Archive | Romans français Flux RSS de cette section

Un paquebot dans les arbres

3 jan

Un paquebot dans les arbres, de Valentine Goby

Aux éditions Actes Sud, 272 pages

Un paquebot dans les arbres

Présentation éditeur

Au milieu des années 1950, Mathilde sort à peine de l’enfance quand la tuberculose envoie son père et, plus tard, sa mère au sanatorium d’Aincourt. Cafetiers de La Roche-Guyon, ils ont été le coeur battant de ce village des boucles de la Seine, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.

Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, ce couple aimant est ruiné par les soins tandis que le placement des enfants fait voler la famille en éclats, l’entraînant dans la spirale de la dépossession. En ce début des Trente Glorieuses au nom parfois trompeur, la Sécurité sociale protège presque exclusivement les salariés, et la pénicilline ne fait pas de miracle pour ceux qui par insouciance, méconnaissance ou dénuement tardent à solliciter la médecine.
À l’âge où les reflets changeants du fleuve, la conquête des bois et l’insatiable désir d’être aimée par son père auraient pu être ses seules obsessions, Mathilde lutte sans relâche pour réunir cette famille en détresse, et préserver la dignité de ses parents, retirés dans ce sanatorium – modèle architectural des années 1930 –, ce grand paquebot blanc niché au milieu des arbres.

“Un désastre architectural m’offre le contexte de ce roman, une rencontre avec une femme incroyable en fait un chant d’amour. Le bâtiment est le jadis splendide sanatorium d’Aincourt, tombé en ruine au milieu de la forêt, dont la mémoire disparaît sous les gravats. L’histoire d’amour est celle d’une fille pour son père et pour sa famille, au début des années 1960.
La famille dont je parle tient un café au centre de La Roche-Guyon, et Paul Blanc est le centre du café. Il est la figure solaire qui attire tous les regards – joueur d’harmonica, clown, confident, ami fantasque et généreux jusqu’à l’inconscience – y compris celui de sa fille Mathilde, garçon manqué qui ne recule devant rien pour éblouir son père. Elle est la reine du royaume de La Roche, son fleuve, ses douves, ses ronciers, ses bois. Autour de Paul Blanc tournent deux autres enfants pareillement aimantés, et une épouse solide comme le roc. Nulle tragédie ne semble pouvoir venir à bout d’un tel amour, le plus grand amour, Mathilde en est sûre… pas même la tuberculose, qui fait une entrée fracassante dans leur existence et emporte tout, santé, travail, logement, les disloque entre services sociaux et sanatorium.
Mathilde devient le centre de ce corps éclaté. J’ai voulu, encore une fois, mettre en lumière l’extraordinaire capacité de résistance des plus éprouvés. Dans la France des Trente Glorieuses, de la Sécurité sociale et des antibiotiques, qui à certains donnent l’illusion de l’immortalité, la maladie reste, comme le dit Jean-Paul Sartre évoquant la peste, une exagération des rapports de classe. À force de volonté, d’abnégation et d’une audace qui frise le scandale, Mathilde tente de redonner dignité à ceux qu’elle aime. Mineure émancipée, rebelle à tout compromis liberticide (protection sociale contre docilité), elle porte les siens à bout de bras et incarne cette fille puissante et combative que commande l’étymologie de son prénom. Elle refuse la fatalité, la spirale de la dépossession, elle est l’enchanteresse, qui rallume les feux éteints et cherche sans cesse la joie.
Un tel projet ne va pas sans sacrifices. Mathilde a neuf ans au début de l’histoire, à peine dix-neuf au coeur de la tragédie. L’adolescente bouillonnante de vie s’abîme dans la mission qu’elle s’est donnée, écrasée de responsabilités qui ne sont pas de son âge. Ce sont des présences merveilleuses, parfois inattendues qui la relèvent et la sauvent : Jeanne la simplette du village qui ne craint pas les bacilles, Jacques le petit frère mélancolique, Walid le Marocain qui incarne une promesse d’évasion ; et surtout la directrice du lycée de Mantes-la-Jolie, qui lui ouvre les portes d’un monde plus vaste à travers les journaux, une langue et une géographie nouvelles, et notamment l’évocation de la guerre d’Algérie où résonnent singulièrement les mots « indépendance » et « liberté ».
Le « paquebot », c’est l’autre nom donné aux sanatoriums construits dans les années 1930, qui ressemblaient à de vastes navires avec leurs terrasses exposées plein sud et leur architecture massive. Cette évocation d’un bateau voguant sur un océan de verdure, de préférence à celle du sana en retrait du monde, dit à sa façon le désir de Mathilde de se hisser vers la lumière, en capitaine de vaisseau.”V. G.

