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La petite fille de Monsieur Linh

29 juil

La petite fille de Monsieur Linh
Philippe Claudel
Le Livre de Poche, 192 pages

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Résumé éditeur
C’est un vieil homme debout à l’arrière d’un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise.
Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul désormais à savoir qu’il s’appelle ainsi.
Debout à la poupe du bateau, il voit s’éloigner son pays, celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l’enfant dort.
Le pays s’éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Linh le regarde disparaître à l’horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnette.

Mon avis en deux mots: Exil – Amitié
Les mots sont exprimés avec concision, les choses se disent simplement. M. Linh est un homme âgé vivant dans le souvenir de sa terre et de sa famille. C’est un homme en exil entre rêve et réalité. Son chemin a croisé celui d’un autre vieil homme solitaire. Ils se sont rencontrés sur un banc et se sont reconnus. Ce court roman se lit comme un conte pour grands enfants où l’amitié, la vieillesse et la mort sont intimement liées.

En attendant Bojangles

18 juil

En attendant Bojangles  de Olivier Bourdeaut

Aux éditions Finitude, 158 pages

Grand Prix RTL / Lire
Le Roman des étudiants France Culture / Télérama
Prix roman France Télévisions
Prix Emmanuel-Roblès
Prix de l’Académie de Bretagne

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Bonjour à vous,

Ce week-end j’ai lu « En attendant Bojangles » de Olivier Bourdeaut, un petit roman (150 pages) qui l’air de rien a reçu quelques prix…
Cette lecture est très plaisante, mais ce n’est pas tout… Pour clore cette histoire et refermer ce roman, je me suis rendu sur « mon tube » pour écouter la chanson de Nina Simon dont les notes fleurissent les pages de ce texte, « Mr Bojangles » et là, c’est une découverte, un pur bonheur, cette histoire ne me quitte plus… ce petit air de jazz merveilleusement interprété colle formidablement, c’et le yin et le yang ou pour les épicuriens, le petit verre qui accompagne un bon fromage, bref la cerise sur le gâteau…

Quatième de couverture

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom…

http://www.finitude.fr/index.php/livre/en-attendant-bojangles-2/

Mon avis

à mon avis le titre est à prononcer à l’anglaise pour en révéler toute la chaleur de la chanson de Nina Simon « Mr Bojangles » et ce n’est pas un tango malgré ce que laisse supposer la première de couverture!
Amour fou – Fol amour
Folie douce – Douce folie
L’histoire de cette famille nous est contée par le jeune garçon, ponctuée par quelques pages issues des carnets du père. La folie douce ne dit pas son nom, c’est un amour fou qui relie ses trois êtres.
Laissez-vous bercer par la voix chaleureuse de Nina Simon. Sur cette musique, ce court roman revêt toute son intensité…

Amour fou – Fol amour

Folie douce – Douce folie

 

Le mystère Henri Pick

9 juil

Le mystère Henri Pick de David Foenkinos

Aux éditions Gallimard, collection Blanche, 295 pages, version ebook emprunt médiathèque.

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Quatrième de couverture

En Bretagne, un bibliothécaire décide de recueillir tous les livres refusés par les éditeurs. Ainsi, il reçoit toutes sortes de manuscrits. Parmi ceux-ci, une jeune éditrice découvre ce qu’elle estime être un chef-d’œuvre, écrit par un certain Henri Pick. Elle part à la recherche de l’écrivain et apprend qu’il est mort deux ans auparavant. Selon sa veuve, il n’a jamais lu un livre ni écrit autre chose que des listes de courses… Aurait-il eu une vie secrète? Auréolé de ce mystère, le livre de Pick va devenir un grand succès et aura des conséquences étonnantes sur le monde littéraire. Il va également changer le destin de nombreuses personnes, notamment celui de Jean-Michel Rouche, un journaliste obstiné qui doute de la version officielle. Et si toute cette publication n’était qu’une machination? Récit d’une enquête littéraire pleine de suspense, cette comédie pétillante offre aussi la preuve qu’un roman peut bouleverser l’existence de ses lecteurs.

Mon avis

Certes, c’est astucieux… la bibliothèque des livres refusés ou comment fabriquer un best-seller. Ce récit est surprenant, développant le sens (de la) critique.

Lili Babylone

22 juin

Lili Babylone, de Claire Maugendre aux éditions L’Ecole des Loisir, collection Médium,
De 12 à 16 ans, 260 pages.

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Quatrième de couverture
Lou va entrer en seconde.
Elle sait ce qu’elle laisse derrière elle. L’ennui des années collège. La chaleur orageuse de l’été. Les disputes entre ses parents.
Mais que va-t-elle trouver devant ? Il y a la vie rêvée, les cours de hip-hop, et toutes les photos qu’elle fait dans la cité. Il y a la vie qui s’organise avec tous les voisins de l’immeuble.
Et puis surtout il y a Lili, la grande soeur de Lou. Lili l’insaisissable. Lili qui se met tout à coup à faire le ramadan et à porter le foulard. Lili qui va loin, très loin, trop loin.
Jusqu’où ?

Extrait de l’entretien de Claire Maugendre pour le blog « Maman Baobab »
Le titre s’amusait initialement de la similitude de sonorité entre Babylone et « Balbynien » qui est le nom que portent vraiment les habitants de Bobigny. Bobigny et la banlieue étant pour moi un personnage à part entière de ce roman (avec son histoire, ses multiples visages), le litre est apparu très tôt comme une évidence. Il fait ensuite référence bien sûr au mythe biblique de la Tour de Babel (la cité maudite) dont les habitants auraient été condamnés à parler de multiples langues et à ne plus s’entendre. Il me semble, dans la sonorité même de Babylone, qu’on peut entendre toute la peur de l’étranger et de la différence. baobab »

Des jours que je n’ai pas oubliés

22 juin

Des jours que je n’ai pas oubliés, de Santiago H Amigorena aux éditions P.O.L, 256 pages.

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Quatrième de couverture
Peut-on aimer deux personnes à la fois ? La question est si simple et la réponse inévitablement si compliquée. Surtout lorsqu’elle n’est pas formulée par celui qui a doublement aimé mais par l’un de ceux qui devaient se contenter de la moitié d’un amour. Les quelques jours de ce voyage en Italie racontent ce qu’a vécu un homme qui n’était plus aimé qu’à moitié.

Santiago H. Amigorena est né à Buenos Aires en 1962. Après nombre d’exils, il a écrit une trentaine de films, une dizaine d’articles et quelques milliers de pages qui racontent tout ça.

 

Le saut du requin

22 juin

Le saut du requin, de Romain Monnery aux éditions Au Diable Vauvert, 264 pages.

le saut du requin

Quatrième de couverture
Toutes les histoires d’amour sont des questions sans réponse : où commence l’indifférence ? CDD ou CDI ? Comment se dire adieu ? Quel rapport entre le yéti et le point G ? Est-ce que ronfler, c’est tromper ? Deux garçons, une fille, combien de possibilités ?

Sur fond d’Internet et de chansons populaires, Le Saut du requin explore le fonctionnement d’un couple moderne perdu entre non-dits et pas chassés. Bref, ceci n’est pas une comédie romantique, mais ça y ressemble.

Romain Monnery est né en 1980, il vit à Paris et participe à la revue littéraire Décapage. Le Saut du requin est son second roman. Son premier roman, Libre, seul et assoupi, vendu à plus de 7000 exemplaires en France, a été traduit dans plusieurs pays et paraît au Livre de Poche en janvier 2014. Il est adapté au cinéma par la Gaumont, réalisé par Benjamin Guedj avec Denis Podalydès, Charlotte Le Bon et Baptiste Lecaplain. Le film sort en salle début 2014.

L’atelier des miracles

22 juin

L’atelier des miracles, de Valérie Tong Cuong aux éditions JC Lattès, roman, 265 pages.

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Quatrième de couverture
C’était un atelier d’horlogerie, a-t-il souri. Remettre les pendules à l’heure, réparer la mécanique humaine : c’est un peu notre spécialité, non ?

Professeur d’histoire-géo, Mariette est au bout du rouleau. Rongée par son passé, la jeune Millie est prête à tout pour l’effacer. Quant au flamboyant Monsieur Mike, ex-militaire installé sous un porche, le voilà mis à terre par la violence de la rue.

Au moment où Mariette, Mike et Millie heurtent le mur de leur existence, un homme providentiel surgit et leur tend la main – Jean, qui accueille dans son atelier les âmes cassées.
Jean dont on dit qu’il fait des miracles.

Auteur du très remarqué Providence (Stock, 2008), Valérie Tong Cuong nous plonge avec L’Atelier des miracles au coeur de nos vies intimes. C’est aussi un hyme aux rencontres qui donnent la force de se relever.

Trois jours et une vie

16 juin

Trois jours et une vie Pierre Lemaitre aux éditions Albin Michel, 288 pages   trois jours et une vie Présentation « À la fin de décembre 1999, une surprenante série d’événements tragiques s’abattit sur Beauval, au premier rang desquels, bien sûr, la disparition du petit Rémi Desmedt. Dans cette région couverte de forêts, soumise à des rythmes lents, la disparition soudaine de cet enfant provoqua la stupeur et fut même considérée, par bien des habitants, comme le signe annonciateur des catastrophes à venir. Pour Antoine, qui fut au centre de ce drame, tout commença par la mort du chien… »

Pierre Lemaitre
Mon avis
Un nouveau coup de maître, le jeu de mots est facile !
On est parfois poursuivi toute sa vie par ses vieux démons. Il faut reconnaître que dans le placard d’Antoine se loge un sacré cadavre…
Ce roman est construit en trois parties,
l’année 1999, sa mémorable tempête de décembre va balayer les forêts et le terrible secret du jeune garçon. Trois jours durant lesquels va se tisser la trame qui réglera la vie d’Antoine.
2011, Antoine, interne en médecine retourne dans son village et sa vie bascule à nouveau.
2015, l’existence du jeune médecin semble réglée, mais attention au grain de sable dans l’engrenage qui risque d’enrayer la machine.
un roman coup de cœur !

Les heures silencieuses

5 juin

Les heures silencieuses, Gaelle Josse

Aux éditions Autrement, 135 pages

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Delft, novembre 1667. Magdalena Van Beyeren se confie à son journal intime. Mariée très jeune, elle a dû renoncer à ses rêves d’aventure sur les bateaux de son père, administrateur de la Compagnie des Indes orientales. Là n’est pas la place d’une femme… L’évocation de son enfance, de sa vie d’épouse et de mère va lui permettre l’aveu d’un lourd secret et de ses désirs interdits. Inspiré par un tableau d’Emmanuel De Witte, ce premier roman lumineux, coup de coeur des lecteurs et de la presse, dessine le beau portrait d’une femme droite et courageuse dans le peu d’espace qui lui est accordé.

« À l’heure où mes jours se ternissent comme un miroir perd son tain, le besoin de m’alléger de ce qui m’encombre devient plus fort que tout. Je garde l’espoir, naïf peut-être, qu’un tel aveu sera comme l’amputation d’un membre inguérissable qui, pour douloureuse qu’elle soit, permet de sauver le reste du corps. »
Tout paraît à sa juste place dans la vie de Magdalena, épouse de Pieter Van Beyeren, administrateur de la Compagnie des Indes orientales à Delft. Rigoureuse, maîtresse d’elle-même, elle aurait pu succéder à son père. Mais le commerce est réservé aux hommes. Sa place est au foyer. Magdalena doit se limiter à cet espace intérieur, où elle a souhaité se faire représenter à son épinette, de dos. Un décor à secrets, que son journal intime dévoile. Déceptions, souvenirs, drames familiaux, mais aussi joies, et désirs interdits…
Dans le silence de l’heure, derrière le précaire rempart de l’ordre et de la mesure, Magdalena transcrit les vacillements de son coeur, explorant les replis les plus secrets de l’âme.

Mon avis

XXVIIe siècle

Comme un prélude de son autre roman « L’ombre de nos vies », Gaelle Josse invite le lecteur pour un voyage à l’intérieur d’un tableau du peintre flamand Emmanuel De Witte; l’héroïne Magdalena étant le modèle de ce tableau. Nous sommes en 1667, aux Pays-Bas, en plein coeur de l’hiver. Magdalena se livre sur les pages de son journal intime.

Un très beau portrait de femme, d’un autre siècle.

Emmanuel De Witte

Cet article est extrait de l’ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre néerlandais (Alkmaar v. 1617  –  Amsterdam 1691 ou 1692).

Élève d’Evert Van Aelst à Delft, Emmanuel de Witte débuta comme peintre de portraits. En 1636, il est inscrit à la gilde de Saint-Luc d’Alkmaar ; il séjourne à Rotterdam en 1639-40, puis à Delft de 1641 à 1650, où il peint un tableau à sujet mythologique, Vertumne et Pomone (1644, Rotterdam, B. V. B.), dont le paysage fait penser à ceux de Poelenburgh. Il subit pendant cette période l’influence de G. Houckgest et de H. Van Vliet. En 1652-53, il est à Amsterdam, en 1654-55 à Delft, puis il s’installe à Amsterdam en 1656. Rien n’est venu confirmer l’affirmation de Houbraken selon laquelle il aurait eu un caractère difficile ; et, de même, il ne se serait pas suicidé.

Si l’on met à part quelques scènes de genre, telles que l’admirable Intérieur au clavecin (1667, Rotterdam, B. V. B.) — qui évoque d’une façon précise l’art de Pieter De Hooch et dont le lumière, à la fois calme et forte, s’irise d’une poésie vermérienne — et divers Marchés aux poissons à Amsterdam (Londres, N. G. ; 1672, Rotterdam, B. V. B. ; Rijksmuseum ; Moscou, musée Pouchkine), Emmanuel de Witte apparaît comme un peintre spécialisé dans les vues d’intérieur d’édifices religieux. Ses motifs sont tantôt des églises gothiques — indifféremment catholiques ou protestantes —, traitées d’ailleurs avec assez de fantaisie pour que les éléments en soient empruntés à plusieurs édifices ou à plusieurs styles, comme dans l’Intérieur d’église du musée de La Fère (citons les deux Intérieurs d’église du Rijksmuseum, la Nieuwe Kerk d’Amsterdam, 1656, Rotterdam, B. V. B. et Rijksmuseum ; l’Intérieur d’église, 1668, Mauritshuis), tantôt des synagogues (Intérieur de la synagogue portugaise d’Amsterdam, Rijksmuseum) ou bien encore l’admirable Intérieur de la Nieuwe Kerk à Delft (1656, musée de Lille), chef-d’œuvre de luminosité et de contrastes où la tache rouge du manteau du visiteur du premier plan se détache sur le blanc des colonnes, caressées par une lumière subtile. Son iconographie est intéressante et s’oppose très fortement à celle de Pieter Saenredam. Il aime peindre les édifices religieux pendant les services ou, en tout cas, animés par des personnages : c’est qu’il est aussi un excellent peintre de figures et qu’il sait à merveille les insérer dans ses architectures. De Witte excelle également à rendre la lumière venant du dehors et à évoquer une atmosphère de calme et de silence que ne troublent pas, bien au contraire, de discrètes allusions à la réalité quotidienne : petits détails anecdotiques comme la présence de chiens ou de personnages conversant dans des églises conçues comme des intérieurs avec de subtils jeux de lumière sur les carrelages blancs et noirs. La qualité en quelque sorte moelleuse de sa lumière reste à peu près sans égale dans la peinture néerlandaise d’église, qui n’évite pas toujours la froideur de la minutie ni la sécheresse des mises en perspective d’un Saenredam et plus encore d’un Houckgeest ou d’un Van Vliet. À ce titre, de Witte doit être rattaché, dans l’école de Delft, au courant illustré par Fabritius, et, par sa poésie, surtout dans des toiles comme celles de Moscou et de Rotterdam (Intérieur au clavecin), mérite d’être nommé en face de Vermeer.
En savoir plus sur http://www.larousse.fr/encyclopedie/peinture/Witte/154952#H6Xsd9HjbDYWoi5m.99

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Intérieur avec une femme jouant du virginal, huile sur toile, 97,5 x 109,7 cm, (1660 – 1667), Musée des Beaux Arts de Montréal,restauré avec le soutien de la fondation BNPParibas

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Intérieur d’église, huile sur toile, 55 x 44 cm, vers 1669, Musée du Louvre, Richelieu 2ème étage, Hollande deuxième moitié du XVIIe siècle, salle 38

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Intérieur de la Nieuwe Kerk de Delft, avec vue de la tombe de Guillaume le Taciturne, huile sur toile, 97 × 85 cm, (1656), Palais des beaux-arts de Lille

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Intérieur d’église gothique, huile sur toile, 63,5 x 49,5 cm, (1679), Musée des beaux-arts de Strasbourg

Le monde selon Billy Boy

23 mai

Le monde selon Billy Boy
Gilles Leroy
Mercure de France, 250 pages.

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Présentation éditeur
Qui aurais-je été, moi, si Éliane m’avait eu d’un autre homme? Si elle m’avait conçu avec ce lieutenant Delor, j’aurais été un homme doux, sans doute, et posé comme lui. J’essayais de me représenter physiquement : de taille moyenne, voire petit, de corpulence fine et sèche, j’avais la peau brune, des cheveux noirs frisés, denses et brillants – plus rien à voir, enfin, avec cette plaie de rouquin à la peau trop fragile. Mon imagination s’arrêtait là et le commencement de fiction s’éventait aussitôt, aporétique et sans issue, puisqu’on ne récrit pas l’histoire, celle de son corps encore moins que celle des hommes.

En cette toute fin des années cinquante, Éliane a vingt ans quand elle tombe enceinte. André, le futur père, n’en a que dix-sept et ses parents s’opposent au mariage. Eliane a peur. Sa propre mère la renie, André disparaît… Où trouver le courage de porter puis d’élever seule cet enfant ?

Gilles Leroy renoue ici avec la veine personnelle de son œuvre – dans la lignée de Machines à sous et de Grandir. Car Éliane et André sont ses propres parents. Dans ce roman familial, il dresse les portraits émouvants d’une mère séduisante et combative, d’un père amoureux et flambeur, tous deux adorés et complexes. Avec une infinie tendresse, essayant d’imaginer leur vie avant lui et ce qu’elle aurait pu être sans lui, il cherche aussi à savoir d’où il vient, livrant de lui-même un autoportrait en creux
Gilles Leroy est l’auteur notamment de Alabama Song (prix Goncourt 2007), Dormir avec ceux qu’on aime et Nina Simone, roman.

Mon avis
Eliane rencontre André, l’insouciance de la jeunesse des années cinquante, Vespa et cinéma.

 

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