Archives des tags : Coup de cœur

Un enfant de l’amour

8 mar

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« Un enfant de l’amour » de Doris Lessing traduit par Isabelle D. Philippe,

aux éditions Flammarion 192 pages.

L’amour absolu existe-t-il ? Le héros de ce trop court roman va l’éprouver aux limites du supportable. Jeune homme rêveur, poète amoureux des livres, son existence n’est qu’ une longue attente, une blessure permanente pansée de compromis. ❤️

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Présentation éditeur
Londres, été 1939. James Reid, jeune homme rêveur et qui ne vit que par les livres, embarque pour l’Inde avec son régiment. Un voyage infernal, entre solitude, ennui et maladies, commence. Pourtant, lors d’une escale au Cap, sa vie bascule : il croit trouver en Daphne, épouse de militaire qui l’ héberge, la femme idéale, l’ange dont il rêvait, le grand amour dont la littérature lui a inspiré le désir quasi mystique. La réalité est tout autre. Dans ce court roman, Doris Lessing met toute sa puissance de conteuse au service de ses thèmes de prédilection : les désillusions de l’amour, le fossé entre fantasme et réalité, et la démission des hommes, plus à l’aise dans le monde des idées que dans la vraie vie.

Doris Lessing est née en Perse en 1919 et à vécu une grande partie de son enfance au Zimbabwe. Célèbre des son premier livre, « Vaincue par la brousse » (1950). Lauréate du Prix Nobel en 2007, elle est l’auteure d’une quarantaine d’ouvrages parmi lesquels le célèbre « Carnet d’or » (Prix Medicis étranger).

 

Une immense sensation de calme

4 mar

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une immense sensation de calme

Laurine Roux, aux éditions du sonneur, 120 pages

un court roman, un conte où s’eveillent les sens au plus profond de l’hiver, dans un coin de Russie où la Nature est reine.

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Présentation éditeur 

Alors qu’elle vient d’enterrer sa grand-mère, une jeune fille rencontre Igor. Cet être sauvage et magnétique, presque animal, livre du poisson séché à de vieilles femmes isolées dans la montagne, ultimes témoins d’une guerre qui, cinquante ans plus tôt, ne laissa aucun homme debout, hormis les « Invisibles », parias d’un monde que traversent les plus curieuses légendes.
Au plus noir du conte, Laurine Roux dit dans ce premier roman le sublime d’une nature souveraine et le merveilleux d’une vie qu’illumine le côtoiement permanent de la mort et de l’amour.

 

#MarsAuFéminin

Le rhinocéros de Dürer

3 mar

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160 pages d’un petit bonheur! En 1515, un pauvre rhino, cadeau empoisonné, voyage sur un bateau, le rhino tombe à l’eau, que reste-t-il? Il nous reste la gravure de Dürer, exposé au British Museum!

Présentation éditeur 

Au xvie siècle, l’explorateur portugais Albuquerque débarque dans le sultanat de Cambaïa, en Inde, avec le projet d’y installer un comptoir commercial. Le potentat local ne l’entend pas de cette oreille et, afin de masquer son refus, il offre à l’importun visiteur un cadeau sortant pour le moins de l’ordinaire : un énorme rhinocéros, animal alors inconnu des Européens. Entre surprise et consternation, Albuquerque décide de l’offrir à son tour au roi du Portugal, dans l’espoir d’obtenir de sa part quelque faveur. Aussitôt embarquée, la bête fait route jusqu’à Lisbonne, puis de là vers le Vatican, devenant la monnaie d’échange que se repassent successivement Albuquerque, le roi du Portugal Emmanuel Ier et le pape Léon X.

Ce récit, fondé sur des faits réels, décrit le périple du rhinocéros à bord du Nossa Senhora de Ajuda. Las ! du fait d’un naufrage, la bête meurt noyée au large des côtes italiennes. Mais on dit que son cadavre, récupéré et rafistolé, figurerait dans ces caves où, à la Cité du Vatican, s’accumulent les innombrables cadeaux faits aux papes. D’ailleurs, l’animal n’a pas complètement disparu. Il a, en effet, servi de modèle à Albrecht Dürer, qui en a tiré une de ses plus belles créations, visible au British Museum, à Londres

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La grande maison

25 jan

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Traduit de l’anglais (États-Unis) par Paule Guivarch, aux éditions Points, 408 pages

 Hiver 72, Nadia, qui à cette époque tentait d’écrire des poèmes, reçoit en dépôt un bureau sombre et cossu disposant de dix-neuf tiroirs inégaux et intrigants. D’où peut provenir un tel meuble déposé chez elle par Daniel Varsky, jeune poète chilien qui rentre au pays ? Cette chose, l’Institution, va la suivre dans ses pérégrinations, d’appartements en appartements. Pourquoi? À qui appartient-il vraiment?
Ce roman construit autour de cet objet nous révèle peu à peu des morceaux de vie, mêlant la petite à la grande Histoire, de New-York à Jérusalem en passant par Londres.
Lotte, Daniel, Nadia, Dovik, la famille Weisz sont les témoins, les relais de cette histoire construite comme ce meuble aux dix-neuf tiroirs que l’on ouvre et qui renferment des écrits inachevés.

