Archives des tags : Coup de cœur

Les Retournants

28 août

Michel Moatti

H C éditions, 272 pages

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Août 1918, alors que le dénouement est proche, la boue, la faim et la peur au ventre font de Jansen et Vasseur, ces deux poilus, des déserteurs, des bandits de grands chemins.
La République victorieuse ne pardonne pas, la chasse à l’homme s’organise. Les traqués-traqueurs entraînés à la violence du combat, en quête d’identité trouvent refuge dans un château…
Une histoire particulière, sur un thème encore méconnu, un roman incontournable à lire à l’occasion du centenaire de la «Der des Ders»! ❤

 

Platine

24 juil

Regine Detambel

Aux éditions Actes Sud,  192 pages

 

 

9782330104139

Harlean Carpenter appelée Jean Harlow,  à la chevelure blond platine, à la poitrine généreuse incarne le tout premier sex-symbole du cinéma parlant. Ce court roman retrace l’existence de cette jeune actrice à la carrière impressionnante, en quête de reconnaissance et d’amour. ❤

Présentation éditeur
Platine est l’histoire d’Harlean Carpenter, dite Jean Har­low, l’actrice aux seins parfaits, la “Bombe” à la chevelure sans pareille, l’inspiratrice de Marilyn Monroe, premier sex-symbol du cinéma, qui tourna une vingtaine de films en à peine vingt-six ans d’existence, étoile montante fau­chée en pleine gloire par la maladie, et constamment au cœur de scandales.
Son emprisonnement, sa vie durant, dans une effrayante relation fusionnelle à sa mère, adepte de la Science chré­tienne, les exactions dont elle fut victime de la part d’un beau-père mi-incestueux mi-proxénète ne furent pas les seules aberrations de sa courte existence, ballottée d’af­faires de mœurs en coups et blessures, des bras du richis­sime Howard Hughes à ceux de Clark Gable, son dernier partenaire sur le tournage de Saratoga, en 1937.
Une vie de star ou l’effroyable jeunesse d’une belle femme trop convoitée qui voulait tenter de s’aimer et jouir de son propre corps malgré les diktats des maquilleurs et le feu des projecteurs qui lui crevassait la peau.
À travers le destin de cette comédienne broyée, comme des centaines d’autres, par les nababs des majors, et dont on ne cessa de dire, durant la cérémonie funéraire, qu’elle était aussi belle morte que vivante, Régine Detambel grave au scalpel l’impitoyable et flamboyant blason de l’oppression des femmes.

Des jours sans fin

30 juin

Sebastian Barry

Traduit de l’anglais (Irlande) par Laetitia Devaux

Aux éditions Joëlle Losfeld, 272 pages

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Un roman étonnant, de par la simplicité de la narration sur un sujet très particulier traité sur fonds de conquêtes des territoires et guerre de sécession. L’horreur et la sauvagerie des combats contrastent avec cet amour intense, sincère mais dissimulé car interdit. Un sacré coup de ❤!

Présentation éditeur:
Chassé de son pays d’origine par la Grande Famine, Thomas McNulty, un jeune émigré irlandais, vient tenter sa chance en Amérique. Sa destinée se liera à celle de John Cole, l’ami et amour de sa vie.
Dans le récit de Thomas, la violence de l’Histoire se fait profondément ressentir dans le corps humain, livré à la faim, au froid et parfois à une peur abjecte. Tour à tour Thomas et John combattent les Indiens des grandes plaines de l’Ouest, se travestissent en femmes pour des spectacles, et s’engagent du côté de l’Union dans la guerre de Sécession.
Malgré la violence de ces fresques se dessine cependant le portrait d’une famille aussi étrange que touchante, composée de ce couple inséparable, de Winona leur fille adoptive sioux bien-aimée et du vieux poète noir McSweny comme grand-père. Sebastian Barry offre dans ce roman une réflexion sur ce qui vaut la peine d’être vécu dans une existence souvent âpre et quelquefois entrecoupée d’un bonheur qui donne l’impression que le jour sera sans fin.

Une longue impatience

21 juin

Gaëlle Josse

Aux éditions Noir sur Blanc, collection Notabilia, 192 pages

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Un livre de moins de 200 pages. Je viens de terminer «Une longue impatience» de Gaëlle Josse, mais qu’est ce que j’aime cette auteure! J’aime sa simplicité, sa finesse, la justesse des sentiments exprimés par Anne, l’héroïne de ce trop court roman. Après avoir lu ces dernières années, «Le dernier gardien d’Ellis Island», «Les heures silencieuses», «L’ombre de nos nuits» et «Un été à quatre mains», je me suis laissée envahir par les mots, par leur gourmandise, le manque et l’absence, la bienveillance de l’ amour maternel.

