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Pars, le vent se lève

10 juil

Pars, le vent se lève, de l’auteure coréenne HANG Kang,

traduit par LEE Tae Yeon et Genviève Roux-Foucard

Decrescenzo éditeurs, 356 pages

Atelier Bouquin papotage de mars, roman présenté par Sara.

 

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In-Ju , peintre et maman d’un petit garçon s’est suicidée, Jeong-hee, son amie d’enfance tente de démonter cette théorie en remontant le fil de leurs vies…

La quatrième de couverture

Quelle est la frontière entre la vérité et le mensonge, le présent et les souvenirs qui s’entrechoquent ? Lorsque sa meilleure amie, une jeune femme peintre, meurt dans un accident de voiture, Jeong-hee, la narratrice, est confrontée à un critique d’art qui prétend que la jeune femme, en réalité, s’est suicidée. Jeong-hee ne croit pas à ce suicide et découvre au cours d’une enquête parfois dangereuse et digne d’un détective, la fragilité de son amie et la souffrance dans laquelle elle a vécu.

Cette recherche nous emmène à travers Séoul, dans l’hiver coréen, dans l’intimité du milieu artistique et le lecteur pénètre, par petites touches, dans une société à la fois proche et lointaine.

Pars, le vent se lève est un livre plein de poésie et de tendresse, par lequel l’auteure nous dit que le plus important, c’est de vivre.

HAN Kang est née en 1970 à Gwangju. Elle est la fille de HAN Seung-won, lui-même écrivain. Sa carrière débute en 1994 avec la publication de la nouvelle Ancre rouge dans le quotidien Seoul. Elle publie ensuite plusieurs recueils de nouvelles et des romans, ainsi que des poèmes. Plusieurs prix littéraires lui ont été décernés : Prix de l’écrivain de l’année 1995, Prix des critiques littéraires en 1999, Prix du ministère de la Culture pour les jeunes talents, Prix Yi Sang 2005.

  • Prix de la traduction LTI Korea 2015

 

Lire les bonnes feuilles

(…)

Mon numéro de téléphone était le dernier appelé depuis le mobile d’In-ju ; c’est donc moi que l’hôpital de Sokcho alerta, cette nuit-là. Je me précipitai. Sur mon téléphone, ce dernier appel était enregistré à minuit quarante-sept. Je n’avais pas pu répondre. L’heure de l’accident était estimée à quatre heures du matin environ, donc en gros trois heures après. De quoi voulait-elle me parler ? Et pourquoi, mais pourquoi étais-je à ce moment-là plongée dans un sommeil de mort ? Pourquoi mon mobile était-il réglé en mode vibration ? Qu’est-ce qui aurait changé si j’avais répondu ? Lorsque j’arrivai, In-ju était dans le coma ; elle ne s’est pas réveillée. À part moi, il y avait à l’hôpital quelques personnes qui avaient été contactées et étaient venues de Séoul. Kang Seok-won n’était pas là. Aux obsèques, il y avait peu d’invités ; il n’y était pas non plus. Jeong Seon-gyu, son ex-mari, et Min-seo, qui venait d’avoir huit ans, étaient au centre de la cérémonie funéraire. Évidemment, c’est Min-seo qui allait être l’héritier de sa mère et Jeong qui serait son représentant légal. J’aperçus de loin, en tailleur noir avec un foulard noir, la directrice de la galerie qui avait organisé la dernière exposition privée d’In-ju ; elle discutait sérieusement avec Jeong. Je n’avais ni l’intention, ni le droit d’intervenir dans leurs affaires. Je ne faisais pas partie de la famille, ni du monde de l’art.

Juste après avoir lu l’article de Kang Seok-won, j’obtins le numéro de téléphone du bureau d’architecte où travaillait Jeong. Je voulais l’interroger sur les biens qu’In-ju avait laissés. Le combiné à la main, pendant la tonalité, je revis la physionomie de Min-seo, ses épaules tombantes, son visage qui semblait vouloir dire quelque chose. Des yeux bridés avec de longs cils. Des pupilles noires comme l’encre de Chine quand on vient juste de délayer la poudre dans l’eau. Cet enfant, dont les yeux ressemblaient à ceux d’In-ju et à ceux de l’oncle, était le dernier de leur sang. Le jeune homme qui me répondit m’apprit que Jeong avait démissionné l’automne dernier. À ma question « Où travaille-t-il actuellement ? », il répondit aimablement : – J’ai entendu dire qu’il est allé vivre en Australie. Pendant un instant, les mots me manquèrent. – Puis-je avoir ses coordonnées ? – Je n’ai que son adresse électronique. Il y a quelqu’un qui devrait connaître son numéro de téléphone et son adresse postale, mais il est en congé aujourd’hui. Avant de raccrocher, je notai l’e-mail de Jeong, le nom de la personne en congé et son numéro de ligne directe. À ce moment, mon cœur brûlait d’un feu silencieux et cruel qui se répandait dans mes veines et gagnait tout mon corps. D’une main tremblante, je composai le numéro de la maison d’édition de « Esprit de l’art », je me présentai sous une fausse identité et j’obtins les coordonnées de Kang Seok-won.

« In-ju » et « morte » : ces mots-là ne vont pas ensemble. Si l’une de nous deux devait mourir, c’était moi, avant elle. La mort me poursuivait partout. Parfois, elle marchait devant moi. La nuit, quand je n’arrivais pas à m’endormir, que le temps refusait de passer, allongée dans l’obscurité, je sentais sa présence. Je voyais ses yeux ; elle me regardait toute la nuit, assise devant moi, jambes croisées, tantôt la jambe gauche dessus, tantôt la droite. Je me retournais en tous sens, trempée de sueur. Parfois, j’ai appelé l’oncle. J’ai appelé In-ju. Non, je ne les ai pas appelés. Je n’ai appelé personne.

« In-ju » et « morte » : ces mots-là ne vont pas ensemble. C’est moi qui devais mourir avant elle. In-ju aurait bien assumé ma mort. Elle marcherait dans les rues, du pas d’une personne qui a quelque chose en elle, une tristesse ou une gravité, qu’elle cache pour toujours – une personne qui continue à vivre ici tout en étant d’ailleurs. Même aujourd’hui, elle marcherait comme toujours, si énergiquement que personne ne remarquerait sa jambe gauche qui boite un peu. Je descendis du taxi et je traversai le passage pour piétons. L’école, au cœur de la nuit, paraissait bien maussade. Devant l’énorme grille fermée par un verrou et un cadenas, j’aperçus un homme debout, en manteau noir, tel un fantôme. Très vite, mes joues râpées par le vent se mirent à brûler. Sur le bord de la rue, les branches des arbres se heurtaient les unes contre les autres, faisant un bruit lugubre, comme des os qui s’entrechoquent. Les deux mains dans les poches de mon manteau, je marchai d’un pas rapide.

(…) www.decrescendo-editeurs.com

Pour aller plus loin… www.coree-culture.org

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À l’occasion de l’année France – Corée, différentes expositions sont organisées mettant en lumière l’art et la culture du « pays du matin calme ».

Musée des arts asiatiques de Nice

« Kokdu, les compagnons de l’âme »

Réalisée en partenariat avec le Kokdu Museum de Seoul, l’exposition « Kokdu, les compagnons de l’âme » fait revivre, à travers une centaine d’objets, une tradition séculaire, aujourd’hui disparue en Corée, d’accompagnement des défunts vers l’au-delà. Sous la forme de figurines taillées dans le bois, peintes de couleurs vives, les kokdu avaient pour mission de décorer le cercueil du défunt et de l’accompagner dans les différentes étapes de son voyage spirituel.

Ni tristes, ni morbides, issus d’un art populaire, les kokdu sont le reflet d’une interrogation sur la vie, la mort et l’au-delà. Avec une sorte de vivacité parfois joyeuse, ils sont tour à tour protecteurs et consolateurs ; ils protègent le défunt des mauvais esprits, afin que son âme atteigne un état supérieur de plénitude. Ils consolent aussi les proches éplorés et les aident à faire leurs premiers pas sur le chemin de l’apaisement.

Les Kokdus peuvent être comparés à des anges. Ils accompagnent les défunts vers l’au-delà en les guidant et en leur apportant le réconfort tout au long du voyage. Avec leurs couleurs gaies, ces figurines, le plus souvent souriantes, explorent l’optimisme de la Corée face à la mort et témoignent de la créativité unique du folklore coréen.

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Apesanteur enchantée », oeuvres de Seund Ja Rhee

L’exposition propose un hommage à la plasticienne Seund Ja Rhee (1918-2009) à travers une sélection de ses œuvres : peintures, gravures, céramiques et bronzes. Cette grande artiste, née en Corée, fut à la fois ancrée dans la tradition de son pays et profondément influencée par l’art occidental qu’elle découvre en France, dans les années 1950. Elle vécut plus de cinquante ans sur la côte d’Azur où elle fit construire son atelier à l’image de sa peinture. Seund Ja Rhee a réalisé un travail singulier, avec des représentations qui semblent échapper à la pesanteur et qui permettent au spectateur de s’envoler plus loin que le regard, pour y découvrir l’univers et ses splendeurs insoupçonnées.

Commissaires : Kim Hyo-Jung, Fondation d’art et de culture Yewon Silgrim Art et Culture Foundation, Sylvie de Galléani, conservateur en chef des Musées départementaux et Hélène Cordonnier, administrateur du Musée départemental des Arts asiatiques de Nice.

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Exposition « Corée 1886 – Roman d’un voyageur »

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Musée National Adrien Dubouché

8, place Winston Churchill
87000 Limoges
www.musee-adriendubouche.fr

Du 18 juin au 17 octobre 2016 / Musée national Adrien Dubouché

Dans le cadre de l’Année France-Corée, le Musée national Adrien Dubouché de Limoges présente l’exposition « Corée 1886 – Roman d’un voyageur », qui avait remporté en 2015 un beau succès à la Cité de la céramique de Sèvres.L’exposition s’articule autour de la figure emblématique du diplomate Victor Collin de Plancy (1853-1922). L’exposition invite à un double voyage : dans l’espace vers la péninsule coréenne, au cœur de l’Extrême-Orient, à la découverte d’une culture ancienne et raffinée, mais aussi à une plongée dans le temps, vers le « royaume ermite » de la fin de l’époque Joseon, qui venait de s’ouvrir au monde à la fin du XIXe siècle.Érudit à l’insatiable curiosité, Collin de Plancy fut le premier consul de France en Corée. Ses treize années de séjour dans le pays lui ont permis de collectionner de nombreux objets d’art et de les introduire en France. Il rassemble lors de son tout premier séjour, entre 1888 et 1891, quelque 260 pièces de céramique coréenne pour le Musée national de céramique de Sèvres et le Musée Guimet à Paris. Sur place, il a aussi favorisé le travail d’autres diplomates, d’ethnographes, de photographes et de géographes.

Le pays et son art de vivre sont évoqués dans l’exposition à travers des photographies, des peintures, du mobilier et surtout un ensemble unique de céramiques anciennes dont quelques chefs-d’œuvre des collections nationales.

« Follow me, voyage d’architecture en Corée »

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Du 12 juillet 2016 au 18 septembre 2016

Maison d’Architecture en Ile de France
148, rue du Faubourg Saint-Martin
75010 Paris

« Follow me, voyage d’architecture en Corée” présente l’architecture et la culture coréenne d’aujourd’hui à travers le travail de trois artistes : Kang Minhee, architecte, Ahn Cheong, illustratrice et Zenab Chahid, vidéaste.En 2013, Kang Minhee accompagne 25 architectes français qui découvrent pour la première fois la Corée. Elle confie à l’illustratrice Ahn Cheong et la vidéaste Zenab Chahid de retracer ce voyage à travers une série de vidéos et d’illustrations. Les vidéos présentent de manière sensible le paysage coréen actuel. La vidéaste a choisi d’associer aux témoignages des architectes des images de Séoul, Jeju ou Daegu. Les illustrations retracent, elles, les épisodes de ce voyage. Ahn Cheong a choisi de mettre en image la rencontre de ces deux cultures, française et coréenne, à travers les impressions des architectes français, à la manière d’une bande dessinée.Les photographies d’architecture, prises par Ahn Cheong, nous font découvrir l’ambiance des lieux visités par les architectes français lors de ce voyage. Elles présentent des réalisations contemporaines d’architectes coréens et internationaux à Séoul et sur l’Ile de Jeju.Commissaire de l’exposition : Kang Minhee, architecte
Co-organisation : Zenab Chahid, vidéaste-réalisatrice
Exposition créée par Design Band Yoap

Plus d’info : www.followmekorea.fr

 

Exposition « La terre, le feu, l’esprit » Chefs-d’œuvre de la céramique coréenne

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Du 27 avril au 20 juin 2016 au Grand Palais

Si la céramique est créée à l’aide de terre et de feu dans le monde entier, son style et ses caractéristiques varient grandement d’une région à l’autre. La céramique coréenne incarne à merveille le caractère unique de la Corée et l’esprit du pays. Elle est un domaine artistique à part entière. Cette exposition présente de nombreux chefs-d’œuvre de la collection du Musée National de Corée, dont bon nombre ont été officiellement désignés Trésors et Trésors nationaux. Elle permet aux visiteurs d’explorer toute l’histoire de la céramique coréenne, en se plongeant dans l’esprit qui l’habite.L’exposition présente une vision d’ensemble de cette céramique, des temps anciens de la période des Trois Royaumes à l’ère contemporaine, en passant par les dynasties Goryeo et Joseon. Parmi les œuvres anciennes les plus remarquables figurent notamment des vases anthropomorphes, souvent enterrés avec les défunts pour guider leur âme dans l’au-delà conformément aux croyances funéraires de l’époque.Par ailleurs, la culture aristocratique florissante de la période Goryeo est représentée par des vases en céladon aux formes somptueuses et aux généreuses couches de vernis brillant couleur jade, qui témoignent des goûts raffinés de la noblesse. L’optimisme et l’énergie du début de l’ère Joseon s’expriment à travers les ouvrages buncheong, libres et créatifs, tandis que la beauté austère de la porcelaine blanche immaculée rappelle les principes du néoconfucianisme promus par la société de Joseon.D’autre part, les pièces de la vie quotidienne en céladon et porcelaine blanche, notamment la vaisselle, les boîtes à cosmétique … offrent un aperçu passionnant de la vie de tous les jours à cette époque. Sont également présentées dans l’exposition les fameuses « jarres de lune », en porcelaine presque blanche qui rappellent la pleine lune et possèdent un charme unique captivant.La céramique traditionnelle a toujours beaucoup inspiré les artistes contemporains. C’est pourquoi cette exposition présente aussi, aux côtés des chefs-d’œuvre traditionnels, de grandes œuvres d’artistes coréens contemporains parmi les plus célèbres, tous actifs sur la scène artistique internationale.Exposition co-organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais et le Musée National de Corée

Exposition « Corée, nation exilée :le mouvement d’indépendance coréen et la France à l’époque de la colonisation japonaise (1910-1945) »

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Du 5 au 16 avril 2016 à la mairie du 1erarrondissement

Présentée à l’occasion de l’Année France-Corée 2015-2016, célébrant le 130e anniversaire des relations diplomatiques franco-coréennes – et aussi le 70eanniversaire de l’Indépendance de la Corée –, cette exposition permettra de revisiter une période historique pas toujours très connue du grand public français. Il s’agit de la période durant laquelle la Corée a lutté, sous occupation japonaise, pour son indépendance jusqu’à ce que celle-ci ait enfin pu être conquise après la défaite du Japon en 1945.L’exposition retracera plus particulièrement les relations franco-coréennes à partir de mars 1919, les activités diplomatiques du Gouvernement provisoire coréen en direction de la France, les activités de la commission formée par Kim Kyu-sik à Paris, sans oublier l’évocation du soutien apporté par la société parisienne “Ligue des Amis de la Corée”.Y seront également abordées – entre autres – les activités politiques des membres du Gouvernement provisoire coréen en exil,dans la concession française de Shanghai, et la tolérance des autorités de cette concessionvis-à-vis des activités indépendantistes des Coréens (jusqu’en 1932), ainsi que la reconnaissance réciproque, dans les années 1940, entre le Gouvernement provisoire coréen de Chongqing en Chine et le Gouvernement provisoire français de Charles de Gaulle à Londres.L’exposition présente une quarantaine de documents historiques (photographies, lettres, documents officiels, etc.) témoignant des activités diplomatiques et internationales déployées en Europe par le Gouvernement provisoire coréen et attestant du caractère amical des liens entre la France et la Corée jusqu’à l’indépendance de cette dernière. Elle rend aussi, en quelque sorte, hommage au rôle progressiste joué par la France et Paris où se réunissaient, après la Première Guerre mondiale, nombred’indépendantistes des pays opprimés.Une exposition éclairant une période peu connue, à découvrir en cette Année France-Corée célébrant l’amitié franco-coréenne !

 

Exposition de Yoon Jeongsun « Une vie extraordinaire »

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Du 20 janvier 2016 au 10 février 2016

Exposition de Yoon Jeongsun dans le cadre de la série « Regard sur les artistes coréens prometteurs »

Yoon Jeongsun mène une vie nomade comme beaucoup d’artistes d’aujourd’hui. Les titres de nombre de ses peintures en témoignent : Assis sur la colline de Hastings (2004), My own address (2004), Wei ! (2006), Hutong (2008), ou encore 27 Seonjam-ro (2014). L’artiste y peint ses souvenirs à travers des objets anodins et des paysages épurés à l’extrême.

Dans ses paysages, « le vide et le plein sont répartis à une certaine distance, et c’est ce qui offre à la vue du spectateur un passage ou une ouverture, lui permettant de se reporter à sa propre expérience de temps et d’espace », écrit Yoon Donghee, éditeur et critique d’art coréen. C’est en effet le vide, espace peint en blanc ou monochrome, qui véhicule l’essence du travail de Yoon Jeongsun : le vide par inoccupation ou effacement dû à la composition picturale mais aussi le vide par l’absence de personnages – les paysages sont désertés à l’exception de quelques objets (vélo, chariot, banc, boîte aux lettres, cabine téléphonique…) évoquant une présence humaine désincarnée.

Grâce à toutes ces réflexions artistiques sur le vide, le silence et les objets inanimés, Yoon Jeongsun arrive à invoquer dans ses oeuvres tout un foisonnement de sensations poétiques, par un effet de vases communicants des plus réussis.

 

Exposition de Dancheong

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Une invitation au voyage à travers la peinture traditionnelle coréenne

La peinture Dancheong fait corps avec l’architecture traditionnelle en bois et ses couleurs vives. S’inspirant de la nature, de la lumière des quatre saisons du « Pays du matin clair », l’art ornemental Dancheong – peu connu en Europe -, a été utilisé, au long des siècles, pour décorer somptueusement les temples bouddhiques et palais royaux.

Au cours de l’histoire mouvementée de la Corée, les bâtiments en bois de ces temples et palais ont souvent été endommagés ou détruits, et les peintures Dancheong ont subi le même sort. La plupart d’entre elles, qui restent encore en état, datent du 15e au 18e siècle (rares sont celles antérieures au 15es.). Elles sont conservées avec soin en tant que biens culturels du pays.

Au sein de l’exposition donnant à voir différents motifs et peintures, une équipe de spécialistes réalisera en direct une peinture Dancheong sous la direction de Maître Koo Bonnung, chef du groupe d’artistes spécialisés en restauration de biens culturels de Corée.

Cette présentation se déroulant à Avignon – ville elle-même dotée d’un patrimoine pictural traditionnel très riche -, est un moment privilégié de rencontre avec des artistes venant d’une autre culture, une invitation au voyage vers un univers peu connu.

« Autour du papier coréen » Exposition de Kim Sang-lan et de ses élèves

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avec la participation de l’atelier Sheila Hicks

Le Hanji est l’un des fleurons du patrimoine culturel coréen. Il est fin et doux mais en même temps solide et résistant, confectionné à partir de feuilles de mûrier. Il s’agit d’un arbre qui pousse dans des pays à climat continental (avec quatre saisons bien définies) comme la Corée, la Chine et le Japon. Chacun de ces pays a développé, à sa manière, un art spécifique à partir de ce papier.

Ces dernières années, Kim Sang-lan, artiste-plasticienne coréenne qui vit et travaille en France, s’est réellement distinguée par ses étonnantes réalisations autour du papier coréen. Depuis 1992, l’artiste n’arrête pas de nous surprendre par le caractère inventif de son travail : ses pierres et autres formes naturelles, ses objets magiques, ses corps de femme évanescents et mystérieux, ses installations dans l’espace témoignent d’une remarquable créativité et nous emportent dans un univers très personnel et hautement onirique. Ses dernières présentations, à la galerie Lemniscate de Toulouse, et plus récemment, au Palazzo della Racchetta de Ferrare, en Italie, nous ont montré, outre les diverses facettes de son talent, la vocation plastique très originale du papier coréen.

A travers cette nouvelle exposition, Kim Sang-lan, qui enseigne depuis une dizaine d’années au Centre Culturel Coréen la vannerie de papier (Jiseung), a voulu partager son savoir-faire et transcender la technique de cet art. Technique extrêmement subtile et raffinée qui permet de confectionner des objets tels des paniers, des vases, des tables, des bourses et même des meubles… Traditionnellement, de la laque était souvent appliquée sur la surface pour imperméabiliser l’ensemble.

Pour cette exposition- réalisée avec la participation de l’Atelier Sheila Hicks -, Kim Sang-lan a réuni au Centre Culturel Coréen, en plus de quelques magnifiques œuvres personnelles, les travaux de ses meilleurs élèves.

 

En Mer

22 juin

En Mer, de Toine Heijmans, aux éditions Christian Bourgois, 168 pages.Traduit du néerlandais par Danielle Losman

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Quatrième de couverture
Las du quotidien de sa vie de bureau, Donald décide de partir naviguer seul pendant trois mois en mer du Nord. Maria, sa fille de sept ans, le rejoint pour la dernière étape qui doit les ramener du Danemark aux Pays-Bas, où ils retrouveront sa femme.
Mer étale, complicité entre le père et la fille: la traversée s’annonce idyllique. Mais rapidement, les nuages noirs se profilent à l’horizon, et Donald semble de plus en plus tourmenté. Jusqu’à cette nuit cauchemardesque où Maria disparaît du bateau alors que la tempête éclate…

L’auteur
Toine Heijmans est né en 1969 à Nimègue, dans l’Est des Pays-Bas. Pendant ses études d’histoire à l’Université de Nimègue, il a travaillé pour des quotidiens locaux. En 1995, il a rejoint la rédaction du journal De Volkskrant, à Amsterdam. Il est également l’auteur de trois ouvrages de non-fiction : La Vie Vinex, sur un nouveau quartier résidentiel d’Amsterdam, Die Asielmachine, qui se compose de témoignages de demandeurs d’asile aux Pays-bas et Respect !, sur le jeune milieu du rap en Europe. En mer est son premier roman.

Encore

6 juin

ENCORE, Hakan Günday, traducteur Jean Descat

Aux éditions Galaade, 384 pages

 

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Prix Médicis Étranger 2015

« Les clandestins montaient dans la caisse du camion et, après un voyage de deux cents kilomètres, ils montaient à bord des bateaux et se perdaient dans la nuit… »

Gazâ vit sur les bords de la mer Egée. Il a 9 ans quand, à peine sorti de l’école, il devient passeur de clandestins. Il travaille avec son père Ahad, ainsi que les frères Harmin et Dordor, commandants des bateaux qui emmènent les migrants en Grèce. Pendant des années, Gazâ et Ahad entreposent dans un dépôt cette marchandise humaine, ces individus qui viennent de parcourir plusieurs milliers de kilomètres. Jusqu’au jour où Gazâ cause la mort d’un jeune Afghan du nom de Cuma, le seul être humain qui ait fait preuve d’un peu d’humanité envers lui. Dès lors, dans ce monde violent et désabusé, Gâza ne cesse de penser à Cuma et conserve précieusement la grenouille en papier qu’il lui avait donnée – ce qui n’empêche pas Gazâ de transformer le dépôt en terrain d’observation des dynamiques de domination et de devenir le tortionnaire des clandestins qui ont le malheur de tomber entre ses mains. Cependant, un soir, tout bascule et c’est désormais à lui de trouver comment survivre…

Après Ziyan (Prix France-Turquie 2014), l’enfant terrible de la nouvelle génération des écrivains turcs, Hakan Günday, revient avec ce grand roman coup de poing à l’écriture puissante, l’histoire d’un enfant monstre né au cœur d’un réseau de trafic de clandestins. Avec Encore, on retrouve l’immense talent de conteur, le regard sans concession sur le monde contemporain et l’insolence de ton qu’Hakan Günday a révélés dans D’un extrême l’autre (Prix du meilleur roman de l’année 2011, Turquie).

« La différence entre l’Orient et l’Occident, c’est la Turquie. Nous, c’était là que nous vivions. Cela voulait-il dire que notre pays est un vieux pont entre l’Orient aux pieds nus et l’Occident bien chaussé, sur lequel passe tout ce qui est illégal ? Tout cela me chiffonnait. Et en particulier ces gens que l’on appelle les clandestins… Nous faisions tout notre possible pour qu’ils ne nous restent pas en travers du gosier. Nous avalions notre salive et nous expédions tout le contingent là où il voulait aller… Commerce d’une frontière à l’autre… D’un mur à l’autre… » — Hakan Günday, extrait d’Encore

« Magnifique ! Quel conteur ! » – Atiq Rahimi

« Le meilleur roman de 2015 ! » – Alain Mabanckou

« Prenez un homme, le plus civilisé, habité des meilleurs sentiments, honnête, droit, et même cultivé. Acculez cet homme, poussez-le dans ses retranchements, faites-lui sentir le parfum de sa propre mort, annihilez tout repère le rattachant aux codes les plus élémentaires de son humanité, et vous aurez face à vous une bête furieuse. [...] Hakan Günday, que l’on surnomme à juste titre « l’enfant terrible de la littérature turque », nous offre un roman fascinant dans une langue crue, sans artifices. Un voyage en enfer si tristement d’actualité, écrit avec un accent d’une sincérité bouleversante. » – Marie-Madeleine Rigopoulos, Transfuge

« La littérature est un sport de combat, Hakan Günday nous le montre à chacune de ses livraisons. […] En 2013 ce fut d’abord D’un extrême l’autre, traduit en français par Jean Descat, puis Ziyan en 2014. Avec Encore qui marque cette rentrée littéraire d’outre-Bosphore, les éditions Galaade persistent en permettant à ce jeune auteur d’être connu dans le monde francophone, preuve qu’au-delà d’Orhan Pamuk et d’Elif Shafak il existe une littérature turque en pleine ébullition. » – Sébastien de Courtois, Orient XXI

« Dans ce roman rageur et enfiévré, paru en août chez Galaade, Hakan Günday, 39 ans, dresse le portrait d’un personnage effrayant, puis l’accompagne dans un cheminement long et accidenté. » – Juliette Bénabent,Télérama

« Encore. La plupart des réfugiés […] qui tâchent de joindre l’Europe ne connaissent qu’un mot de la langue de leurs passeurs turcs, mais il signifie tout : Encore de l’eau, de la nourriture, de l’air, encore de l’espoir. […] Un des textes les plus intéressants de la rentrée. […] On n’avait jamais lu ça. » – Alexis Brocas, Alternatives internationales

« Gâza, 9 ans, aide son père à transporter des clandestins entre la Turquie et la Grèce. S’attaquant à un sujet périlleux et tragiquement essentiel, ENCORE s’affirme par une poésie rare (on pense au Romain Gary de La Vie devant soi). Avec ce roman coup de poing, Günday s’impose comme l’auteur à suivre de la nouvelle génération d’écrivains turcs. » – Yann Perreau, Les Inrockuptibles

« Un des romans tonitruants de cette rentrée. […] On s’abîme dans ce livre terrible. […] En lisant Günday, on se dit que c’est absolument impossible, mais en fait le réel est là. […] Très audacieux et très réussi. » – Julien de La Panneterie, librairie Le Merle Moqueur 20e

« Voilà un roman d’une force inouïe, qui pousse le lecteur dans ses retranchements, qui le force à se poser des questions, qui le bouscule. Hakan Günday nous met face à une réalité difficile à encaisser et prouve que la littérature est nécessaire dans un monde qui devient fou. Un chef d’oeuvre. » – Librairie Delamain

« Un très grand livre, qui sera, je l’espère, l’événement de cette rentrée littéraire 2015. » – Xavier Capodano, Librairie Le Genre Urbain

« Il faut se rendre à l’évidence : avec ce voyage au bout de notre nuit, la Turquie a donné naissance à son Louis-Ferdinand Céline. » – Pascal Thuot, Librairie Millepages

« Encore nous oblige à définir le mot « Humanité » et à voir le monde tel qu’il est, sans concession. Un livre bouleversant ! » – Juliette Guillot, Librairie Longtemps

« Le romancier turc Hakan Günday étonne et détonne à nouveau avec Encore, un roman sur l’exploitation de la misère des migrants. » – Sean James Rose, Livres Hebdo

« Tous les maux de la société turque et de la modernité néolibérale en général sont dénoncés avec la prose au vitriol qui a fait la réputation d’Hakan Günday. Ce francophone fasciné par Le Voyage au bout de la nuit est considéré comme “l’enfant terrible” de la nouvelle génération des écrivains turcs. Un roman coup de poing. » – Marc Semo,Libération

« La révélation de l’année, une réelle découverte. D’un extrême l’autre est une critique des crispations identitaires comme des reliquats de l’orientalisme, du Bollywood version turque mâtiné de sarcasmes swiftiens. » – Numéro

« Les fantômes de l’histoire. Après D’un extrême l’autreacclamé par la critique, voici Ziyan, plongée dans une Turquie profondément tentée par l’Europe, mais hantée par son passé. » – Marie-Hélène Fraïssé, France Culture

« Hakan Günday, culotté ! Emballés, émus, choqués aussi. » – Marie-Madeleine Rigopoulos, « Cosmopolitaine », France Inter

« Le livre le plus abouti d’Hakan Günday. » – Cumhuriyet

« Hakan Günday fut l’une des plus grandes surprises littéraires du début des années 2000. […] Avec Encore, il nous surprend à chaque page. […] Hakan Günday n’a pas encore 40 ans, mais on en veut encore. » – Milliyet

Mon modeste avis

C’est un roman extrêmement dur, la réalité est déroutante.

Comment puis-je qualifier ce roman de » coup de coeur » ? Lisez-le, tout simplement…

l’épouse hollandaise

5 juin

l’épouse hollandaise, Eric McCormack, traduit de l’anglais (Canada) par Sabine Porte

Aux éditions Christian Bourgois, collection Fictives, 330 pages

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Quatrième de couverture

Thomas Vanderlinden raconte l’histoire remarquable de sa mère, Rachel, et des deux hommes avec lesquels elle a partagé sa vie. Tous deux s’appelaient Rowland Vanderlinden. Le premier, parti en voyage, n’est jamais revenu. Le second Rowland, un homme que Rachel a accepté sans poser aucune question, était un mystère. Qui était-il ? et qu’est-il arrivé au premier Rowland Vanderlinden ? Déterminé à percer les secrets des deux hommes, Thomas part à la recherche du premier Rowland, et le retrouve finalement sur une île isolée au milieu de l’océan Pacifique. Le premier Rowland raconte alors à Thomas ses nombreuses mésaventures et peu à peu Thomas apprend à le respecter. Il découvre aussi la véritable identité de l’autre Rowland Vanderlinden, un homme avec qui sa mère vécut heureuse de nombreuses années, bien qu’il fut loin d’être la personne qu’il incarnait.
Le lecteur ne peut que se laisser envoûter par cette étrange épopée vibrante d’échos de Conrad et Borges où McCormack dévoile autant qu’il dissimule, et qui est tout à la fois un roman d’aventure jubilatoire, un énigmatique portrait de femme, entre apparente résignation et vraie liberté, une plongée au cœur du mystère de chaque être.

Mon avis

Rachel a une telle confiance en son époux qu’elle accepte la chose la plus incroyable qui soit, le substitut de l’être aimé… roman étonnant qui entraine le lecteur dans un voyage culturel, confrontant deux mondes presque irréels.

Illustration de couverture : Reliquaire korwar, fin XVIIe siècle
Baie de Geelvink, Irian Jaya
Musée du quai Branly
Dépôt du Muséum national d’Histoire naturelle – musée de l’homme

 

 

 

Soixante-neuf tiroirs

20 mar

Soixante-neuf tiroirs de Goran Petrovic
aux éditions du rocher, collection Motifs, 450 pages

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Quatrième de couverture

Lire n’est pas une activité innocente.
C’est aussi vivre dangereusement, comme le montrent les aventures extraordinnaires des personnages de ce roman, lecteurs passionnés qui mènent une double vie et qui se rencontrent entre leur réalité quotidiennes et leurs lectures.
Ainsi, Adam se plongeant littéralement dans un texte, s’aperçoit vite qu’il n’est pas seul. D’autres lecteurs le hante, parmi lesquels une vieille dame excentrique, un ancien agent d’une section très spéciale des services secrets, une jeune fille au parfum câlin.
Ecrite par l’un des meilleurs écrivains serbes contemporains, l’histoire surprenante qui tisse ce roman est un éloge ludique des grands espaces de lectures sans lesquels certains d’entre nous ne sauraient respirer.

Traduit du serbe par Gojko Lukic et Gabriel Iaculli.

Mon avis
C’est un roman surprenant et original, soixante-neuf paragraphes pour inciter le lecteur, le personnage de l’histoire qui, s’il en possède les capacités, entre à l’intérieur du roman (ou du journal) et croise d’autres lecteurs, déambule dans un jardin, s’installe à une terrasse, prend possession du décor. Ainsi, en plein hiver, il peut se retrouver sur une plage ensoleillée et une fois sa lecture terminée, de retour dans son fauteuil secouer ses chaussures pleines de sable… constater des petits changements dans sa tenue.

C’est une lecture agréable, les personnages de ce roman oscillent entre présent et plaisir de la rencontre imaginaire.

Le restaurant de l’amour retrouvé

20 mar

Le restaurant de l’amour retrouvé de Ito Ogawa

Traduit par Myriam Dartois-Ako
aux éditions Philippe Picquier,
254 pages

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Présentation de l’éditeur
Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d’un chagrin d’amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière. Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies.
Un livre lumineux sur le partage et le don, à savourer comme la cuisine de la jeune Rinco, dont l’épice secrète est l’amour.
Sortie en septembre 2013

Mon avis

Cette lecture a été pour moi un vrai régal. La finesse du texte, des phrases courtes, une narratrice touchante par sa verve qui n’a d’égale que son imagination culinaire.
Rinco ouvre un restaurant peu ordinaire… Elle cuisine pour son ou ses hôtes, une seule table, des mets qui leurs ressemblent. Elle reçoit ses convives pour un entretien préalable et à partir de leur conversation, elle va établir son menu.
Sa mère et sa truie Hermès, le souvenir de sa grand-mère, son ex qui a vidé l’appartement avant de disparaître, son enfance dans ce village isolé, tous ces ingrédients composent son imaginaire culinaire.

Extrait
De la paume des mes mains fraîchement lavées, j’ai délicatement effleuré les aliments. Puis, comme on berce une vie nouvelle à peine éclose, un par un, je les ai pris entre mes mains, les ai portés jusqu’à mon visage et, les yeux clos, j’ai parlé avec eux pendant quelques secondes.
ce n’était pas quelque chose que l’on m’avait appris et je ne savait d’ailleurs pas exactement quand j’avais commencé à le faire, mais avant de cuisiner, je suivais toujours le même rituel. J’approchais mon visage, mon nez, des aliments, j’écoutais leur « voix ». Je les humais, les soupesais, leur demandais comment ils voulaient être cuisinés.

Le Peigne de Cléopâtre

20 mar

Le peigne de Cléopâtre

Aux éditions Gaïa.
Roman traduit du suédois par Esther Sermage et Ophélie Alegre, 318 pages

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Quatrième de couverture
Mari, Anna et Fredrik, trois amis de longue date, ont monté une société au doux nom du Peigne de Cléopâtre. Leur créneau : résoudre les problèmes des gens. Chacun apporte ses compétences, qui en jardinage, qui en déco d’intérieur ou en comptabilité… et la PME se développe avec succès.
Chacun patauge quelque peu dans sa propre existence, en quête d’identité ou d’âme soeur, et trouve un réconfort non négligeable dans l’idée de venir en aide à autrui.
Jusqu’au jour où une vieille dame se présente avec une étrange requête : elle souhaite que Le peigne de Cléopâtre élimine son mari.
Difficile de résister à un filon qui promet d’être lucratif, et les candidats se bousculent bientôt au portillon.

L’auteure
Maria Ernestamest suédoise, elle vit à Stockholm. Éclectique, elle a multiplié les expériences artistiques: chanteuse, danseuse, mannequin, comédienne, journaliste et auteur. L’écriture s’est imposée naturellement comme son moyen d’expression privilégié.
Le Peigne de Cléopâtre est son troisième roman traduit en français, après Toujours avec toi (2010) et Les oreilles de Buster (2011), prix Page des Libraires et Prix des lecteurs de l’Armitière.

Mon avis
De la belle ouvrage Madame!
C’est une belle histoire d’amitié avec suffisamment d’intrigue pour captiver le lecteur.
il faut dire que cette histoire est peu banale.
Trois amis créent leur société de service en tout genre, mais respectable, jusque là rien de particulier, juste un concept innovant. Des petits travaux de routine sont exécutés par les trois compères, Mari, Anna et Fredrik.
Tout est dans leurs cordes, jusqu’au jour où… Une vieille dame débarque dans le café qui abrite leur QG, elle a une demande étrange. Anna la connaît bien cette vieille dame, Elsa, qui est harcelée et molestée par son mari, Anna voit tout de la fenêtre de son appartement. La joyeuse bande d’amis hésite, le meurtre, requête de cette adorable mamie n’est pas au menu des services, ni de leurs compétences. Elsa leur propose une somme rondelette pour ce travail, une belle enveloppe qui arrangerait bien les affaires de chacun. Mais ils ont une conscience professionnelle et ils hésitent… Pourtant ce serait si facile, le bonhomme est âgé, malade du cœur, alcoolique et méchant…
Finalement, lequel des trois a accepté l’offre? Le doute s’insinue, personne n’a eu une vie banale, alors tout est possible.
Avec ce roman, on ne sombre pas dans la monotonie. Une intrigue, plusieurs petits secrets et un soupçon d’humour sont les ingrédients de la recette.
La lecture est facile, les personnages émouvants et tellement sincères, afin presque.
J’ai passé un très bon moment et je recommande vivement cet ouvrage

Le réseau Corneille

20 mar

Le Réseau Corneille

Ken Follett 

Éditions Le Livre de Poche, 600 pages. Éditions Robert Laffont 2002

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Quatrième de couverture: 1944. Betty à vingt-neuf ans, elle est officier de l’armée anglaise, l’une des meilleures expertes en matière de sabotage. A l’approche du débarquement allié, elle a pour mission d’anéantir le système de communication allemand en France.

Après une première tentative catastrophique et coûteuse en vies humaines, Betty va jouer le tout pour le tout en recrutant une brigade unique en son genre: le Réseau Corneille, une équipe de choc. Six femmes à la personnalité hors du commun: l’aristocrate, la tau larde, l’ingénue, la travestie… Chacune va apporter sa touche personnelle au grand sabotage.

Note de l’auteur: Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les services britanniques envoyèrent en France cinquante femmes agents secrets. Trente-six d’entre elles survécurent. Les quatorze autres firent le sacrifice de leur vie.
C’est à elles toutes que ce livre est dédié.

Les premiers mots: Le premier jour – Dimanche 28 mai 1944
Une minute avant l’explosion, le calme régnait sur la place de Sainte-Cécile. Dans la douceur du soir, une couche d’air immobile s’étendait sur la ville comme une couverture. La cloche de l’église tintait paresseusement pour appeler, sans grand enthousiasme, les fidèles à vêpres. Mais Elizabeth Clairet l’entendait comme un compte à rebours…

Mon avis: très bien ficelé, encore une fois. J’ai beaucoup aimé « Les Piliers de la Terre » et là, un autre contexte, la France sous l’Occupation. J’ai trouvé un bon rythme dans cette lecture, un sabotage décrit jour après jour jusqu’au point final Le Débarquement. Deux protagonistes, une femme Betty (Elizabeth Clairet, britannique) et un homme Dieter (le militaire nazi) s’affrontent, se trouvent, se reconnaissent en ennemis jurés. La gentille et le méchant (très manichéen) chapitre après chapitre, c’est une chasse à l’homme (à la femme) qui m’a tenue en haleine avec force et parfois violence jusqu’au « D Day

Le Lys de Brooklyn

20 mar

Le Lys de Brooklyn de Betty SMITH aux éditions Belfond collection « Vintage » Littérature Étrangère Traduit par Maurice BEERBLOCK, 720 pages
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Présentation de l’éditeur
Un classique de la littérature américaine, roman d’apprentissage sur les jeunes années de Francie Nolan, fillette sensible, assoiffée de culture et de livres, dans le quartier misérable de Williamsburg au début du XXe siècle.
Quatrième de couverture
« Mon Dieu, faites que je sois quelque chose, à chaque instant de chacune des heures de ma vie. Faites que je sois gaie ; faites que je sois triste ; que j’aie froid, ou chaud ; que j’aie faim… ou trop à manger ; que je sois en haillons, ou mise avec élégance ; que je sois sincère ou perfide ; loyale ou menteuse ; digne d’estime ou pécheresse. Mais faites que je sois quelque chose, à chaque instant ! Et, quand je dors, faites que je ne cesse de rêver, afin que le moindre petit morceau de mon existence ne soit perdu ! »

Succès phénoménal jamais démenti depuis sa parution en 1943, un mythe de la littérature américaine, adapté au cinéma par Elia Kazan. Un superbe roman d’apprentissage sur les jeunes années de Francie Nolan, fillette sensible, assoiffée de culture et de livres, dans le quartier misérable de Brooklyn au début du xxe siècle. Un coup de coeur d’une fraîcheur et d’une imagination extraordinaires, un livre-culte publié en France en 1946 et inexplicablement jamais réédité depuis, une redécouverte indispensable.

Mon avis
Roman paisible qui dévoile l’existence souvent difficile de cette premier génération d’immigrés. La vie de Francie,petite fille est rude mais la jeune femme naissante a un bel avenir devant elle.
C’est une agréable lecture malgré quelques longueurs…

L’ Amérique dans tous ses États : état de New-York

 

 

 

 

 

 

 

Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse

20 mar

DERNIER RAPPORT SUR LES MIRACLES À LITTLE NO HORSE de Louise Erdrich traduit de l’américain par Isabelle Reinharez aux éditions Albin Michel collection « Terre d’Amérique », 544 pages.

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Quatrième de couverture

Finaliste du National Book Award, classé parmi les meilleurs livres par le New York Times, ce roman lyrique et baroque a valu à Louise Erdrich d’être comparée par la presse américaine à Faulkner et à Garcia Marquez. Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse nous entraîne dans l’univers à la fois familier et étrange d’une réserve indienne du Dakota du Nord. C’est là que le père Damien, un prêtre quasi centenaire, a passé toute sa vie. Il y a été témoin de nombreux événements ordinaires et extraordinaires qu’il a fidèlement rapporté aux papes successifs sans que cela suscite la moindre réaction. Et lorsque enfin le Vatican lui envoie un émissaire, il hésite à révéler la vérité tant celle-ci la menace dans sa propre identité…
S’il est ici question de secrets et de rédemption, c’est avant tout d’amour qu’il s’agit : amours humaines, amours divines, que l’écriture de Louise Erdrich transcende avec émotion et sensualité.

« Haut en couleur, le roman joue sur des images fortes, sans reculer devant l’outrance, traduisant de façon presque visuelle les craintes, les fantasmes ou les passions qui nous habitent. »
Christine Jordis, Le Monde.

« Parcouru par un souffle exalté, ce roman impose Louise Erdrich comme une romancière accomplie, de la trempe de Toni Morrison. »
Laurent Sagalovitch, Libération

Mon avis

Un très bon moment de lecture, une histoire particulière…

L’ Amérique dans tous ses États : état du Dakota du Nord

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