Mon avis

Mon tout premier livre de l’année 2017, une réussite!

Aprés « Sept jours » et « Kinderzimmer », ce nouveau roman de Valentine Goby laissera lui aussi son empreinte… je me suis transporté, pas si loin que ça, dans les années 50/60, au sein d’une famille entre espoirs et illusions. Ma lecture a été bercée par les chansons de l’époque, le p’tit bal…

Encore un témoignage bouleversant, un moment de lecture très particulier. Valentine Goby nous fait partager l’intimité d’une famille, ses déboires et ses luttes. Le lecteur découvre ou redécouvre toute une époque, les années 1950/60, entre insouciance, précarité pour certains et insécurité pour d’autres. ❤ (️Emprunt ebook)

Ta deuxième vie commen ce quand tu sais que tu n’en a qu’une

24 oct

Ta deuxième vie commence quand tu sais que tu n’en as qu’une

Raphaëlle Giordano

image

Présentation éditeur

- Vous souffrez probablement d’une forme de routinite aiguë.

- Une quoi ?
- Une routinite aiguë. C’est une affection de l’âme qui touche de plus en plus de gens dans le monde, surtout en Occident. Les symptômes sont presque toujours les mêmes : baisse de motivation, morosité chronique, perte de repères et de sens, difficulté à être heureux malgré une opulence de biens matériels, désenchantement, lassitude…
- Mais… Comment vous savez tout ça ?
- Je suis routinologue.
- Routino-quoi ?

Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l’impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu’elle veut, c’est retrouver le chemin de la joie et de l’épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l’y aider, elle n’hésite pas longtemps : elle fonce. A travers des expériences étonnantes, créatives et riches de sens, elle va, pas à pas, transformer sa vie et repartir à la conquête de ses rêves…

Le grand marin

24 oct

Le Grand Marin

Catherine Poulain, aux éditions de L’ Olivier, 384 pages

image

Présentation éditeur

Une femme rêvait de partir.
De prendre le large.
Après un long voyage, elle arrive à Kodiak (Alaska). Tout de suite, elle sait : à bord d’un de ces bateaux qui s’en vont pêcher la morue noire, le crabe et le flétan, il y a une place pour elle. Dormir à même le sol, supporter l’humidité permanente et le sel qui ronge la peau, la fatigue, la peur, les blessures…
C’est la découverte d’une existence âpre et rude, un apprentissage effrayant qui se doit de passer par le sang. Et puis, il y a les hommes. À terre, elle partage leur vie, en camarade.
Traîne dans les bars.
En attendant de rembarquer.
C’est alors qu’elle rencontre le Grand Marin.

L’auteur

Catherine Poulain commence à voyager très jeune. Elle a été, au gré de ses voyages, employée dans une conserverie de poissons en Islande et sur les chantiers navals aux U.S.A., travailleuse agricole au Canada, barmaid à Hong-Kong, et a pêché pendant dix ans en Alaska. Elle vit aujourd’hui entre les Alpes de Haute-Provence et le Médoc, où elle est respectivement bergère et ouvrière viticole. Le Grand Marin est son premier roman.

L ´ Amérique dans tous ses États : état d’ Alaska

Spécial J O

5 août

Spiridon Superstar

Philippe Jaenada auteur, Christian De Metter illustrateur

Collection Incipit aux éditions Prisma et Steinkis Groupe, 179 pages

Incipit est une « Collection qui propose à de grands écrivains de redonner vie à une première fois historique et d’en faire un objet littéraire personnel. » FB Incipit

Ce soir, cérémonie d’ouverture des J O de Rio, j’entame la lecture de « Spiridon Superstar » de Philippe Jaenada. Une lecture très agréable.

C’est avec beaucoup d’humour que l’auteur revient sur la petite histoire des premiers Jeux Olympiques modernes avec le Marathon pour fil rouge, l’évolution des jeux, le nombre des épreuves de la Grèce Antique à ces toutes nouvelles olympiades, le rôle tenu par Coubertin, la place de la gente féminine au cours des siècles…

Sans aucun doute, je vais suivre cette collection… de petites histoires qui contribuent à l’histoire de notre monde contemporain, avec au catalogue, l’histoire de:

- la première femme de l’académie française L’ancien régime de François Bégaudeau

- du premier festival de Cannes Un ruban de rêve de Gonzague Saint Bris

- le premier malade du sida Patient zéro de Philippe Besson

- le premier bikini Deux-pièces d’Eliette Abécassis

- les premiers congés payés Les délices de 36 de Nicolas Rey

 

spiridon superstar

Quatrième de couverture

Ce vendredi 10 avril 1896, les premiers Jeux Olympiques de l’histoire moderne sont sur le point de se terminer.

