Archives des tags : Coup de cœur

En Amazonie, Infiltré dans le meilleur des mondes

8 mar

En Amazonie, Infiltré dans le meilleur des mondes

Jean-Baptiste Malet

aux éditions Fayard, 155 pages

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Cette enquête se lit comme un roman, tout n’est pas clair en Amazonie, gare !!!

Quatrième de couverture
Pour son pic d’activité, à l’approche des fêtes de Noël 2012, Amazon recrute des milliers d’intérimaires. Pour la première fois en France, un journaliste décide d’infiltrer un entrepôt logistique du géant du commerce en ligne. Il intègre l’équipe de nuit. Après avoir souscrit au credo managérial et appris la novlangue de l’entreprise, c’est la plongée dans la mine : il sera pickeur, chargé d’extraire de leurs bins (cellules) des milliers de « produits culturels », amassés sur des kilomètres de rayonnages, marchandises qu’il enverra se faire emballer à la chaîne par un packeur, assigné à cette tâche. Chaque nuit, le pickeur courra son semi-marathon, conscient de la nécessité de faire une belle performance, voire de battre son record, sous le contrôle vigilant et constant des leads (contremaîtres), planqués derrière des écrans : ils calculent en temps réel la cadence de chacun des mouvements des ouvriers, produisent du ratio et admonestent dès qu’un fléchissement est enregistré… Bienvenue dans le pire du « meilleur des mondes », celui qui réinvente le stakhanovisme et la délation sympathiques, avec tutoiement. Plus de quarante-deux heures nocturnes par semaine, en période de pointe. Un récit époustouflant. Jean-Baptiste Malet nous entraîne de l’autre côté de l’écran, une fois la commande validée. La librairie en ligne n’a plus rien de virtuel, l’acheteur ne pourra plus dire qu’il ignorait tout de la condition faite aux « amazoniens ».

Jean-Baptiste Malet est journaliste. Âgé de 26 ans, il est l’auteur d’un premier livre : Derrière les lignes du Front (Golias 2011).

 

Mes poules parlent

8 mar

Mes poules parlent

Michel Besnier, illustrations de Henri Galron

aux éditions Møtus collection Pommes Pirates Papillons, recueil de poèmes.

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Superbe recueil,  papier grisé gros grain. Charmantes feuilles. Encre de Chine à dessein

Pour le « powète », c’est une prouesse. Dans notre tête, de la délicatesse.

Par ces quelques mots, je me surprends à clamer tout haut Quand poules auront des dents!

Présentation éditeur 

Question d’un poussin à sa mère :
« Est-ce que tu me câlines assez? »
Mes poules parlent dans Jeunesse ph1


Après Le Verlan des Oiseaux et Le Rap des Rats
c’est de caquetage qu’il s’agit dans ce troisième volume écrit par Michel Besnier pour notre collection Pommes Pirates Papillons. Ce recueil est pareillement inventif et drôle, avec une rare exigence et une immense liberté. Et comme dans Le Rap des Rats , on retrouve cette complémentarité et cette incroyable connivence entre le poète et l’illustrateur.

 

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture

Ce n’est pas toujours rose
D’être les poules d’un powète

Il écrit sur nous
Des sornettes

Mais oublie de changer l’eau
Ou jette le grain sans nous voir

Il nous met en mots
Il nous met au four

Et prétend nous aimer

 

Les Frères Moustaches

5 mar

Les Frères Moustaches

Alex Cousseau, illustrateur Charles Dutertre

aux éditions Rouergue, album jeunesse, à partir de 7 ans.

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L’oppression et la privation de la liberté d’expression sont des sujets difficiles. Dans cet album ces thèmes sont abordés avec une simplicité teintée d’humour. La gravité du sujet apparaît dans les nuances sépias de l’illustration, seuls le nez vert des Frères Moustaches apportent une lueur d’espoir.

