Archive | Romans étrangers Flux RSS de cette section

NEVERHOME

13 fév

NEVERHOME

Laird Hunt, traduit de l’américain par Anne-Laure Tissut

Aux éditions Actes Sud, 260 pages.

image

Constance Thompson, femme de l’Indiana éprise de liberté s’engage dans l’armée de l’Union. Dans le couple qu’elle forme avec Bartholomew, l’un des deux doit s’engager pour défendre la République, il ne peut pas en être autrement. Son époux étant plus faible physiquement, c’est donc elle qui, poitrine bandée, revêtira l’uniforme sous le nom de Ash Thompson. Ash n’est pas un jeune homme fragile, bien au contraire, fin tireur endurant et agile il se fera remarquer par ses compagnons pour avoir sauver l’honneur d’une jeune femme et sera surnommé Gallant Ash à qui l’on dédiera un refrain entonné par les troupes. La vie est rude et le combat terrible, cependant Constance/Ash n’abandonnera pas, elle ne l’a pas encore décidé…
Ce récit sur la guerre de Sécession place le lecteur dans l’intimité de cette jeune combattante, ses angoisses et ses attentes, la difficulté du quotidien, tenaillée par la faim, guidée par la peur, peur de la mort, peur de la vie, peur d’être démasquée… Une lecture intense.

Présentation éditeur
Dans la ferme de l’Indiana qui l’a vue grandir, Constance jouit enfin, auprès de son compagnon, d’un bonheur tranquille. Mais lorsque la guerre de Sécession éclate et que Bartholomew est appelé à rejoindre les rangs de l’armée de l’Union, c’est elle qui, travestie en homme, prend sans hésitation, sous le nom d’Ash Thompson, la place de cet époux que sa santé fragile rend inapte à une guerre qu’elle considère comme impensable de ne pas mener.
Ayant perdu la trace de son régiment après une bataille féroce où elle a été blessée, Constance, la rebelle, dépouillée de son uniforme, reprend, au sein de paysages dévastés, le chemin de la ferme, guidée par l’amour infini qu’elle porte à son bien-aimé mais profondément hantée par la violence et l’étrangeté des aventures qui ont marqué sa périlleuse initiation à l’univers impitoyable des champs de bataille et à leurs sordides coulisses.
Abondant en rencontres aux frontières du réel avec les monstres que la guerre fait des hommes et des lieux, ce roman magistral, largement salué par la presse américaine, propose, à travers le parcours de son androgyne et farouche protagoniste immergée dans les ténèbres du chaos, une impressionnante méditation en forme d’épopée sur la fragilité des certitudes et l’inconstance de toute réalité.

Grand Prix Américaine 2015

DEFI LECTURE 2017

10/80, catégorie 1: un livre de votre maison d’édition favorite.

Le complexe d’Eden Bellwether

8 fév

Le complexe d’Eden Bellwether

Benjamin Wood, traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Renaud Morin

Aux éditions Zulma, 499 pages

image

Oscar, jeune aide-soignant dans une maison de retraite de Cambridge, au hasard d’une promenade tombe sous le charme d’un air de musique baroque joué par un jeune organiste.

En pénétrant dans cette église, son regard croise celui d’une jeune fille et ils se retrouvent à la fin du concert. .

Iris attend son frère Eden, le jeune musicien prodige. Ils sont tous deux issus de la haute bourgeoisie et sont intrigués par Oscar, personne normale à leurs yeux, ils sympathisent et les deux univers se côtoient.

Oscar intègre la petite bande d’étudiants musicologues, dont le personnage dominant est sans conteste Eden .

Eden prétend que, par la musique de Johann Mattheson il peut hypnotiser, Oscar est le cobaye désigné.

Le génie d´Eden l’entraînerait-il vers la folie, souffre-t-il de Personnalité narcissique? Oscar et Iris accomppagnés du Docteur Crest tentent de décoder le personnage…

Ce roman très dense se lit comme un thriller.

Malgré quelques longueurs, c’ est un vrai coup de cœur !

Présentation éditeur:

PRIX DU ROMAN FNAC 2014
PRIX BAUDELAIRE DE LA TRADUCTION

Benjamin Wood signe un premier roman magistral sur les frontières entre génie et folie, la manipulation et ses jeux pervers – qui peuvent conduire aux plus extravagantes affabulations, à la démence ou au meurtre.

Cambridge, de nos jours. Au détour d’une allée de l’imposant campus, Oscar est irrésistiblement attiré par la puissance de l’orgue et des chants provenant d’une chapelle. Subjugué malgré lui, Oscar ne peut maîtriser un sentiment d’extase. Premier rouage de l’engrenage. Dans l’assemblée, une jeune femme attire son attention. Iris n’est autre que la sœur de l’organiste virtuose, Eden Bellwether, dont la passion exclusive pour la musique baroque s’accompagne d’étranges conceptions sur son usage hypnotique…
Bientôt intégré au petit groupe qui gravite autour d’Eden et Iris, mais de plus en plus perturbé par ce qui se trame dans la chapelle des Bellwether, Oscar en appelle à Herbert Crest, spécialiste incontesté des troubles de la personnalité. De manière inexorable, le célèbre professeur et l’étudiant manipulateur vont s’affronter dans une partie d’échecs en forme de duel, où chaque pièce avancée met en jeu l’équilibre mental de l’un et l’espérance de survie de l’autre.

L’auteur du Complexe d’Eden Bellwether manifeste un don de conteur machiavélique qui suspend longtemps en nous tout jugement au bénéfice d’une intrigue à rebonds tenue de main de maître.

“D’autres auteurs avant lui ont exploré la proximité entre génie et folie, mais Wood traite cette thématique familière avec une fraîcheur et une intelligence qui laissent présager de grandes choses à venir.”
TIMES LITERARY SUPPLEMENT

 

1Q84 Livre 1

29 jan

1Q84, livre 1, Avril -Juin

Haruki Murakami 

Traduit du japonais par Hélène Morita

Aux editions Le Grand Livre du Mois, 534 pages

image

 

Quatrième de couverture

Le passé – tel qu’il était peut-être – fait surgir sur le miroir l’ombre d’un présent – différent de ce qu’il fut ?

Un événement éditorial sans precedent

 

Une œuvre hypnotique et troublante

Un roman d’aventures

Une histoire d’amour

Deux êtres unis par un pacte secret

 

Dans le monde bien réel de 1984 et dans celui dangereusement séduisant de 1Q84 va se nouer le destin de Tengo et d’Aomamé.

 

Mon avis

Il y a Tengo, professeur de mathématiques, apprenti écrivain et lecteur pour une revue littéraire publiant chaque année le prix du premier roman.

Il y a Aomamé, coach sportif, tueuse à gage respectable.

Il y a Fukaéri, jeune auteure concourant pour le prix.

Il y a la Vieille Dame, le Maitre,  il y a la secte de l’Aube, Les Précurseurs, puis une jeune policière.

Il y a surtout une ambiance nippone particulière, sublimée par la plume de Murakami.

Il y a un jeu d’écriture servant tantôt Tengo, tantôt Aomamé.

Quel est le lien qui relie ces deux personnages que tout parait opposer?

Ce roman que j’ai choisis de lire dans le cadre du Défi Lecture 2017  est un livre voyageur qui m’a été envoyé par Brigitte. Je l’en remercie vivement !

Jazz Palace

14 jan

Jazz Palace

Mary Morris, traduit de l’anglais (américain) par Michèle Herpe-Volinssky

Aux éditions Liane Levi

320 pages

image

Présentation éditeur

Chicago, années folles. Les Noirs débarquent de La Nouvelle-Orléans, le jazz dans leurs bagages. La ville, besogneuse le jour, s’encanaille la nuit dans les quartiers sud, où Louis Armstrong et King Oliver font naître des vocations. C’est là que Benny Lehrman, livreur de casquettes et pianiste doué, aime s’évader d’un morne quotidien et s’initier à cette nouvelle musique. Un soir, dans un club noir, il rencontre Napoleon Hill, trompettiste inspiré, prêt à braver les préjugés racistes et la mafia pour se faire connaître. Tous deux se produisent bientôt sur la scène du Jazz Palace, un speakeasy tenu par Pearl, jeune femme secrète. Silencieuse, elle observe les doigts de Benny courir sur le clavier pendant qu’Opal, sa jeune soeur, danse sans tabous… Une saga musicale et rythmée.

Mon avis

Une fresque familiale émouvante, les années folles et les débuts des boîtes de jazz.

L’ Amérique dans tous ses États : L’ Illinois

L’incendie de la maison de George Orwell

24 oct

L’incendie de la maison de George Orwell
  [Burning down George Orwell’s House) Traduit de l’anglais (États-Unis) par Marc Weitzmann
Collection « Littérature étrangère/ Joëlle Losfeld, Gallimard
image
Résumé éditeur
Ray a fait fortune à Chicago en adaptant les théories de George Orwell – en particulier celles exposées dans 1984 – au marketing. Ray est persuadé que le monde d’aujourd’hui est pire encore que celui décrit dans le fameux roman. Tout va donc pour le mieux jusqu’au jour où sa femme, persuadée (à tort) qu’il a une liaison avec l’une de ses collaboratrices, demande le divorce.
Plongeant peu à peu dans une crise morale et existentielle, Ray décide de s’exiler sur l’île écossaise de Jura, où il loue la maison dans laquelle Orwell a écrit 1984. Accompagné d’une impressionnante réserve de whisky, personnage à part entière de cette comédie, il se plonge dans les œuvres complètes de l’auteur. Mais c’est sans compter sur les habitants de l’île, en particulier Pitcairn, un nationaliste furieux et vaguement psychopathe, sa fille Molly, qui cherche à quitter les lieux, et Farkas, un voisin amical à ceci près qu’il se dit loup-garou…
Mon avis
Les Hébrides, vous connaissez (« On purge Bébé » de Feydeau) ? Un chapelet de quelques iles situées au large de l’Ecosse, un climat rude, peu d’habitations et la lande à perte de vue… George Orwell a vécu quelques temps sur l’une d’elles. Ray revient sur les traces de l’auteur, entre culture gaélique et whisky. Un hiver sans voir un rai de lumière, à purger ce breuvage qui rend fou. Peu à peu l’homme qui avait touché le fond, se reconstruit.

Les Oiseaux

8 août

Les Oiseaux

Tarjei Vesaas, traduit du norvégien et présenté par Régis Boyer, illustration de couverture de Gilles Chapacou

collection de l’atelier Furtif, aux éditions Plein Chant, 266 pages

les oiseaux

quatrième de couverture

Il est des choses qu’il vaut mieux ne pas approfondir ou dont mieux vaut ne pas parler. Mattis le sent obscurément,tel le fait que l’on a donné son nom et celui de sa soeur Hege aux trembles morts émergeant des sapins proches de leur maison. Ou encore que les gens l’appellent ahuri, quand ils ne se doutent pas qu’il les entend, et rechignent à lui confier un travail quelconque. Lui non plus n’aime pas en demander. il sait trop quel désarroi le saisit presque aussitôt. Mattis préfère rêver dans la forêt, écrire dans la boue un message d’amitié à un oiseau. Tout lui est signe et présage: cette bécasse qui survole son logis et qu’un chasseur tue par sa faute, ce tremble que foudroie l’orage et qui représente lui ou Hege… Que Hege meure ou cesse de s’occuper de Mattis, comment vivrait-il? L’idée chemine dans son esprit et l’obsède quand, devenu passeur sur le lac, il amène chez eux Jörgen le bûcheron. Petite âme à demi éveillée, coeur d’oiseau qui se débat dans les brumes où s’enveloppe pour lui le monde réel, Mattis en vient à forger son propre destin et c’est ce qui rend si poignante cette histoire d’un simple où Tarjei Vesaas transcrit l’inexprimable enfoui au fond des êtres.

L’auteur

Issu d’une famille de paysans norvégiens, Tarjei Vesaas est né en 1897. Après l’école primaire, il travaille avec son père mais commence très tôt à écrire. Il publie son premier roman à 26 ans. Des bourses lui permettent de voyager à l’étranger. Quand il revient en Norvège, c’est pour vivre dans son district natal et se consacrer à son oeuvre littéraire. Du romantisme, après une période réaliste, il a évolué vers le symbolisme. Les oiseaux appartiennent à cette dernière période. Disparu en 1970, Tarjei Vesaas est considéré comme l’un des plus grands écrivains norvégiens.

 

 

Le chagrin des vivants

1 août

Le chagrin des vivants de Anna Hope, traduit de l’anglais par Elodie Leplat

aux éditions Gallimard, collection « du monde entier », 400 pages

image

Présentation éditeur

Durant les cinq premiers jours de novembre 1920, l’Angleterre attend l’arrivée du Soldat inconnu, rapatrié depuis la France. Alors que le pays est en deuil et que tant d’hommes ont disparu, cette cérémonie d’hommage est bien plus qu’un simple symbole, elle recueille la peine d’une nation entière.
À Londres, trois femmes vont vivre ces journées à leur manière. Evelyn, dont le fiancé a été tué et qui travaille au bureau des pensions de l’armée ; Ada, qui ne cesse d’apercevoir son fils pourtant tombé au front ; et Hettie, qui accompagne tous les soirs d’anciens soldats sur la piste du Hammer-smith Palais pour six pence la danse.
Dans une ville peuplée d’hommes incapables de retrouver leur place au sein d’une société qui ne les comprend pas, rongés par les horreurs vécues, souvent mutiques, ces femmes cherchent l’équilibre entre la mémoire et la vie. Et lorsque les langues se délient, les cœurs s’apaisent.

«Les magnifiques portraits de trois Londoniennes aux prises avec les spectres des absents, dans la paix meurtrie de l’après Première Guerre mondiale.»
Gilles Heuré, Télérama

«Le chagrin des vivants ausculte avec justesse l’âme endolorie des survivants et des survivantes que le souvenir des morts empêche de vivre.»
Astrid de Larminat, Le Figaro Littéraire

«Empreinte de la gravité du deuil, mais fouettée par l’urgence de recommencer à vivre, la prose habitée d’Anna Hope épouse les battements de coeur, la fumée des cigarettes, les notes de jazz qui réveillent les corps.»
Jeanne de Ménibus, Elle

«La prose d’Anna Hope est si subtile et son intrigue si bien menée qu’il est difficile de croire qu’il s’agit d’un premier roman.»
The Guardian

«Hope transcende le thème de la haute société et s’attache à des femmes de différentes classes sociales, toutes liées par leur réticence à dire adieu au monde que la guerre a fait voler en éclat.»
The New York Times

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Du-monde-entier/Le-chagrin-des-vivants

Mon avis

Un roman très émouvant qui balaie d’un oeil nouveau cette période difficile.

Dimanche 7 novembre 1920, J – 5, Albert, une petite ville de la Somme, le décompte journalier jusqu’au dernier hommage… l’hommage ultime aux morts de la Der des der. Le portrait de trois femmes dans ces instants douloureux, ces cinq jours qui vont les conduire jusqu’au cénotaphe, qui deviendra la dernière demeure de ce soldat, inconnu, The Unknown Warrior, leurs derniers cris, leurs dernières larmes afin de pouvoir faire leur deuil après ces années d’errance, le chagrin des vivants, simplement garder la trace de ces vies détruites et pouvoir se reconstruire.

 

 

La bibliothèque des cœurs cabossés

29 juil

La Bibliothèque des cœurs cabossés
KATARINA BIVALD
Traduit du suédois par Carine Bruy
Aux éditions Denoël, 496 pages, emprunt médiathèque

image

Présentation de l’éditeur
Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l’Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine.
Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis – et pas uniquement les personnages de ses romans préférés –, qui l’aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance.
Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel…

En deux mots: Romance – Bibliographie

Sara, jeune suédoise est invitée chez feu Amy, vieille dame de l’Iowa, toutes deux passionnées de romans. Tout le village est réuni chez la défunte pour un dernier hommage lorsque Sara débarque avec sa valise et treize romans…
Après « 84, Charing Cross Road », « Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates » ce roman est un bel hommage aux livres et aux lecteurs. La bibliographie est impressionnante, une liste de quelques auteurs cités
« Millenium » de Stieg Larson, « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » de Harper Lee, « Une jeune fille démodée » de Louisa May Alcott, « Les quatre filles du docteur March », Terry Pratchett,  » Gagner l’autre rive » de Ulla Carin Linqvist, Liza Marklund, « Hamilton » de Jan Guillou, Camilla Läckberg, « Péché mortel » de Laurie Breton, « La couleur des sentiments » de Kathryn Stockett, Jane Austen « Dewey le chat de bibliothèque », « L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux » de Nicholas Evans, « Beignets de tomates vertes » de Fanny Flagg, Marian Keyse, « Eragon », « 84, Charing Cross Road » de Helen Hanff, « Bridget Johns » de Helen Fielding,

Le bizarre incident du chien pendant la nuit

29 juil

LE BIZARRE INCIDENT DU CHIEN PENDANT LA NUIT
Mark HADDON
Traduit par Odile DEMANGE
Nil éditions, 304 pages

image
Présentation
«Un écrivain empreint de sagesse et d’humour noir, doué d’une rare qualité de compassion. Un succès sans précédent.» Ian McEwan

Christopher Boone a quinze ans. Il possède une intelligence et une logique imparables; il aime les listes, les plans et la vérité et c’est un fan de Sherlock Holmes, mais il n’est jamais allé plus loin que le bout de sa rue tout seul. Il réussit des exercices de mathématiques très difficiles et comprend la théorie de la relativité. Ce qu’il ne comprend pas, ce sont les autres êtres humains. À part Siobhan, qui le suit à l’école et l’aide à écrire ce roman policier, son père, qui connaît ses troubles comportementaux, et sa mère, décédée il y a deux ans, les autres sont pour lui des étrangers… Lorsqu’il découvre le chien de sa voisine transpercé d’une fourche, Christopher décide de retrouver le meurtrier. Mais son enquête va bouleverser le délicat équilibre de l’univers qu’il s’était construit: sa mère n’est pas morte, elle est partie vivre à Londres avec le mari de la voisine; son père lui a menti. L’univers de Christopher se fissure. L’enquête alerte, truffée d’inventions et de tendre drôlerie, révèle alors d’immenses réservoirs de souffrance et de courage chez le jeune garçon qui, magnifiquement obstiné, poursuit son but coûte que coûte.

Un premier roman drôle, inattendu, délicatement et profondément émouvant, pour des lecteurs de 7 à 77 ans.

En deux mots: Émotions – Singulier

Christopher est un enfant singulier, unique en son genre, fasciné par les maths et la physique. Dans son univers tout est question de chiffres et nombres premiers jusqu’au jour où ses certitudes volent en éclats. Il est contraint d’ajuster ses variables mathématiques pour qu’elles collent à nouveau à sa réalité. Un très bon moment de lecture.

Petits jeux mathématiques extraits du roman:

Problème n°1: aller le plus loin possible dans l’énumération des nombres premiers…

Problème n°2: « Les soldats de Conway »
Imaginer un échiquier infini… séparé en deux par une ligne horizontale, toutes les cases noires sont en dessous de cette ligne, les cases blanches au dessus… Vous visualisez? Bien, maintenant le but du jeu est d’intervertir les cases, de faire remonter les cases noires au dessus de la lignes horizontale. À partir de quel rang au dessus de la ligne horizontale va-t-on être bloqué?

Problème n°3: « Le problème de Monty Hall »
Lors d’un jeu télévisé (Let’s Make a Deal!), le présentateur (Monty Hall) montrait trois portes fermées au candidat et affirmait que derrière l’une d’entre-elles se cachait un cadeau (une voiture) et qu’il suffisait d’indiquer la bonne porte pour gagner.

1. – En supposant que l’emplacement du cadeau a été choisi au hasard, le candidat a une chance sur trois de désigner la bonne porte.
Pour l’instant on n’ouvre pas cette porte.

2. – Ensuite le présentateur ouvre l’une des deux portes autre que celle qui a été choisie et autre que celle qui cache la voiture.

3. – Le candidat a le choix entre maintenir son premier choix ou le modifier. Que lui conseillez-vous de faire ?

Problème n°4: a=1, b=2, c=3 …. Z=26.
But du jeu, associer chaque mot à la somme des lettres qui lui correspond…

Bonita Avenue

29 juil

Bonita Avenue
de Peter Buwald, traduit du Néerlandais (Pays-Bas) par Arlette Ounanian
aux éditions Actes Sud, 508 pages

image

Quatrième de couverture
Recteur d’une des plus grandes universités des Pays-Bas, Sigérius est un homme bien sous tous rapports, grand mathématicien et grand sportif, ancien champion de judo. À cinquante ans, il est pressenti pour devenir ministre de l’Éducation et entrer dans le cercle étroit du pouvoir. Chef heureux d’une famille recomposée, Sigérius a élevé les deux filles de sa seconde épouse. L’aînée, Joni, est une jeune femme brillante dont il est fier.
Compagne d’un photographe prénommé Aaron, Joni a mis au point un système pour booster en secret son ascension sociale. Mais c’est compter sans la libido paternelle : chaque nuit, Sigérius rejoint sur le Web quelques créatures de rêve. Ainsi découvre-t-il une beauté ravageuse, dont l’élégance suggestive lui rappelle étrangement… sa fille Joni.
Après vérification, la belle alanguie sur l’écran de ses nuits est bien Joni, laquelle évolue sur un site pornographique dont elle est l’unique propriétaire, une entreprise qui nourrit l’ambition dévorante de la jeune femme.
Ce premier roman est digne des plus grands textes de la littérature noire d’aujourd’hui. Milieu du sexe et puissance planétaire du Web, violence extrême de l’image et destruction de toute morale : l’histoire de cette jeune femme d’affaires met en scène de façon grandiose la perversité de notre époque. Dans un monde où personne n’est ce qu’il paraît être, où le scintillement des écrans cache un magma de pulsions et de vice, l’irruption de la vérité provoque une monstrueuse explosion qui propulse les individus sur l’orbite de destins incontrôlés.

L’auteur
Peter Buwald est né en 1971. Après avoir été journaliste et rédacteur dans une maison d’édition, il se consacre aujourd’hui à l’écriture. Bonita Avenue a remporté un immense succès aux Pays-Bas. Il est en cours de traduction dans de nombreux pays européens ainsi qu’aux Etats-Unis.

1234567

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus