Archive | Romans étrangers Flux RSS de cette section

1Q84 Livre 1

29 jan

1Q84, livre 1, Avril -Juin

Haruki Murakami 

Traduit du japonais par Hélène Morita

Aux editions Le Grand Livre du Mois, 534 pages

image

 

Quatrième de couverture

Le passé – tel qu’il était peut-être – fait surgir sur le miroir l’ombre d’un présent – différent de ce qu’il fut ?

Un événement éditorial sans precedent

 

Une œuvre hypnotique et troublante

Un roman d’aventures

Une histoire d’amour

Deux êtres unis par un pacte secret

 

Dans le monde bien réel de 1984 et dans celui dangereusement séduisant de 1Q84 va se nouer le destin de Tengo et d’Aomamé.

 

Mon avis

Il y a Tengo, professeur de mathématiques, apprenti écrivain et lecteur pour une revue littéraire publiant chaque année le prix du premier roman.

Il y a Aomamé, coach sportif, tueuse à gage respectable.

Il y a Fukaéri, jeune auteure concourant pour le prix.

Il y a la Vieille Dame, le Maitre,  il y a la secte de l’Aube, Les Précurseurs, puis une jeune policière.

Il y a surtout une ambiance nippone particulière, sublimée par la plume de Murakami.

Il y a un jeu d’écriture servant tantôt Tengo, tantôt Aomamé.

Quel est le lien qui relie ces deux personnages que tout parait opposer?

Ce roman que j’ai choisis de lire dans le cadre du Défi Lecture 2017  est un livre voyageur qui m’a été envoyé par Brigitte. Je l’en remercie vivement !

Jazz Palace

14 jan

Jazz Palace

Mary Morris, traduit de l’anglais (américain) par Michèle Herpe-Volinssky

Aux éditions Liane Levi

320 pages

image

Présentation éditeur

Chicago, années folles. Les Noirs débarquent de La Nouvelle-Orléans, le jazz dans leurs bagages. La ville, besogneuse le jour, s’encanaille la nuit dans les quartiers sud, où Louis Armstrong et King Oliver font naître des vocations. C’est là que Benny Lehrman, livreur de casquettes et pianiste doué, aime s’évader d’un morne quotidien et s’initier à cette nouvelle musique. Un soir, dans un club noir, il rencontre Napoleon Hill, trompettiste inspiré, prêt à braver les préjugés racistes et la mafia pour se faire connaître. Tous deux se produisent bientôt sur la scène du Jazz Palace, un speakeasy tenu par Pearl, jeune femme secrète. Silencieuse, elle observe les doigts de Benny courir sur le clavier pendant qu’Opal, sa jeune soeur, danse sans tabous… Une saga musicale et rythmée.

Mon avis

Une fresque familiale émouvante, les années folles et les débuts des boîtes de jazz.

L’ Amérique dans tous ses États : L’ Illinois

L’incendie de la maison de George Orwell

24 oct

L’incendie de la maison de George Orwell
  [Burning down George Orwell’s House) Traduit de l’anglais (États-Unis) par Marc Weitzmann
Collection « Littérature étrangère/ Joëlle Losfeld, Gallimard
image
Résumé éditeur
Ray a fait fortune à Chicago en adaptant les théories de George Orwell – en particulier celles exposées dans 1984 – au marketing. Ray est persuadé que le monde d’aujourd’hui est pire encore que celui décrit dans le fameux roman. Tout va donc pour le mieux jusqu’au jour où sa femme, persuadée (à tort) qu’il a une liaison avec l’une de ses collaboratrices, demande le divorce.
Plongeant peu à peu dans une crise morale et existentielle, Ray décide de s’exiler sur l’île écossaise de Jura, où il loue la maison dans laquelle Orwell a écrit 1984. Accompagné d’une impressionnante réserve de whisky, personnage à part entière de cette comédie, il se plonge dans les œuvres complètes de l’auteur. Mais c’est sans compter sur les habitants de l’île, en particulier Pitcairn, un nationaliste furieux et vaguement psychopathe, sa fille Molly, qui cherche à quitter les lieux, et Farkas, un voisin amical à ceci près qu’il se dit loup-garou…
Mon avis
Les Hébrides, vous connaissez (« On purge Bébé » de Feydeau) ? Un chapelet de quelques iles situées au large de l’Ecosse, un climat rude, peu d’habitations et la lande à perte de vue… George Orwell a vécu quelques temps sur l’une d’elles. Ray revient sur les traces de l’auteur, entre culture gaélique et whisky. Un hiver sans voir un rai de lumière, à purger ce breuvage qui rend fou. Peu à peu l’homme qui avait touché le fond, se reconstruit.

Les Oiseaux

8 août

Les Oiseaux

Tarjei Vesaas, traduit du norvégien et présenté par Régis Boyer, illustration de couverture de Gilles Chapacou

collection de l’atelier Furtif, aux éditions Plein Chant, 266 pages

les oiseaux

quatrième de couverture

Il est des choses qu’il vaut mieux ne pas approfondir ou dont mieux vaut ne pas parler. Mattis le sent obscurément,tel le fait que l’on a donné son nom et celui de sa soeur Hege aux trembles morts émergeant des sapins proches de leur maison. Ou encore que les gens l’appellent ahuri, quand ils ne se doutent pas qu’il les entend, et rechignent à lui confier un travail quelconque. Lui non plus n’aime pas en demander. il sait trop quel désarroi le saisit presque aussitôt. Mattis préfère rêver dans la forêt, écrire dans la boue un message d’amitié à un oiseau. Tout lui est signe et présage: cette bécasse qui survole son logis et qu’un chasseur tue par sa faute, ce tremble que foudroie l’orage et qui représente lui ou Hege… Que Hege meure ou cesse de s’occuper de Mattis, comment vivrait-il? L’idée chemine dans son esprit et l’obsède quand, devenu passeur sur le lac, il amène chez eux Jörgen le bûcheron. Petite âme à demi éveillée, coeur d’oiseau qui se débat dans les brumes où s’enveloppe pour lui le monde réel, Mattis en vient à forger son propre destin et c’est ce qui rend si poignante cette histoire d’un simple où Tarjei Vesaas transcrit l’inexprimable enfoui au fond des êtres.

L’auteur

Issu d’une famille de paysans norvégiens, Tarjei Vesaas est né en 1897. Après l’école primaire, il travaille avec son père mais commence très tôt à écrire. Il publie son premier roman à 26 ans. Des bourses lui permettent de voyager à l’étranger. Quand il revient en Norvège, c’est pour vivre dans son district natal et se consacrer à son oeuvre littéraire. Du romantisme, après une période réaliste, il a évolué vers le symbolisme. Les oiseaux appartiennent à cette dernière période. Disparu en 1970, Tarjei Vesaas est considéré comme l’un des plus grands écrivains norvégiens.

 

 

Le chagrin des vivants

1 août

Le chagrin des vivants de Anna Hope, traduit de l’anglais par Elodie Leplat

aux éditions Gallimard, collection « du monde entier », 400 pages

image

Présentation éditeur

Durant les cinq premiers jours de novembre 1920, l’Angleterre attend l’arrivée du Soldat inconnu, rapatrié depuis la France. Alors que le pays est en deuil et que tant d’hommes ont disparu, cette cérémonie d’hommage est bien plus qu’un simple symbole, elle recueille la peine d’une nation entière.
À Londres, trois femmes vont vivre ces journées à leur manière. Evelyn, dont le fiancé a été tué et qui travaille au bureau des pensions de l’armée ; Ada, qui ne cesse d’apercevoir son fils pourtant tombé au front ; et Hettie, qui accompagne tous les soirs d’anciens soldats sur la piste du Hammer-smith Palais pour six pence la danse.
Dans une ville peuplée d’hommes incapables de retrouver leur place au sein d’une société qui ne les comprend pas, rongés par les horreurs vécues, souvent mutiques, ces femmes cherchent l’équilibre entre la mémoire et la vie. Et lorsque les langues se délient, les cœurs s’apaisent.

«Les magnifiques portraits de trois Londoniennes aux prises avec les spectres des absents, dans la paix meurtrie de l’après Première Guerre mondiale.»
Gilles Heuré, Télérama

«Le chagrin des vivants ausculte avec justesse l’âme endolorie des survivants et des survivantes que le souvenir des morts empêche de vivre.»
Astrid de Larminat, Le Figaro Littéraire

«Empreinte de la gravité du deuil, mais fouettée par l’urgence de recommencer à vivre, la prose habitée d’Anna Hope épouse les battements de coeur, la fumée des cigarettes, les notes de jazz qui réveillent les corps.»
Jeanne de Ménibus, Elle

«La prose d’Anna Hope est si subtile et son intrigue si bien menée qu’il est difficile de croire qu’il s’agit d’un premier roman.»
The Guardian

«Hope transcende le thème de la haute société et s’attache à des femmes de différentes classes sociales, toutes liées par leur réticence à dire adieu au monde que la guerre a fait voler en éclat.»
The New York Times

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Du-monde-entier/Le-chagrin-des-vivants

Mon avis

Un roman très émouvant qui balaie d’un oeil nouveau cette période difficile.

Dimanche 7 novembre 1920, J – 5, Albert, une petite ville de la Somme, le décompte journalier jusqu’au dernier hommage… l’hommage ultime aux morts de la Der des der. Le portrait de trois femmes dans ces instants douloureux, ces cinq jours qui vont les conduire jusqu’au cénotaphe, qui deviendra la dernière demeure de ce soldat, inconnu, The Unknown Warrior, leurs derniers cris, leurs dernières larmes afin de pouvoir faire leur deuil après ces années d’errance, le chagrin des vivants, simplement garder la trace de ces vies détruites et pouvoir se reconstruire.

 

 

La bibliothèque des cœurs cabossés

29 juil

La Bibliothèque des cœurs cabossés
KATARINA BIVALD
Traduit du suédois par Carine Bruy
Aux éditions Denoël, 496 pages, emprunt médiathèque

image

Présentation de l’éditeur
Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l’Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine.
Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis – et pas uniquement les personnages de ses romans préférés –, qui l’aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance.
Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel…

En deux mots: Romance – Bibliographie

Sara, jeune suédoise est invitée chez feu Amy, vieille dame de l’Iowa, toutes deux passionnées de romans. Tout le village est réuni chez la défunte pour un dernier hommage lorsque Sara débarque avec sa valise et treize romans…
Après « 84, Charing Cross Road », « Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates » ce roman est un bel hommage aux livres et aux lecteurs. La bibliographie est impressionnante, une liste de quelques auteurs cités
« Millenium » de Stieg Larson, « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » de Harper Lee, « Une jeune fille démodée » de Louisa May Alcott, « Les quatre filles du docteur March », Terry Pratchett,  » Gagner l’autre rive » de Ulla Carin Linqvist, Liza Marklund, « Hamilton » de Jan Guillou, Camilla Läckberg, « Péché mortel » de Laurie Breton, « La couleur des sentiments » de Kathryn Stockett, Jane Austen « Dewey le chat de bibliothèque », « L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux » de Nicholas Evans, « Beignets de tomates vertes » de Fanny Flagg, Marian Keyse, « Eragon », « 84, Charing Cross Road » de Helen Hanff, « Bridget Johns » de Helen Fielding,

Le bizarre incident du chien pendant la nuit

29 juil

LE BIZARRE INCIDENT DU CHIEN PENDANT LA NUIT
Mark HADDON
Traduit par Odile DEMANGE
Nil éditions, 304 pages

image
Présentation
«Un écrivain empreint de sagesse et d’humour noir, doué d’une rare qualité de compassion. Un succès sans précédent.» Ian McEwan

Christopher Boone a quinze ans. Il possède une intelligence et une logique imparables; il aime les listes, les plans et la vérité et c’est un fan de Sherlock Holmes, mais il n’est jamais allé plus loin que le bout de sa rue tout seul. Il réussit des exercices de mathématiques très difficiles et comprend la théorie de la relativité. Ce qu’il ne comprend pas, ce sont les autres êtres humains. À part Siobhan, qui le suit à l’école et l’aide à écrire ce roman policier, son père, qui connaît ses troubles comportementaux, et sa mère, décédée il y a deux ans, les autres sont pour lui des étrangers… Lorsqu’il découvre le chien de sa voisine transpercé d’une fourche, Christopher décide de retrouver le meurtrier. Mais son enquête va bouleverser le délicat équilibre de l’univers qu’il s’était construit: sa mère n’est pas morte, elle est partie vivre à Londres avec le mari de la voisine; son père lui a menti. L’univers de Christopher se fissure. L’enquête alerte, truffée d’inventions et de tendre drôlerie, révèle alors d’immenses réservoirs de souffrance et de courage chez le jeune garçon qui, magnifiquement obstiné, poursuit son but coûte que coûte.

Un premier roman drôle, inattendu, délicatement et profondément émouvant, pour des lecteurs de 7 à 77 ans.

En deux mots: Émotions – Singulier

Christopher est un enfant singulier, unique en son genre, fasciné par les maths et la physique. Dans son univers tout est question de chiffres et nombres premiers jusqu’au jour où ses certitudes volent en éclats. Il est contraint d’ajuster ses variables mathématiques pour qu’elles collent à nouveau à sa réalité. Un très bon moment de lecture.

Petits jeux mathématiques extraits du roman:

Problème n°1: aller le plus loin possible dans l’énumération des nombres premiers…

Problème n°2: « Les soldats de Conway »
Imaginer un échiquier infini… séparé en deux par une ligne horizontale, toutes les cases noires sont en dessous de cette ligne, les cases blanches au dessus… Vous visualisez? Bien, maintenant le but du jeu est d’intervertir les cases, de faire remonter les cases noires au dessus de la lignes horizontale. À partir de quel rang au dessus de la ligne horizontale va-t-on être bloqué?

Problème n°3: « Le problème de Monty Hall »
Lors d’un jeu télévisé (Let’s Make a Deal!), le présentateur (Monty Hall) montrait trois portes fermées au candidat et affirmait que derrière l’une d’entre-elles se cachait un cadeau (une voiture) et qu’il suffisait d’indiquer la bonne porte pour gagner.

1. – En supposant que l’emplacement du cadeau a été choisi au hasard, le candidat a une chance sur trois de désigner la bonne porte.
Pour l’instant on n’ouvre pas cette porte.

2. – Ensuite le présentateur ouvre l’une des deux portes autre que celle qui a été choisie et autre que celle qui cache la voiture.

3. – Le candidat a le choix entre maintenir son premier choix ou le modifier. Que lui conseillez-vous de faire ?

Problème n°4: a=1, b=2, c=3 …. Z=26.
But du jeu, associer chaque mot à la somme des lettres qui lui correspond…

Bonita Avenue

29 juil

Bonita Avenue
de Peter Buwald, traduit du Néerlandais (Pays-Bas) par Arlette Ounanian
aux éditions Actes Sud, 508 pages

image

Quatrième de couverture
Recteur d’une des plus grandes universités des Pays-Bas, Sigérius est un homme bien sous tous rapports, grand mathématicien et grand sportif, ancien champion de judo. À cinquante ans, il est pressenti pour devenir ministre de l’Éducation et entrer dans le cercle étroit du pouvoir. Chef heureux d’une famille recomposée, Sigérius a élevé les deux filles de sa seconde épouse. L’aînée, Joni, est une jeune femme brillante dont il est fier.
Compagne d’un photographe prénommé Aaron, Joni a mis au point un système pour booster en secret son ascension sociale. Mais c’est compter sans la libido paternelle : chaque nuit, Sigérius rejoint sur le Web quelques créatures de rêve. Ainsi découvre-t-il une beauté ravageuse, dont l’élégance suggestive lui rappelle étrangement… sa fille Joni.
Après vérification, la belle alanguie sur l’écran de ses nuits est bien Joni, laquelle évolue sur un site pornographique dont elle est l’unique propriétaire, une entreprise qui nourrit l’ambition dévorante de la jeune femme.
Ce premier roman est digne des plus grands textes de la littérature noire d’aujourd’hui. Milieu du sexe et puissance planétaire du Web, violence extrême de l’image et destruction de toute morale : l’histoire de cette jeune femme d’affaires met en scène de façon grandiose la perversité de notre époque. Dans un monde où personne n’est ce qu’il paraît être, où le scintillement des écrans cache un magma de pulsions et de vice, l’irruption de la vérité provoque une monstrueuse explosion qui propulse les individus sur l’orbite de destins incontrôlés.