BRÈVE PRÉSENTATION PAR L’ÉDITEUR
Les frères Moustaches sont trois, ils sont dix, ils sont mille…frères, sœurs, cousins, neveux et nièces, c’est une grande famille. Et quand il le faut, ils sont là pour dire non. Non au pouvoir d’un Président-dictateur galactique Pour cela ils taillent rabotentet cousent. Ils raillent, escamotent et osent et s’exposent à la punition terrible du Président-dictateur galactique. Un album qui parle de la liberté d’expression et de tous ces “clowns” nécessaires qui ont de tout temps dénoncé les travers et excès du pouvoir sous un angle théâtral.

Extrait
Avertissement:
Les Frères Moustaches existent.
Dans un pays qui s’appelle la Birmanie, ils symbolisent aux côtés d’Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix, la résistance populaire à l’oppression. Depuis plus de vingt ans, ils défient le pouvoir avec une seule arme: le rire.
 » Il n’y aura jamais de prison assez grande pour enfermer les frères Moustaches du monde entier. Sa Majesté Guignol 1er, le Général des Cornichons et le Président-Directeur-Galactique perdraient moins de temps en se cachant eux-mêmes au fond d’un cachot. »

 

Big Fish

5 mar

Big Fish

Daniel Wallace, traduit de l’anglais (américain) par Laurent Bury

aux éditions Autrement, 156 pages

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Un conte initiatique d’ un père pour son fils.

Des histoires plus rocambolesques les unes que les autres pour retrouver son âme d’enfant et conquérir les cœurs.

Edward Bloom en raconte des histoires, des fameuses, il est immortel… Pour son fils, il construit tout un univers fantasque, jusqu’au dernier instant, là où la réalité va le rattraper.

Présentation éditeur

« Les gens qui ont rendez-vous avec lui procèdent ainsi : ils se débrouillent pour savoir où il sera tel jour, calculent qu’un conducteur aussi lent restera dans les parages jusqu’à la fin de la semaine, puis prennent un avion pour l’aéroport le plus proche. Une fois arrivés, ils louent une voiture et roulent jusqu’à ce qu’ils l’aient rattrapé.
Ils le dépassent et klaxonnent, mon père se tourne lentement vers eux (à la façon dont Abraham Lincoln aurait tourné la tête s’il avait jamais conduit une voiture, parce que, dans ma tête, dans le souvenir qui s’est logé imperturbablement dans mon cerveau, mon père ressemble à Lincoln, cet homme aux longs bras, aux poches profondes et aux yeux sombres) et il leur fait signe. Il s’arrête, et celui qui a besoin de lui parler vient prendre place à côté de lui, l’adjoint ou l’avocat s’assied à l’arrière, et, tout en roulant sur ces superbes routes vagabondes, ils concluent leur affaire. Et, qui sait, peut-être a-t-il même des liaisons amoureuses dans cette voiture, des idylles avec des femmes splendides, des actrices célèbres… »
Imaginez un père extraordinaire ; imaginez des histoires à dormir debout qu’il vous ramène des quatre coins du monde, imaginez un héros mythique dont les berceuses sont comme autant d’épopées ; imaginez un homme incapable de rester sérieux plus de quelques secondes ; et puis, à l’heure de son dernier voyage, soudain, vous ne savez plus trop lequel de vous deux joue à faire l’enfant.
Daniel Wallace est né en 1959 dans cet Alabama fantasmagorique où, derrière chaque pierre, se cache un trésor, un monstre ou une hisroire drôle. Il vit désormais en Caroline du Nord.
Big Fish, un roman de Daniel Wallace.
Big Fish, un film de Tim Burton. Une aventure plus belle que la vie elle-même.

Le Dernier Vide-Grenier de Faith Bass Darling

1 mar

Le Dernier Vide-Grenier de Faith Bass Darling

Lynda Rutledge, traduit de l’anglais (américain) par Laure Manceau

Aux éditions Babel, 350 pages

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Bass, petite ville du Texas, sa banque, ses églises, son poste de police, sa boutique d’antiquités et son dérick… Nous sommes le 31 décembre 1999, la communauté s’organise pour le réveillon, le dernier du millénaire. L’héritière de la famille Bass dont l’arrière arrière grand-père a fondé la ville, la propriétaire de la plus somptueuse villa décide d’organiser un grand vide-grenier dans son jardin, elle y déballe toutes ses richesses… Faith Ann, personne d’un âge certain a-t-elle toute sa tête ?

Un roman construit autour de ces objets aux valeurs inestimables avec lesquels le lecteur, à son tour,  reconstruit la dynastie des Bass.

Présentation éditeur

Le 31 décembre 1999, Faith Bass Darling décide d’organiser un vide-grenier sur la pelouse de sa demeure patricienne de Bass, Texas, et de vendre toutes ses antiquités. Pourquoi ? Parce que Dieu lui a dit de le faire. Et parce qu’elle sait qu’elle va mourir à minuit… Un très beau roman sur la mémoire et sur ces objets dont nous entourons nos vies.

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DEFI LECTURE 2017, 15/80

Dernière lecture de Février
Catégorie 3: un livre dont vous avez beaucoup entendu parlé
- »Le dernier vide Grenier de Faith Bass Darling » de Lynda Ruthledge.

Secrets d’étoffes

27 fév

Secrets d’ étoffes

Claude Fauque et Anne Lascoux avec les illustrations de Charlotte Gastaut

Aux éditions Albin Michel, 126 pages

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Une véritable broderie poétique élaborée au fil de petits contes tissés, d’ici et d’ailleurs.

À partir de 8 ans, à découvrir absolument.

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Billet des auteures

« Que mon conte soit beau et se déroule comme un long fil »: ainsi commence joliment un conte berbère.

Fort souvent, en tous pays, les contes populaires font appel aux textiles, du fil au vêtement en passant par l’étoffe; savoir-faire et métiers sont fréquemment évoqués. L’histoire des textiles aurait-elle trouvé un terrain d’entente avec le monde imaginaire des contes? Peut-être, car nous y voyons défiler des portraits de femmes très différentes, mais qui toutes, à travers leurs désirs, leurs refus, leur sens de l’humour, leur créativité artistique…ont un lien avec le textile. L’affaire valait la peine qu’on s’y penche!

Dans un tissage à quatre mains, celles de la conteuse et celles de l’historienne, nous avons tenté de montrer combien la symbolique, la poésie et l’a-propos des contes choisis ici sont encore vivants. Et savent toujours nous toucher au plus profond de notre humanité.

A. L. C. F.

Présentation éditeur 

Fort souvent, les contes populaires font appel au textile ; le fil, les étoffes, les vêtements ou encore les métiers et savoir-faire ont un rôle bien entremêlé à la trame du récit… Partant de ce constat, les auteures ont associé leurs talents de conteuse et de spécialiste en textile pour imaginer ce livre comme un « tissage à quatre mains ».

Ces 24 contes, à découvrir ou à redécouvrir, nous viennent d’Europe, de Chine, d’Arménie, du Rwanda… Les étoffes, les parures, y sont au centre et nous montrent à quel point leur symbolique, leur poétique sont actuelles. Un éclairage documenté sur l’histoire fascinante des étoffes évoque ensuite la domestication du fil et la maîtrise du tissage, la transmission de mère en fille, les croyances et maléfices, les parures princières et la valeur des étoffes…

Les brumes de Sapa

26 fév

Les brumes de Sapa

Lolita Séchan

Aux éditions Delcourt, collection Encrages, roman graphique

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À 22 ans Lolita vit encore chez maman, « le cul vissé à une chaise, à gamberger jour et nuit sur mon avenir ». Pour se sortir de cette morosité et de sa famille qui l’étouffe, elle décide d’allez voir ailleurs… Dans un sac à dos, elle glisse un carnet, un crayon, des baskets et de l’immodium et la voilà partie vers l’ aéroport Charles de Gaulle, direction Hô-Chi-Minh-Ville, dépaysement assuré. Les jours passent et elle doit réapprendre à vivre en ville, en fonction des us et coutumes du pays. Elle fuit cet univers grouillant, se dirige vers Hanoï, la Baie d’Ha Long et finalement prend un dernier train pour Sapa. Cette petite ville nichée au cœur de la montagne, à la frontière de la Chine et du Laos abrite une des plus importantes ethnies minoritaires du pays, les Hmong.

« Sapa ressemble à un petit Disneyland où on aurait remplacé Mickey Mouse par des enfants Hmong. »

C’est là que Lolita rencontre Lo Thi Gom, 12 ans, petite vendeuse d’objets artisanaux. Lo Thi Gom, Lolita, deux noms presque identiques. Dorénavant, en pays Hmong, le nom de Lolita sera Lo Thi Ta.

Une amitié sincère vient de naître. Deux cultures si différentes vont se côtoyer et s’enrichir l’une de l’autre. Chaque année pendant dix ans, pour quelques jours, Lolita deviendra Lo Thi Ta…

C’est ce cheminement que nous compte l’auteure, leurs déboires, leurs joies, leurs peines, leur différence qui parfois les unit et les fait grandir.

Présentation éditeur

Un récit de vie touchant sur le passage à l’âge adulte à travers l’amitié improbable de deux jeunes filles : Lolita, ado parisienne un peu perdue, et Lo Thi Gôm, petite fille de la minorité Hmong opprimée au Vietnam.

Peut-on être amis quand tout nous sépare ? Les étapes qui construisent nos vies d’adulte

sont-elles les mêmes lorsqu’on a des existences très éloignées ? Obstacles du quotidien, premiers amours, premiers travails, rapport aux parents… Sur fond de transformation du Vietnam, deux jeunes femmes que tout sépare vont vivre une amitié de celles qui montrent que certaines questions sont universelles…

Lolita Séchan est née à Paris le 9 août 1980. Après avoir étudié tour à tour, la psychologie, le dessin, le cinéma, les lettres et la mythologie, elle part à Montréal et publie un roman pour la jeunesse, Les cendres de maman (les 400 coups, 2006). De retour en France, elle écrit Todo Loco (Mécanique Générale, 2010) avec son ami Emmanuel Grard au crayon, puis dessine son premier album BD, Marshmalone (Hélium 2010). En 2011, elle se lance dans l’écriture d’une histoire d’amitié qu’elle porte en elle depuis dix ans. Ce travail à tâtons, le temps d’apprendre le métier de dessinatrice de bande dessinée, lui prendra cinq ans. Cinq ans pour une thérapie sous forme de roman graphique. Le règne de la lenteur dans une époque pressée.

Céleste Quatorze

22 fév

Céleste Quatorze

Christine Gauthier-Bravard

Aux éditions du Ver Luisant, 243 pages

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Céleste, jeune orpheline placée chez un couple de Coussac-Bonneval, rêve d’aventures et d’indépendance. À quinze ans, elle fuit sa campagne limousine et monte à Paris rejoindre sa sœur adoptive. Pour elle c’est une nouvelle vie qui s’annonce, pleine de rebondissements…

J’ai été conquise!
Le lecteur est entraîné, happé dans cette aventure. Beaucoup de rythme et une écriture fluide, une très belle découverte!

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DÉFI LECTURE 2017, catégorie 11, roman d’un auteur auto-édité

Comment faire une danseuse avec un coquelicot

21 fév

Comment faire une danseuse avec un coquelicot

Mona Thomas

aux editions Champ Vallon, 187 pages

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De mars à juillet, Mona Thomas lit le Seigneur des Anneaux à son petit auditeur, Jacob, son fils. Au fil des pages, elle égrène cette lecture qu’elle parsème de réflexions sur le jardin, la nature. Au fil des pages, pour étayer ses réflexions, Mona Thomas évoque les auteurs qui l’ont marquée, leurs rapports avec la nature. Ici une phrase de Diderot, « il n’y a pas de mauvaises herbes seulement des herbes que l’on ne connaît pas », un peu plus loin nous croisons Lady Chatterley, Kafka, Faulkner, Montaigne. Ce petit livre est à mon avis une petite bible pour tout amateur de jardin, c’est aussi une belle invitation à la lecture partagée.

Quatrième de couverture

De mars à juillet, sous la couette et dans l’herbe, je fais la lecture à Jacob qui devient grand. Ensemble on s’attache à un livre plein de batailles et de fleurs. Nous avons hâte de le retrouver. C’est un ami. Toujours il y a eu un jardin. Des métamorphoses. L’amour et la leçon des choses. Avec le lien volubile qu’entretiennent les textes entre eux. Avec les vraies questions portant sur les savoirs essentiels. Et comment retourner un coquelicot poilu en demoiselle enchantée.

Extraits

« L’amour est un grand lecteur. Qui vous embarque vers des mondes dont vous ignoriez tout jusque là, vers des connaissances dont vous auriez parfaitement pu continuer à vous passer. L’amour vous ôte jusqu’à la possibilité de vous plaindre: vous lisez avec les yeux désormais. »

« Eugènie a eu la fin qu’un grand jardinier s’était souhaité. Dans le chapitre XX du premier livre des Essais, « Que philosopher, c’est apprendre à mourir », Montaigne nous dit: Je veux qu’on agisse, et qu’on allonge les offices de la vie tant qu’on peut, et que la mort me trouve plantant mes choux, mais nonchalant d’elle, et encore plus de mon jardin imparfait. »

Mona Thomas est née en 1952 dans les Côtes d’Armor. Écrivain, critique d’art, journaliste à Art Press, elle a publié deux romans chez Fayard (Alar et Un grand rangement). Son troisième roman, paru chez Gallimard (On irait), va être adapté au cinéma. Elle est aussi l’auteur d’un essai sur les collectionneurs d’art contemporain chez Jacqueline Chambon (Un art du secret) et de plusieurs pièces de théâtre crées et publiées dans des revues de théâtre.

Souvenir d’enfance….

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Bienvenue au club

21 fév

Bienvenue au club

Jonathan Coe

Traduit de l’anglais par Jamila et Serge Chauvin

Aux editions Gallimard, collection Du Monde Entier, 544 pages

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La vie très ordinaire d´adolescents entre premières expériences et vie collégienne dans l’Angleterre des années 70.

Le climat politique n’est pas serein, l’IRA, les syndicats, la montée de l’extrême-droite avec l’arrivée de l’aire Tatcher qui s’annonce, leur monde est en pleine mutation. Les mouvements musicaux évoluent, les mœurs changent. La vie tranquille de cette bande d’adolescents dans cette petite ville besogneuse va être mise à ru épreuve. Le paysage du quotidien se transforme peu à peu, il faut faire des choix.

Présentation éditeur 

Imaginez ! L’Angleterre des années soixante-dix, si pittoresque, si lointaine, avec ses syndicats propères et sa mode baba cool. Une image bon enfant que viennent lézarder de sourdes menaces : tensions sociales, montée de l’extrême droite, et une guerre en Irlande du Nord qui ne veut pas dire son nom.
Mais dans ces années où le pays va basculer de l’État-providence au thatchérisme et de la musique planante au punk, Benjamin, Philip, Doug et leurs amis ont bien d’autres choses en tête : s’intégrer aux cliques et aux clubs d’un lycée archaïque, oser parler aux filles, s’affirmer comme artistes en herbe, s’échapper de Birmingham l’endormie pour des aventures londoniennes… Trop innocents pour saisir les enjeux et les intrigues qui préoccupent leurs parents. Jusqu’à ce que le monde les rattrape.
Dans ce roman foisonnant, qui comportera une suite, Jonathan Coe renoue avec la veine de Testament à l’anglaise, usant de tous les styles, entremêlant en virtuose récits et personnages, tirant d’une main experte tous les fils du destin, pour nous offrir à la fois une chronique adolescente tendre et drôle, un roman d’apprentissage nostalgique, et le tableau ample, grave et lucide d’un pays en pleine mutation.

DEFI LECTURE 2017, 11/80, n° 2: un roman faisant parti d’une duologie, « Bienvenue au club »- »Le cercle fermé « .

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