Présentation éditeur

Ce soir-là, Louis, seize ans, n’est pas rentré à la maison. Anne, sa mère, dans ce village de Bretagne, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, voit sa vie dévorée par l’attente, par l’absence qui questionne la vie du couple et redessine celle de toute la famille.

 

Chaque jour, aux bords de la folie, aux limites de la douleur, Anne attend le bateau qui lui ramènera son fils. Pour survivre, elle lui écrit la fête insensée qu’elle offrira pour son retour. Telle une tragédie implacable, l’histoire se resserre sur un amour maternel infini.

L’ assassin habite au 21

5 juin

S. A. Steeman

Le Livre de Poche, 186 pages

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Un bon polar avec des dialogues qui font revivre la version française du film de Clouzot, Mr Smith, M. Durand, une issue improbable. Je résume, Londres des années 30, un hiver avec un fog à couper au couteau, une pension de famille respectable et ses occupants, plusieurs meurtres commis au hasard avec une signature « Mr Smith », ‘beg your pardon, Mr Smith, hmmm that’s a mystery!

Résumé éditeur

Sept victimes en deux mois et demi-sept crânes fracassés. Et l’assassin a signé tous ses meurtres en abandonnant un bristol sur les lieux : il s’appelle Smith… Smith… La police londonienne est sur les dents, et les milliers de Smith de la capitale connaissent des moments difficiles. Jusqu’au jour où une piste fortuite conduit le Yard du côté de Russel Square. C’est là qu’habiterait l’assassin, au 21. Mais lequel de tous les hurluberlus – plus étranges et plus pittoresques les uns que les autres – qui peuplent la pension Victoria pourrait bien être Mr Smith ? Véritable chef-d’oeuvre policier, L’assassin habite au 21 inspirera Henri-Georges Clouzot, dont le film reste dans toutes les .

….

Première lecture du thème de juin du groupe IlEstBienCeLivre, lire un livre de moins de 200 pages.

Falaise des fous

3 mai

Patrick Grainville

Aux éditions du Seuil, 656 pages

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J’ai terminé «Falaise des fous» de Patrick Grainville. Un très bon roman, une belle écriture (quelques brèves longueurs, quelques brèves langueurs). J’ai peint les falaises d’Etretat avec Monet, appris tous les détails des jeux de lumière sur les falaises, humé le parfum de scandale provoqué par Courbet, croisé les sœurs Morisot, Manet, assisté à l’enterrement de Hugo… Lindberg, Dreyfus, les événements douloureux de la Grande Guerre. Soixante années de menus instants sont consignés par Charles Guillemet, le narrateur dont l’existence est justement mise entre «…». De cette lecture foisonnante, il en ressort un tableau, une fresque, Les Falaises, un collage sur toile de mille petits morceaux de vie sublimés par la lumière captée par l’oeil exigeant du Maître, Monet ou Grainville, les mots ont une couleur!

 

 

Falaise des fous

29 avr

Patrick Grainville

Aux éditions du Seuil, 656 pages

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Allez, vous en prendrez bien un p’tit dernier, pour la route… LC du mois Il Est Bien Ce Livre, 656 pages, je n’ai pas pu résister ! Lecture en cours et passionnante, à bientôt, bon week-end à vous!

Présentation éditeur

 

Littérature française

Falaise des fous

1868-1927 : de l’invention de l’impressionnisme à la traversée de l’Atlantique par Lindbergh, un Normand établi à Étretat entreprend le récit de sa vie. Orphelin de mère, jamais reconnu par son père, il s’est installé chez son oncle, dans la splendeur des falaises, après avoir été blessé lors de la sanglante aventure coloniale en Algérie.

Sous son regard, un homme peint : c’est Monet. Pour le jeune homme, qui ne connaît rien à la peinture, c’est un choc. La naissance d’un art et d’une époque se joue là, et, dès lors, il n’aura de cesse d’en suivre les métamorphoses, guidé par deux amantes, Mathilde, une bourgeoise mariée, sensuelle, puis Anna, passionnée. Elles l’initient à Monet, présent de bout en bout, mais aussi à Courbet, Boudin, Degas, Flaubert, Hugo, Maupassant… Tous passent à Étretat ou dans son voisinage.

De la débâcle de la guerre de 1870 à la découverte de New York, de l’affaire Dreyfus au gouffre de la Grande Guerre, c’est tout un monde qui surgit, passe et cède la place à un autre. Dans la permanence des falaises lumineuses, la folie de Monet affrontant l’infini des Nymphéas. Le tout sous la plume d’un homme qui a beaucoup vécu, beaucoup ressenti, aimé et perdu.

Fresque historique vertigineuse, saga familiale et amoureuse, évocation puissante de la pulsion créatrice : avec Falaise des fous, Patrick Grainville signe son roman le plus accompli, le roman d’une vie.

 

Patrick Grainville est né en 1947 à Villers (Normandie). En 1976, il a obtenu le prix Goncourt pour Les FlamboyantsFalaise des fous est son vingt-sixième roman.

 

La petite poule rouge vide son coeur

3 avr

La petite poule rouge vide son coeur

Margaret Atwood, traduit par Hélène Filion

Aus éditions du Serpent à plumes, collection Motif

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Ah, La Petite Poule Rouge Vide Son Cœur! D’une plume légère, Margaret Atwood prend le lecteur par la main pour le conduire de l’autre côté du miroir. Comme dans un kaléidoscope le réel est déformé, distendu pour notre plus grand plaisir! 27 petites nouvelles ou chroniques d’un univers pas si ordinaire sont regroupées dans ce livre à consommer sans modération!

Présentation éditeur

 » Le corps féminin type se présente muni des accessoires suivants : un porte-jarretelles, un panty, une crinoline, une camisole, une tournure de jupe, un soutien-gorge, un corsage, une chemise, une ceinture de chasteté, des talons aiguilles, un anneau dans le nez, un voile, des gants de Chevreau, des bas résilles, un fichu, un bandeau, une guêpière, une voilette, un tour de cou, des barrettes, des bracelets, des perles, un face-à-main, un boa, une petite robe noire, une gaine de soutien, un body en Lycra, un peignoir de marque, une chemise de nuit en flanelle, un teddy en dentelle, un lit, une tête. « Sur un ton drôlatique, vingt-sept façons de tordre la réalité, les croyances de chacun, les habitudes de chacune, ou l’art de se dévisser le cou pour se regarder droit dans les yeux. Un régal de mise en pièces de nos mythes, des plus anciens aux actuels, sans compter quelques utiles conseils ou recettes tels que Rendons grâce aux sottes et Fabriquer un homme.

Un si bel amour

27 mar

Un si bel amour et autres nouvelles

Ludmila Oulitskaïa, traduit du russe par Sophie Benech

Aux éditions Gallimard, 188 pages

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Je recherchais une lecture pouvant célébrer la Journée de la Femme. J’avais eu connaissance de l’agression de cette auteure russe par des militants nationalistes et son courage alors qu’elle s’apprêtait à présider le jury du Prix ONG Mémorial.

Mon choix s’est porté sur « Un si bel amour », recueil de sept nouvelles.
La nouvelle est un format que j’affectionne, on entre dans le vif du sujet, sans fioritures.
J’ai aimé partager ces tranches de vie, féminines pour la majorité, de l’enfance qui s’éveille à l’amour à la vieillesse acariâtre. Sans aucun fard, les mots révèlent non seulement la froideur moscovite de l’hiver, mais en quelques pages l’auteure dissèque les sentiments avec application, violence et justesse des émotions.
L’écriture est incisive presque rude.
Ce recueil est pour moi un bel hommage à la femme, à la féminité.

Présentation éditeur

Les sept nouvelles ici rassemblées explorent toutes le sentiment amoureux, sous ses formes les plus diverses. Ludmila Oulitskaïa décrit le monde de l’enfance et de l’adolescence, ces moments de passage où la sensualité s’éveille et où le sentiment amoureux se construit, selon des lois mystérieuses qui échappent à la raison. La cruauté n’est pas absente de ces nouvelles, comme pour confirmer l’adage selon lequel les histoires d’amour finissent toujours mal, et Oulitskaïa excelle dans l’art de camper un monde en quelques lignes, tantôt ironiques tantôt nostalgiques, mais toujours d’une rare acuité.

 

 

La servante écarlate

16 mar

LA SERVANTE ÉCARLATE
The Handmaid’s tale
Margaret Atwood, Sylviane RUE (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
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Présentation éditeur
Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. Paru pour la première fois en 1985, La Servante écarlate s’est vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman, qui n’est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell, décrit un quotidien glaçant qui n’a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés. La série adaptée de ce chef-d’oeuvre de Margaret Atwood, diffusée sous le titre original The Handmaid’s Tale, avec Elisabeth Moss dans le rôle principal, a été unanimement saluée par la critique.

« Les meilleurs récits dystopiques sont universels et intemporels. Écrit il y a plus de trente ans, La Servante écarlate éclaire d’une lumière terrifiante l’Amérique contemporaine. » Télérama

*J’ai lu ce roman pour le défi 2017, une très belle découverte, par contre je n’ai pas vu la série.

Le lecteur est tenu à distance, il reste le spectateur de l’interprétation d’un monde dépourvu de sentiments, dirigé par une élite où même la pensée est organisée, hiérarchisée. La femme est réduite au seul instrument de procréation, elle ne doit pas penser, elle ne doit pas agir.

Cette représentation de la société n’est peut-être pas si éloignée de certaines dérives sectaires

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