L’auteur
Peter Buwald est né en 1971. Après avoir été journaliste et rédacteur dans une maison d’édition, il se consacre aujourd’hui à l’écriture. Bonita Avenue a remporté un immense succès aux Pays-Bas. Il est en cours de traduction dans de nombreux pays européens ainsi qu’aux Etats-Unis.

Les rues d’hier

28 juil

J’ai lu « Les rues d’hier » de Silvia Tennenbaum, auteure d’origine allemande née en 1928. Cette saga a été publiée pour la première fois en 1981 et éditée cette année en français par Gallimard, collection « Du monde entier », collection que j’affectionne tout particulièrement (Rabi Jaber « Amerika », Claire Messud « La femme d’en haut », Chimamanda Ngozi Adichie « Autour de ton cou », pour ces quelques titres que me viennent à l’esprit, « Miniaturiste » de Jessie Burton).

image

Les rues d’hier de Silvia Tennenbaum, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Colin Reingewitz

Editions Gallimard, collection « du monde entier », 620 pages

Quatrième de couverture

Moritz Wertheim dirige une entreprise prospère de textile qu’il lèguera bientôt à ses fils, et notamment à Eduard, le plus jeune de la fratrie, tout juste rentré des États-Unis. C’est avec sérénité que les Wertheim entament ce XXe siècle plein de promesses aux côtés de leurs concitoyens. Ils forment une famille juive parfaitement assimilée qui participe à la vie économique allemande, qui célèbre Noël, qui est prête à tout pour défendre l’Empire à l’image d’Eduard qui s’engage dans l’armée au moment où la Grande Guerre est déclarée.
Mais avec la défaite qui s’ensuit et la crise qui gagne tout le pays, la tension est à présent palpable dans les rues de Francfort. Les premières lois antijuives sont votées, la montée de l’antisémitisme pousse certains membres de la famille Wertheim à partir. Eduard se rend en Suisse, son frère Jacob aux Pays-Bas, leurs neveux et nièces aux États-Unis ou encore en Palestine. Puis c’est la Seconde Guerre mondiale qui éclate et qui conduit plusieurs membres de la famille vers la mort, laissant les survivants terrassés par la découverte de ce que leur pays avait fait aux leurs.
En multipliant les regards et les sensibilités de ces fabuleux personnages qui peuplent sa saga familiale, Silvia Tennenbaum dépeint avec justesse la complexité de l’histoire de la bourgeoisie juive allemande. Son rapport particulier à la religion, au patriotisme, mais également son rôle dans les grandes idéologies de l’époque : le nationalisme, le communisme et le sionisme. L’auteur nous entraîne tout au long de ces vies qui composent une émouvante fresque de la première moitié du XXe siècle.

L’auteure

Silvia Tennebaum est née à Francfort et part s’installer avec sa famille aux Etats-Unis en 1938. Aprés des études d’histoire de l’art à Columbia University, elle travaille comme critique d’art avant de débuter son oeuvrede fiction. « Les rues d’hier » a été publié pour la première fois en 1981 et a été récemment redécouvert avec succés par le public allemand.

Mon avis

Saga familiale monumentale, l’arbre généalogique de la famille Wertheim-Sünsskind » se déroule tout au long de ces huit chapitres de l’année 1903 à 1945. Cette famille juive allemande a traversé les deux guerres, fervents patriotes en 14-18, ils sont rejetés en 1938, déportés…

C’est une famille richissime et insouciante, tous amateurs d’art et d’opéra. Au fil des ans, le déclin se profile, l’antisémitisme monte et le nazisme atteint son paroxysme. Le noyau éclaté est meurtri, les blessures indélébiles, mais il faut survivre et se reconstruire ou résister, résister à l’ennemi. Chaque enfant choisit sa voie et leurs voix résonnent tout au long de ces quelques six cent pages.

Un très sérieux coup de cœur !

 

Le portrait de cette jaquette est un important détail d’une oeuvre de l’artiste Hans Thoma extrait de « Portrait du prince Frédéric-Charles de Hesse Cassel » peint en 1892 et conservé au Städel Museum de Francfort-sur-le-Main.

Hans Thoma est l’un des peintres les plus importants de l’Allemagne de la fin du XIXe siècle. Formé à Karlsruhe et à Düsseldorf dans les années 1860, il rencontre, à l’occasion d’un long séjour à Paris, Gustave Courbet qui eut une influence profonde sur son oeuvre. Puis, partageant sa carrière entre Munich, Francfort et Florence, il est de ces « romains d’Allemagne » qui trouvent dans l’observation de l’art de la Renaissance les moyens d’une expression contemporaine, qui compta beaucoup dans la genèse du symbolisme européen de la fin du siècle.

Hans thoma tableau

deux de ses tableaux font partis des collections du musée d’Orsay:

Hercule délivrant Hésione

Hans Thoma Hercule délivrant Hésione

Siesta

Hans Thoma Siesta

 

 

 

Pars, le vent se lève

10 juil

Pars, le vent se lève, de l’auteure coréenne HANG Kang,

traduit par LEE Tae Yeon et Genviève Roux-Foucard

Decrescenzo éditeurs, 356 pages

Atelier Bouquin papotage de mars, roman présenté par Sara.

