Archives des tags : Coup de cœur

Woorara

30 mai

Woorara

Sébastien Vidal

aux éditions Lucien Souny, collection plumes noires, 320 pages

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Un excellent moment de lecture! Je me suis laissée embarquer dans cette histoire avec plaisir, rythmée par quelques airs de musique  (je devrais plutôt dire Nous, il est assez rare que mon mari et moi nous nous rejoignions sur une lecture). Les mots sont bien choisis. L’intrigue est menée avec brio, pas de temps mort, des descriptions foisonnantes. Le lecteur apprend beaucoup sur le métier du gendarme enquêteur. Les personnages sont crédibles et attachants. La nature sauvage du plateau de Millevaches est bien représentée, c’est toute ma Corrèze natale qui vibre sous les mots de cet auteur. Merci à vous Monsieur Sébastien Vidal d’être sorti du sentier battu des polars pour nous offrir un vrai roman policier. La vengeance est un plat qui se mange froid, tres froid et c’est un vrai régal.

Si j’osais, je terminerais par un Wep! à la manière de Walt (Walt Longmir).

Présentation éditeur

Un homme criblé de trois balles est découvert dans un hameau isolé, sur le plateau de Millevaches. Tout porte à croire que le travail est l’œuvre d’un professionnel. Pilotée par l’intraitable juge Laîné et le colonel Tognotti, l’enquête est confiée à un groupe de gendarmes. Parmi eux, l’adjudant Walter Brewski, une forte tête spécialiste de l’intervention. L’équipe n’a que très peu de choses à se mettre sous la dent. La victime semble tombée du ciel ; le tueur n’a laissé aucune trace. Pas de mobile apparent ni d’arme du crime. Seule la course-poursuite engagée avec une mystérieuse berline la nuit du meurtre donne un peu d’espoir aux limiers de la gendarmerie, le nez collé à la piste poussiéreuse d’un assassin insaisissable et invisible. Sous une chaleur caniculaire, un deuxième cadavre apparaît, présentant le même modus operandi… Parce que le présent se noue ici dans les méandres d’un passé, où couvent encore les braises de la haine et de la vengeance, l’affaire entre dans un tourbillon survolté et diabolique.

 

L’affaire Arnolfini

27 mai

L’affaire Arnolfini

L’affaire Arnolfini 

Les secrets du tableau de Van Eyck

Jean-Philippe Postel, préfacé par Daniel Pennac.

aux éditions Actes Sud

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Ce petit livre (160 pages) n’est pas vraiment un roman mais se lit plutôt comme un compte-rendu, un rapport d’enquête minutieux où chaque détail du tableau de Van Eyck est scruté, examiné à la loupe, décrypté, il recèle  bien des secrets sur le peintre et son époque…

Quatrième de couverture – extrait

Le portrait dit des Époux Arnolfini a ete peint par Jan Van Eyck en 1434: énigmatique, étrangement beau, sans précédent ni équivalent dans l’histoire de la peinture… Cet ouvrage offre un voyage au coeur de ce tableau…

Un mirage finlandais

27 mai

Un mirage finlandais

Kjell Westö, traduit du suédois (Finlande) par Jean-Baptiste Coursaud

Aux éditions Autrement

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Coup de projecteur sur la Finlande.

Les années 30, sur fond de vengeance, nous en apprenons un peu plus sur ce pays tiraillé entre la Russie communiste et l’Allemagne nazie.

Quatrième de couverture

« Le Club du mercredi avait commencé, des gloussements virils lui parvinrent dès qu’elle monta l’escalier en pierre. Matilda distingua la voix de Thune, celle de Grönroos, et d’autres aussi. Elle se figea. »
Matilda est une sténodactylo hors pair. Elle travaille à Helsinki pour l’avocat Claes Thune. Ce soir de mars 1938, le Club du mercredi – un groupe de gentlemen qui se retrouvent chaque mois pour refaire le monde – est réuni dans le cabinet de son patron. Soudain, Matilda reconnaît la voix d’un homme qu’elle aurait préféré oublier… La vengeance n’est-elle pas un plat qui se mange froid ?
Kjell Westö signe un remarquable roman à suspense avec, en toile de fond, une Finlande méconnue, écartelée entre l’Union soviétique et l’Allemagne.
« Une réussite spectaculaire. » Svenska Dagbladet
« Un coup de maître ! » Neue Zürcher Zeitung
Grand Prix de littérature du Conseil nordique 2014

L’art dans la première de couverture

Catherine Abel est une artiste peintre australienne née en 1966. Son travail, d’inspiration art déco est un hommage à la féminité.

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Les délices de Tokyo

11 mai

Les délices de Tokyo

Durian Sukegaw, traduit du japonais par Myriam Dartois-Ako

aux éditions Albin Michel, 239 pages

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Ce roman débute par une histoire culinaire toute simple. Sentarô est le gérant d’une échoppe dans laquelle il prépare chaque jour, sans conviction, des dorayaki, une spécialité nippone sucrée à base de an, une pâte de haricots.

Par une belle journée de printemps, lors de la pleine floraison des cerisiers, une vieille dame, Tokue, se présente et lui propose de confectionner « la pâte de haricots » qui attirera la clientèle… Tokue maîtrise l´art de la pâtisserie. Une profonde amitié nait  de ces échanges. Tokue se confie sur son existence au sein d’une communauté isolée par une épaisse haie de houx, la marginalisation d’une petite partie de la population…

Un moment de lecture intense.

Ce roman, sous le même titre, a été adapté au cinéma et primé à Cannes en 2015.

 

Tatsuro Kiuchi est un illustrateur japonais né à Tokyo en 1966

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Hiver à Sokcho

25 avr

Hiver à Sokcho
Élisa Shua Dusapin
Aux éditions Zoé, 140 pages

Un très bon moment de lecture, une écriture poétique et intimiste qui invite au voyage par son ambiance feutrée mêlée aux effluves d’une cuisine délicate.

Sokcho est une petite ville portuaire de Corée du Sud située à quelques kilomètres du No Man’s Land séparant le Sud du Nord. Au creux de l’hiver rigoureux, c’est une ville repliée sur elle-même qui attend que revienne la saison touristique. Dans ce lieu improbable débarque Yan Kerrand, un français auteur de bande dessinée venu chercher l’inspiration, un nouveau paysage pour son héros globe-trotter. Il s’installe dans une pension de famille et, est reçu par une autochtone franco-coréenne de père inconnu, étudiante en littérature française, faisant office de femme de ménage et cuisinière. Yan est un personnage taiseux originaire de ce pays mysterieux, la Normandie de Maupassant, cette contrée qui intrigue et dont la culture séduit la jeune femme.

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Quatrieme de couverture

À Sokcho, petite ville portuaire proche de la Corée du Nord, une jeune Franco-coreenne qui n’est jamais allée en Europe rencontre un auteur de bande dessinée venu chercher l’inspiration loin de sa Normandie natale. C’est l’hiver, le froid ralentit tout, les poissons peuvent être venimeux, les corps douloureux, les malentendus suspendus, et l’encre coule sur le papier, implacable: un lien fragile se noue entre ces deux êtres aux cultures si différentes. Ce roman délicat comme la neige sur l’écume transporte le lecteur dans un univers d’une richesse et d’une originalité rares, à l’atmosphère puissante.

Nee en 1992 d’un père francais et d’une mere sud-coréenne, ELISA SHUA DUSAPIN est diplômée de l’Institut littéraire suisse de Bienne. Hiver à Sokcho est son premier roman.

 

La bibliothèque du docteur Lise

11 avr

La Bibliothèque du Docteur Lise

Mona Thomas

aux éditions Stock, collection La Forêt, 208 pages

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Le docteur Lise , Lise Ménard est medecin  cancérologue. Chaque jour elle soigne, elle annonce des diagnostics, met en œuvre des thérapies, combat le mal. Sa force elle la trouve dans sa bibliothèque, dans ses lectures.

Roman ou  essai, au travers de ces entretiens, on découvre un hommage à l’écrivain et aux soignants.

Présentation éditeur

La bibliothèque du docteur Lise est l’histoire d’une cancérologue, de nos jours, à Paris, qui vivrait moins bien, qui soignerait moins bien sans la compagnie des livres. Pas tout à fait récit, pas tout à fait essai ni roman, ce texte généreux et inventif à l’humour vif met en scène le docteur Lise dans son quotidien hospitalier, face aux malades, aux familles, aux questions graves parfois inconvenantes que posent toutes les étapes de la maladie.
C’est avec l’aide de grands écrivains comme Philip Roth, Thomas Bernhard, Norman Mailer, Céline, Tolstoï, Henry James, Cormac Mac Carthy, Malcolm Lowry, Franz Kafka ou Robert Antelme (pour n’en citer que quelques-uns) que le médecin approche au plus juste l’âme et le corps humain et saisit de l’intérieur les incarnations de la douleur, la peur, la honte, la frustration, la déchéance mais aussi le désir, le sexe et le scandale de la mort. De même, le docteur Lise mesure le point commun entre l’art de soigner et l’art d’écrire : l’absence de jugement, qui fait que chaque patient se doit d’être « considéré comme une personne, voire un personnage, et pas uniquement un malade ».
Mais outre le fait que la littérature aide le docteur Lise à mieux soigner, elle étanche aussi le besoin de poésie et de beauté de cette femme de cinquante ans, cigarette aux lèvres, dissidente à sa façon, que la machine hospitalière pourrait broyer. Peu disposée à se soumettre aux discours dominants que subit la profession et aux conditions de travail parfois irrecevables, le docteur Lise, en brandissant la voix et le souffle des écrivains, donne vie et sens à chacun de ses gestes, et un visage à chacun de ses patients.

Esprit d’hiver

11 avr

Esprit d’hiver

Laura Kasischke, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Laura Tronchet

Aux éditions Bourgois, 296 pages

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Cette histoire m’obsède… elle m’a bousculée, dérangée et bouleversée.

Pour conjurer le sort, après l’avoir refermé sur sa dernière page, je me suis empressée de ramener ce roman à la médiathèque où je l’avais emprunté…
C’est en apparence l’histoire banale d’une mère qui tente de se débrouiller, de faire avec… et d’une enfant adolescente,Tatiana, son enfant, adoptée.
Ce récit c’est l’histoire d’une seule journée, le jour de Noël. La mère s’affaire dans la cuisine autour de la préparation du repas de fête. Dehors, il neige…
Dans cette ambiance feutrée, les souvenirs remontent… Arrivée à la centième page, je n’en pouvais plus, je m’ennuyais. Curieuse de savoir pourquoi ce roman faisait autant parler de lui, je suis allée lire… la fin. Et la surprise, j’ai trouvais un sens à ma lecture, de la cent-unième page jusqu’au point final.

Quatrième de couverture

Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment d’angoisse inexplicable.
Rien n’est plus comme avant. Le blizzard s’est levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana, habituellement affectueuse, mais dont le comportement se révèle de plus en plus étrange et inquiétant…

Et si c’était elle, le grand écrivain contemporain ? Laura Kasischke, s’impose, livre après livre, comme la plus douée des romancières de sa génération. » François Busnel, Lire

« Douce et inquiétante, experte en malaise phosphorescent et ouaté, de livre en livre, elle a su bâtir un univers sans pareil, suspendu dans la rêverie aveuglante qui précède toujours le drame, ce moment de flottement où la clairvoyance se débat pour se faire entendre. »
Marine Landrot, Télérama

llustration de couverture :
John Register, The Light in the Mirror , huile sur toile (détail)
Courtesy of Modernism Gallery, San Francisco

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La Liseuse

5 avr

La Liseuse

Paul Fournel

aux éditions P. O. L, 224 pages

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Paul Fournel est membre de l’OuLiPo, l’Ouvroir de Littérature Potentielle, la littérature potentielle selon Queneau étant « la recherche de formes, de structures nouvelles et qui pourront être utilisées par les écrivains de la façon qui leur plaira ». C’est aussi inventer des contraintes nouvelles susceptibles de permettre la production d’œuvres originales… La contrainte oulipienne dans « La disparition » de Georges Perec est l’absence du « e » qui signifierait sans « eux  » ses parents, morts pendant la guerre. Dans « La Liseuse » la contrainte que s’est fixé Paul Fournel est:

« de donner au livre une forme fixe, mesurée au signe près afin que quiconque y entrera pour en changer une lettre en anéantira le projet. Ce texte épouse donc la forme d’une sextine, forme poétique inventée au XIIe siècle par le troubadour Arnaut Daniel. Il en respecte le nombre des six strophes et la rotation des mots à la rime… Les vers sont mesurés. Comme ils servent à compter le destin d’un homme mortel, cette mesure subit une attrition (boule de neige fondante): la première strophe est composée de 7500 signes et blancs, la deuxième de 6500 signes et blancs et ainsi de suite jusqu’à la sixième qui comporte des vers de 2500 signes et blancs. L’ensemble constituant un poème de 180000 signes et blancs ». Extrait de : www.paulfournel.net

Dans ce texte, on découvre le fonctionnement d’une maison d’édition où se côtoient best-sellers pour la sécurité et jeunes auteurs pour lesquels il est important de prendre des risques, engranger de nouveaux talents pour le futur…

On y retrouve le pouvoir de l’argent, des médias, l’art de fabriquer un auteur à succès.
La liseuse côtoie le livre papier, elle devient l’instrument de travail, Gutenberg chez les geeks…

Quatrième de couverture

La stagiaire entre dans le bureau de Robert Dubois, l’éditeur, et lui tend une tablette électronique, une liseuse.
Il la regarde, il la soupèse, l’allume et sa vie bascule. Pour la première fois depuis Gutenberg, le texte et le papier se séparent et c’est comme si son coeur se fendait en deux.

Présentation de l’éditeur (P.O.L.):

Depuis 1452 et la parution de la Bible à 32 lignes de Gutenberg, le texte et le livre ont partie liée : publier un texte c’est faire un livre, lire un livre, c’est lire un texte, acheter un texte, c’est acheter un livre.
Ce récit commence le soir où la petite stagiaire discrète apporte à Robert Dubois le vieil éditeur, encore directeur de la maison qui porte son nom, sa première liseuse. Ce bel objet hightech qui le regarde de son écran noir, lui annonce que sa vie est en train de basculer. Que va devenir son métier maintenant que le texte et le papier se séparent ? Quelque chose couve qui pourrait fort bien être une révolution. Il le sait et cette perspective le fait sourire.
La vie continue pourtant à l’identique, Dubois déjeune avec ses auteurs, voyage chez les libraires, rencontre les représentants, mais il porte sa liseuse sous le bras qui lui parle déjà d’un autre monde. Celui qu’il va aider des gamins à bâtir, celui dont il sait qu’il ne participera pas.
De toute la force de son humour et de son regard désabusé et tendre il regarde changer son monde et veille à garder, intact au fond de lui, ce qui jamais ne changera : le goût de lire.

