Les carnets de guerre de Victorien Mars

27 fév

Les carnets de guerre de Victorien Mars, de Maxence Fermine, aux éditions Albin Michel, 192 pages.

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Quatrième de couverture
Cette histoire commence comme ça. On est tous les cinq dans cette tranchée qui n’est pas la nôtre. Trois agenouillés au sol et deux debout. J’ai un pistolet sur la tempe. De l’autre côté du pistolet, il y a un soldat français. Et j’attends qu’il tire. »Verdun, avril 1916. En première ligne, l’épouvante des tranchées : un gouffre de peur, de faim, de froid. Mais pas seulement. Non loin de l’ennemi déclaré, un autre, plus sournois, sévit. Un adjudant qui se repaît de la souffrance de ses hommes. Un bourreau que la guerre, enfin, autorise à tuer.Dans ce roman atypique et dérangeant, Maxence Fermine explore cette « mise entre parenthèses de la vie » qu’impose la guerre. Mais plus que l’horreur du conflit, c’est, sous un angle humain, l’enfer psychologique et les sentiments extrêmes suscités par la crainte de la mort qu’il met en abyme avec un incontestable talent.

L’auteur:
Maxence Fermine est l’auteur de plusieurs romans à succès, Neige, L’Apiculteur (Prix del Duca et Prix Murat en 2001), Opium, Amazone (Prix Europe 1 en 2004), traduits dans de nombreux pays, notamment l’Italie où il est un best-seller.
Il vit en Haute-Savoie. Source: site Albin Michel.

Mon avis
C’est une fiction, mais l’Histoire est bien présente, un texte plein d’émotion, l’enfer des tranchées, un bourreau sanguinaire et les souvenirs de la vie d’avant. Victorien Mars (au nom prédestiné), le narrateur nous raconte son dégoût pour cette guerre, son enlisement, ces chefs des deux camps, à l’arrière du front, bien au chaud dans leurs bureaux, qui décident du sort de ces milliers d’hommes tapis dans la boue.
⭐️⭐️⭐️⭐️

Limon

27 fév

Limon, de Didier Desbrugeres, aux éditions Gaïa, 224 pages

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Quatrième de couverture

Des médailles militaires oubliées au fond d’un tiroir, ou des douilles d’obus ouvragées sur le manteau d’une cheminée, des boîtes à chaussures emplies de lettres et de visages de jeunes soldats sur lesquels on ne sait plus mettre un nom. Voilà l’écho, souvent, de la Grande Guerre.
Limon, ce sont des nouvelles qui viennent porter notre regard sur le conflit de 1914-1918 sous un éclairage diffracté, comme à travers un verre brisé, pour rendre hommage à ces hommes et ces femmes précipités dans un conflit qui n’était pas le leur.
Loin des faits d’armes et des actions héroïques, se pencher sur le quotidien, sur le front et à l’arrière, et sentir les cicatrices toujours vives, plus profondes que les sillons qui tentent depuis de les recouvrir.

Mon avis
5 nouvelles dont une donnera le titre a ce recueil.
- Connaissez-vous les  » Anges Noirs »? C’est le nom que l’on donnait aux veuves qui allaient annoncer la terrible nouvelle, la mort d’un mari ou d’un fils. Ces veuves ont peu à peu remplacé le maire qui ne pouvait plus supporter cette tâche….

- Mort au champs du déshonneur est une nouvelle dérangeante, un soldat se retrouve sous les feux de son supérieur antisémite, une mort orchestrée.

- Limon, cette nouvelle est consacrée à la vie, au quotidien du soldat embourbé dans les tranchées, mais aussi à celles et ceux qui espèrent son retour.

- L’appel, des années plus tard, un industriel allemand, au volant de son bolide veut rejoindre Paris. Il traverse la Lorraine, sur l’autoroute approche de Verdun et là se souvient du boulet de canon…

- Une question se pose, que ressentent les habitants d’aujourd’hui qui vivent à proximité d’un de ces cimetières, du Chemin des Dames?
La dernière nouvelle, Rémanence, comme pour clore l’histoire traite du sujet. Un homme s’identifie à tous ces soldats, négligeant les vivants pour malgré lui, vivre et faire revivre cette période douloureuse.

C’est un bel hommage, difficile mais nécessaire.

❤️

 

Toute la lumière que nous ne pouvons voir

23 fév

Anthony Doerr, traduction de Valerie Malfoy

Éditions  Albin Michel, 624 pages.

Prix Pulitzer 2015

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Véritable phénomène d’édition aux États-Unis, salué par l’ensemble de la presse comme le meilleur roman de l’année, le livre d’Anthony Doerr possède la puissance et le souffle des chefs-d’œuvre. Magnifiquement écrit, captivant de bout en bout, il nous entraîne, du Paris de l’Occupation à l’effervescence de la Libération, dans le sillage de deux héros dont la guerre va bouleverser l’existence : Marie-Laure, une jeune aveugle, réfugiée avec son père à Saint-Malo, et Werner, un orphelin, véritable génie des transmissions électromagnétiques, dont les talents sont exploités par la Wehrmacht pour briser la Résistance.

En entrecroisant avec une maîtrise éblouissante le destin de ces deux personnages, ennemis malgré eux, dans le décor crépusculaire d’une ville pilonnée par les bombes, Anthony Doerr dessine une fresque d’une beauté envoûtante. Bien plus qu’un roman sur la guerre, Toute la lumière que nous ne pouvons voir est une réflexion profonde sur le destin et la condition humaine. La preuve que même les heures les plus sombres ne pourront parvenir à détruire la beauté du monde.

« La force physique et émotionnelle d’un chef-d’œuvre. » Library Journal 

❤️

La Der’ des ders

22 fév

Des romans pour adultes, pour la jeunesse, des albums, des bd, des documentaires, quatre années de lecture pour ne pas oublier.

 

 

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Couffin au crochet

21 fév

Couffin « Coriandre » au crochet coton Drops Paris, 5 fils crochetés ensemble pour un maximum de rigidité.

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crochet n°7

30 pelotes de Drops Paris

1 matelas de 35 x 72 cm

papier pour patron.

1- faire un échantillon en mailles serrées en crochetant les 2 brins, crochet n°7 et 5 fils.

pour 10 cm j’ai obtenu 10 mailles serrées.

2- reproduire les contours du matelas sur le papier. Relier les 2 côtés rectilignes, on obtient 1 rectangle de

48 x 34 cm. 34 cm représente le diamètre du cercle formé par le contour arrondi. Cette dimension sert de base pour crocheter ma chaînette.

Le fond

1- crocheter une chaînette de 34 mailles, mettre un anneau marqueur dans la 31ème maille de la chaînette.

2- piquer le crochet dans la 32ème maille de la chaînette (la maille avant l’anneau) et crocheter toutes les mailles chaînettes en mailles serrées. Sur la 2ème maille de la chaînette place un autre anneau marqueur et crocheter 3 mailles serrées dans la 1ère maille de la chaînette.

3- crocheter en maille serrées le deuxième brin de la chaînette et terminer sur la 32eme maille (anneau) en crochetant 2 mailles serrées, la 3ème maille serrée étant formée par les mailles 33 et 34. On obtient la base de l’ovale  avec 2 x 30 mailles serrées + 2 fois 3 mailles serrées aux extrémités (Debut de l’arrondi)

4- toujours conserver les 30 mailles entre les 2 anneaux marqueurs.

5-  pour crocheter l’arrondi augmenter de la façon suivante:

rang 1: 1 augmentation dans la 1ère et dernière maille de l’arrondi, 5 mailles

rang 2 : 1 augmentation dans la maille de chaque côté de la maille centrale, 7 mailles

rang 3: 1 augmentation dans la 1ère et dernière maille, 9 mailles

rang 4: rang 2, 11 mailles

rang 5: 1 augmentation dans la première maille, 1 augmentation dans la maille centrale, 1 augmentation dans la dernière maille.

rang 6: 1 augmentation milieu entre la première maille et la maille centrale, 1 augmentation milieu entre la maille centrale et la dernière maille.

répéter les rangs 5 et 6 jusqu’à la dimension finale du matelas.

La hauteur

faire un rang en crochetant  toutes les mailles en mailles serrées en prenant qu’un seul brin, on forme ainsi un rang de cassure.