 

image

In-Ju , peintre et maman d’un petit garçon s’est suicidée, Jeong-hee, son amie d’enfance tente de démonter cette théorie en remontant le fil de leurs vies…

La quatrième de couverture

Quelle est la frontière entre la vérité et le mensonge, le présent et les souvenirs qui s’entrechoquent ? Lorsque sa meilleure amie, une jeune femme peintre, meurt dans un accident de voiture, Jeong-hee, la narratrice, est confrontée à un critique d’art qui prétend que la jeune femme, en réalité, s’est suicidée. Jeong-hee ne croit pas à ce suicide et découvre au cours d’une enquête parfois dangereuse et digne d’un détective, la fragilité de son amie et la souffrance dans laquelle elle a vécu.

Cette recherche nous emmène à travers Séoul, dans l’hiver coréen, dans l’intimité du milieu artistique et le lecteur pénètre, par petites touches, dans une société à la fois proche et lointaine.

Pars, le vent se lève est un livre plein de poésie et de tendresse, par lequel l’auteure nous dit que le plus important, c’est de vivre.

HAN Kang est née en 1970 à Gwangju. Elle est la fille de HAN Seung-won, lui-même écrivain. Sa carrière débute en 1994 avec la publication de la nouvelle Ancre rouge dans le quotidien Seoul. Elle publie ensuite plusieurs recueils de nouvelles et des romans, ainsi que des poèmes. Plusieurs prix littéraires lui ont été décernés : Prix de l’écrivain de l’année 1995, Prix des critiques littéraires en 1999, Prix du ministère de la Culture pour les jeunes talents, Prix Yi Sang 2005.

  • Prix de la traduction LTI Korea 2015

 

Lire les bonnes feuilles

(…)

Mon numéro de téléphone était le dernier appelé depuis le mobile d’In-ju ; c’est donc moi que l’hôpital de Sokcho alerta, cette nuit-là. Je me précipitai. Sur mon téléphone, ce dernier appel était enregistré à minuit quarante-sept. Je n’avais pas pu répondre. L’heure de l’accident était estimée à quatre heures du matin environ, donc en gros trois heures après. De quoi voulait-elle me parler ? Et pourquoi, mais pourquoi étais-je à ce moment-là plongée dans un sommeil de mort ? Pourquoi mon mobile était-il réglé en mode vibration ? Qu’est-ce qui aurait changé si j’avais répondu ? Lorsque j’arrivai, In-ju était dans le coma ; elle ne s’est pas réveillée. À part moi, il y avait à l’hôpital quelques personnes qui avaient été contactées et étaient venues de Séoul. Kang Seok-won n’était pas là. Aux obsèques, il y avait peu d’invités ; il n’y était pas non plus. Jeong Seon-gyu, son ex-mari, et Min-seo, qui venait d’avoir huit ans, étaient au centre de la cérémonie funéraire. Évidemment, c’est Min-seo qui allait être l’héritier de sa mère et Jeong qui serait son représentant légal. J’aperçus de loin, en tailleur noir avec un foulard noir, la directrice de la galerie qui avait organisé la dernière exposition privée d’In-ju ; elle discutait sérieusement avec Jeong. Je n’avais ni l’intention, ni le droit d’intervenir dans leurs affaires. Je ne faisais pas partie de la famille, ni du monde de l’art.

Juste après avoir lu l’article de Kang Seok-won, j’obtins le numéro de téléphone du bureau d’architecte où travaillait Jeong. Je voulais l’interroger sur les biens qu’In-ju avait laissés. Le combiné à la main, pendant la tonalité, je revis la physionomie de Min-seo, ses épaules tombantes, son visage qui semblait vouloir dire quelque chose. Des yeux bridés avec de longs cils. Des pupilles noires comme l’encre de Chine quand on vient juste de délayer la poudre dans l’eau. Cet enfant, dont les yeux ressemblaient à ceux d’In-ju et à ceux de l’oncle, était le dernier de leur sang. Le jeune homme qui me répondit m’apprit que Jeong avait démissionné l’automne dernier. À ma question « Où travaille-t-il actuellement ? », il répondit aimablement : – J’ai entendu dire qu’il est allé vivre en Australie. Pendant un instant, les mots me manquèrent. – Puis-je avoir ses coordonnées ? – Je n’ai que son adresse électronique. Il y a quelqu’un qui devrait connaître son numéro de téléphone et son adresse postale, mais il est en congé aujourd’hui. Avant de raccrocher, je notai l’e-mail de Jeong, le nom de la personne en congé et son numéro de ligne directe. À ce moment, mon cœur brûlait d’un feu silencieux et cruel qui se répandait dans mes veines et gagnait tout mon corps. D’une main tremblante, je composai le numéro de la maison d’édition de « Esprit de l’art », je me présentai sous une fausse identité et j’obtins les coordonnées de Kang Seok-won.

« In-ju » et « morte » : ces mots-là ne vont pas ensemble. Si l’une de nous deux devait mourir, c’était moi, avant elle. La mort me poursuivait partout. Parfois, elle marchait devant moi. La nuit, quand je n’arrivais pas à m’endormir, que le temps refusait de passer, allongée dans l’obscurité, je sentais sa présence. Je voyais ses yeux ; elle me regardait toute la nuit, assise devant moi, jambes croisées, tantôt la jambe gauche dessus, tantôt la droite. Je me retournais en tous sens, trempée de sueur. Parfois, j’ai appelé l’oncle. J’ai appelé In-ju. Non, je ne les ai pas appelés. Je n’ai appelé personne.

« In-ju » et « morte » : ces mots-là ne vont pas ensemble. C’est moi qui devais mourir avant elle. In-ju aurait bien assumé ma mort. Elle marcherait dans les rues, du pas d’une personne qui a quelque chose en elle, une tristesse ou une gravité, qu’elle cache pour toujours – une personne qui continue à vivre ici tout en étant d’ailleurs. Même aujourd’hui, elle marcherait comme toujours, si énergiquement que personne ne remarquerait sa jambe gauche qui boite un peu. Je descendis du taxi et je traversai le passage pour piétons. L’école, au cœur de la nuit, paraissait bien maussade. Devant l’énorme grille fermée par un verrou et un cadenas, j’aperçus un homme debout, en manteau noir, tel un fantôme. Très vite, mes joues râpées par le vent se mirent à brûler. Sur le bord de la rue, les branches des arbres se heurtaient les unes contre les autres, faisant un bruit lugubre, comme des os qui s’entrechoquent. Les deux mains dans les poches de mon manteau, je marchai d’un pas rapide.

(…) www.decrescendo-editeurs.com

Pour aller plus loin… www.coree-culture.org

image

À l’occasion de l’année France – Corée, différentes expositions sont organisées mettant en lumière l’art et la culture du « pays du matin calme ».

Musée des arts asiatiques de Nice

« Kokdu, les compagnons de l’âme »

Réalisée en partenariat avec le Kokdu Museum de Seoul, l’exposition « Kokdu, les compagnons de l’âme » fait revivre, à travers une centaine d’objets, une tradition séculaire, aujourd’hui disparue en Corée, d’accompagnement des défunts vers l’au-delà. Sous la forme de figurines taillées dans le bois, peintes de couleurs vives, les kokdu avaient pour mission de décorer le cercueil du défunt et de l’accompagner dans les différentes étapes de son voyage spirituel.

Ni tristes, ni morbides, issus d’un art populaire, les kokdu sont le reflet d’une interrogation sur la vie, la mort et l’au-delà. Avec une sorte de vivacité parfois joyeuse, ils sont tour à tour protecteurs et consolateurs ; ils protègent le défunt des mauvais esprits, afin que son âme atteigne un état supérieur de plénitude. Ils consolent aussi les proches éplorés et les aident à faire leurs premiers pas sur le chemin de l’apaisement.

Les Kokdus peuvent être comparés à des anges. Ils accompagnent les défunts vers l’au-delà en les guidant et en leur apportant le réconfort tout au long du voyage. Avec leurs couleurs gaies, ces figurines, le plus souvent souriantes, explorent l’optimisme de la Corée face à la mort et témoignent de la créativité unique du folklore coréen.

image

 

Apesanteur enchantée », oeuvres de Seund Ja Rhee

L’exposition propose un hommage à la plasticienne Seund Ja Rhee (1918-2009) à travers une sélection de ses œuvres : peintures, gravures, céramiques et bronzes. Cette grande artiste, née en Corée, fut à la fois ancrée dans la tradition de son pays et profondément influencée par l’art occidental qu’elle découvre en France, dans les années 1950. Elle vécut plus de cinquante ans sur la côte d’Azur où elle fit construire son atelier à l’image de sa peinture. Seund Ja Rhee a réalisé un travail singulier, avec des représentations qui semblent échapper à la pesanteur et qui permettent au spectateur de s’envoler plus loin que le regard, pour y découvrir l’univers et ses splendeurs insoupçonnées.

Commissaires : Kim Hyo-Jung, Fondation d’art et de culture Yewon Silgrim Art et Culture Foundation, Sylvie de Galléani, conservateur en chef des Musées départementaux et Hélène Cordonnier, administrateur du Musée départemental des Arts asiatiques de Nice.

image

 

 

Exposition « Corée 1886 – Roman d’un voyageur »

Pars, le vent se lève dans Romans étrangers 5663b484d418e1903741ffa1795c04df

Musée National Adrien Dubouché

8, place Winston Churchill
87000 Limoges
www.musee-adriendubouche.fr

Du 18 juin au 17 octobre 2016 / Musée national Adrien Dubouché

Dans le cadre de l’Année France-Corée, le Musée national Adrien Dubouché de Limoges présente l’exposition « Corée 1886 – Roman d’un voyageur », qui avait remporté en 2015 un beau succès à la Cité de la céramique de Sèvres.L’exposition s’articule autour de la figure emblématique du diplomate Victor Collin de Plancy (1853-1922). L’exposition invite à un double voyage : dans l’espace vers la péninsule coréenne, au cœur de l’Extrême-Orient, à la découverte d’une culture ancienne et raffinée, mais aussi à une plongée dans le temps, vers le « royaume ermite » de la fin de l’époque Joseon, qui venait de s’ouvrir au monde à la fin du XIXe siècle.Érudit à l’insatiable curiosité, Collin de Plancy fut le premier consul de France en Corée. Ses treize années de séjour dans le pays lui ont permis de collectionner de nombreux objets d’art et de les introduire en France. Il rassemble lors de son tout premier séjour, entre 1888 et 1891, quelque 260 pièces de céramique coréenne pour le Musée national de céramique de Sèvres et le Musée Guimet à Paris. Sur place, il a aussi favorisé le travail d’autres diplomates, d’ethnographes, de photographes et de géographes.

Le pays et son art de vivre sont évoqués dans l’exposition à travers des photographies, des peintures, du mobilier et surtout un ensemble unique de céramiques anciennes dont quelques chefs-d’œuvre des collections nationales.

« Follow me, voyage d’architecture en Corée »

32ef39ad48d3560e4c77450e25a1e4f4 littérature asiatique dans Romans étrangers

Du 12 juillet 2016 au 18 septembre 2016

Maison d’Architecture en Ile de France
148, rue du Faubourg Saint-Martin
75010 Paris

« Follow me, voyage d’architecture en Corée” présente l’architecture et la culture coréenne d’aujourd’hui à travers le travail de trois artistes : Kang Minhee, architecte, Ahn Cheong, illustratrice et Zenab Chahid, vidéaste.En 2013, Kang Minhee accompagne 25 architectes français qui découvrent pour la première fois la Corée. Elle confie à l’illustratrice Ahn Cheong et la vidéaste Zenab Chahid de retracer ce voyage à travers une série de vidéos et d’illustrations. Les vidéos présentent de manière sensible le paysage coréen actuel. La vidéaste a choisi d’associer aux témoignages des architectes des images de Séoul, Jeju ou Daegu. Les illustrations retracent, elles, les épisodes de ce voyage. Ahn Cheong a choisi de mettre en image la rencontre de ces deux cultures, française et coréenne, à travers les impressions des architectes français, à la manière d’une bande dessinée.Les photographies d’architecture, prises par Ahn Cheong, nous font découvrir l’ambiance des lieux visités par les architectes français lors de ce voyage. Elles présentent des réalisations contemporaines d’architectes coréens et internationaux à Séoul et sur l’Ile de Jeju.Commissaire de l’exposition : Kang Minhee, architecte
Co-organisation : Zenab Chahid, vidéaste-réalisatrice
Exposition créée par Design Band Yoap

Plus d’info : www.followmekorea.fr

 

Exposition « La terre, le feu, l’esprit » Chefs-d’œuvre de la céramique coréenne

fce24aea609fcc63f6d9e961f9a148ee

Du 27 avril au 20 juin 2016 au Grand Palais

Si la céramique est créée à l’aide de terre et de feu dans le monde entier, son style et ses caractéristiques varient grandement d’une région à l’autre. La céramique coréenne incarne à merveille le caractère unique de la Corée et l’esprit du pays. Elle est un domaine artistique à part entière. Cette exposition présente de nombreux chefs-d’œuvre de la collection du Musée National de Corée, dont bon nombre ont été officiellement désignés Trésors et Trésors nationaux. Elle permet aux visiteurs d’explorer toute l’histoire de la céramique coréenne, en se plongeant dans l’esprit qui l’habite.L’exposition présente une vision d’ensemble de cette céramique, des temps anciens de la période des Trois Royaumes à l’ère contemporaine, en passant par les dynasties Goryeo et Joseon. Parmi les œuvres anciennes les plus remarquables figurent notamment des vases anthropomorphes, souvent enterrés avec les défunts pour guider leur âme dans l’au-delà conformément aux croyances funéraires de l’époque.Par ailleurs, la culture aristocratique florissante de la période Goryeo est représentée par des vases en céladon aux formes somptueuses et aux généreuses couches de vernis brillant couleur jade, qui témoignent des goûts raffinés de la noblesse. L’optimisme et l’énergie du début de l’ère Joseon s’expriment à travers les ouvrages buncheong, libres et créatifs, tandis que la beauté austère de la porcelaine blanche immaculée rappelle les principes du néoconfucianisme promus par la société de Joseon.D’autre part, les pièces de la vie quotidienne en céladon et porcelaine blanche, notamment la vaisselle, les boîtes à cosmétique … offrent un aperçu passionnant de la vie de tous les jours à cette époque. Sont également présentées dans l’exposition les fameuses « jarres de lune », en porcelaine presque blanche qui rappellent la pleine lune et possèdent un charme unique captivant.La céramique traditionnelle a toujours beaucoup inspiré les artistes contemporains. C’est pourquoi cette exposition présente aussi, aux côtés des chefs-d’œuvre traditionnels, de grandes œuvres d’artistes coréens contemporains parmi les plus célèbres, tous actifs sur la scène artistique internationale.Exposition co-organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais et le Musée National de Corée

Exposition « Corée, nation exilée :le mouvement d’indépendance coréen et la France à l’époque de la colonisation japonaise (1910-1945) »

0c670c35aa15d0bd91eae8d7b2205401

Du 5 au 16 avril 2016 à la mairie du 1erarrondissement

Présentée à l’occasion de l’Année France-Corée 2015-2016, célébrant le 130e anniversaire des relations diplomatiques franco-coréennes – et aussi le 70eanniversaire de l’Indépendance de la Corée –, cette exposition permettra de revisiter une période historique pas toujours très connue du grand public français. Il s’agit de la période durant laquelle la Corée a lutté, sous occupation japonaise, pour son indépendance jusqu’à ce que celle-ci ait enfin pu être conquise après la défaite du Japon en 1945.L’exposition retracera plus particulièrement les relations franco-coréennes à partir de mars 1919, les activités diplomatiques du Gouvernement provisoire coréen en direction de la France, les activités de la commission formée par Kim Kyu-sik à Paris, sans oublier l’évocation du soutien apporté par la société parisienne “Ligue des Amis de la Corée”.Y seront également abordées – entre autres – les activités politiques des membres du Gouvernement provisoire coréen en exil,dans la concession française de Shanghai, et la tolérance des autorités de cette concessionvis-à-vis des activités indépendantistes des Coréens (jusqu’en 1932), ainsi que la reconnaissance réciproque, dans les années 1940, entre le Gouvernement provisoire coréen de Chongqing en Chine et le Gouvernement provisoire français de Charles de Gaulle à Londres.L’exposition présente une quarantaine de documents historiques (photographies, lettres, documents officiels, etc.) témoignant des activités diplomatiques et internationales déployées en Europe par le Gouvernement provisoire coréen et attestant du caractère amical des liens entre la France et la Corée jusqu’à l’indépendance de cette dernière. Elle rend aussi, en quelque sorte, hommage au rôle progressiste joué par la France et Paris où se réunissaient, après la Première Guerre mondiale, nombred’indépendantistes des pays opprimés.Une exposition éclairant une période peu connue, à découvrir en cette Année France-Corée célébrant l’amitié franco-coréenne !

 

Exposition de Yoon Jeongsun « Une vie extraordinaire »

ab3c74e7fdda0d9698900060e81ca845

Du 20 janvier 2016 au 10 février 2016

Exposition de Yoon Jeongsun dans le cadre de la série « Regard sur les artistes coréens prometteurs »

Yoon Jeongsun mène une vie nomade comme beaucoup d’artistes d’aujourd’hui. Les titres de nombre de ses peintures en témoignent : Assis sur la colline de Hastings (2004), My own address (2004), Wei ! (2006), Hutong (2008), ou encore 27 Seonjam-ro (2014). L’artiste y peint ses souvenirs à travers des objets anodins et des paysages épurés à l’extrême.

Dans ses paysages, « le vide et le plein sont répartis à une certaine distance, et c’est ce qui offre à la vue du spectateur un passage ou une ouverture, lui permettant de se reporter à sa propre expérience de temps et d’espace », écrit Yoon Donghee, éditeur et critique d’art coréen. C’est en effet le vide, espace peint en blanc ou monochrome, qui véhicule l’essence du travail de Yoon Jeongsun : le vide par inoccupation ou effacement dû à la composition picturale mais aussi le vide par l’absence de personnages – les paysages sont désertés à l’exception de quelques objets (vélo, chariot, banc, boîte aux lettres, cabine téléphonique…) évoquant une présence humaine désincarnée.

Grâce à toutes ces réflexions artistiques sur le vide, le silence et les objets inanimés, Yoon Jeongsun arrive à invoquer dans ses oeuvres tout un foisonnement de sensations poétiques, par un effet de vases communicants des plus réussis.

 

Exposition de Dancheong

b72d1ed623af880ff37377e2c1ceaa19

Une invitation au voyage à travers la peinture traditionnelle coréenne

La peinture Dancheong fait corps avec l’architecture traditionnelle en bois et ses couleurs vives. S’inspirant de la nature, de la lumière des quatre saisons du « Pays du matin clair », l’art ornemental Dancheong – peu connu en Europe -, a été utilisé, au long des siècles, pour décorer somptueusement les temples bouddhiques et palais royaux.

Au cours de l’histoire mouvementée de la Corée, les bâtiments en bois de ces temples et palais ont souvent été endommagés ou détruits, et les peintures Dancheong ont subi le même sort. La plupart d’entre elles, qui restent encore en état, datent du 15e au 18e siècle (rares sont celles antérieures au 15es.). Elles sont conservées avec soin en tant que biens culturels du pays.

Au sein de l’exposition donnant à voir différents motifs et peintures, une équipe de spécialistes réalisera en direct une peinture Dancheong sous la direction de Maître Koo Bonnung, chef du groupe d’artistes spécialisés en restauration de biens culturels de Corée.

Cette présentation se déroulant à Avignon – ville elle-même dotée d’un patrimoine pictural traditionnel très riche -, est un moment privilégié de rencontre avec des artistes venant d’une autre culture, une invitation au voyage vers un univers peu connu.

« Autour du papier coréen » Exposition de Kim Sang-lan et de ses élèves

dd4d0ed1700daae84e685f8df88af2bd

avec la participation de l’atelier Sheila Hicks

Le Hanji est l’un des fleurons du patrimoine culturel coréen. Il est fin et doux mais en même temps solide et résistant, confectionné à partir de feuilles de mûrier. Il s’agit d’un arbre qui pousse dans des pays à climat continental (avec quatre saisons bien définies) comme la Corée, la Chine et le Japon. Chacun de ces pays a développé, à sa manière, un art spécifique à partir de ce papier.

Ces dernières années, Kim Sang-lan, artiste-plasticienne coréenne qui vit et travaille en France, s’est réellement distinguée par ses étonnantes réalisations autour du papier coréen. Depuis 1992, l’artiste n’arrête pas de nous surprendre par le caractère inventif de son travail : ses pierres et autres formes naturelles, ses objets magiques, ses corps de femme évanescents et mystérieux, ses installations dans l’espace témoignent d’une remarquable créativité et nous emportent dans un univers très personnel et hautement onirique. Ses dernières présentations, à la galerie Lemniscate de Toulouse, et plus récemment, au Palazzo della Racchetta de Ferrare, en Italie, nous ont montré, outre les diverses facettes de son talent, la vocation plastique très originale du papier coréen.

A travers cette nouvelle exposition, Kim Sang-lan, qui enseigne depuis une dizaine d’années au Centre Culturel Coréen la vannerie de papier (Jiseung), a voulu partager son savoir-faire et transcender la technique de cet art. Technique extrêmement subtile et raffinée qui permet de confectionner des objets tels des paniers, des vases, des tables, des bourses et même des meubles… Traditionnellement, de la laque était souvent appliquée sur la surface pour imperméabiliser l’ensemble.

Pour cette exposition- réalisée avec la participation de l’Atelier Sheila Hicks -, Kim Sang-lan a réuni au Centre Culturel Coréen, en plus de quelques magnifiques œuvres personnelles, les travaux de ses meilleurs élèves.

 

123456

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus