cinq ans avec Anselme de Boisvaillant. Rien ne destinait cette jeune fille de son temps, précipitée dans un mariage arrangé avec un notaire, à prendre en mains sa destinée. Sa détermination se montre pourtant sans faille lorsque la petite bonne de dix-sept ans, Céleste, tombe enceinte : cet enfant sera celui du couple, l’héritier Boisvaillant tant espéré.

Comme elle l’a déjà fait dans le passé, la maison aux murs épais s’apprête à enfouir le secret de famille. Mais Victoire n’a pas la fibre maternelle, et le nourrisson dépérit dans le couffin glissé sous le piano dont elle martèle inlassablement les touches.

Céleste, mue par son instinct, décide de porter secours à l’enfant à qui elle a donné le jour. Quand une nuit Victoire s’éveille seule, ses pas la conduisent vers la chambre sous les combles…

Les barrières sociales et les convenances explosent alors, laissant la place à la ferveur d’un sentiment qui balayera tout.

 

 

 

Les prophètes du fjord de l’Éternité

24 mar

Les prophètes du fjord de l’ Éternité
Kim Leine traduit du danois par Alain Gnaedig
Aux editions Gallimard, collection Du monde entier, 550 pages

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Ce roman est dense, foisonnant, une saga très documentée servie par une écriture fluide pour une histoire difficile en milieu hostile.
Je me suis attachée au personnage de Morten Falck divaguant d’un fjord a l’autre à la recherche de la liberté, ressassant en permanence une phrase de Rousseau que Kristine (sa sœur) avait citée « L’homme est né libre et partout il est dans les fers! »
Morten Pedersen aurait aimé être médecin, mais son père qui détient les cordons de sa bourse exige de lui qu’il soit pasteur, soit… Après de longues années d’études le voilà au bout du bout du monde… Il côtoie les sauvages en quête de devenir et la colonie danoise raciste et corrompue de ce comptoir ravitaillé une fois l’an.
C’est une course effrénée entre évangélisation et respect des coutumes, la vie mise à nue dans ce coin de terre isolé.

Présentation éditeur
Morten Perdersen Falck a vingt-six ans lorsqu’il arrive à Copenhague pour étudier la théologie. Il loge chez un imprimeur où il découvre la sensualité et l’attraction des corps au contact de la fille aînée de la famille. Passionné de dessin et d’anatomie, il suit également des cours de sciences naturelles jusqu’à son prêche d’examen qui lui permet d’obtenir son diplôme. Il est alors repéré par l’évêque du Groenland qui le pousse à accepter un poste de pasteur dans la colonie danoise. Il embarque finalement en 1787.
La traversée est longue et éprouvante mais Morten Falck finit par rencontrer les habitants de Sukkertoppen, colons ou autochtones, dans cette petite station isolée de la côte ouest du Groenland. Les relations avec la couronne danoise et la mission évangélique sont tendues, surtout dans le fjord de l’Éternité où deux Groenlandais baptisés, Hababuk et sa femme, ont pris la tête d’une communauté dissidente. Les prophètes, adeptes d’un christianisme primitif, gênent autant qu’ils attirent Morten Falck…
Alors que la maladie et les propres contradictions du pasteur le dévorent un peu plus chaque jour, il essaie de poursuivre sa mission quel qu’en soit le prix, guidé par son esprit humaniste et la lecture de Rousseau. Kim Leine nous plonge dans son quotidien, dans un monde où les peuples malmènent les institutions et la foi, où les colons échouent face à la nature. Il redessine avec subtilité ce Groenland qui a fasciné, pendant des siècles, nos plus grands explorateurs.

 

Rockwell Kent, artiste américain (1882-1971)

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Annabel

16 mar

Annabel

Kathleen Winter, traduit de l’anglais (américain) par Claudine Vivier

aux éditions Christian Bourgois, 460 pages

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Un billet posté récemment sur FB DEFI LECTURE 2017 , une lecture déjà ancienne mais encore tellement présente. L´ hermaphrodisme humain, la lourde décision qui incombe aux parents, definir le sexe de l’enfant tant attendu. Le père trappeur souhaitait un garçon, la maman une fille. Avec le couple une seule autre personne est au courant. Cet enfant est donc né Wayne…

Près d´ 1 enfant sur 2000 naîtrait hermaphrodite. http://www.swissinfo.ch/fre/le-combat-des-hermaphrodites-contre-les-op%C3%A9rations-forc%C3%A9es/7568582

