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En Mer

22 juin

En Mer, de Toine Heijmans, aux éditions Christian Bourgois, 168 pages.Traduit du néerlandais par Danielle Losman

en mer

Quatrième de couverture
Las du quotidien de sa vie de bureau, Donald décide de partir naviguer seul pendant trois mois en mer du Nord. Maria, sa fille de sept ans, le rejoint pour la dernière étape qui doit les ramener du Danemark aux Pays-Bas, où ils retrouveront sa femme.
Mer étale, complicité entre le père et la fille: la traversée s’annonce idyllique. Mais rapidement, les nuages noirs se profilent à l’horizon, et Donald semble de plus en plus tourmenté. Jusqu’à cette nuit cauchemardesque où Maria disparaît du bateau alors que la tempête éclate…

L’auteur
Toine Heijmans est né en 1969 à Nimègue, dans l’Est des Pays-Bas. Pendant ses études d’histoire à l’Université de Nimègue, il a travaillé pour des quotidiens locaux. En 1995, il a rejoint la rédaction du journal De Volkskrant, à Amsterdam. Il est également l’auteur de trois ouvrages de non-fiction : La Vie Vinex, sur un nouveau quartier résidentiel d’Amsterdam, Die Asielmachine, qui se compose de témoignages de demandeurs d’asile aux Pays-bas et Respect !, sur le jeune milieu du rap en Europe. En mer est son premier roman.

Encore

6 juin

ENCORE, Hakan Günday, traducteur Jean Descat

Aux éditions Galaade, 384 pages

 

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Prix Médicis Étranger 2015

« Les clandestins montaient dans la caisse du camion et, après un voyage de deux cents kilomètres, ils montaient à bord des bateaux et se perdaient dans la nuit… »

Gazâ vit sur les bords de la mer Egée. Il a 9 ans quand, à peine sorti de l’école, il devient passeur de clandestins. Il travaille avec son père Ahad, ainsi que les frères Harmin et Dordor, commandants des bateaux qui emmènent les migrants en Grèce. Pendant des années, Gazâ et Ahad entreposent dans un dépôt cette marchandise humaine, ces individus qui viennent de parcourir plusieurs milliers de kilomètres. Jusqu’au jour où Gazâ cause la mort d’un jeune Afghan du nom de Cuma, le seul être humain qui ait fait preuve d’un peu d’humanité envers lui. Dès lors, dans ce monde violent et désabusé, Gâza ne cesse de penser à Cuma et conserve précieusement la grenouille en papier qu’il lui avait donnée – ce qui n’empêche pas Gazâ de transformer le dépôt en terrain d’observation des dynamiques de domination et de devenir le tortionnaire des clandestins qui ont le malheur de tomber entre ses mains. Cependant, un soir, tout bascule et c’est désormais à lui de trouver comment survivre…

Après Ziyan (Prix France-Turquie 2014), l’enfant terrible de la nouvelle génération des écrivains turcs, Hakan Günday, revient avec ce grand roman coup de poing à l’écriture puissante, l’histoire d’un enfant monstre né au cœur d’un réseau de trafic de clandestins. Avec Encore, on retrouve l’immense talent de conteur, le regard sans concession sur le monde contemporain et l’insolence de ton qu’Hakan Günday a révélés dans D’un extrême l’autre (Prix du meilleur roman de l’année 2011, Turquie).

« La différence entre l’Orient et l’Occident, c’est la Turquie. Nous, c’était là que nous vivions. Cela voulait-il dire que notre pays est un vieux pont entre l’Orient aux pieds nus et l’Occident bien chaussé, sur lequel passe tout ce qui est illégal ? Tout cela me chiffonnait. Et en particulier ces gens que l’on appelle les clandestins… Nous faisions tout notre possible pour qu’ils ne nous restent pas en travers du gosier. Nous avalions notre salive et nous expédions tout le contingent là où il voulait aller… Commerce d’une frontière à l’autre… D’un mur à l’autre… » — Hakan Günday, extrait d’Encore

« Magnifique ! Quel conteur ! » – Atiq Rahimi

« Le meilleur roman de 2015 ! » – Alain Mabanckou

« Prenez un homme, le plus civilisé, habité des meilleurs sentiments, honnête, droit, et même cultivé. Acculez cet homme, poussez-le dans ses retranchements, faites-lui sentir le parfum de sa propre mort, annihilez tout repère le rattachant aux codes les plus élémentaires de son humanité, et vous aurez face à vous une bête furieuse. [...] Hakan Günday, que l’on surnomme à juste titre « l’enfant terrible de la littérature turque », nous offre un roman fascinant dans une langue crue, sans artifices. Un voyage en enfer si tristement d’actualité, écrit avec un accent d’une sincérité bouleversante. » – Marie-Madeleine Rigopoulos, Transfuge

« La littérature est un sport de combat, Hakan Günday nous le montre à chacune de ses livraisons. […] En 2013 ce fut d’abord D’un extrême l’autre, traduit en français par Jean Descat, puis Ziyan en 2014. Avec Encore qui marque cette rentrée littéraire d’outre-Bosphore, les éditions Galaade persistent en permettant à ce jeune auteur d’être connu dans le monde francophone, preuve qu’au-delà d’Orhan Pamuk et d’Elif Shafak il existe une littérature turque en pleine ébullition. » – Sébastien de Courtois, Orient XXI

« Dans ce roman rageur et enfiévré, paru en août chez Galaade, Hakan Günday, 39 ans, dresse le portrait d’un personnage effrayant, puis l’accompagne dans un cheminement long et accidenté. » – Juliette Bénabent,Télérama

« Encore. La plupart des réfugiés […] qui tâchent de joindre l’Europe ne connaissent qu’un mot de la langue de leurs passeurs turcs, mais il signifie tout : Encore de l’eau, de la nourriture, de l’air, encore de l’espoir. […] Un des textes les plus intéressants de la rentrée. […] On n’avait jamais lu ça. » – Alexis Brocas, Alternatives internationales

« Gâza, 9 ans, aide son père à transporter des clandestins entre la Turquie et la Grèce. S’attaquant à un sujet périlleux et tragiquement essentiel, ENCORE s’affirme par une poésie rare (on pense au Romain Gary de La Vie devant soi). Avec ce roman coup de poing, Günday s’impose comme l’auteur à suivre de la nouvelle génération d’écrivains turcs. » – Yann Perreau, Les Inrockuptibles

« Un des romans tonitruants de cette rentrée. […] On s’abîme dans ce livre terrible. […] En lisant Günday, on se dit que c’est absolument impossible, mais en fait le réel est là. […] Très audacieux et très réussi. » – Julien de La Panneterie, librairie Le Merle Moqueur 20e

« Voilà un roman d’une force inouïe, qui pousse le lecteur dans ses retranchements, qui le force à se poser des questions, qui le bouscule. Hakan Günday nous met face à une réalité difficile à encaisser et prouve que la littérature est nécessaire dans un monde qui devient fou. Un chef d’oeuvre. » – Librairie Delamain

« Un très grand livre, qui sera, je l’espère, l’événement de cette rentrée littéraire 2015. » – Xavier Capodano, Librairie Le Genre Urbain

« Il faut se rendre à l’évidence : avec ce voyage au bout de notre nuit, la Turquie a donné naissance à son Louis-Ferdinand Céline. » – Pascal Thuot, Librairie Millepages

« Encore nous oblige à définir le mot « Humanité » et à voir le monde tel qu’il est, sans concession. Un livre bouleversant ! » – Juliette Guillot, Librairie Longtemps

« Le romancier turc Hakan Günday étonne et détonne à nouveau avec Encore, un roman sur l’exploitation de la misère des migrants. » – Sean James Rose, Livres Hebdo

« Tous les maux de la société turque et de la modernité néolibérale en général sont dénoncés avec la prose au vitriol qui a fait la réputation d’Hakan Günday. Ce francophone fasciné par Le Voyage au bout de la nuit est considéré comme “l’enfant terrible” de la nouvelle génération des écrivains turcs. Un roman coup de poing. » – Marc Semo,Libération

« La révélation de l’année, une réelle découverte. D’un extrême l’autre est une critique des crispations identitaires comme des reliquats de l’orientalisme, du Bollywood version turque mâtiné de sarcasmes swiftiens. » – Numéro

« Les fantômes de l’histoire. Après D’un extrême l’autreacclamé par la critique, voici Ziyan, plongée dans une Turquie profondément tentée par l’Europe, mais hantée par son passé. » – Marie-Hélène Fraïssé, France Culture

« Hakan Günday, culotté ! Emballés, émus, choqués aussi. » – Marie-Madeleine Rigopoulos, « Cosmopolitaine », France Inter

« Le livre le plus abouti d’Hakan Günday. » – Cumhuriyet

« Hakan Günday fut l’une des plus grandes surprises littéraires du début des années 2000. […] Avec Encore, il nous surprend à chaque page. […] Hakan Günday n’a pas encore 40 ans, mais on en veut encore. » – Milliyet

Mon modeste avis

C’est un roman extrêmement dur, la réalité est déroutante.

Comment puis-je qualifier ce roman de » coup de coeur » ? Lisez-le, tout simplement…

l’épouse hollandaise

5 juin

l’épouse hollandaise, Eric McCormack, traduit de l’anglais (Canada) par Sabine Porte

Aux éditions Christian Bourgois, collection Fictives, 330 pages

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Quatrième de couverture

Thomas Vanderlinden raconte l’histoire remarquable de sa mère, Rachel, et des deux hommes avec lesquels elle a partagé sa vie. Tous deux s’appelaient Rowland Vanderlinden. Le premier, parti en voyage, n’est jamais revenu. Le second Rowland, un homme que Rachel a accepté sans poser aucune question, était un mystère. Qui était-il ? et qu’est-il arrivé au premier Rowland Vanderlinden ? Déterminé à percer les secrets des deux hommes, Thomas part à la recherche du premier Rowland, et le retrouve finalement sur une île isolée au milieu de l’océan Pacifique. Le premier Rowland raconte alors à Thomas ses nombreuses mésaventures et peu à peu Thomas apprend à le respecter. Il découvre aussi la véritable identité de l’autre Rowland Vanderlinden, un homme avec qui sa mère vécut heureuse de nombreuses années, bien qu’il fut loin d’être la personne qu’il incarnait.
Le lecteur ne peut que se laisser envoûter par cette étrange épopée vibrante d’échos de Conrad et Borges où McCormack dévoile autant qu’il dissimule, et qui est tout à la fois un roman d’aventure jubilatoire, un énigmatique portrait de femme, entre apparente résignation et vraie liberté, une plongée au cœur du mystère de chaque être.

Mon avis

Rachel a une telle confiance en son époux qu’elle accepte la chose la plus incroyable qui soit, le substitut de l’être aimé… roman étonnant qui entraine le lecteur dans un voyage culturel, confrontant deux mondes presque irréels.

Illustration de couverture : Reliquaire korwar, fin XVIIe siècle
Baie de Geelvink, Irian Jaya
Musée du quai Branly
Dépôt du Muséum national d’Histoire naturelle – musée de l’homme

 

 

 

Soixante-neuf tiroirs

20 mar

Soixante-neuf tiroirs de Goran Petrovic
aux éditions du rocher, collection Motifs, 450 pages

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Quatrième de couverture

Lire n’est pas une activité innocente.
C’est aussi vivre dangereusement, comme le montrent les aventures extraordinnaires des personnages de ce roman, lecteurs passionnés qui mènent une double vie et qui se rencontrent entre leur réalité quotidiennes et leurs lectures.
Ainsi, Adam se plongeant littéralement dans un texte, s’aperçoit vite qu’il n’est pas seul. D’autres lecteurs le hante, parmi lesquels une vieille dame excentrique, un ancien agent d’une section très spéciale des services secrets, une jeune fille au parfum câlin.
Ecrite par l’un des meilleurs écrivains serbes contemporains, l’histoire surprenante qui tisse ce roman est un éloge ludique des grands espaces de lectures sans lesquels certains d’entre nous ne sauraient respirer.

Traduit du serbe par Gojko Lukic et Gabriel Iaculli.

Mon avis
C’est un roman surprenant et original, soixante-neuf paragraphes pour inciter le lecteur, le personnage de l’histoire qui, s’il en possède les capacités, entre à l’intérieur du roman (ou du journal) et croise d’autres lecteurs, déambule dans un jardin, s’installe à une terrasse, prend possession du décor. Ainsi, en plein hiver, il peut se retrouver sur une plage ensoleillée et une fois sa lecture terminée, de retour dans son fauteuil secouer ses chaussures pleines de sable… constater des petits changements dans sa tenue.

C’est une lecture agréable, les personnages de ce roman oscillent entre présent et plaisir de la rencontre imaginaire.

Le restaurant de l’amour retrouvé

20 mar

Le restaurant de l’amour retrouvé de Ito Ogawa

Traduit par Myriam Dartois-Ako
aux éditions Philippe Picquier,
254 pages

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Présentation de l’éditeur
Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d’un chagrin d’amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière. Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies.
Un livre lumineux sur le partage et le don, à savourer comme la cuisine de la jeune Rinco, dont l’épice secrète est l’amour.
Sortie en septembre 2013

Mon avis

Cette lecture a été pour moi un vrai régal. La finesse du texte, des phrases courtes, une narratrice touchante par sa verve qui n’a d’égale que son imagination culinaire.
Rinco ouvre un restaurant peu ordinaire… Elle cuisine pour son ou ses hôtes, une seule table, des mets qui leurs ressemblent. Elle reçoit ses convives pour un entretien préalable et à partir de leur conversation, elle va établir son menu.
Sa mère et sa truie Hermès, le souvenir de sa grand-mère, son ex qui a vidé l’appartement avant de disparaître, son enfance dans ce village isolé, tous ces ingrédients composent son imaginaire culinaire.

Extrait
De la paume des mes mains fraîchement lavées, j’ai délicatement effleuré les aliments. Puis, comme on berce une vie nouvelle à peine éclose, un par un, je les ai pris entre mes mains, les ai portés jusqu’à mon visage et, les yeux clos, j’ai parlé avec eux pendant quelques secondes.
ce n’était pas quelque chose que l’on m’avait appris et je ne savait d’ailleurs pas exactement quand j’avais commencé à le faire, mais avant de cuisiner, je suivais toujours le même rituel. J’approchais mon visage, mon nez, des aliments, j’écoutais leur « voix ». Je les humais, les soupesais, leur demandais comment ils voulaient être cuisinés.

Le Peigne de Cléopâtre

20 mar

Le peigne de Cléopâtre

Aux éditions Gaïa.
Roman traduit du suédois par Esther Sermage et Ophélie Alegre, 318 pages

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Quatrième de couverture
Mari, Anna et Fredrik, trois amis de longue date, ont monté une société au doux nom du Peigne de Cléopâtre. Leur créneau : résoudre les problèmes des gens. Chacun apporte ses compétences, qui en jardinage, qui en déco d’intérieur ou en comptabilité… et la PME se développe avec succès.
Chacun patauge quelque peu dans sa propre existence, en quête d’identité ou d’âme soeur, et trouve un réconfort non négligeable dans l’idée de venir en aide à autrui.
Jusqu’au jour où une vieille dame se présente avec une étrange requête : elle souhaite que Le peigne de Cléopâtre élimine son mari.
Difficile de résister à un filon qui promet d’être lucratif, et les candidats se bousculent bientôt au portillon.

L’auteure
Maria Ernestamest suédoise, elle vit à Stockholm. Éclectique, elle a multiplié les expériences artistiques: chanteuse, danseuse, mannequin, comédienne, journaliste et auteur. L’écriture s’est imposée naturellement comme son moyen d’expression privilégié.
Le Peigne de Cléopâtre est son troisième roman traduit en français, après Toujours avec toi (2010) et Les oreilles de Buster (2011), prix Page des Libraires et Prix des lecteurs de l’Armitière.

Mon avis
De la belle ouvrage Madame!
C’est une belle histoire d’amitié avec suffisamment d’intrigue pour captiver le lecteur.
il faut dire que cette histoire est peu banale.
Trois amis créent leur société de service en tout genre, mais respectable, jusque là rien de particulier, juste un concept innovant. Des petits travaux de routine sont exécutés par les trois compères, Mari, Anna et Fredrik.
Tout est dans leurs cordes, jusqu’au jour où… Une vieille dame débarque dans le café qui abrite leur QG, elle a une demande étrange. Anna la connaît bien cette vieille dame, Elsa, qui est harcelée et molestée par son mari, Anna voit tout de la fenêtre de son appartement. La joyeuse bande d’amis hésite, le meurtre, requête de cette adorable mamie n’est pas au menu des services, ni de leurs compétences. Elsa leur propose une somme rondelette pour ce travail, une belle enveloppe qui arrangerait bien les affaires de chacun. Mais ils ont une conscience professionnelle et ils hésitent… Pourtant ce serait si facile, le bonhomme est âgé, malade du cœur, alcoolique et méchant…
Finalement, lequel des trois a accepté l’offre? Le doute s’insinue, personne n’a eu une vie banale, alors tout est possible.
Avec ce roman, on ne sombre pas dans la monotonie. Une intrigue, plusieurs petits secrets et un soupçon d’humour sont les ingrédients de la recette.
La lecture est facile, les personnages émouvants et tellement sincères, afin presque.
J’ai passé un très bon moment et je recommande vivement cet ouvrage

Le réseau Corneille

20 mar

Le Réseau Corneille

Ken Follett 

Éditions Le Livre de Poche, 600 pages. Éditions Robert Laffont 2002

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Quatrième de couverture: 1944. Betty à vingt-neuf ans, elle est officier de l’armée anglaise, l’une des meilleures expertes en matière de sabotage. A l’approche du débarquement allié, elle a pour mission d’anéantir le système de communication allemand en France.

Après une première tentative catastrophique et coûteuse en vies humaines, Betty va jouer le tout pour le tout en recrutant une brigade unique en son genre: le Réseau Corneille, une équipe de choc. Six femmes à la personnalité hors du commun: l’aristocrate, la tau larde, l’ingénue, la travestie… Chacune va apporter sa touche personnelle au grand sabotage.

Note de l’auteur: Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les services britanniques envoyèrent en France cinquante femmes agents secrets. Trente-six d’entre elles survécurent. Les quatorze autres firent le sacrifice de leur vie.
C’est à elles toutes que ce livre est dédié.

Les premiers mots: Le premier jour – Dimanche 28 mai 1944
Une minute avant l’explosion, le calme régnait sur la place de Sainte-Cécile. Dans la douceur du soir, une couche d’air immobile s’étendait sur la ville comme une couverture. La cloche de l’église tintait paresseusement pour appeler, sans grand enthousiasme, les fidèles à vêpres. Mais Elizabeth Clairet l’entendait comme un compte à rebours…

Mon avis: très bien ficelé, encore une fois. J’ai beaucoup aimé « Les Piliers de la Terre » et là, un autre contexte, la France sous l’Occupation. J’ai trouvé un bon rythme dans cette lecture, un sabotage décrit jour après jour jusqu’au point final Le Débarquement. Deux protagonistes, une femme Betty (Elizabeth Clairet, britannique) et un homme Dieter (le militaire nazi) s’affrontent, se trouvent, se reconnaissent en ennemis jurés. La gentille et le méchant (très manichéen) chapitre après chapitre, c’est une chasse à l’homme (à la femme) qui m’a tenue en haleine avec force et parfois violence jusqu’au « D Day

Le Lys de Brooklyn

20 mar

Le Lys de Brooklyn de Betty SMITH aux éditions Belfond collection « Vintage » Littérature Étrangère Traduit par Maurice BEERBLOCK, 720 pages
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Présentation de l’éditeur
Un classique de la littérature américaine, roman d’apprentissage sur les jeunes années de Francie Nolan, fillette sensible, assoiffée de culture et de livres, dans le quartier misérable de Williamsburg au début du XXe siècle.
Quatrième de couverture
« Mon Dieu, faites que je sois quelque chose, à chaque instant de chacune des heures de ma vie. Faites que je sois gaie ; faites que je sois triste ; que j’aie froid, ou chaud ; que j’aie faim… ou trop à manger ; que je sois en haillons, ou mise avec élégance ; que je sois sincère ou perfide ; loyale ou menteuse ; digne d’estime ou pécheresse. Mais faites que je sois quelque chose, à chaque instant ! Et, quand je dors, faites que je ne cesse de rêver, afin que le moindre petit morceau de mon existence ne soit perdu ! »

Succès phénoménal jamais démenti depuis sa parution en 1943, un mythe de la littérature américaine, adapté au cinéma par Elia Kazan. Un superbe roman d’apprentissage sur les jeunes années de Francie Nolan, fillette sensible, assoiffée de culture et de livres, dans le quartier misérable de Brooklyn au début du xxe siècle. Un coup de coeur d’une fraîcheur et d’une imagination extraordinaires, un livre-culte publié en France en 1946 et inexplicablement jamais réédité depuis, une redécouverte indispensable.

Mon avis
Roman paisible qui dévoile l’existence souvent difficile de cette premier génération d’immigrés. La vie de Francie,petite fille est rude mais la jeune femme naissante a un bel avenir devant elle.
C’est une agréable lecture malgré quelques longueurs…

L’ Amérique dans tous ses États : état de New-York

 

 

 

 

 

 

 

Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse

20 mar

DERNIER RAPPORT SUR LES MIRACLES À LITTLE NO HORSE de Louise Erdrich traduit de l’américain par Isabelle Reinharez aux éditions Albin Michel collection « Terre d’Amérique », 544 pages.

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Quatrième de couverture

Finaliste du National Book Award, classé parmi les meilleurs livres par le New York Times, ce roman lyrique et baroque a valu à Louise Erdrich d’être comparée par la presse américaine à Faulkner et à Garcia Marquez. Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse nous entraîne dans l’univers à la fois familier et étrange d’une réserve indienne du Dakota du Nord. C’est là que le père Damien, un prêtre quasi centenaire, a passé toute sa vie. Il y a été témoin de nombreux événements ordinaires et extraordinaires qu’il a fidèlement rapporté aux papes successifs sans que cela suscite la moindre réaction. Et lorsque enfin le Vatican lui envoie un émissaire, il hésite à révéler la vérité tant celle-ci la menace dans sa propre identité…
S’il est ici question de secrets et de rédemption, c’est avant tout d’amour qu’il s’agit : amours humaines, amours divines, que l’écriture de Louise Erdrich transcende avec émotion et sensualité.

« Haut en couleur, le roman joue sur des images fortes, sans reculer devant l’outrance, traduisant de façon presque visuelle les craintes, les fantasmes ou les passions qui nous habitent. »
Christine Jordis, Le Monde.

« Parcouru par un souffle exalté, ce roman impose Louise Erdrich comme une romancière accomplie, de la trempe de Toni Morrison. »
Laurent Sagalovitch, Libération

Mon avis

Un très bon moment de lecture, une histoire particulière…

L’ Amérique dans tous ses États : état du Dakota du Nord

Miss Alabama et ses petits secrets

20 mar

Fannie FLAGG
Miss Alabama et ses petits secrets
Traducteur : Jean-Luc PININGRE
Editions Le Cherche Midi. Collection Ailleurs
Emprunté

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Après l’immense succès du livre et du film Beignets de tomates vertes, le nouveau roman de Fannie Flagg.

 

Birmingham, États-Unis. Ex-Miss Alabama, Maggie Fortenberry a pris une grande décision : elle va mettre fin à ses jours. Elle n’est ni malade ni déprimée, son travail dans une petite agence immobilière est plutôt agréable, mais elle a trouvé malgré tout seize bonnes raisons d’en finir, la principale étant peut-être que, à 60 ans, elle pense avoir connu le meilleur de la vie.
Maggie a donc arrêté la date de sa mort et se consacre désormais en toute discrétion à en régler les détails.
Or, peu de temps avant de passer à l’acte, Maggie est invitée par une collègue, Brenda, à un spectacle de derviches tourneurs. La représentation étant dans moins d’une semaine, elle décide, pour faire plaisir à Brenda, de retarder l’ultime échéance.
Elle est alors loin de se douter combien les jours à venir vont être riches en secrets dévoilés et en événements imprévus, lesquels vont lui montrer que l’existence a encore beaucoup plus à lui offrir qu’elle ne le croyait.

 

Fannie Flagg nous donne un roman au charme fou, peuplé de personnages plus attachants les uns que les autres – Brenda, ses problèmes de poids et ses ambitions politiques, Ethel, la patronne de l’agence immobilière qui, à 88 ans, ne veut pas passer la main, etc. Le sort de cette petite communauté de femmes, et celui de Maggie en particulier, est le prétexte à une lecture qui vous fera passer du rire aux larmes.
L’auteur
Fannie FLAGG
Fannie Flagg est auteur, scénariste et actrice. Née en Alabama (où elle situe ce roman), elle a notamment écrit le célèbre Beignets de tomates vertes, qu’elle a ensuite adapté dans une version cinématographique où elle joua un rôle comme dans d’autres films ou séries télévisées mythiques tels que Grease ou Wonder Woman. À la manière d’une Katherine Pancol en France, ses intrigues tournent autour de l’amitié, la vie, la mort et, bien sûr, l’amour, avec des portraits de femmes particulièrement attachantes.
Mon avis
Je n’ai pas saisi la subtilité de ce récit… A relire dans une autre vie !

L’ Amérique dans tous ses États : état d’ Alabama

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