Présentation de l’éditeur

Qui est-il ? Que pense-t-elle ? À quoi rêvent-ils ? Pourquoi ne répond-il pas ? Lotte, Dov, Yoav… ils sont bien là, mais leur mari, père ou amants ont l’impression de ne pas les connaître vraiment. Pour mieux les comprendre, il existe une clef : leurs écrits, cachés dans un bureau transmis de génération en génération. Et s’il était préférable de ne jamais découvrir l’intimité des êtres aimés ?

Née en 1974, Nicole Krauss est l’un des écrivains les plus prometteurs de la nouvelle génération des lettres américaines. Son précédent roman, L’Histoire de l’amour, a connu un véritable succès international. Elle vit à Brooklyn avec son mari, l’écrivain Jonathan Safran Foer, et leurs deux enfants.

Le portrait

19 jan

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Aux éditions Gallimard, 320 pages

Et si La Mona Lisa, elle aussi…

Le portrait de la baronne Betty, au fil des années est déplacé d’hôtels en châteaux, en passant par les musée, Paris, New-York… Bien campée dans son tableau, la baronne écoute et commente les conversations, témoin de l’apogée et du déclin de cette dynastie.
Un bon moment de lecture!

Présentation éditeur 

Et si un tableau pouvait parler? Dire tout ce qu’il voit et tout ce qu’il entend, partout où il est accroché?

Le portrait de la baronne Betty de Rothschild, peint par Ingres en 1848, raconte, à travers ce roman surprenant, un siècle et demi des fastes et des tourments de sa famille, l’une des dynasties financières les plus légendaires et secrètes d’Europe.

Bleu de Delft

21 sept

Bleu de Delft
Simone van Der Vlugt, traduit du néerlandais (Pays-Bas) par Guillaume Deneufbourg
Aux éditions Philippe Rey, 336 page
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Catrijn, adolescente, elle embellissait de couronnes de fleurs les meubles de la ferme familiale. Elle n’avait qu’un rêve, devenir peintre.
L’histoire se situe aux Pays Bas, au XVIIème siècle. À cette époque, pour être peintre, le jeune artiste devait être parrainé pour entrer en apprentissage auprès d’un Maître et, à l’issue de ses années d’études obtenait l’ autorisation d’exercer son art au sein d’une guilde, parcours difficile pour un homme, à de très rares exceptions, impossible pour une femme!
À la suite d’un veuvage précoce et douteux, Catrijn quitte précipitamment son village pour Amsterdam. Elle côtoie Vermeer, affine son talent avec un élève de Rembrandt. Son passé la rattrape un peu trop vite, elle fuit ses souvenirs et ses démons en se rendant à Delft.
Delft, capitale de la faïence hollandaise, Catrijn y apprend la peinture sur céramique, développe les motifs d’inspiration asiatique qui feront la renommée de la cité.
L’auteure conte un destin de femme particulier, au chemin semé d’embûches.

Présentation éditeur

Au XVIIe siècle, après la mort mystérieuse de son mari, la jeune Catrijn quitte sa campagne néerlandaise pour tenter sa chance à la ville. Le hasard des rencontres la mène à Amsterdam où elle est engagée comme intendante dans une famille. Passionnée de peinture, Catrijn aide la maîtresse de maison à parfaire son apprentissage. Elle fera même la rencontre de Rembrandt dans son atelier.

Mais, poursuivie par son passé, en la personne d’un ancien valet de ferme qui menace de révéler les circonstances de la disparition de son mari, la jeune femme doit fuir à Delft où elle est engagée dans une faïencerie, et formée par un ami de Vermeer. Le grand peintre voit d’un oeil bienveillant le succès fulgurant de Catrijn lorsqu’elle met au point le célèbre bleu de Delft.

Tiraillée entre deux hommes qui veulent l’épouser, passionnée par son métier, Catrijn doit faire des choix et tracer avec courage son propre chemin.

Simone van der Vlugt offre le magnifique portrait d’une femme artiste au Siècle d’or néerlandais, qui cherche à se faire une place dans un monde d’hommes en dépit des violences et des préjugés. Un roman captivant.

 

Les Retournants

28 août

Michel Moatti

H C éditions, 272 pages

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Août 1918, alors que le dénouement est proche, la boue, la faim et la peur au ventre font de Jansen et Vasseur, ces deux poilus, des déserteurs, des bandits de grands chemins.
La République victorieuse ne pardonne pas, la chasse à l’homme s’organise. Les traqués-traqueurs entraînés à la violence du combat, en quête d’identité trouvent refuge dans un château…
Une histoire particulière, sur un thème encore méconnu, un roman incontournable à lire à l’occasion du centenaire de la «Der des Ders»! ❤

 

Platine

24 juil

Regine Detambel

Aux éditions Actes Sud,  192 pages

 

 

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Harlean Carpenter appelée Jean Harlow,  à la chevelure blond platine, à la poitrine généreuse incarne le tout premier sex-symbole du cinéma parlant. Ce court roman retrace l’existence de cette jeune actrice à la carrière impressionnante, en quête de reconnaissance et d’amour. ❤

Présentation éditeur
Platine est l’histoire d’Harlean Carpenter, dite Jean Har­low, l’actrice aux seins parfaits, la “Bombe” à la chevelure sans pareille, l’inspiratrice de Marilyn Monroe, premier sex-symbol du cinéma, qui tourna une vingtaine de films en à peine vingt-six ans d’existence, étoile montante fau­chée en pleine gloire par la maladie, et constamment au cœur de scandales.
Son emprisonnement, sa vie durant, dans une effrayante relation fusionnelle à sa mère, adepte de la Science chré­tienne, les exactions dont elle fut victime de la part d’un beau-père mi-incestueux mi-proxénète ne furent pas les seules aberrations de sa courte existence, ballottée d’af­faires de mœurs en coups et blessures, des bras du richis­sime Howard Hughes à ceux de Clark Gable, son dernier partenaire sur le tournage de Saratoga, en 1937.
Une vie de star ou l’effroyable jeunesse d’une belle femme trop convoitée qui voulait tenter de s’aimer et jouir de son propre corps malgré les diktats des maquilleurs et le feu des projecteurs qui lui crevassait la peau.
À travers le destin de cette comédienne broyée, comme des centaines d’autres, par les nababs des majors, et dont on ne cessa de dire, durant la cérémonie funéraire, qu’elle était aussi belle morte que vivante, Régine Detambel grave au scalpel l’impitoyable et flamboyant blason de l’oppression des femmes.

Des jours sans fin

30 juin

Sebastian Barry

Traduit de l’anglais (Irlande) par Laetitia Devaux

Aux éditions Joëlle Losfeld, 272 pages

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Un roman étonnant, de par la simplicité de la narration sur un sujet très particulier traité sur fonds de conquêtes des territoires et guerre de sécession. L’horreur et la sauvagerie des combats contrastent avec cet amour intense, sincère mais dissimulé car interdit. Un sacré coup de ❤!

Présentation éditeur:
Chassé de son pays d’origine par la Grande Famine, Thomas McNulty, un jeune émigré irlandais, vient tenter sa chance en Amérique. Sa destinée se liera à celle de John Cole, l’ami et amour de sa vie.
Dans le récit de Thomas, la violence de l’Histoire se fait profondément ressentir dans le corps humain, livré à la faim, au froid et parfois à une peur abjecte. Tour à tour Thomas et John combattent les Indiens des grandes plaines de l’Ouest, se travestissent en femmes pour des spectacles, et s’engagent du côté de l’Union dans la guerre de Sécession.
Malgré la violence de ces fresques se dessine cependant le portrait d’une famille aussi étrange que touchante, composée de ce couple inséparable, de Winona leur fille adoptive sioux bien-aimée et du vieux poète noir McSweny comme grand-père. Sebastian Barry offre dans ce roman une réflexion sur ce qui vaut la peine d’être vécu dans une existence souvent âpre et quelquefois entrecoupée d’un bonheur qui donne l’impression que le jour sera sans fin.

Une longue impatience

21 juin

Gaëlle Josse

Aux éditions Noir sur Blanc, collection Notabilia, 192 pages

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Un livre de moins de 200 pages. Je viens de terminer «Une longue impatience» de Gaëlle Josse, mais qu’est ce que j’aime cette auteure! J’aime sa simplicité, sa finesse, la justesse des sentiments exprimés par Anne, l’héroïne de ce trop court roman. Après avoir lu ces dernières années, «Le dernier gardien d’Ellis Island», «Les heures silencieuses», «L’ombre de nos nuits» et «Un été à quatre mains», je me suis laissée envahir par les mots, par leur gourmandise, le manque et l’absence, la bienveillance de l’ amour maternel.

Présentation éditeur

Ce soir-là, Louis, seize ans, n’est pas rentré à la maison. Anne, sa mère, dans ce village de Bretagne, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, voit sa vie dévorée par l’attente, par l’absence qui questionne la vie du couple et redessine celle de toute la famille.

 

Chaque jour, aux bords de la folie, aux limites de la douleur, Anne attend le bateau qui lui ramènera son fils. Pour survivre, elle lui écrit la fête insensée qu’elle offrira pour son retour. Telle une tragédie implacable, l’histoire se resserre sur un amour maternel infini.

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