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La Foi et la Montagne

7 sept

La Foi et la Montagne

Jean Anglade

Aux éditions Presses de la Cité, collection Terres de France, 300 pages

Prix des Libraires 1962

la Foi et la Montagne

Présentation éditeur

Dans une île de l’archipel des Philippines, un riche propriétaire se lance dans une folle entreprise : construire une route jusqu’à un volcan.
Un roman de Jean Anglade à redécouvrir dans sa période littéraire dite « bleue ».
Toujours le même cauchemar : la falaise, des hommes à ses trousses, le saut dans le vide puis le réveil, brutal. Il y a dix ans, dans cette petite île du bout du monde, alors en guerre, Arsenio Hernandez, prisonnier puis condamné à mort a tué pour le prix de sa liberté. Depuis, le riche notable est rongé par le remords.
Même le sourire de sa femme, la belle Margarita, et ses cinq enfants n’y peuvent rien. Un soir, un « illuminé » le fait réfléchir sur le sens de sa vie : « Qu’as-tu fait, don Arsenio, depuis ta naissance ? Tu as entassé, entassé, entassé ! As-tu rien fait d’autre ? »
Alors Hernandez se lance dans un projet fou, démesuré : construire la route qui atteindra le sommet du plus haut volcan de l’île, le Banlaon…

Un grand roman de la période littéraire dite « bleue » de Jean Anglade.

Un p’tit mot
Don Arsenio est un riche propriétaire, négociant, marchand, bref il a la bosse du commerce. Une femme, des enfants, une vie plus que confortable, cependant, le Bonheur est-il vraiment là, dans tes greniers et ton coffre fort, richement vêtu et repu?
Don Arsenio part en quête de son devoir ultime.
Un roman écrit sous forme de paragraphes numérotés guident Don Arsenio, sa route, son ascension, la quête de sa dernière mission pouvant donner du sens à son existence.

Le Fifre

7 sept

Le Fifre

Édouardo Manet

Aux éditions Écriture, 264 pages

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Edouardo Manet romancier et dramaturge, est né à Santiago de Cuba, Prix Goncourt des Lycéens en 1992 avec « L’île du lézard vert », Prix Interallié en 1996 avec « Rhapsodie cubaine », Prix du Roman d’Evasion en 1999 avec « D’amour et d’exil ». En 2006, il a été le président d’honneur de la Foire du Livre de Limoges.

La jeune Eva Gonzalès a vingt ans lorsqu’elle est présentée à l’auteur d’un inconvenant Déjeuner sur l’herbe. Convaincue qu’il reconnaîtra son talent, elle n’écoute pas les avertissements de son père, un écrivain en vogue, inquiet de la réputation sulfureuse d’Édouard Manet. Ne dit-on pas que le célèbre Fifre serait le portrait de son fils adultérin ? Eva ignore que le peintre Stevens l’a dépeinte à son ami comme une maja espagnole au tempérament de feu. En peu de temps, elle devient une familière de l’atelier, de Manet lui-même – mais aussi son élève la plus douée, au désespoir de Berthe Morisot. C’est le début d’une liaison clandestine, orageuse et magnifique, jusqu’à l’étrange disparition de la jeune femme, en 1872… Chronique d’un amour mais aussi d’une révolution artistique, l’impressionnisme, qui vit l’irruption des femmes en peinture, Le Fifre est enfin – et peut-être surtout – le récit d’une quête personnelle entreprise voici plus d’un demi-siècle. Le père d’Eduardo Manet plaisantait-il, ce jour lointain d’avant la révolution cubaine, où il lui annonça innocemment : « Sais-tu que nous descendons du peintre ? » www.edouardomanet.net

 

Mon p’tit mot

Le Second Empire, La Commune, le Paris des grands travaux, deux familles, les Gonzalès et les Manet.

Un demi-siècle trouble mais enrichi de découvertes et progrès accompagnent les familles Gonzalès et Manet dans leur quotidien.

Sept cahiers (carnets Moleskine?) rédigés par Jeanne, la plus jeune des sœurs Gonzalès, son journal où elle croque le quotidien et sa rencontre avec le microcosme artistique de l’époque mais aussi l’histoire d’un amour fou entre le maître Manet et son élève Eva, sa sœur.

