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L’ombre de nos nuits

18 mai

L’ombre de nos nuits.

Gaëlle Josse

Aux éditions Noir sur Blanc Notabilia, 196 pages

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Présentation de l’éditeur
Deux récits se dessinent dans L’ombre de nos nuits, avec au centre un tableau de Georges de La Tour. En 1639, plongé dans les tourments de la guerre de Trente Ans en Lorraine, le peintre crée son Saint Sébastien soigné par Irène. De nos jours, une femme, dont nous ne saurons pas le nom, déambule dans un musée et se trouve saisie par la tendresse et la compassion qui se dégagent de l’attitude d’Irène dans la toile. Elle va alors revivre son histoire avec un homme qu’elle a aimé, jusque dans tous ses errements, et lui adresser enfin les mots qu’elle n’a jamais pu lui dire. Que cherche-t-on qui se dérobe constamment derrière le désir et la passion ?
En croisant ces histoires qui se chevauchent et se complètent dans l’entrelacement de deux époques, Gaëlle Josse met au cœur de son roman l’aveuglement amoureux et ses jeux d’ombre qui varient à l’infini.

Après le succès du Dernier gardien d’Ellis Island, prix de littérature de l’Union européenne 2015, Gaëlle Josse poursuit avec ce cinquième roman son exploration des mystères que recèle le cœur.

Mon avis

Une jeune femme, en attendant son train entre dans un musée, contemple un tableau… Le lecteur entre dans le tableau, devient le peintre, son apprenti ou le modèle. Un autre chapitre et c’est la jeune femme qui revit sa plus belle expérience amoureuse.

Ces deux histoires se croisent, se nourrissent l’une de l’autre.

Un très bon moment de lecture…❤️

Tu montreras ma tête au peuple

11 mai

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Tu montreras ma tête au peuple
François-Henri Désérable
Collection Blanche, Gallimard, 192 pages.

Présentation éditeur

Paris, pendant la Révolution.
On y croise Charlotte Corday, dans sa cellule, pendant qu’un élève de David achève son portrait ; Adam Lux, un allemand tombé amoureux d’elle dans des circonstances pour le moins inattendues ; les Girondins, la fameuse nuit de leur dernier banquet à la Conciergerie ; Danton, pendant son ultime voyage jusqu’à la place de la Révolution ; le plus grand esprit français du XVIIIe siècle, qui nous apprend comment mourir avec élégance ; mais aussi Marie-Antoinette et Robespierre, le marquis de Lantenac et André Chénier.
Tous, dans les jours, les heures ou les minutes précédant la chute de leur tête dans le panier du bourreau.

Mon avis
Une lecture difficile à l’issue fatale, un pan de notre Histoire.
Nous sommes à la Conciergerie, les personnages Charlotte Cordey, Marie-Antoinette, Danton, Camille Desmoulins et autres Girondins et aristocrates ayant offensés la toute jeune république, vivent leurs derniers instants. Dans quelques heures ces hommes et femmes vont être guillotinés. Dans l’humidité et la noirceur de leurs cellules, sous l’œil haineux de leurs geôliers, les condamnés se livrent. Les récits sont bouleversants, les confessions douloureuses.

1789, la Révolution éclate: je m’y suis lancé comme dans un champ où je pourrais moissonner à mon aise. Je ne pensais pas alors qu’avec la moisson ceux sont nos têtes qui finiraient par être fauchées. J’ai envie de pleurer. Danton, point de faiblesse! Je ravale mes larmes. L’échafaud nous attend…Clic! clac! boum! … Clic! clac! boum!… Clic! clac! boum! C’est mon tour. Sans attendre qu’on me le demande, je m’avance. Je regarde Sanson et lui dis: Tu montreras ma tete au peuple. Elle en vaut la peine.
Ils m’attachent. Ils m’allongent. Le silence est glacial. Un cheval hennit. Je ne vois plus que le fond du panier. Il paraît qu’on ne sent rien quand le couperet tombe. Un léger souffle d’air frais. Ma vie a été courte, mais belle. Je ne suis ni un saint ni un imposteur. Simplement un homme parmi les hommes. Je ne regrette rien. J’ai vécu. Clic! Clac!…

Kinderzimmer

20 mar

Kinderzimmer Valentine GOBY

Actes Sud Littérature Domaine français Août, 2013, 224 pages

Romans et nouvelles
Prix des Lecteurs du Maine Libre – 2013
Prix SOS Libraires Littérature française – 2014

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Quatrième de couverture:
“Je vais te faire embaucher au Betrieb. La couture, c’est mieux pour toi. Le rythme est soutenu mais tu es assise. D’accord ?
– Je ne sais pas.
– Si tu dis oui c’est notre enfant. Le tien et le mien. Et je te laisserai pas.
Mila se retourne :
– Pourquoi tu fais ça ? Qu’est-ce que tu veux ?
– La même chose que toi. Une raison de vivre.”

En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout.
Un roman virtuose écrit dans un présent permanent, quand l’Histoire n’a pas encore eu lieu, et qui rend compte du poids de l’ignorance dans nos trajectoires individuelles.

L’auteure:
«D’abord, il y eut cette rencontre, un jour de mars 2010 : un homme de soixante-cinq ans se tient là, devant moi, et se présente comme déporté politique à Ravensbrück. Outre que c’est un homme, et à l’époque j’ignorais l’existence d’un tout petit camp d’hommes non loin du Lager des femmes, il n’a surtout pas l’âge d’un déporté. La réponse est évidente : il y est né. La chambre des enfants, la Kinderzimmer, semble une anomalie spectaculaire dans le camp de femmes de Ravensbrück, qui fut un lieu de destruction, d’avilissement, de mort. Des bébés sont donc nés à Ravensbrück, et quoique leur existence y ait été éphémère, ils y ont, à leur échelle, grandi. J’en ai rencontré deux qui sont sortis vivants de Ravensbrück, ils sont si peu nombreux, et puis une mère, aussi. Et la puéricultrice, une Française, qui avait dix-sept ans alors. C’était un point de lumière dans les ténèbres, où la vie s’épuisait à son tour, le plus souvent, mais résistait un temps à sa façon, et se perpétuait : on y croyait, on croyait que c’était possible. Cette pouponnière affirmait radicalement que survivre, ce serait abolir la frontière entre le dedans et le dehors du camp. Envisager le camp comme un lieu de la vie ordinaire, être aveugle aux barbelés. Et donc, se laver, se coiffer, continuer à apprendre, à rire, à chanter, à se nourrir et même, à mettre au monde, à élever des enfants ; à faire comme si. J’ai écrit ce roman pour cela, dire ce courage fou à regarder le camp non comme un territoire hors du monde, mais comme une partie de lui. Ces femmes n’étaient pas toutes des héroïnes, des militantes chevronnées, aguerries par la politique et la Résistance. Leur héroïsme, je le vois dans l’accomplissement des gestes minuscules du quotidien dans le camp, et dans ce soin donné aux plus fragiles, les nourrissons, pour qu’ils fassent eux aussi leur travail d’humain, qui est de ne pas mourir avant la mort. Mila, mon personnage fictif, est l’une de ces femmes. Kinderzimmer est un roman grave, mais un roman de la lumière.» V.G
Mon avis:
Un bel hommage… Un bel hommage à la femme, à la mère, à la vie.
Valentine Goby, elle est tout simplement talentueuse. Mais qu’est ce qui nourrit l’écriture de cette auteure?
On ne ressort pas indemne de cette lecture. J’imagine, au combien, le travail de recherche et d’écriture a dû être douloureux. Je l’en remercie d’autant plus!
Le sujet est extrêmement grave, la lecture est rude. Ces femmes, déportées dans le camp de Ravensbrück, sont totalement déshumanisées par la barbarie nazie, sont-elles encore des femmes?
Et pourtant, elles sont là, elles survivent, solidaires et tellement humaines, et tellement bienveillantes.
Mila débarque dans ce camp, enceinte. La durée de vie dans de telles conditions est courte. Elle n’est plus une femme, est-elle encore un être humain? De surcroît, pourra-t-elle être une mère? Où sont les nourrissons, y en a-t-il dans cette puanteur, dans cette antichambre de la mort?
L’enfant est là, en elle, sans y être vraiment. De toute façon, avec le typhus, la dysenterie, les rats, la faim, son propre corps mourant, décharné, l’aura mangé en attendant sa propre mort.
Mila ne se sent pas devenir mère, Elle Naît Maman en donnant la Vie à ce petit Etre qui doit Absolument Survivre pour le Bien de Toutes.

Sept jours

20 mar

Sept Jours de Valentine Goby

Roman éditions Gallimard, 2003, 165 pages

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Quatrième de couverture:

« Comme ils sont beaux. Mes enfants.
ils sont assis, tous les quatre sur le muret. Immobiles. Silencieux. La maison dans le dos. En face, la mer.
Ils regardent loin devant. et loin derrière; un soupir, un sourire pâle, un battement de cils. Les volets clos, les bagages posés sur le gravier, le soleil de septembre… c’est le décor d’un commencement; un épilogue. L’un et l’autre peut-être.
Un homme remonte l’allée, aveuglé de lumière. Dans sa main, il tient une bible, le livre du début et de la fin; ou l’inverse. il ne sait pas que les quatre ombres assises là-bas, sur le muret, ont elles aussi peuplées un vide immense.
Ebauché un monde.
En sept jours. »

Quatre frères et sœurs se retrouvent, entre les murs de la maison où ils ont grandi. Seuls pour la première fois. En quête d’une rencontre. A la recherche d’un point de départ, au-delà des liens du sang.

Valentine Goby a vingt-neuf ans. Sept jours est son second roman.

Mon avis

Deux sœurs, deux frères, après le décès de leur mère, se retrouvent dans la maison familiale, une dernière fois. Entre partage et retrouvailles, les souvenirs d’enfance remontent, et font revivre sept jours durant cette bastide provençale. L’automne se fait attendre…
Quatre parties constituent ce court roman. Chacun des quatre enfants nous fait vivre ses joie, ses peines d’enfance et ses remords…
Une écriture simple, douce comme leur mère, aucune fausse note, de la mélancolie mais pas de tristesse. Un roman vraiment touchant

Et mon cœur transparent

20 mar

Et mon cœur transparent de Véronique Ovaldé
Édition Poche: J’ai lu 220 pages. Éditions de l’Olivier 2008

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Quatrième de couverture:
Sait-on jamais avec qui l’on vit? Lorsque Lancelot apprend la mort de sa femme, qu’il aimait à la folie, son univers s’écroule. Et il va. Vivre un « Très Grand Choc Supplémentaire » en découvrant qu’Irina n’était que mystères.
Malgré la violence de son chagrin, Lancelot décide d’enquêter sur celle dont il ignorait tout, qui posait des bombes, qui était orphelines un père bien vivant, celle qui est morte dans la voiture d’un inconnu…

Premiers mots: la femme de Lancelot est morte cette nuit. Le jour de leur rencontre, quand il lui avait annoncé, Je m’appelle Lancelot, il avait pris un air désolé, un air conquis qui l’avait conquise. Elle avait répondu, Eh bien, qu’à cela ne tienne, je t’appellerai Paul.

Mon avis: je choisis un livre après avoir lu sa quatrième et la première page. Je fondais beaucoup d’espoir dans celui-ci et… je ne suis pas déçue!
Ce roman n’a rien de triste, c’est un hymne à l’amour que porte Lancelot/Paul à sa femme envoûtante, imprévisible et énigmatique. Il ne connaît rien d’elle, au fil des pages il remonte le cours de sa vie à ses cotés. Seul point d’ancrage dans sa réalité, Lancelot remarque la disparition d’un meuble, d’un objet, un simple constat sans questionnement.
Ce roman est plein de poésie.

 

le dernier gardien d’Ellis Island

20 mar

LE DERNIER GARDIEN D’ELLIS ISLAND
Gaëlle Josse
Edité par Les Editions Noir Sur Blanc. Lausanne (Suisse) , 2014

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Quatrième de couverture
New York, 3 novembre 1954. Dans quelques jours, le centre d’immigration d’Ellis Island va fermer. John Mitchell, son directeur, reste seul dans ce lieu déserté, remonte le cours de sa vie en écrivant dans un journal les souvenirs qui le hantent : Liz, l’épouse aimée, et Nella, l’immigrante sarde porteuse d’un très étrange passé. Un moment de vérité où il fait l’expérience de ses défaillances et se sent coupable à la suite d’évènements tragiques. Même s’il sait que l’homme n’est pas maître de son destin, il tente d’en saisir le sens jusqu’au vertige.

À travers ce récit résonne une histoire d’exil, de transgression, de passion amoureuse, et de complexité d’un homme face à ses choix les plus terribles.

Extrait
Même si depuis longtemps, pour le personnel d’Ellis, ces steamers ne présentent qu’une charge de travail, une quantité d’individus à faire circuler au plus vite entre les arcanes des procédures, je n’ai pu m’empêcher, chaque fois, d’être saisi à la vue de ces arrivants, saisi par ces grappes humaines qui saluent leur Terre promise massées sur les ponts, et par la silencieuse majesté du bâtiment qui vient de traverser les mers; et d’être ému à la pensée que tous les destins inconnus qu’il abrite.
Après le débarquement rapide de la première classe, puis de la deuxième, au port de New-York, les passagers de l’entrepont, la troisième classe, sont transbordés sur une barge et conduits jusqu’ici pour cette épreuve de passage qu’ils appréhendent tous.

Mon avis
Le dernier occupant d’Ellis Island se rappelle toutes ces années passées en ce lieu, les bons et les mauvais souvenirs, les futurs migrants et les refusés, candidats au retour, ceux sur qui la « porte d’or » va se refermer.
Un très bon moment de lecture !

L’ Amérique dans tous ses États : Là où tout a commencé !

14 (roman)

27 fév

14, de Jean Echenoz, éditions Minuit

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Quatrième de couverture
Cinq hommes sont partis à la guerre, une femme attend le retour de deux d’entre eux. Reste à savoir s’ils vont revenir. Quand. Et dans quel état.

Extraits
Vous reviendrez tous à la maison, a notamment promis le capitaine Vayssière en gonflant sa voix de toutes ses forces. Oui, nous reviendrons tous en Vendée. Un point essentiel, cependant. Si quelques hommes meurent à la guerre, c’est faute d’hygiène. car ce ne sont pas les balles qui tuent, c’est la malpropreté qui est fatale et qu’il vous faut d’abord combattre. Donc lavez-vous, rasez-vous, peignez-vous et vous n’avez rien à craindre.

Or on ne quitte cette guerre comme ça. La situation est simple, on est coincés : les ennemis devant vous, les rats et les poux avec vous et, derrière vous, les gendarmes. La seule solution consistant à n’être plus apte, c’est évidemment la bonne blessure qu’on attend faute de mieux, celle qu’on en vient à désirer, celle qui (voir Anthime) vous garantit le départ, mais le problème réside en ce qu’elle ne dépend pas de vous. Cette bienfaisante blessure, certains ont donc tenté de se l’administrer eux-mêmes sans trop se faire remarquer, en se tirant une balle dans la main par exemple, mais en général ils ont échoué : on les a confondus, jugés puis fusillés pour trahison. Fusillé par les siens plutôt qu’asphyxié, carbonisé, déchiqueté par les gaz, les lance-flammes ou les obus des autres, ce pouvait être un choix. Mais on a aussi pu se fusiller soi-même, orteil sur la détente et canon dans la bouche, une façon de s’en aller comme une autre, ce pouvait être un deuxième choix.

La Chambre des Officiers

27 fév

La chambre des officiers, de Marc Dugain aux édition JC Lattes, 172 pages

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Quatrième de couverture

« La guerre de 14, je ne l’ai pas connue. Je veux dire, la tranchée boueuse, l’humidité qui traverse les os, les gros rats noirs au pelage d’hiver qui se faufilent entre les détritus informes, les odeurs mélangées de tabac gris et d’excréments mal enterrés, avec, pour couvrir le tout, un ciel métallique uniforme qui se déverse à intervalles réguliers comme si Dieu n’en finissait plus de s’acharner sur le simple soldat. C’est cette guerre-là que je n’ai pas connue. »
Dans les premiers jours de 14, Adrien F, lieutenant du génie, est fauché par un éclat d’obus sur les bords de la Meuse. Défiguré, il est transporté au Val-de-Grâce où il séjournera cinq ans dans la chambre des officiers. Au fil des amitiés qui s’y noueront, lui et ses camarades, malgré la privation brutale d’une part de leur identité, révéleront toute leur humanité. De cette épopée dramatique, émouvante, mais drôle aussi parfois, on retiendra que des blessures naît aussi la grâce. –Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Extrait
…car moi, le mutilé de la face, je ne vieillirai pas. La guerre m’a fait vieillard à vingt-quatre ans. Je n’ai pas eu le courage de me suicider. J’ai eu le courage de ne pas me suicider. La rancoeur, l’aigreur menacent. Je fais face à l’ennemi intérieur…

Les carnets de guerre de Victorien Mars

27 fév

Les carnets de guerre de Victorien Mars, de Maxence Fermine, aux éditions Albin Michel, 192 pages.

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Quatrième de couverture
Cette histoire commence comme ça. On est tous les cinq dans cette tranchée qui n’est pas la nôtre. Trois agenouillés au sol et deux debout. J’ai un pistolet sur la tempe. De l’autre côté du pistolet, il y a un soldat français. Et j’attends qu’il tire. »Verdun, avril 1916. En première ligne, l’épouvante des tranchées : un gouffre de peur, de faim, de froid. Mais pas seulement. Non loin de l’ennemi déclaré, un autre, plus sournois, sévit. Un adjudant qui se repaît de la souffrance de ses hommes. Un bourreau que la guerre, enfin, autorise à tuer.Dans ce roman atypique et dérangeant, Maxence Fermine explore cette « mise entre parenthèses de la vie » qu’impose la guerre. Mais plus que l’horreur du conflit, c’est, sous un angle humain, l’enfer psychologique et les sentiments extrêmes suscités par la crainte de la mort qu’il met en abyme avec un incontestable talent.

L’auteur:
Maxence Fermine est l’auteur de plusieurs romans à succès, Neige, L’Apiculteur (Prix del Duca et Prix Murat en 2001), Opium, Amazone (Prix Europe 1 en 2004), traduits dans de nombreux pays, notamment l’Italie où il est un best-seller.
Il vit en Haute-Savoie. Source: site Albin Michel.

Mon avis
C’est une fiction, mais l’Histoire est bien présente, un texte plein d’émotion, l’enfer des tranchées, un bourreau sanguinaire et les souvenirs de la vie d’avant. Victorien Mars (au nom prédestiné), le narrateur nous raconte son dégoût pour cette guerre, son enlisement, ces chefs des deux camps, à l’arrière du front, bien au chaud dans leurs bureaux, qui décident du sort de ces milliers d’hommes tapis dans la boue.
⭐️⭐️⭐️⭐️

La Brigade du rire

21 fév

La Brigade du rire

Gerard Mordillat

Albin Michel, 528 pages

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Il y a Kowalski, dit Kol, né en colère. Betty, licenciée de l’imprimerie où elle travaillait. Dylan, prof d’anglais et poète. Les jumelles Dorith et Muriel, pour qui la vie est une fête permanente. L’Enfant-Loup, coureur et bagarreur. Suzana, infirmière en psychiatrie. Rousseau, beau gosse et prof d’économie. Hurel, industriel, lecteur de Marx et de Kropotkine. Isaac le rouquin, distributeur de films, et Victoria que personne n’attendait…
Constitués en « Brigade du rire », par jeu, ils kidnappent Pierre Ramut, l’éditorialiste vedette de Valeurs françaises, et, dans un bunker transformé en atelier, l’installent devant une perceuse à colonne. Forcé de travailler selon ce qu’il prescrit dans ses papiers hebdomadaires – semaine de 48h, salaire de 20% inférieur au SMIC, productivité maximum, travail le dimanche –, Ramut saura désormais de quoi il parle…

Dans une grande fresque tragi-comique, fidèle à son univers – Vive la sociale, Les Vivants et les Morts – Gérard Mordillat parle du monde d’aujourd’hui, de ses injustices, de ses luttes, de ceux qui refusent de se soumettre et se vengent d’un grand éclat de rire.

 

Gérard Mordillat, pour La Brigade du rire, fait partie de la première sélection du Prix des libraires 2016.

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