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Des mille et une façons de quitter la Moldavie

18 jan

DES ILLE ET UNE FAÇONS DE QUITTER LA MOLDAVIE
Vladimir Lortchenkov
Traduit du russe par Raphaëlle Pache
Mirobole Éditions, 256 pages

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Présentation éditeur
Vassili réfléchit un peu, puis il décréta : – Nous allons faire voler mon tracteur. »

Drôle, grotesque, cruel. Partez à la rencontre du peuple le plus pauvre d’Europe.

Ceci est l’histoire d’un petit village moldave. À Larga, tous les habitants ne rêvent que d’une chose : rejoindre l’Italie et connaître enfin la prospérité. Quitte à vendre tous leurs biens pour payer des passeurs malhonnêtes, ou à s’improviser équipe moldave de curling afin de rejoindre les compétitions internationales.
Dans cette quête fantastique, vous croiserez un pope quitté par sa femme pour un marchand d’art athée, un mécanicien génial transformant son tracteur en avion ou en sous-marin, un président de la République rêvant d’ouvrir une pizzeria… Face à mille obstacles, ces personnages résolument optimistes et un peu fous ne renonceront pas. Parviendront-ils à atteindre leur Eldorado

Coups de fil

18 jan

Coups de fil, de Stephen Dixon traduit de l’anglais par Dominique Chevallier, aux éditions Balland, 350 pages.

coups de fil

Quatrième de couverture
Le téléphone sonne.
Quand il apprend la mort de Dan, Stu, anéanti, se laisse submerger par ses souvenirs. L’amour qu’il éprouve pour son frère est profond, le deuil insurmontable. De coups de fil en coups de fil, comme s’il tirait au hasard les photographies d’une vieille caisse de souvenirs, Dixon reconstitue le puzzle de la relation complexe qui unit les deux frères.
Coups de fil est l’œuvre d’un maître au sommet de son art, tissant la trame d’une famille sur plusieurs générations, par des détours à la fois intimes et infimes qui mènent à l’universel. Dans le style inimitable de Stephen Dixon, mélange de prose à la simplicité trompeuse et d’humour pince sans-rire, ce roman est le portrait d’un amour fraternel d’une beauté rare.

L’auteur
Stephen Dixon est né à New-York en 1936. Romancier et nouvelliste de renom, consacré par la critique comme écrivain majeur, son talent a été récompensé par de nombreux et prestigieux prix littéraires et par sa nomination au National Book Award, la distinction la plus honorifique aux Etats-Unis. Ses romans ont été publiés en France aux éditions Balland.

Mon avis
Le téléphone sonne… Est-ce que quelqu’un répond?… Ce roman est construit à partir de cette courte phrase. Les deux protagonistes sont Dan et Stu, deux frères sexagénaires très unis. Le deuxième apprend par téléphone la mort du premier… Chaque chapitre débute par une sonnerie de téléphone et Stu se rappelle, son frère, ses parents, sa famille. La vie de cet homme, l’affection toute particulière qu’il porte pour ce frère disparu se reconstruit pour le lecteur… les souvenirs resurgissent dans le désordre.
C’est une écriture particulière, Stephen Dixon est un auteur à découvrir.

 

Cinq jours

18 jan

Cinq jours, de Douglas Kennedy aux éditions Belfond, traduit de l’américain par Bernard Cohen, 360 pages

cinq jours

Présentation de l’éditeur

Laura et Richard. Deux inconnus qui pendant cinq jours se découvrent, se confient et vivent une formidable histoire d’amour, aussi passionnelle que fugace. Après le succès de Cet Instant-là, un nouveau roman tendre et amer, une subtile réflexion sur la vie adulte, la solitude, l’amour et la mort, qui retrace le destin de personnages figés dans une vie qu’ils se sont imposée.

Peut-on jamais réinventer sa vie ?

Quatrième de couverture

Laura et Richard

Deux inconnus à un tournant de leur existence

Deux êtres, l’un et l’autre enfermé dans son couple

Un homme, une femme

Une rencontre, l’espoir qui renaît

Mais sommes-nous libres de choisir le bonheur ?

 

Cinq jours, l’histoire d’une passion.

Le roman le plus bouleversant de Douglas Kennedy.

Résumé de l’éditeur :

Dans le Maine, de nos jours. À 42 ans, Laura Warren sent qu’elle est à un tournant de sa vie. Depuis quelque temps, cette technicienne en radiographie, au professionnalisme et au sérieux loués par tous, se surprend à être de plus en plus touchée par la détresse de ses patients. Elle ne trouve pas beaucoup de réconfort à la maison : son mari est sans emploi depuis 19 mois ; son fils, artiste dépressif, se morfond depuis sa rupture amoureuse et sa fille s’apprête à partir à l’université. Aussi voit-elle dans cette conférence à Boston une parenthèse bienvenue, sans imaginer que ces quelques jours vont bouleverser à jamais son existence… Richard Copeland est lui aussi en pleine confusion. À l’étroit dans un mariage contracté par dépit plus que par amour, incompris par une femme devenue de plus en plus distante, frustré professionnellement et connaissant de grandes difficultés avec son fils, un garçon brillant mais psychologiquement très instable, il rêve de s’échapper. Entre ces deux esseulés, une folle passion, un aperçu du bonheur, un avant-goût de liberté. Une autre vie serait-elle possible ? Et pourtant… Et si, finalement, la plus grande peur de l’homme était d’accéder au bonheur ?

 

Mon avis

 

La crise de la quarantaine…

Dans ce petit hôpital du Maine, Laura est très forte dans son domaine. Tous les jours devant ses écrans, elle recherche « la masse spiculée », la tumeur cancéreuse qui fera basculer la vie du patient. Mais elle, une toute autre tumeur la ronge depuis bientôt cinq ans. Avec sa seule amie Lucy elle partage sa passion pour la littérature et les mots. Sa seule échappatoire, ce congrès à Boston… Et là, l’auteur a réuni tous les ingrédients. La recette est toujours la même, une rencontre fortuite, deux vies écrasées par le quotidien, une ville souvenir de jeunesse, une passion partagée  (la littérature). C’est le coup de foudre. L’un et l’autre se racontent, avec longueur parfois, dans un bar, un parc. Ils mettent leur vie à nue et tentent de se rhabiller l’un avec l’autre, avec timidité puis fougue. Mais que vont-ils retenir de ces cinq jours? Une leçon de la vie ordinaire? L’histoire est somme toute banale. Mais dans cette histoire, la banalité du quotidien est portée par une belle écriture.

Un bon moment de lecture

Cette nuit, je l’ai vue

18 jan

Cette nuit, je l’ai vue

Drago Jančar

Traduit par Andrée Lück-Gaye, 224 pages

Prix du meilleur livre étranger 2014

 

cette nuit je l'ai vue

Quatrième de couverture

Veronika Zarnik est de ces femmes troublantes, insaisissables, de celles que l’on n’oublie pas. Sensuelle, excentrique, éprise de liberté, impudente et imprudente, elle forme avec Leo, son mari, un couple bourgeois peu conventionnel aux heures sombres de la Seconde Guerre mondiale, tant leur indépendance d’esprit, leur refus des contraintes imposées par l’Histoire et leur douce folie contrastent avec le tragique de l’époque.

Une nuit de janvier 1944, le couple disparaît dans de mystérieuses circonstances, laissant leur entourage en proie aux doutes. Qui était vraiment Veronika ? Quelle fut vraiment sa vie ? Que cachait-elle ?

Cinq proches du couple tentent alors de cerner l’énigmatique jeune femme et délivrent, par fragments, les nombreuses facettes de sa personnalité, et ainsi reconstruisent son histoire, celle de son mari et celle de la Slovénie. Une oeuvre polyphonique magistrale !

ILS EN PARLENT…

« Il nous livre là un roman magnifique, rédigé d’une plume délicate faisant contraster la dureté de la guerre et une écriture aussi foisonnante que poétique. »

« Les Coups de cœur Payot ». Le Nouvelliste.

« Cette nuit je l’ai vue est un puzzle qui rassemble le crépuscule et l’aurore. Chaque personnage a son timbre unique, ses accentuations différentes. Jančar entend ce qu’il écrit, raison pour laquelle il compte parmi les auteurs les plus marquants d’aujourd’hui. »

Transfuge.

« Continûment servi par une traduction inspirée, le texte aux infinies nuances de Drago Jančar s’élève à ces hauteurs d’où rayonnent les chefs d’œuvre, qui éclairent les convulsions de l’Histoire. »

Jean-Claude Lebrun. L’Humanité.

 

L’auteur

Drago Jancar est né en 1948 à Maribor, dans une Slovénie alors englobée dans la « République fédérative socialiste de Yougoslavie ». Son père a été interné en camp de concentration pour faits de résistance contre l’occupant nazi. Dès ses études de droit, Jancar, rédacteur d’un journal étudiant, s’attire des difficultés de la part du régime. En 1974, il est condamné à un an de prison pour « propagande en faveur de l’ennemi ». Entre 1978 et 1980, il travaille à Ljubljana pour des studios cinématographiques mais, là encore, se heurte à la censure.

En 1981, il entre comme secrétaire aux éditions Slovenska Matica où il travaille aujourd’hui encore comme éditeur. Il se lie d’amitié avec le grand écrivain slovénophone de Trieste Boris Pahor auquel il rendra hommage en 1990 dans son essai L’homme qui a dit non. Ce n’est qu’après la mort de Tito en 1980 qu’il peut donner libre cours à son œuvre de romancier, nouvelliste et dramaturge.

En 1987 Drago Jancar est l’un des signataires du manifeste des intellectuels pour une Slovénie démocratique et indépendante. De 1987 à 1991, il prend une part de plus en plus active à la démocratisation de son pays en tant que Président du PEN Club de Slovénie. Durant la guerre de Bosnie, il apporte publiquement son soutien aux Bosniaques et se rend à Sarajevo assiégée pour apporter des aides. Dans son « Rapport succinct sur une ville longtemps assiégée », il s’interroge sur le rôle des intellectuels dans les conflits ethniques ou nationaux. Il polémique sur ce sujet avec l’écrivain autrichien Peter Handke.

« Sismologue d’une histoire chaotique », Jancar choisit le plus souvent pour personnages des êtres marginalisés et écrasés par la société et pour lieux des espaces clos tels que prisons, casernes ou hôpitaux psychiatriques. Il se garde pourtant de verser dans la compassion ou la protestation. La distance et l’ironie sont la marque de son style.

Il a obtenu en 1993 le plus prestigieux des prix littéraires slovènes, le prix Preseren, pour l’ensemble de son œuvre. Il a également reçu en 1994 le Prix européen de la nouvelle, en 1997 le Prix autrichien Jean Améry et en 2003 le Prix Herder. Ses récits et essais son traduits en plus de vingt langues. Son théâtre a été représenté dans de nombreux pays et est régulièrement joué en Slovénie.

 

Extrait

Ce matin, vers huit heures, en revenant de ma promenade à Luitpoldpark – si on peut appeler promenade un déplacement avec une canne- , j’ai trouvé dans ma boîte une lettre curieuse qui m’a brutalement ramené à l’époque où je servais dans les montagnes de Slovénie. Un parfait inconnu, un nommé Franc Gorisek, me demande si j’ai des renseignements sur un couple, Veronika et Léo Zarnik, disparu pendant la guerre. Cela m’a mis de mauvaise humeur, quels renseignements devrais-je avoir?

 

Mon avis

Cinq personnes, proches de Veronika se rappellent cette jeune femme pétillante. Mais que lui est-il arrivé cette nuit là? Chacun tente de se rapprocher de la vérité sans vouloir vraiment la connaître ou la reconnaître, entre nazisme et communisme aux heures les plus sombres de cette période tourmentée.

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