Présentation éditeur

En 1968 au Canada, un enfant voit le jour dans un village reculé de la région du Labrador. Ni garçon ni fille, il est les deux à la fois. Seules trois personnes partagent ce secret : les parents de l’enfant et Thomasina, une voisine de confiance. Ces adultes prennent la difficile décision de faire opérer l’enfant et de l’élever comme un garçon, prénommé Wayne. Mais tandis que ce dernier grandit, son moi caché – une fille appelée Annabel – ne disparaît jamais complètement…

 

« Bien plus que des questions de chromosomes, Annabel traite de la propension des humains à la cruauté, au mépris et à l’ignorance, tout autant qu’à la tolérance, à la générosité, à la force. La réussite de Winter ici est tout aussi miraculeuse que la naissance de Wayne. » Christine Fischer, The Globe and Mail

 

« Remarquable. Un texte profondément émouvant en même temps qu’un puissant cri de ralliement. » The Times

Contre-enquête sur la mort d’Emma Bovary

14 mar

Contre-enquête sur la mort d’Emma Bovary

Philippe Doumenc

Actes Sud, 190 pages

contre-enquete sur la mort d'emme bovary

 

Et si ce n’était pas un suicide…? Philippe Doumenc reprend et décortique les derniers jours de la belle pour échafauder sa théorie, une véritable enquête littéraire. Tous les protagonistes sont auditionnés, chacun retrouve un rôle dans ce nouveau scénario.

Une enquête policière menée avec justesse et le style d’écriture dépoussièrent et accordent une deuxième vie aux personnages du roman et à Flaubert lui-même.

…La foule maintenant avait quitté l’église et marchait dans la neige. Des femmes en coiffe, des hommes en grosse blouse bleue et foulard rouge ou noir se joignaient au cortège. Le bedeau referma la porte, les chants s’élevèrent, la procession se dirigea vers le cimetière.

Un instant, au coin de la rue, vêtu d’une sorte de houppelande, un jeune homme passa, apparition assez splendide si l’on peut dire. Sa haute taille, ses yeux clairs, ses longues moustaches blondes évoquaient quelque passé de guerrier viking, un ancêtre de ces villageois de Basse-Normandie. D’où diable sortait ce personnage ?

« Qui est-ce ? demanda Remi.

- Jamais je ne l’ai vu, dit Tuvache.

-Moi je sais qui c’est, fit Delévoye. C’est Gustave, l’un des deux fils du professeur Achille Flaubert, le professeur à la faculté de médecine de Rouen. Il se croit doué pour les gazettes, il veut écrire des romans, cette idée! Que fait-il ici, est-il à la recherche d’un sujet? Un goujon, la gueule toujours ouverte pour gober ce qui se passe à portée et le régurgiter à sa manière. Du monde à éviter. »

Présentation éditeur
Elle s’appelle Emma Bovary et son histoire est célèbre. Amoureuse de l’amour, elle a vécu d’illusions, trompé son mari et ruiné son ménage. Dans un geste de désespoir, elle se tue en absorbant une forte dose d’arsenic – c’est du moins ce que prétend Flaubert. Or c’est un fait reconnu que l’arsenic, en une seule prise, n’est presque jamais mortel…
Voici ce qui s’est réellement passé : au chevet de la jeune femme, deux médecins ont été appelés. L’un relève des traces discrètes de contusions ; l’autre pourra témoigner des derniers mots chuchotés par Emma : “Assassinée, pas suicidée.” Deux policiers de Rouen sont dépêchés àYonville afin d’élucider l’affaire. Et voilà bientôt plusieurs suspects : un mari cocu, un prêteur sur gages, deux femmes de caractère, un cynique libertin, un pharmacien concupiscent…
Dans le décor médiocre et petit-bourgeois où Emma suffoquait d’ennui, Philippe Doumenc orchestre une contre-enquête brillante et talentueuse qui nous révèle enfin ce que Flaubert lui-même feignait d’ignorer.
Philippe Doumenc, qui a fait carrière dans l’aviation longcourrier, vit à Paris. Il est l’auteur de trois autres romans – Les Comptoirs du Sud (Seuil, prix Renaudot, 1989), En haut à gauche du paradis (Seuil, 1992), Les Amants de Tonnégrande (Seuil, 2003) – et d’un recueil de récits : Un tigre dans la soute (Actes Sud, 2008). 

L’art dans les premières de couverture

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La Somnolente

Friedrich von Amerling (1803-1887)

DEFI LECTURE 2017.

La jeune fille à la perle

9 mar

La jeune fille à la perle

Tracy Chevalier, traduit de l’anglais Marie-Odile Fortier-Masek

aux éditions Quai Voltaire, 271 pages

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Dans ce roman très documenté, Griet adolescente protestante est placée dans la famille Vermeer. Son travail, après le ménage, lessivage et repassage consiste à dépoussiérer avec minutie l’atelier du peintre.

Nous sommes à Delft en 1660, les tableaux du maître fascinent Griet. Ombres, lumières et couleurs. Les pigments, ocre, garance, lapis-lazuli, ivoire, jaune d’œuf sont les textures qu’elle apprend à manipuler.

Griet, servante douce et un peu espiègle prend vie sous les traits de La Jeune fille à la Perle et sous la plume de Tracy Chevalier.

Quatrième de couverture

La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. Nous sommes à Delft, au dix-septième siècle, l’âge d’or de la peinture hollandaise. La ville est aussi prospère que rigide. Griet s’occupe du ménage et des six enfants de Vermeer en s’efforçant d’amadouer l’épouse, la belle-mère et la gouvernante, chacune étant très jalouse de ses prérogatives.
Au fil du temps, la douceur de la jeune fille, sa vivacité, sa sensibilité émeuvent le maître. Il l’introduit dans son univers. À mesure que s’affirme leur intimité, la tension et la suspicion règnent dans la maisonnée, le scandale se propage dans la ville.
Tracy Chevalier s’est inspirée d’un des plus célèbres et mystérieux tableaux de Vermeer, La Jeune Fille à la perle, pour écrire ce roman envoûtant sur la corruption de l’innocence. C’est l’histoire d’un cœur simple sacrifié au bûcher du génie.

Les tableaux de Vermeer abordés dans ce roman

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Portrait de Mme Van Ruijven

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La laitière sous les traits de Tanneke

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La fille du boulanger Jeune fille à l’aiguière

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La leçon de musique, M. Van Ruijven, sa sœur et sa nièce

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Portrait de Griet, La jeune fille à la perle

En Amazonie, Infiltré dans le meilleur des mondes

8 mar

En Amazonie, Infiltré dans le meilleur des mondes

Jean-Baptiste Malet

aux éditions Fayard, 155 pages

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Cette enquête se lit comme un roman, tout n’est pas clair en Amazonie, gare !!!

Quatrième de couverture
Pour son pic d’activité, à l’approche des fêtes de Noël 2012, Amazon recrute des milliers d’intérimaires. Pour la première fois en France, un journaliste décide d’infiltrer un entrepôt logistique du géant du commerce en ligne. Il intègre l’équipe de nuit. Après avoir souscrit au credo managérial et appris la novlangue de l’entreprise, c’est la plongée dans la mine : il sera pickeur, chargé d’extraire de leurs bins (cellules) des milliers de « produits culturels », amassés sur des kilomètres de rayonnages, marchandises qu’il enverra se faire emballer à la chaîne par un packeur, assigné à cette tâche. Chaque nuit, le pickeur courra son semi-marathon, conscient de la nécessité de faire une belle performance, voire de battre son record, sous le contrôle vigilant et constant des leads (contremaîtres), planqués derrière des écrans : ils calculent en temps réel la cadence de chacun des mouvements des ouvriers, produisent du ratio et admonestent dès qu’un fléchissement est enregistré… Bienvenue dans le pire du « meilleur des mondes », celui qui réinvente le stakhanovisme et la délation sympathiques, avec tutoiement. Plus de quarante-deux heures nocturnes par semaine, en période de pointe. Un récit époustouflant. Jean-Baptiste Malet nous entraîne de l’autre côté de l’écran, une fois la commande validée. La librairie en ligne n’a plus rien de virtuel, l’acheteur ne pourra plus dire qu’il ignorait tout de la condition faite aux « amazoniens ».

Jean-Baptiste Malet est journaliste. Âgé de 26 ans, il est l’auteur d’un premier livre : Derrière les lignes du Front (Golias 2011).

 

Mes poules parlent

8 mar

Mes poules parlent

Michel Besnier, illustrations de Henri Galron

aux éditions Møtus collection Pommes Pirates Papillons, recueil de poèmes.

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Superbe recueil,  papier grisé gros grain. Charmantes feuilles. Encre de Chine à dessein

Pour le « powète », c’est une prouesse. Dans notre tête, de la délicatesse.

Par ces quelques mots, je me surprends à clamer tout haut Quand poules auront des dents!

Présentation éditeur 

Question d’un poussin à sa mère :
« Est-ce que tu me câlines assez? »
Mes poules parlent dans Jeunesse ph1


Après Le Verlan des Oiseaux et Le Rap des Rats
c’est de caquetage qu’il s’agit dans ce troisième volume écrit par Michel Besnier pour notre collection Pommes Pirates Papillons. Ce recueil est pareillement inventif et drôle, avec une rare exigence et une immense liberté. Et comme dans Le Rap des Rats , on retrouve cette complémentarité et cette incroyable connivence entre le poète et l’illustrateur.

 

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture

Ce n’est pas toujours rose
D’être les poules d’un powète

Il écrit sur nous
Des sornettes

Mais oublie de changer l’eau
Ou jette le grain sans nous voir

Il nous met en mots
Il nous met au four

Et prétend nous aimer

 

Les Frères Moustaches

5 mar

Les Frères Moustaches

Alex Cousseau, illustrateur Charles Dutertre

aux éditions Rouergue, album jeunesse, à partir de 7 ans.

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L’oppression et la privation de la liberté d’expression sont des sujets difficiles. Dans cet album ces thèmes sont abordés avec une simplicité teintée d’humour. La gravité du sujet apparaît dans les nuances sépias de l’illustration, seuls le nez vert des Frères Moustaches apportent une lueur d’espoir.

BRÈVE PRÉSENTATION PAR L’ÉDITEUR
Les frères Moustaches sont trois, ils sont dix, ils sont mille…frères, sœurs, cousins, neveux et nièces, c’est une grande famille. Et quand il le faut, ils sont là pour dire non. Non au pouvoir d’un Président-dictateur galactique Pour cela ils taillent rabotentet cousent. Ils raillent, escamotent et osent et s’exposent à la punition terrible du Président-dictateur galactique. Un album qui parle de la liberté d’expression et de tous ces “clowns” nécessaires qui ont de tout temps dénoncé les travers et excès du pouvoir sous un angle théâtral.

Extrait
Avertissement:
Les Frères Moustaches existent.
Dans un pays qui s’appelle la Birmanie, ils symbolisent aux côtés d’Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix, la résistance populaire à l’oppression. Depuis plus de vingt ans, ils défient le pouvoir avec une seule arme: le rire.
 » Il n’y aura jamais de prison assez grande pour enfermer les frères Moustaches du monde entier. Sa Majesté Guignol 1er, le Général des Cornichons et le Président-Directeur-Galactique perdraient moins de temps en se cachant eux-mêmes au fond d’un cachot. »

 

Big Fish

5 mar

Big Fish

Daniel Wallace, traduit de l’anglais (américain) par Laurent Bury

aux éditions Autrement, 156 pages

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Un conte initiatique d’ un père pour son fils.

Des histoires plus rocambolesques les unes que les autres pour retrouver son âme d’enfant et conquérir les cœurs.

Edward Bloom en raconte des histoires, des fameuses, il est immortel… Pour son fils, il construit tout un univers fantasque, jusqu’au dernier instant, là où la réalité va le rattraper.

Présentation éditeur

« Les gens qui ont rendez-vous avec lui procèdent ainsi : ils se débrouillent pour savoir où il sera tel jour, calculent qu’un conducteur aussi lent restera dans les parages jusqu’à la fin de la semaine, puis prennent un avion pour l’aéroport le plus proche. Une fois arrivés, ils louent une voiture et roulent jusqu’à ce qu’ils l’aient rattrapé.
Ils le dépassent et klaxonnent, mon père se tourne lentement vers eux (à la façon dont Abraham Lincoln aurait tourné la tête s’il avait jamais conduit une voiture, parce que, dans ma tête, dans le souvenir qui s’est logé imperturbablement dans mon cerveau, mon père ressemble à Lincoln, cet homme aux longs bras, aux poches profondes et aux yeux sombres) et il leur fait signe. Il s’arrête, et celui qui a besoin de lui parler vient prendre place à côté de lui, l’adjoint ou l’avocat s’assied à l’arrière, et, tout en roulant sur ces superbes routes vagabondes, ils concluent leur affaire. Et, qui sait, peut-être a-t-il même des liaisons amoureuses dans cette voiture, des idylles avec des femmes splendides, des actrices célèbres… »
Imaginez un père extraordinaire ; imaginez des histoires à dormir debout qu’il vous ramène des quatre coins du monde, imaginez un héros mythique dont les berceuses sont comme autant d’épopées ; imaginez un homme incapable de rester sérieux plus de quelques secondes ; et puis, à l’heure de son dernier voyage, soudain, vous ne savez plus trop lequel de vous deux joue à faire l’enfant.
Daniel Wallace est né en 1959 dans cet Alabama fantasmagorique où, derrière chaque pierre, se cache un trésor, un monstre ou une hisroire drôle. Il vit désormais en Caroline du Nord.
Big Fish, un roman de Daniel Wallace.
Big Fish, un film de Tim Burton. Une aventure plus belle que la vie elle-même.

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