 

 

 

MADELEINE PROJECT

2 avr

MADELEINE PROJECT

 Un reportage de Claire Beaudoux

aux Éditions du sous-sol, 286 pages

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Au fil de ses tweets, Clara égraine la vie de Madeleine. Toute la vie de la vieille dame est cadenassée dans cette cave. Avec beaucoup d’émotion et de pudeur, sur la pointe des pieds,  le lecteur pénétre  son univers.
Une enquête à suivre sur Twitter @clarabdx, sur Facebook  Madeleine project

Présentation éditeur 

Elle s’appelait Madeleine, elle aurait eu 100 ans en 2015. Je m’appelle Clara, j’ai 31 ans. Nous ne nous sommes jamais connues pourtant nous partageons le même appartement, ou du moins l’avons-nous partagé à différentes époques. Madeleine y avait vécu vingt ans. Elle est morte un an avant que je ne m’y installe, l’appartement avait été entre-temps refait à neuf. Interstice préservé de l’oubli, la cave avait été abandonnée en l’état. J’y ai découvert, après en avoir scié le verrou, rangée, empaquetée dans des cartons, la vie de Madeleine, objets, photographies, lettres. Je m’y suis plongée. En novembre dernier, pendant plusieurs jours, depuis la cave n°16, sur Twitter, j’ai décidé d’en faire l’inventaire, de me perdre dans ce fascinant puzzle de souvenirs, de voyager de petites boîtes en valises emplies de documents, de confondre un temps ma vie et la sienne. A la recherche (non du temps perdu) mais d’un peu de temps vécu, de fragments d’une mémoire traversée par l’Histoire. S’agissait-il de se lancer dans une bataille contre l’oubli ? Pourquoi désormais imprimer tous ces tweets, coucher sur papier l’immatériel ? Pour garder la mémoire de ta mémoire Madeleine ? Pour garder une trace ? Mais que restera-t-il de nous deux ? Voilà plus de deux ans que je veux raconter cette histoire. Alors je vais tenter de le faire ici.

#Madeleineproject, hashtag devenu le temps d’une folle course contre le temps, contre la mort et l’oubli, une formule magique qui convoque la vie comme un coquillage le bruit de l’océan. Clara Beaudoux dresse le portrait d’une anonyme pas à pas, tweet par tweet, un récit suivi par des milliers d’internautes captivés par ce reportage d’un genre nouveau, nommé « feuilleton 2.0 » ou « tweet-documentaire ». Ce livre réunit l’ensemble des tweets de la saison 1 et 2 du Madeleine Project en un recueil-reportage, comme ces « Petites Madeleines » de Marcel Proust « moulées dans la valse rainurée d’une coquille de Saint-Jacques ».

La vie réserve des surprises

2 avr

La vie réserve des surprises

Caroline Boudet

aux éditions Fayard, 270 pages

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Ce récit est le témoignage bouleversant d’une jeune maman, son combat,  ses joies et ses peines, la vérité cash sur ses émotions lors de la venue de Louise.

ce petit être unique et extra-ordinaire avec un chromosome en plus.

Présentation éditeur

« Certains disent qu’une naissance est le plus beau jour de la vie d’une femme. Je dois être sacrément gâtée, alors. Parce que ma fille à moi est née trois fois.
La première fois, comme tout le monde, quand on m’a posé sur le ventre cette petite masse chaude et chevelue, soudain si réelle après neuf mois à n’avoir été qu’une idée, deux bandes roses sur un test positif, trois échographies et des petits coups de pied dans mes côtes.
La deuxième fois, franchement pas comme tout le monde, et dans un bruit de tonnerre, quand la pédiatre de la maternité est entrée dans ma chambre avec l’air caractéristique du médecin qui va t’en filer un bon coup derrière la nuque et aimerait lui aussi être loin, loin de là. Surprise : mon bébé est porteur de trisomie 21.
La troisième fois, quand, après quelques jours de plus que programmé dans l’enfer hospitalier, nous sommes rentrés à la maison avec cet enfant pas comme prévu. Ma fille, Louise, qui a deux bras, deux jambes, de bonnes grosses joues et un chromosome en plus. »
Par ce cri du cœur, la mère de Louise fait le récit émouvant et drôle d’une naissance pas comme les autres et de la découverte d’une enfant qu’on n’attendait pas. C’est l’histoire du chemin parcouru par une jeune femme bien ancrée dans sa supposée normalité, dont la petite fille vient faire exploser les certitudes et les horizons. Une véritable ode à la différence et aux surprises que la vie nous réserve.
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