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Les Suprêmes

28 jan

«Les Suprêmes» d’Edward Kelsey Moore

Aux editions Babel

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Les années 60, trois adolescentes afro-américaines se lient d’amitié.
2005, Odette, l’une d’elle, revient sur les événements marquants de leurs vies, leurs joies, leurs peines, tous ces petits riens qui ont scellés leurs existences dans cette petite ville où blancs et noirs ont longtemps vécus séparés. Tous les dimanches, après le culte, les trois quinquagénaires se retrouvent dans le restaurant de Big Earl accompagnées de leurs maris.
Ce roman est une véritable histoire d’amitié, de connivence et de partage. Les fantômes de quelques personnages sont aussi de la fête pour le plus grand plaisir du lecteur!

Présentation éditeur
Elles se sont rencontrées à la fin des années 1960 et ne se sont plus quittées depuis : tout le monde les appelle “les Suprêmes”, en référence au célèbre groupe de chanteuses des seventies. Complices dans le bonheur comme dans l’adversité, ces trois irrésistibles quinquas afro-américaines aussi puissantes que fragiles ont, depuis leur adolescence, fait de l’un des restaurants de leur petite ville de l’Indiana longtemps marquée par la ségrégation leur quartier général où, tous les dimanches, entre commérages et confidences, rire et larmes, elles se gavent de nourritures diététiquement incorrectes tout en élaborant leurs stratégies de survie.
Née dans un sycomore, l’intrépide Odette, qui mène son monde à la baguette, converse secrètement avec les fantômes et soigne son cancer à la marijuana sur les conseils avisés de sa défunte mère, tandis que la sage Clarice endure les frasques de son très volage époux pour gagner sa part de ciel. Toutes deux ont pris sous leur aile Barbara Jean, éternelle bombe sexuelle que l’existence n’a cessé de meurtrir. D’épreuves en épreuves, l’indissoluble trio a subsisté contre vents et marées dans une Amérique successivement modelée par les ravages de la ségrégation raciale, l’insouciance des années hippies, la difficile mise en route de “l’ascenseur social”, l’embourgeoisement, sous la houlette des promoteurs immobiliers, des quartiers naguère réservés aux Noirs et les nouveaux catéchismes de la modernité mondialisée.
Invitation à une lecture aussi décalée que féconde de la problématique raciale aux États-Unis, ce formidable et attachant roman de l’amitié et de la résilience emmené par d’époustouflants personnages et porté par l’écriture imagée et subversive d’Edward Kelsey Moore, s’affirme avant tout comme une exemplaire défense et illustration de l’humanisme conçu comme la plus réjouissante des insurrections.

Les porteurs de glace

28 jan

«Les porteurs de glace» Anna Enquist

Aux éditions Actes Sud

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Nico et Lou forment un couple apparemment heureux, lui est psychanalyste, elle est prof de lettres, il vit pour son travail, elle cultive son jardin chaque année ensablé. Enlever le sable, remettre du terreau… À coup de bêche pour elle, à coup de pédales sur son vélo, pour lui, ils enfouissent leurs regrets et leurs sentiments. Puis un jour, le petit grain de sable vient enrayer la machine.
Ce court roman, 140 pages, décrit avec finesse le secret qui ronge ce couple, une fuite en avant sans retour.

«Autrefois, les porteurs de glace partaient du pied de cette montagne pour apporter la fraîcheur aux palais de Foix, de Pamiers, et de Toulouse. Ils attachaient les carottes extraites du glacier sur leur dos, protégé par une peau de mouton, et se mettaient en marche. Que ressentaient-ils alors, à quoi songeaient-ils en chemin, comment tenaient-ils le coup? Exactement comme Lou et lui, courbés sous un fardeau froid qui, à chaque kilomètre, pesait un peu plus sur leur moelle épinière.»

Les cavernes d’acier

7 nov

«Les cavernes d’acier» d’Isaac Asimov (le 3eme volet du cycle des Robots) -Spacetown, planète des Mondes extérieurs-
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Je ne suis pas trop portée sur la SF, cependant une enquête policière menée par un terrien au «pays» des Spaciens avec pour acolyte un robot humanoïde ça peut passer pour une fois…
Présentation de l’éditeur:
L’assassinat du docteur Sarton à Spacetown jette le trouble dans la communauté. Qui aurait intérêt a faire disparaître celui-là même qui milite pour le rapprochement entre Terriens et Spaciens ? Les Médiévalistes, qui ne voient pas d’un très bon �il la prolifération des robots ? Les Spaciens eux-mêmes, prêts à tout pour conserver leurs privilèges ? Le problème du détective Baley, toutefois, n’est pas seulement de retrouver un meurtrier, mais aussi et surtout d’y parvenir avant son collègue robot R Daneel. Car celui-ci est l’un de ces androïdes au cerveau électronique ultra-perfectionné, créés certes par l’homme, mais qui n’attendent peut-être que l’occasion de prendre sa place…

Le jardinier d’Otchakov

11 août

Le jardinier d’Otchakov

Andreï Kourkov, traduit du russe par Paul Lequesne

aux éditions Liana Levi, collection « Littérature étrangère », 336 pages

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Un voyage dans le temps comme je les aime…
Banlieue de Kiev en 2010, Igor traine sa trentaine dans l’oisiveté. Il rencontre Stepan Sadovnikov, un jardinier quinquagenaire tatoué qui loue ses services contre gîte et couvert. (Sadovnik signifie jardinier en russe). Ils forment tous deux une curieuse équipe sur les traces du passé de Stepan. Ils font entre autres découvertes celle d’une vieille valise contenant un costume de milicien russe des années 50. Un soir de fête d’anniversaire, pour faire le beau, Igor revêt l’uniforme. Et là, l’histoire à la Kourkov prend tout son sens…

Igor marche dans la rue faiblement éclairée, son pas s’alourdit, le paysage se modifie et… Il est Minuit, le voilà devant la cooperative vinicole d’Otchakov, ville perdue au bord de la mer Noire…

Présentation éditeur

Le rouble soviétique, le premier Spoutnik, Nikita Khrouchtchev… Pour Igor, tout ça, c’est de l’histoire ancienne. La trentaine débonnaire, il vit avec sa mère dans la banlieue de Kiev et préfère la perspective d’une soirée entre copains à celle d’un boulot ou d’un mariage. Le passé pourtant vient toquer à sa porte sous les traits d’un vagabond tatoué qui, en échange d’un lit de fortune, propose de s’acquitter des travaux de jardinage. Commence alors pour Igor une folle aventure où un vieil uniforme de milicien, sitôt enfilé, lui permet de franchir l’espace et le temps pour se retrouver dans la petite ville d’Otchakov, au bord de la mer Noire, en l’an 1957. Passé les premiers moments de doute sur sa santé mentale, Igor découvrira, outre les mœurs des bandits des années 50 et les charmes d’une poissonnière rousse, que l’histoire change de taille en fonction de qui cherche à l’endosser. Et qu’il n’est pas besoin d’être jardinier pour cultiver sa vraie nature.

Andreï Kourkov est né en Russie en 1961 et vit à Kiev. Il est aujourd’hui un écrivain ukrainien de langue russe. Très doué pour les langues (il en parle sept), il débute sa carrière littéraire pendant son service militaire alors qu’il est gardien de prison à Odessa… Son premier roman, Le Pingouin, remporte un succès international. Son œuvre est aujourd’hui traduite en 36 langues.

À l’orée du verger

28 juil

À l’orée du verger

Tracy Chevalier, traduit de l’anglais (États-Unis) par Anouk Neuhoff A

Aux éditions La Table Ronde, collection Quai Voltaire

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Une balade aux confins de contrées sauvages, à la découverte de la végétation plus que millénaire.
Une très belle lecture, riche en rebondissements.
Présentation éditeur
En 1838, dans l’Ohio, la famille Goodenough s’installe sur les terres marécageuses du Black Swamp, dans l’Ohio. Chaque hiver, la fièvre vient orner d’une nouvelle croix le bout de verger qui fait péniblement vivre cette famille de cultivateurs de pommes. Tandis que James, le père, tente d’obtenir de ces terres hostiles des fruits à la saveur parfaite, la mère, Sadie, en attend plutôt de l’eau-de-vie et parle à ses enfants disparus quand elle ne tape pas sur ceux qui restent.
Quinze ans et un drame plus tard, leur fils Robert part tenter sa chance dans l’Ouest. Il sera garçon de ferme, mineur, orpailleur, puis renouera avec la passion des arbres en prélevant des pousses de séquoias géants pour un exportateur anglais fantasque qui les expédie dans le Vieux Monde. De son côté, sa sœur Martha n’a eu qu’un rêve : traverser l’Amérique à la recherche de son frère. Elle a un lourd secret à lui faire partager…
Tracy Chevalier nous plonge dans l’histoire des pionniers et dans celle, méconnue, des arbres, de la culture des pommiers au commerce des arbres millénaires de Californie. Mêlant personnages historiques et fictionnels, des coupe-gorge de New York au port grouillant de San Francisco, À l’orée du verger peint une fresque sombre mais profondément humaniste, et rend hommage à ces femmes et ces hommes qui ont construit les États-Unis.

Le gardien des choses perdues

5 juil

Le gardien des choses perdues

Ruth Hogan, traduit de l’anglais par Christine Le Boeuf

Aux éditions Actes Sud, 352 pages

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Ce roman est un véritable trésor. Des petits objets méticuleusement recensés, deux histoires parallèles qui finissent par s’imbriquer avec justesse.

Présentation éditeur
Londres, mai 1974. Anthony Peardew attend sa fiancée, Thérèse. Celle-ci est étonnamment en retard. Il est loin de se douter qu’elle n’arrivera jamais, gisant au centre de l’attroupement qui s’est formé quelques centaines de mètres plus bas sur la chaussée. De retour chez lui ce même jour, Anthony réalise qu’il a égaré le médaillon que Thérèse lui avait confié, rompant ainsi la seule promesse qu’elle lui ait jamais demandé de tenir. Le coeur brisé, il passera le restant de son existence à collecter des objets trouvés au hasard de ses promenades, dans l’espoir de pouvoir un jour les restituer à leurs propriétaires.
Désormais âgé de soixante-dix-neuf ans, le vieil homme décide de léguer sa demeure victorienne et les “trésors” qu’elle recèle à sa fidèle assistante Laura, qu’il pense être la seule à même d’accomplir la mission qu’il s’est donnée. En exprimant ses dernières volontés, il est loin de se douter de leurs répercussions et de l’heureuse suite de rencontres qu’elles vont provoquer…
Histoire d’amour et de rédemption, Le Gardien des choses perdues explore la magie des objets, le sens qu’ils donnent à nos vies et les liens inattendus qui nous unissent aux autres. Ce premier roman enchanteur, à l’humour et au charme irrésistiblement british, est en cours de

C’était Demain

1 juil

C’était Demain

Karl Alexander, traduit de l’anglais par Jean-Pierre Carasso et révisé par Julien Bétan

aux éditions Mnémos, 288 pages

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Ce roman a été adapté au cinéma en 1979 et a obtenu le Grand prix et Antennes d’or au festival d’Avoriaz en 1980…

Le roman s’ouvre sur le meurtre sordide d’une prostituée dans les bas-fond londonien. Nous sommes en 1883…

H G Wells réunit ses camarades de promo pour une soirée arrosée. Il souhaite leur faire part de sa toute dernière innovation, sa machine à remonter le temps. Au petit matin la police frappe à sa porte…

Le désir de Wells est de découvrir que, grâce à la technologie, la société du futur vit dans un monde en paix. Propulsé en 1979, il n’est pas au bout de ses surprises.

Présentation éditeur

H. G. Wells, le fameux auteur de La Machine à explorer le temps et de La Guerre des Mondes, a bel et bien construit un appareil capable de voyager à travers les âges.

Quand il se décide à en faire une démonstration à ses amis du tout Londres de 1893, il est loin d’imaginer qu’un de ses hôtes, le chirurgien Leslie John Stephenson, est en réalité Jack l’Éventreur. Et lorsque Scotland Yard sonne à sa porte à la recherche du meurtrier, celui-ci s’empare de la machine et s’enfuit dans le futur – San Francisco, en 1979.

Wells, décidé à mettre fin à ses agissements et à le livrer à la justice, n’a d’autres choix que de partir à sa poursuite ; mais à son arrivée dans l’avenir, il va découvrir un monde qui, s’il ne manque pas de… charmes, fait montre d’une violence à même de faire passer Jack l’Éventreur pour un enfant de cœur…

« H.G. Wells pourchasse Jack L’Eventreur à travers le temps. Imaginez le résultat ! » L.A. Times

 

L’art dans la première de couverture

L’illustration de couverture a été conçue par Alain Brion… illustrateur de nombreuses couvertures de roman SF et Fantasy aux éditions Denoel, Gallimard… dessinateur de BD et auteur illustrateur d’albums pour la jeunesse notamment « Le ballon d’Alexandre » publié à L’école des Loisirs en 1999.

Difficile de choisir quelques photos parmi les nombreuses œuvres de cet artiste!

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Les mille talents d’Euridice Gusmão

15 juin

Les mille talents d’Euridice Gusmão
Martha Batalha, traduit du portugais (Brésil) par Diniz Galhos
Aux éditions Denoël, 252 pages

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Euridice doit être une femme au foyer parfaite, un mari, deux beaux enfants, une belle maison. Mais Euridice est une femme passionnée, se lançant en permanence des défis… Serait-ce pour échapper à la monotonie de son existence, à l’emprise de sa famille?

Présentation éditeur
L’histoire d’Eurídice Gusmão, ça pourrait être la vôtre, ou la mienne. Celle de toutes les femmes à qui on explique qu’elles ne doivent pas trop penser. Et qui choisissent de faire autrement…

«Responsable de l’augmentation de 100 % du noyau familial en moins de deux ans, Eurídice décida de se désinvestir de l’aspect physique de ses devoirs matrimoniaux. Comme il était impossible de faire entendre raison à Antenor, elle se fit comprendre par les kilos qu’elle accumula. C’est vrai, les kilos parlent, les kilos crient, et exigent – Ne me touche plus jamais.
Eurídice faisait durer le café du matin jusqu’au petit déjeuner de dix heures, le déjeuner jusqu’au goûter de quatre heures, et le dîner jusqu’au souper de neuf heures. Eurídice gagna trois mentons. Constatant qu’elle avait atteint la ligne, cette ligne à partir de laquelle son mari ne s’approcherait plus d’elle, elle adopta à nouveau un rythme alimentaire sain.»

Un mirage finlandais

27 mai

Un mirage finlandais

Kjell Westö, traduit du suédois (Finlande) par Jean-Baptiste Coursaud

Aux éditions Autrement

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Coup de projecteur sur la Finlande.

Les années 30, sur fond de vengeance, nous en apprenons un peu plus sur ce pays tiraillé entre la Russie communiste et l’Allemagne nazie.

Quatrième de couverture

« Le Club du mercredi avait commencé, des gloussements virils lui parvinrent dès qu’elle monta l’escalier en pierre. Matilda distingua la voix de Thune, celle de Grönroos, et d’autres aussi. Elle se figea. »
Matilda est une sténodactylo hors pair. Elle travaille à Helsinki pour l’avocat Claes Thune. Ce soir de mars 1938, le Club du mercredi – un groupe de gentlemen qui se retrouvent chaque mois pour refaire le monde – est réuni dans le cabinet de son patron. Soudain, Matilda reconnaît la voix d’un homme qu’elle aurait préféré oublier… La vengeance n’est-elle pas un plat qui se mange froid ?
Kjell Westö signe un remarquable roman à suspense avec, en toile de fond, une Finlande méconnue, écartelée entre l’Union soviétique et l’Allemagne.
« Une réussite spectaculaire. » Svenska Dagbladet
« Un coup de maître ! » Neue Zürcher Zeitung
Grand Prix de littérature du Conseil nordique 2014

L’art dans la première de couverture

Catherine Abel est une artiste peintre australienne née en 1966. Son travail, d’inspiration art déco est un hommage à la féminité.

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Les délices de Tokyo

11 mai

Les délices de Tokyo

Durian Sukegaw, traduit du japonais par Myriam Dartois-Ako

aux éditions Albin Michel, 239 pages

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Ce roman débute par une histoire culinaire toute simple. Sentarô est le gérant d’une échoppe dans laquelle il prépare chaque jour, sans conviction, des dorayaki, une spécialité nippone sucrée à base de an, une pâte de haricots.

Par une belle journée de printemps, lors de la pleine floraison des cerisiers, une vieille dame, Tokue, se présente et lui propose de confectionner « la pâte de haricots » qui attirera la clientèle… Tokue maîtrise l´art de la pâtisserie. Une profonde amitié nait  de ces échanges. Tokue se confie sur son existence au sein d’une communauté isolée par une épaisse haie de houx, la marginalisation d’une petite partie de la population…

Un moment de lecture intense.

Ce roman, sous le même titre, a été adapté au cinéma et primé à Cannes en 2015.

 

Tatsuro Kiuchi est un illustrateur japonais né à Tokyo en 1966

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