Les grecs n’ont encore remporté aucune médaille. Et c’est aujourd’hui la dernière épreuve: celle du marathon. Spiridon Louis est là, tenant à la main la belle paire de chaussures neuves que plusieurs habitants de Maroussi se sont cotisés pour lui offrir, et se demandant sans doute un peu, timidement, ce qu’il est venu faire dans cette galère…

 

Extrait:

… »Quatorze olympiades plus tard, en 720, le fougueux Orsippos de Mégare mouline tellement des pinceaux pendant la course qu’il en perd son pagne à mi-chemin. Têtu et déchaîné, il termine tout de même le parcours la pudeur au vent, et l’emporte. En son honneur, on décide que les athlètes concourront désormais entièrement nus. Ils se recouvrent tout de même le corps d’huile d’olive et de sable pour se protéger la peau, mais ça doit malgré tout valoir son pesant de raisins secs, comme spectacle »…

 

 

Laver les ombres

5 août

Laver les ombres

Jeanne Benameur

Actes Sud, 158 pages

image

Quatrième de couverture

Lea danse, jetée à corps perdu dans la perfection du mouvement ; la maîtrise du moindre muscle est sa nécessité absolue. Lea aime, mais elle est un champ de mines, incapable de s’abandonner à Bruno, peintre de l’immobile. En pleine tempête, elle part vers l’océan retrouver sa mère dans la maison de l’enfance.
Il faut bien en avoir le coeur net.
C’est à Naples, pendant la guerre, qu’un “bel ami” français promet le mariage à une jeune fille de seize ans et vend son corps dans une maison close. C’est en France qu’il faudra taire la douleur, aimer l’enfant inespérée, vivre un semblant d’apaisement au bord du précipice.
En tableaux qui alternent présent et passé, peu à peu se dénouent les entraves dont le corps maternel porte les stigmates.
Dans une langue retenue et vibrante, Jeanne Benameur chorégraphie les mystères de la transmission et la fervente assomption des mots qui délivrent.
Jeanne Benameur vit entre Paris et La Rochelle. Elle consacre l’essentiel de son temps à la littérature et à sa transmission. Elle a publié des romans aux éditions Denoël, dont Présent ? (2006), Les Reliques (2005), Les Mains libres (2004), Ça t’apprendra à vivre (2003) et Les Demeurées (2000). Elle écrit également pour la jeunesse, essentiellement chez Thierry Magnier.

Mon avis

Des mots, des mots simples, des images épurées pour conter l’histoire de ces deux femmes, la mère, la fille. Deux corps qui cherchent leurs vibrations, leurs résonances au monde.

Il faut trouver le souffle pour lire les mots, les imaginer vibrer, danser pour s’impreigner de l’intimité de ces deux histoires parallèles jusqu’à la reconstruction du lien.

Une lecture dans l’émotion du geste.

La première de couverture

Paul-Élie Ranson, peintre et cartonnier de tapisseries.

Né le 29 mars 1861 à Limoges, de Louis Casimir Ranson, négociant et de Jeanne Emilie Maquart.

Mort à Paris en 1909

ranson lustral ranson 7

Ranson_-_Zwei_Akte (1) Ranson_-_La_Sorcière_au_chat_noir_01

Ranson 5 Ranson 3

 

Et pour aller plus loin

« L’enfance (ou les plages du temps) » – Spectacle de Karine Saporta d’après le roman de Jeanne Benameur « Laver les ombres »

Spectacle chorégraphique et littéraire.

Avec la participation exceptionnelle de Thérèse Clerc et de la Maison des Babayagas de Montreuil – Théâtre Berthelot – Montreuil les 9 et 10 avril 2015 à 20h 30 et le 11 avril 2015 à 17h00

 

Issu d’une rencontre entre la romancière Jeanne Benameur et la chorégraphe Karine Saporta, le spectacle « L’enfance (ou les plages du temps) » met en scène la révélation d’une mère à sa fille. L’objet en est un secret longuement gardé.
Dans ce spectacle construit comme un thriller psychologique, l’oeuvre littéraire et l’oeuvre chorégraphique se répondent avec une grande intensité. Karine, la chorégraphe et Léa, l’héroïne de « Laver les ombres » finissent par se confondre authentiquement. C’est cette identification de l’une à l’autre qui crée le vertige… la magie envoûtante d’une mise en scène indéfinissable.