Continuer en mailles serrées pour monter la hauteur. Si l’ouvrage ne paraît pas assez tendu faire une diminution sur les premières et dernières mailles des arrondis. …

 

 

La Brigade du rire

21 fév

La Brigade du rire

Gerard Mordillat

Albin Michel, 528 pages

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Il y a Kowalski, dit Kol, né en colère. Betty, licenciée de l’imprimerie où elle travaillait. Dylan, prof d’anglais et poète. Les jumelles Dorith et Muriel, pour qui la vie est une fête permanente. L’Enfant-Loup, coureur et bagarreur. Suzana, infirmière en psychiatrie. Rousseau, beau gosse et prof d’économie. Hurel, industriel, lecteur de Marx et de Kropotkine. Isaac le rouquin, distributeur de films, et Victoria que personne n’attendait…
Constitués en « Brigade du rire », par jeu, ils kidnappent Pierre Ramut, l’éditorialiste vedette de Valeurs françaises, et, dans un bunker transformé en atelier, l’installent devant une perceuse à colonne. Forcé de travailler selon ce qu’il prescrit dans ses papiers hebdomadaires – semaine de 48h, salaire de 20% inférieur au SMIC, productivité maximum, travail le dimanche –, Ramut saura désormais de quoi il parle…

Dans une grande fresque tragi-comique, fidèle à son univers – Vive la sociale, Les Vivants et les Morts – Gérard Mordillat parle du monde d’aujourd’hui, de ses injustices, de ses luttes, de ceux qui refusent de se soumettre et se vengent d’un grand éclat de rire.

 

Gérard Mordillat, pour La Brigade du rire, fait partie de la première sélection du Prix des libraires 2016.

D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds

21 fév

D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds

Jón Kalman Stefansson

Chronique familiale [Fiskarnir hafa enga fætur]
Trad. de l’islandais par Éric Boury
Collection Du monde entier, Gallimard, 448 pages
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«Elle est plus belle que tout ce qu’il a pu voir et rêver jusque-là, à cet instant, il ne se souvient de rien qui puisse soutenir la comparaison, sans doute devrait-il couper court à tout ça, faire preuve d’un peu de courage et de virilité, pourtant il ne fait rien, comme s’il se débattait avec un ennemi plus grand que lui, plus fort aussi, c’est insupportable, il serre à nouveau les poings, récitant inconsciemment son poème d’amour. Elle s’en rend compte et lui dit, si je dénoue mes cheveux, alors tu sauras que je suis nue sous ma robe, alors tu sauras que je t’aime.» Ari regarde le diplôme d’honneur décerné à son grand-père, le célèbre capitaine et armateur Oddur, alors que son avion entame sa descente vers l’aéroport de Keflavík. Son père lui a fait parvenir un colis plein de souvenirs qui le poussent à quitter sa maison d’édition danoise pour rentrer en Islande. Mais s’il ne le sait pas encore, c’est vers sa mémoire qu’Ari se dirige, la mémoire de ses grands-parents et de leur vie de pêcheurs du Norðfjörður, de son enfance à Keflavík, dans cette ville «qui n’existe pas», et vers le souvenir de sa mère décédée. Jón Kalman Stefánsson entremêle trois époques et trois générations qui condensent un siècle d’histoire islandaise. Lorsque Ari atterrit, il foule la terre de ses ancêtres mais aussi de ses propres enfants, une terre que Stefánsson peuple de personnages merveilleux, de figures marquées par le sel marin autant que par la lyre. Ari l’ancien poète bien sûr, mais aussi sa grand-mère Margrét, que certains déclareront démente au moment où d’autres céderont devant ses cheveux dénoués. Et c’est précisément à ce croisement de la folie et de l’érotisme que la plume de Jón Kalman Stefánsson nous saisit, avec simplicité, de toute sa beauté.
❤️

Le Tabac Tresniek

6 fév

Le Tabac Tresniek

Robert Seethaler, traduit de l’allemand (Autriche) par Élisabeth Landes

Aux éditions Sabine Wespeiser, 256 pages.

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Quatrième de couverture

En août 1937, le jeune Franz Huchel quitte ses montagnes de Haute-Autriche pour venir travailler à Vienne avec Otto Tresniek, buraliste unijambiste, bienveillant et caustique, qui ne plaisante pas avec l’éthique de la profession. Au Tabac Tresniek, se mêlent classes populaires et bourgeoisie juive de la Vienne des années trente.

Si les rumeurs de la montée du national-socialisme et la lecture assidue de la presse font rapidement l’éducation politique du montagnard mal dégrossi, sa connaissance des femmes, elle, demeure très lacunaire. Ne sachant à quel saint se vouer avec Anezka, la jeune artiste de cabaret dont il est éperdument amoureux, il va chercher conseil auprès du « docteur des fous », Sigmund Freud en personne, client du tabac et grand fumeur de havanes, qui habite à deux pas. Bien qu’âgé et tourmenté par son cancer de la mâchoire, le professeur va finir par céder à l’intérêt tenace que lui témoigne ce garçon du peuple, vif et curieux.

Mais les temps ne sont guère propices aux purs et, dès mars 1938, l’Anschluss va mettre un terme brutal à l’apprentissage de Franz et à sa prestigieuse amitié. Otto Tresniek, peu disposé à boycotter sa clientèle juive, s’attire les foudres de la Gestapo, tandis que Freud se résigne à émigrer en Angleterre.

Par la grâce d’une langue jubilatoire, d’une intrigue où la tension ne se relâche pas, et de personnages forts et attachants, voici un roman qui se lit d’un trait. L’humour viennois d’Otto Tresniek et de Freud est la politesse du désespoir dans une société déboussolée où ils ne trouvent plus leur place. Pas plus que leur protégé, plein de vie et de poésie, qui tentera pourtant, fidèle à leur enseignement, de nager à contre-courant.

 

En 2 mots: Coup de Cœur

Franzl est un jeune homme en devenir. Ce printemps 1938 il découvre l’amour et la haine. Ce jeune buraliste fera la connaissance du docteur des fous Sigmund Freud qui l’accompagne dans le dur apprentissage de sa vie d’homme. Sur un conseil de psychanalyste il écrit ses rêves et les scotche sur la vitrine de son magasin, un sentiment de révolte est né dans Vienne qui vit au son des bottes.

Un roman passionnant.

Une vie entière

6 fév

Une vie entière

Robert Setthaler

Roman traduit de l’allemand (Autriche) par Élisabeth Landes

Sabine Wespieser éditeur, 160 pages

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Résumé éditeur

Bien souvent dans le restant de sa vie, Andreas Egger repensera à ce matin de février dix-neuf cent trente-trois où il a découvert le chevrier Jean des Cornes agonisant sur sa paillasse. Dans une hotte arrimée à son dos, il l’a porté au village, sur un sentier de montagne de plus de trois kilomètres enfoui sous la neige. Pour se remettre d’aplomb après cette course hallucinée, il fait halte à l’auberge : quand le corsage de Marie, la jeune femme qui lui sert son schnaps, effleure son bras, une petite douleur l’envahit tout entier.
Andreas Egger a déjà trente-cinq ans alors, et il a construit sa vie tout seul : orphelin, il a été recueilli à quatre ans par une brute dont les coups l’ont rendu boiteux. Malgré cela, comme il le dit à Marie au moment de lui demander sa main : un homme doit « élever son regard, pour voir plus loin que son petit bout de terre, le plus loin possible. »
Aussi prend-il part à l’aventure des téléphériques, qui vont ouvrir sa vallée à la modernité, avant d’être envoyé sur le front de l’Est, dans les montagnes du Caucase. À son retour, « le maire n’est plus nazi, à la place des croix gammées les géraniums ornent de nouveau les fenêtres des maisons » et les étables vidées de leurs bêtes abritent les skis des touristes.
Pris par la force visuelle de certaines scènes – la déclaration d’amour à Marie est un morceau d’anthologie –, et par une langue sobre et rythmée où chaque mot est pesé, on ne lâche pas ce saisissant portrait d’un homme ordinaire, devenu bouleversant parce qu’il ne se donne d’autre choix que d’avancer.
Date de parution : Octobre 2015

Les autres titres du même auteur :

Le Tabac Tresniek

Le Chapeau de Mitterrand

6 fév

Le Chapeau de Mitterrand

Antoine Laurain

Editions J’ai Lu, 190 pages

le chapeau de Mitterrand

Quatrième de couverture

Daniel Mercier dîne seul dans une fameuse brasserie parisienne quand - il n’en croit pas ses yeux - un illustre convive s’installe à la table voisine : François Mitterrand. Son repas achevé, le Président oublie son chapeau, que Daniel décide de s’approprier en souvenir. Tel un talisman, le feutre noir ne tarde pas à transformer sa vie. Daniel aurait-il percé le mystère du pouvoir suprême ? Hélas, il perd à son tour le précieux couvre-chef qui poursuit de tête en tête sa promenade savoureuse, bouleversant le destin de personnages pittoresques et brossant, sous la forme d’une fable, un tableau de la France des années quatre-vingt.

« Une fiction réjouissante, un scénario habile, un roman épatant… Bon d’accord, la formule est facile mais on n’y résiste pas : chapeau bas ! » Delphine Peras – L’Express

Un moment de lecture divertissant…

 

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