 

Présentation éditeur

La jeune Eva Gonzalès, d’origine espagnole, a vingt ans lorsqu’elle est présentée, en 1869, à Édouard Manet, 37 ans, auteur de ce Déjeuner sur l’herbe qui a fait scandale six ans plus tôt. Elle n’écoute pas les avertissements de son père, feuilletoniste du Siècle, inquiet de la réputation sulfureuse du peintre. Son célèbre Fifre n’est-il pas le portrait d’un de ses fils adultérins ? Convaincue que son talent d’artiste peut éclore grâce à l’appui de Manet, Eva ignore que le peintre Alfred Stevens l’a dépeinte comme « une vraie maja au tempérament de feu, qui ne mesure pas à quel point elle est sensuelle ».
Bientôt, elle devient une familière de l’atelier, et l’amante de Manet – mais aussi son élève la plus douée, au désespoir de Berthe Morisot… C’est le début d’une liaison clandestine, orageuse et magnifique, ponctuée de voyages, jusqu’à l’étrange disparition de la jeune femme, en 1872 : elle attend un enfant de cet homme marié qui a horreur du scandale… sauf en peinture. Mariée sans amour, Eva mourra en 1883, alors qu’elle tressait une couronne pour orner la tombe de Manet, décédé six jours avant elle…
Fils d’Eduardo Rafael Gonzalès-Manet, Eduardo Manet met en lumière l’histoire d’une passion méconnue et fait revivre le Paris artistique du Second Empire, où passent les figures de Zola, Monet, Degas, Renoir, Fantin-Latour, Meissonnier, Durand-Ruel…

Pour aller plus loin

le fifre

Le Fifre 1860, huile sur toile, 160 x 94

Paris, Musée d’Orsay

Manet, qui avait trouvé dans une manière et des sujets hispanisants, la voie de son propre talent, ne découvre que tardivement, en 1865, l’Espagne et le musée du Prado. Le Pablo de Valladolid de Velasquez l’impressionne particulièrement et le peintre confie alors à son ami Fantin-Latour : « [c'est] le plus étonnant morceau de peinture qu’on ait jamais fait… Le fond disparaît : c’est de l’air qui entoure le bonhomme, tout habillé de noir et vivant ».

De retour à Paris, Manet applique ces principes à un sujet contemporain. Un simple et anonyme enfant de troupe se voit donc traité comme un grand d’Espagne. Non seulement, Manet bouleverse les hiérarchies de la représentation, mais il accompagne également ce choix d’un langage audacieusement simplifié. Le peintre utilise ainsi des aplats, très nets dans les noirs, quelques effets de modelé dans les chairs et dans l’étui de l’instrument, et des empâtements dans les blancs qui soulignent les plis des tissus. La palette colorée est très réduite, et l’espace sans profondeur. On distingue à peine la limite entre le plan horizontal du sol et le plan vertical du fond, coloré d’un gris très peu nuancé et totalement dépouillé.

L’oeuvre rejetée par le jury du Salon de 1866, est une de celles qui fonda l’enthousiasme d’Emile Zola pour le peintre. L’écrivain décela, dans la vérité du propos et de la manière, l’expression d’un sentiment proprement moderne. www.musee-orsay.fr

 

le dejeuner sur l'herbe

Edouard Manet (1832-1883)

Le déjeuner sur l’herbe 1863, Huile sur toile H. 208 ; L. 264,5 cm

Paris, musée d’Orsay

Donation Etienne Moreau-Nélaton, 1906

Rejetée par le jury du Salon de 1863, cette oeuvre est exposée par Manet sous le titre Le Bain au « Salon des Refusés » accordé cette année là par Napoléon III. Elle en constitua la principale attraction, objet de moqueries et source de scandale.

Pourtant, Manet revendique dans Le déjeuner sur l’herbe l’héritage des maîtres anciens et s’inspire de deux oeuvres du Louvre. Le Concert champêtre du Titien, alors attribué à Giorgione, fournit le sujet, tandis que la disposition du groupe central s’inspire d’une gravure d’après Raphaël : Le jugement de Pâris. Mais dans Le déjeuner sur l’herbe, la présence d’une femme nue au milieu d’hommes habillés n’est justifiée par aucun prétexte mythologique ou allégorique. La modernité des personnages rend obscène, aux yeux de ses contemporains, cette scène presque irréelle. Manet s’en amusait d’ailleurs, surnommant son tableau « La partie carrée ». www.musee-orsay.fr

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Eva Gonzalès, Le Thé, Huile sur toile 94 x 60, peint en 1865/1869. Ce tableau fit connaitre Eva dans les salons européens, sa soeur Jeanne lui servant de modèle

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Eva Gonzalès, Portrait de Jeanne, Pastel, 1869/1870

 

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Eva Gonzalès, L’Enfant de troupe, Huile sur toile 130 x 98, Peint en 1869/1870, Musée de Gajac, Villeneuve sur Lot. Eva a peint ce tableau en faisant référence au Fifre de Manet et à la couleur noire, hommage au peintre.

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Eva Gonzalès, la Modiste, 1882/1883, Institut Art of Chicago

Portrait d'Eva Gonzalès

Edouard Manet, Portrait d’Eva Gonzalès, 1869/1870, National Gallery, Londres

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La Plante favorite, présenté par Eva au Salon de 1872, Pastel, 46 x 38, 1871/1872, décrit dans le roman comme oeuvre commune des deux soeurs.

 

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Eva Gonzalès, Le déjeuner sur l’herbe, huile sur toile, 65 x 46, 1880/1882

Deux cigarettes dans le noir

11 août

Deux cigarettes dans le noir

Julien Dufresne-Lamy

aux éditions Belfond Pointillé, 304 pages

deux cigarettes dans le noir

Par un soir de pluie, Clémentine devient mère en provoquant la mort d’une femme qui fumait une cigarette dans le noir…

Elle est obsédée par l’image de cet accident et cherche à en savoir plus. Elle pense avoir percutée la célèbre chorégraphe Pina Baush et part à la découverte de l’artiste, se documente, lit et visionne en boucle l’oeuvre de Pina qui fait écho à sa propre vie, à ses espoirs.

« Two cigarettes in the dark » est une pièce créée en 1985.

Theatreonline.com: Le Tanztheater Wuppertal, qui vient de fêter ses quarante ans, revient sur la scène du Palais Garnier avec Two Cigarettes in the Dark, créée en 1985. La pièce, dont le titre est inspiré d’une chanson de Bing Crosby qui évoque la solitude et la perte de l’être aimé, participe de cette « danse théâtre » si caractéristique de l’oeuvre de Pina Bausch.

Dans un décor clos et immaculé, conçu par Peter Pabst, les interprètes s’interpellent, se croisent, se succèdent dans des séquences violentes et burlesques, cherchant ainsi à combler le vide de leur existence. Entre tragédie et dérision, souffrance et espoir, les tableaux se télescopent, laissant transpirer toute la complexité des rapports entre hommes et femmes et les contradictions de la nature humaine.

Pièce rare et incisive, Two Cigarettes in the Dark questionne le théâtre de la vie.

Musiques : Claudio Monteverdi, Ludwig Van Beethoven, Maurice Ravel, Hugo Wolf, Henry Purcell, Ben Webster, Musique de la Renaissance…

Présentation éditeur

Il y a avec la danse une intrigue meurtrière. Avec elle, la fin l’emporte toujours.
Clémentine travaille dans une usine de parfum. Elle attend un enfant.
Au volant de sa voiture en direction de la maternité, elle percute quelqu’un sans pouvoir s’arrêter.
De retour à la maison seule avec son bébé, elle apprend la mort à Paris, deux jours plus tôt, de la chorégraphe Pina Bausch. Clémentine se souvient : une silhouette maigre, de longs cheveux gris – c’est Pina qu’elle a fauchée.
Elle a tué un génie en mettant au monde son enfant.
La maternité, la danse, la vie, la mort se côtoient dans le nouveau roman de Julien Dufresne-Lamy, qui trouble et bouscule par son intelligence et son originalité.

 

Le jardinier d’Otchakov

11 août

Le jardinier d’Otchakov

Andreï Kourkov, traduit du russe par Paul Lequesne

aux éditions Liana Levi, collection « Littérature étrangère », 336 pages

Wet Eye Glasses

Un voyage dans le temps comme je les aime…
Banlieue de Kiev en 2010, Igor traine sa trentaine dans l’oisiveté. Il rencontre Stepan Sadovnikov, un jardinier quinquagenaire tatoué qui loue ses services contre gîte et couvert. (Sadovnik signifie jardinier en russe). Ils forment tous deux une curieuse équipe sur les traces du passé de Stepan. Ils font entre autres découvertes celle d’une vieille valise contenant un costume de milicien russe des années 50. Un soir de fête d’anniversaire, pour faire le beau, Igor revêt l’uniforme. Et là, l’histoire à la Kourkov prend tout son sens…

Igor marche dans la rue faiblement éclairée, son pas s’alourdit, le paysage se modifie et… Il est Minuit, le voilà devant la cooperative vinicole d’Otchakov, ville perdue au bord de la mer Noire…

Présentation éditeur

Le rouble soviétique, le premier Spoutnik, Nikita Khrouchtchev… Pour Igor, tout ça, c’est de l’histoire ancienne. La trentaine débonnaire, il vit avec sa mère dans la banlieue de Kiev et préfère la perspective d’une soirée entre copains à celle d’un boulot ou d’un mariage. Le passé pourtant vient toquer à sa porte sous les traits d’un vagabond tatoué qui, en échange d’un lit de fortune, propose de s’acquitter des travaux de jardinage. Commence alors pour Igor une folle aventure où un vieil uniforme de milicien, sitôt enfilé, lui permet de franchir l’espace et le temps pour se retrouver dans la petite ville d’Otchakov, au bord de la mer Noire, en l’an 1957. Passé les premiers moments de doute sur sa santé mentale, Igor découvrira, outre les mœurs des bandits des années 50 et les charmes d’une poissonnière rousse, que l’histoire change de taille en fonction de qui cherche à l’endosser. Et qu’il n’est pas besoin d’être jardinier pour cultiver sa vraie nature.

Andreï Kourkov est né en Russie en 1961 et vit à Kiev. Il est aujourd’hui un écrivain ukrainien de langue russe. Très doué pour les langues (il en parle sept), il débute sa carrière littéraire pendant son service militaire alors qu’il est gardien de prison à Odessa… Son premier roman, Le Pingouin, remporte un succès international. Son œuvre est aujourd’hui traduite en 36 langues.

A la Belle Marquise

11 août

A la Belle Marquise

Gérard Georges

aux éditions Presse de la Cité, collection « Terres de France » Auvergne, 313 pages

à la belle marquise

En voilà une histoire qui fleure bon le chocolat…

Présentation éditeur

Début des années 1900, à Royat. Comment une petite fabrique artisanale de chocolats devient une entreprise au succès florissant, grâce à l’alliance d’une fille de confiseur et d’un jeune ingénieur des mines.
En 1889, ce n’était encore qu’un très modeste moulin-chocolaterie. Mais Auguste et Clémentine Roussel, jeunes mariés, ont des idées et de l’ambition. Lui, ingénieur des Mines, a pour réputation de réussir tout ce qu’il entreprend. Elle, fille d’un confiseur réputé de Royat, a su depuis toute petite aiguiser son palais. Guimauves, pralines, dragées et autres douceurs n’ont aucun secret pour elle. Conjuguant leurs talents, Auguste fait le serment de créer « le meilleur chocolat de toute la contrée », aux arômes et épices subtils…
Comment, en une dizaine d’années, leur modeste entreprise artisanale deviendra-t-elle la florissante enseigne A la Belle Marquise, qui jusqu’à Paris et à l’étranger, fera le bonheur des gourmands et des célébrités ?

À l’orée du verger

28 juil

À l’orée du verger

Tracy Chevalier, traduit de l’anglais (États-Unis) par Anouk Neuhoff A

Aux éditions La Table Ronde, collection Quai Voltaire

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Une balade aux confins de contrées sauvages, à la découverte de la végétation plus que millénaire.
Une très belle lecture, riche en rebondissements.
Présentation éditeur
En 1838, dans l’Ohio, la famille Goodenough s’installe sur les terres marécageuses du Black Swamp, dans l’Ohio. Chaque hiver, la fièvre vient orner d’une nouvelle croix le bout de verger qui fait péniblement vivre cette famille de cultivateurs de pommes. Tandis que James, le père, tente d’obtenir de ces terres hostiles des fruits à la saveur parfaite, la mère, Sadie, en attend plutôt de l’eau-de-vie et parle à ses enfants disparus quand elle ne tape pas sur ceux qui restent.
Quinze ans et un drame plus tard, leur fils Robert part tenter sa chance dans l’Ouest. Il sera garçon de ferme, mineur, orpailleur, puis renouera avec la passion des arbres en prélevant des pousses de séquoias géants pour un exportateur anglais fantasque qui les expédie dans le Vieux Monde. De son côté, sa sœur Martha n’a eu qu’un rêve : traverser l’Amérique à la recherche de son frère. Elle a un lourd secret à lui faire partager…
Tracy Chevalier nous plonge dans l’histoire des pionniers et dans celle, méconnue, des arbres, de la culture des pommiers au commerce des arbres millénaires de Californie. Mêlant personnages historiques et fictionnels, des coupe-gorge de New York au port grouillant de San Francisco, À l’orée du verger peint une fresque sombre mais profondément humaniste, et rend hommage à ces femmes et ces hommes qui ont construit les États-Unis.

Rosemary, l’enfant que l’on cachait

28 juil

Rosemary, l’enfant que l’on cachait

Kate Clifford Larson, traduit de l’anglais (américain) par Marie-Anne de Béru,

préface de Pierre Pratabuy

Aux éditions des Arènes, 290 pages

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Rosemary, la fille aînée des Kennedy (les parents de John) est née handicapée mentale. Dans un premier temps elle est hyper stimulée pour répondre aux exigences sociales du clan Kennedy. Jeune femme  son père en cachette, lui fera subir une lobotomie dont elle ne ressortira pas indemne… Pour satisfaire ses ambitions politiques, il l’éloignera à jamais du reste de la famille…

Les droits les plus élémentaires de milliers d’enfants porteurs de handicap ont été de cette façon ignorés… L’enfermement, la camisole chimique ont été longtemps le remède…

Présentation éditeur

Rosemary est la petite sœur du futur président John Fitzgerald Kennedy. Différente des autres membres de la fratrie, elle accuse un léger retard mental associé à des troubles de l’humeur. Pour le patriarche, Joe Kennedy, obsédé par la réussite, sa famille doit incarner le rêve américain. Ce n’est pas le cas de Rosemary.

Un peu rebelle, elle affectionne les fêtes, pratique la voile et le tennis. En 1939, elle obtient un diplôme d’éducatrice auxiliaire,
mais son comportement effraie son père. Frénétique dans sa recherche de méthodes pour soigner sa fille, Joe ne s’aperçoit pas que le changement incessant d’établissement aggrave au contraire son cas et la rend de plus en plus instable. Fin 1941, il va trop loin et fait lobotomiser Rosemary.
L’opération tourne mal. La jeune femme en sort lourdement handicapée, à la fois physiquement et mentalement. Elle est alors internée, cachée, effacée. Pendant longtemps, ses propres frères et sœurs ignorent même ce qu’est devenue Rosemary.

Voici son histoire. La vraie. Celle de l’enfant que l’on cachait.

Traduit de l’anglais par Marie-Anne de Béru

Rosemary, la fille cachée des Kennedy se prolonge sur le site www.arenes.fr

Le gardien des choses perdues

5 juil

Le gardien des choses perdues

Ruth Hogan, traduit de l’anglais par Christine Le Boeuf

Aux éditions Actes Sud, 352 pages

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Ce roman est un véritable trésor. Des petits objets méticuleusement recensés, deux histoires parallèles qui finissent par s’imbriquer avec justesse.

Présentation éditeur
Londres, mai 1974. Anthony Peardew attend sa fiancée, Thérèse. Celle-ci est étonnamment en retard. Il est loin de se douter qu’elle n’arrivera jamais, gisant au centre de l’attroupement qui s’est formé quelques centaines de mètres plus bas sur la chaussée. De retour chez lui ce même jour, Anthony réalise qu’il a égaré le médaillon que Thérèse lui avait confié, rompant ainsi la seule promesse qu’elle lui ait jamais demandé de tenir. Le coeur brisé, il passera le restant de son existence à collecter des objets trouvés au hasard de ses promenades, dans l’espoir de pouvoir un jour les restituer à leurs propriétaires.
Désormais âgé de soixante-dix-neuf ans, le vieil homme décide de léguer sa demeure victorienne et les “trésors” qu’elle recèle à sa fidèle assistante Laura, qu’il pense être la seule à même d’accomplir la mission qu’il s’est donnée. En exprimant ses dernières volontés, il est loin de se douter de leurs répercussions et de l’heureuse suite de rencontres qu’elles vont provoquer…
Histoire d’amour et de rédemption, Le Gardien des choses perdues explore la magie des objets, le sens qu’ils donnent à nos vies et les liens inattendus qui nous unissent aux autres. Ce premier roman enchanteur, à l’humour et au charme irrésistiblement british, est en cours de

Elle posait pour Picasso

17 juin

Elle posait pour Picasso

Béatrice Egémar, illustration d’Aurélien Police 

Aux éditions Gulf Stream, collection Courants Noirs, 256 pages

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Voici un roman policier, mais pas que, pour la jeunesse. L’action se déroule à Paris en 1905. Émile 18 ans s’installe à Montmartre pour devenir poète, au Bateau Lavoir… Il y cotoie Picasso, Max Jacob, Guillaume Apollinaire. Dans ce décor, il va mener l’enquête et reconstituer les conditions du décès de Linda, jeune bouquetière qui posait pour Picasso.

Présentation éditeur
Une enquête en compagnie de Max Jacob et de Picasso au Bateau Lavoir.
Paris, 1905.
Émile, 18 ans, vient vivre à Paris pour devenir poète. Il s’installe sur la Butte Montmartre, dans un drôle d’atelier d’artistes, le Bateau Lavoir ; il fait la connaissance de son voisin, Pablo Picasso, de ses amis Max Jacob et Guillaume Apollinaire. Quand on apprend que Linda, une jeune bouquetière qui posait comme modèle, est retrouvée morte après être tombée du quatrième étage, tous pensent à un suicide, mais Émile, l’apprenti poète, n’est pas convaincu. Avec l’aide de Max Jacob et de la jolie Virginie, il va reconstituer la sombre histoire de la petite bouquetière. Aimait-elle encore Louis, le bel apache qui l’avait abandonnée ?Qui était son mystérieux amoureux qui lui avait promis une vie meilleure, loin des ruelles de la Butte ? Du cabaret du Lapin Agile aux ateliers d’artistes, Émile va découvrir l’envers de la vie de bohême. 

www.montmartre-addict.com: Tous les personnages de ce roman ont bel et bien existé, à commencer par Linda, peinte par Picasso. Le tableau « Fille à la corbeille de fleurs » figure aujourd’hui dans les collections du Baltimore Art Museum.

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Il s’agit malgré tout d’une fiction, et Linda n’est pas morte assassinée (même si elle connut un destin tragique). Le livre est cependant parfaitement documenté ; non seulement l’intrigue est haletante, mais en plus on apprend beaucoup de choses sur le quartier et on prend énormément de plaisir à s’y balader plus de 100 ans en arrière. Saviez-vous par exemple qu’il existait à l’époque une vacherie rue du Mont-Cenis ?

1330506652-paris-rue-du-mont-cenis Coup de cœur dans Polar

L’auteur a parfaitement su retranscrire l’esprit de Montmartre et de ses habitants « La Butte dominait Paris, du haut de ses cent trente mètres, et ses habitants la quittaient rarement. Il étaient Montmartrois avant d’être Parisiens ; la capitale était un autre monde, riche, agité, tapageur, et pour tout dire, différent« .

« Elle posait pour Picasso » est un roman pour la jeunesse, conseillé dès 13 ans ; le point de vue historique est particulièrement intéressant à cet égard. Mais même si vous avez largement passé l’âge de l’adolescence, il ne fait aucun doute que vous vous laisserez embarquer dans cette aventure ; un vrai polar historique pour toute la famille.

http://www.montmartre-secret.com: C’est Max Jacob qui donna son nom à la longue bâtisse de bois au toit presque plat qui lui rappelait les bateaux ancrés sur la Seine où les femmes venaient faire leur lessive.

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Photo d’un bateau-lavoir (un vrai)

L’histoire de ce lieu est bien connue. Nombreux furent les peintres qui y séjournèrent… Modigliani, Van Dongen, Derain… mais le phénix du Bateau-lavoir fut Picasso qui y vécut de 1904 à 1909. C’est là qu’il fit poser Gertrude Stein pendant plus de 60 séances, c’est là qu’il conçut les Demoiselles d’Avignon, manifeste du cubisme…

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Aujourd’hui l’endroit reste fidèle à son histoire et accueille des peintres étrangers.

Si l’on veut avoir une idée de ce qu’étaient ces ateliers, il suffit de tourner à gauche, rue d’Orchampt où en il en subsiste quelques-uns.

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Ateliers du Bateau-lavoir, rue d’Orchampt

A l’emplacement du Bateau Lavoir, il y eut jusqu’en 1830 une guinguette très appréciée des Parisiens qui venaient à la campagne se divertir et boire le petit vin de la Butte. Cette guinguette s’appelait Le Poirier sans Pareil, du nom d’un arbre exceptionnel dans les branches duquel était installée une table qui pouvait recevoir une douzaine de buveurs !

Aurélien Police est illustrateur indépendant et exerce dans divers domaines comme la réalisation de pochettes de disques, d’illustration d’articles de presse ou de couvertures de romans pour des éditeurs et des groupes internationaux ou encore l’illustration jeunesse. Il se sert de l’outil informatique comme d’un creuset pour y mêler toutes sortes de matières premières, brouillant les frontières entre différents média pour donner à ses images un rendu graphique qui lui est propre. Flirtant avec de nombreuses thématiques souvent associées au fantastique, au polar ou au merveilleux, il décline au travers de ses illustrations une vision toute personnelle de ces genres.www.aurelienpolice.com

Le secret de la rouelle

17 juin

Le secret de la rouelle, tome 1 « L’œil mauvais »

Marie-France Houdart, dessins de Diane de Bournazel

Aux éditions Maïade, 211 pages

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J’ai rencontré cette auteure lors de la Foire du Livre de Brive en 2011. Auteure locale et éditrice de la Maïade.

2 enfants Anna et Léo, découvrent dans un ruisseau un petit objet, une rouelle. «La rouelle en poche, Anna, Léo et leur fantastique petit chien blanc vont vous entraîner, à la recherche du Secret, dans un voyage toujours plus hallucinant.»

Une carte, un dictionnaire occitan, des jeux, des recettes, des chants et des illustrations font de ce roman un voyage dans le temps très tentant! Pour lecteur à partir de 10 ans et pour l’adulte souhaitant retrouver pour un temps son âme d’enfant!

Quatrième de couverture

« Et tant que vous n’aurez pas trouvé le Secret, tant que vous n’aurez pas réussi à lever la malédiction, jamais vous ne pourrez retourner dans votre temps ! » 
S’ils avaient pu penser que la découverte d’un petit objet rond dans un ruisseau les entraînerait dans des aventures d’étape en étape plus incroyables…
“Ils“ ? Une fillette, Anna, habitant quelque part en Limousin. Et lui, Léo, son cousin de Paris. Tout les oppose. Et voilà que cette petite chose, cette étrange rouelle va bouleverser leur vie.
Sorcière, Meneur de loups, Chasse volante, Dame blanche, sans oublier le fabuleux petit Chien blanc qui les guide, vont leur faire remonter les siècles à la découverte de la vie inimaginable menée par leurs ancêtres, sous le regard de cet Œil mauvais qui les harcèle sans relâche. Parviendront-ils à trouver le Secret de la rouelle et à délivrer le pays de la malédiction qui l’oppresse ?

Au-delà de cette invraisemblable aventure, Marie-France Houdart nous entraîne dans une fantastique mais véridique fresque d’histoire, l’histoire d’un village perdu du pays Limousin, où la survie était si difficile que partir semblait souvent nécessité. Sera-t-il sauvé par ces deux enfants?

Marie-France Houdart
est ethnologue. Elle a vécu en Algérie, en Lorraine, au Pérou, avant de s’installer en Corrèze.
Elle a écrit et édité de nombreux ouvrages qui parlent de la vie, des coutumes et de l’histoire de tous ces pays :
Pays et paysans du Limousin
Comprendre le pays limousin
Des Andes au Limousin
Arbres de mai…
Aujourd’hui, elle a choisi de raconter, à sa façon, aux jeunes et à ceux qui le sont toujours, l’histoire de ce pays où elle a choisi de vivre.

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Diane de Bournazel
est peintre, illustratrice (Gallimard, L’école des loisirs, Al Manar…),
créatrice de livres d’artiste.
Elle peint, colle, plie, découpe et raconte, de manière rare, notre éternelle histoire où rêve et réalité se fondent. La lune, une fleur, un arbre, deux enfants sur un chemin, un pont, un ruisseau, une petite roue qui tourne, et tout s’envole.

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