Moura la mémoire incendiée

3 août

Moura la mémoire incendiée

Alexandra Lapierre, roman, éditions Flammarion, 736 pages

moura

Présentation éditeur

Adorée par ceux qu’elle aima, honnie par ceux qui la jugèrent insaisissable, Moura a bien existé. Dans les tourmentes de la révolution bolchevique, d’une guerre à l’autre, Moura a traversé mille mondes. Aristocrate d’origine russe, elle s’est appelée Maria Zakrevskaïa, Madame Benckendorff, la Baronne Budberg… Elle a été la passion d’un agent secret britannique, la muse de Maxime Gorki, la compagne de H.G. Wells et l’égérie de l’intelligentsia londonienne. Elle a côtoyé tous les grands du XXe siècle, le Tsar, Staline, Churchill, de Gaulle.

Les uns chantèrent son courage, sa chaleur et sa fidélité. Les autres dénoncèrent ses mensonges. Tous s’entendirent néanmoins sur un point : Moura incarna la Vie. La vie à tout prix.

Sur les traces de son héroïne, Alexandra Lapierre a fouillé les bibliothèques du monde entier durant trois ans. Elle s’est glissée dans les contradictions de son personnage pour brosser un magnifique portrait de femme. Son talent romanesque, son regard à la fois lucide et bienveillant font revivre une multitude de figures captivantes, qui viennent éclairer des pans de la grande Histoire.

Mon avis

Installée dans la vie de Moura, je n’ai pu la quitter qu’à regret à la dernière page, en refermer ce livre. Sans aucun doute, cette femme va m’accompagner quelques temps… Quel destin incroyable !

L’auteure nous transporte dans un tourbillon, les deux guerres, la révolution russe.

Une lecture intense et, très prenante.

Un très, très gros coup de cœur ! Merci !

La première de couverture

La première de couverture est un détail de l’oeuvre de Gustav Klimt « Jeune femme au manchon », une huile sur toile peinte en 1916-1917

jeune femme au manchon

Gustav Klimt, né le 14 juillet 1862 à Baumgarten près de Vienne, mort le 6 février 1918 à Vienne, est un peintre symbolisteautrichien, et l’un des membres les plus en vue du mouvement Art nouveau et de la Sécession de Vienne. Peintre de compositions à personnages, sujets allégoriques, figures, nus, portraits, paysages, dessinateur, décorateur, peintre de cartons de tapisseries, cartons de mosaïquescéramistelithographe. (wikipedia)

rosier sous les arbres

 

Rosiers sous les arbres, atribué au musée d’Orsay en 1980, huile sur toile.

Le portrait de femme est un travail récurent dans l’oeuvre de Klimt:

Lady-with-Hat-and-Feather-Boa The-Black-Feather-Hat Portrait-Of-Adele-Bloch-Bauer-1 Portrait-of-Friederike-Maria-Beer

Mais pas que…

klimt 1

The-Big-Poplar Houses-at-Unterach-on-Attersee klimt 2 klimt 3

 

 

 

La petite fille de Monsieur Linh

29 juil

La petite fille de Monsieur Linh
Philippe Claudel
Le Livre de Poche, 192 pages

image

Résumé éditeur
C’est un vieil homme debout à l’arrière d’un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise.
Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul désormais à savoir qu’il s’appelle ainsi.
Debout à la poupe du bateau, il voit s’éloigner son pays, celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l’enfant dort.
Le pays s’éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Linh le regarde disparaître à l’horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnette.

Mon avis en deux mots: Exil – Amitié
Les mots sont exprimés avec concision, les choses se disent simplement. M. Linh est un homme âgé vivant dans le souvenir de sa terre et de sa famille. C’est un homme en exil entre rêve et réalité. Son chemin a croisé celui d’un autre vieil homme solitaire. Ils se sont rencontrés sur un banc et se sont reconnus. Ce court roman se lit comme un conte pour grands enfants où l’amitié, la vieillesse et la mort sont intimement liées.

En attendant Bojangles

18 juil

En attendant Bojangles  de Olivier Bourdeaut

Aux éditions Finitude, 158 pages

Grand Prix RTL / Lire
Le Roman des étudiants France Culture / Télérama
Prix roman France Télévisions
Prix Emmanuel-Roblès
Prix de l’Académie de Bretagne

en-attendant-bojangles-223x330

 

Bonjour à vous,

Ce week-end j’ai lu « En attendant Bojangles » de Olivier Bourdeaut, un petit roman (150 pages) qui l’air de rien a reçu quelques prix…
Cette lecture est très plaisante, mais ce n’est pas tout… Pour clore cette histoire et refermer ce roman, je me suis rendu sur « mon tube » pour écouter la chanson de Nina Simon dont les notes fleurissent les pages de ce texte, « Mr Bojangles » et là, c’est une découverte, un pur bonheur, cette histoire ne me quitte plus… ce petit air de jazz merveilleusement interprété colle formidablement, c’et le yin et le yang ou pour les épicuriens, le petit verre qui accompagne un bon fromage, bref la cerise sur le gâteau…

Quatième de couverture

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom…

http://www.finitude.fr/index.php/livre/en-attendant-bojangles-2/

Mon avis

à mon avis le titre est à prononcer à l’anglaise pour en révéler toute la chaleur de la chanson de Nina Simon « Mr Bojangles » et ce n’est pas un tango malgré ce que laisse supposer la première de couverture!
Amour fou – Fol amour
Folie douce – Douce folie
L’histoire de cette famille nous est contée par le jeune garçon, ponctuée par quelques pages issues des carnets du père. La folie douce ne dit pas son nom, c’est un amour fou qui relie ses trois êtres.
Laissez-vous bercer par la voix chaleureuse de Nina Simon. Sur cette musique, ce court roman revêt toute son intensité…

Amour fou – Fol amour

Folie douce – Douce folie

 

Le mystère Henri Pick

9 juil

Le mystère Henri Pick de David Foenkinos

Aux éditions Gallimard, collection Blanche, 295 pages, version ebook emprunt médiathèque.

image

 

Quatrième de couverture

En Bretagne, un bibliothécaire décide de recueillir tous les livres refusés par les éditeurs. Ainsi, il reçoit toutes sortes de manuscrits. Parmi ceux-ci, une jeune éditrice découvre ce qu’elle estime être un chef-d’œuvre, écrit par un certain Henri Pick. Elle part à la recherche de l’écrivain et apprend qu’il est mort deux ans auparavant. Selon sa veuve, il n’a jamais lu un livre ni écrit autre chose que des listes de courses… Aurait-il eu une vie secrète? Auréolé de ce mystère, le livre de Pick va devenir un grand succès et aura des conséquences étonnantes sur le monde littéraire. Il va également changer le destin de nombreuses personnes, notamment celui de Jean-Michel Rouche, un journaliste obstiné qui doute de la version officielle. Et si toute cette publication n’était qu’une machination? Récit d’une enquête littéraire pleine de suspense, cette comédie pétillante offre aussi la preuve qu’un roman peut bouleverser l’existence de ses lecteurs.

Mon avis

Certes, c’est astucieux… la bibliothèque des livres refusés ou comment fabriquer un best-seller. Ce récit est surprenant, développant le sens (de la) critique.

Lili Babylone

22 juin

Lili Babylone, de Claire Maugendre aux éditions L’Ecole des Loisir, collection Médium,
De 12 à 16 ans, 260 pages.

lili babylone

Quatrième de couverture
Lou va entrer en seconde.
Elle sait ce qu’elle laisse derrière elle. L’ennui des années collège. La chaleur orageuse de l’été. Les disputes entre ses parents.
Mais que va-t-elle trouver devant ? Il y a la vie rêvée, les cours de hip-hop, et toutes les photos qu’elle fait dans la cité. Il y a la vie qui s’organise avec tous les voisins de l’immeuble.
Et puis surtout il y a Lili, la grande soeur de Lou. Lili l’insaisissable. Lili qui se met tout à coup à faire le ramadan et à porter le foulard. Lili qui va loin, très loin, trop loin.
Jusqu’où ?

Extrait de l’entretien de Claire Maugendre pour le blog « Maman Baobab »
Le titre s’amusait initialement de la similitude de sonorité entre Babylone et « Balbynien » qui est le nom que portent vraiment les habitants de Bobigny. Bobigny et la banlieue étant pour moi un personnage à part entière de ce roman (avec son histoire, ses multiples visages), le litre est apparu très tôt comme une évidence. Il fait ensuite référence bien sûr au mythe biblique de la Tour de Babel (la cité maudite) dont les habitants auraient été condamnés à parler de multiples langues et à ne plus s’entendre. Il me semble, dans la sonorité même de Babylone, qu’on peut entendre toute la peur de l’étranger et de la différence. baobab »

123456

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus