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Les forêts de Ravel

9 fév

Les forêts de Ravel

Michel Bernard

Aux éditions La table Ronde, 176 pages

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Un roman coup de cœur, une biographie de Ravel qui commence en 1916 lorsque le compositeur s’engage volontaire comme conducteur d’ambulance. De Bar le Duc à Verdun il convoie des hommes blessés, des marchandises. Dans ses instants de repos il parcourt la forêt à l’ écoute du chant des oiseaux, source d’inspiration dans cet environnement ténébreux.
Extrait Quatrieme de couverture: « Jusqu’à sa mort, Michel Bernard le saisit à ce tournant de sa vie, l’accompagne dans son difficile retour à la vie civile et montre comment, jusqu’à son dernier soupir, « l’énorme concerto du front » n’a cessé de résonner dans l’âme de Ravel. »

Présentation éditeur

Quand Ravel leva la tête, il aperçut, à distance, debout dans l’entrée et sur les marches de l’escalier, une assistance muette. Elle ne bougeait ni n’applaudissait, dans l’espoir peut-être que le concert impromptu se prolongeât. Ils étaient ainsi quelques médecins, infirmiers et convalescents, que la musique, traversant portes et cloisons, avait un à un silencieusement rassemblés. Le pianiste joua encore la Mazurka en ré majeur, puis une pièce délicate et lente que personne n’identifia. Son doigt pressant la touche de la note ultime la fit longtemps résonner.»

En mars 1916, peu après avoir achevé son Trio en la mineur, Maurice Ravel rejoint Bar-le-Duc, puis Verdun. Il a quarante et un ans. Engagé volontaire, conducteur d’ambulance, il est chargé de transporter jusqu’aux hôpitaux de campagne des hommes broyés par l’offensive allemande. Michel Bernard le saisit à ce tournant de sa vie, l’accompagne dans son difficile retour à la vie civile et montre comment, jusqu’à son dernier soupir, «l’énorme concerto du front» n’a cessé de résonner dans l’âme de Ravel.

18 Avril 2015: Le jury du Festival Livres et Musiques décerne le prix littéraire de la Villle de Deauville à Les Forêts de Ravel de Michel Bernard (ex-aequo avec Gil de Célia Houdart)

Juin 2015 : Les forêts de Ravel a été retenu parmi les 15 titres qui composent la liste de conseils de lecture de l’académie Goncourt pour l’été 2015.

Septembre 2015: Première sélection du Prix Jean Carrière

Deux remords de Claude Monet

9 fév

Deux remords de Claude Monet

Michel Bernard

Aux éditions La Table Ronde, collection Vermillon, 224 pages

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Biographie romancée, on y découvre l’artiste entre amour et tourments, ses débuts difficiles.
Un moment de lecture très prenant pour mieux comprendre l’artiste et son œuvre, ses motivations, le sens qu’il a voulu donner à sa peinture.
Michel Bernard écrit avec simplicité. Ses deux biographies, la musique « Les forêts de Ravel » et la peinture avec « Deux remords de Claude Monet » sont un enchantement.

Présentation éditeur, site Gallimard.fr

«Lorsque Claude Monet, quelques mois avant sa disparition, confirma à l’État le don des Nymphéas, pour qu’ils soient installés à l’Orangerie selon ses indications, il y mit une ultime condition : l’achat un tableau peint soixante ans auparavant, Femmes au jardin, pour qu’il soit exposé au Louvre. À cette exigence et au choix de ce tableau, il ne donna aucun motif. Deux remords de Claude Monetraconte l’histoire d’amour et de mort qui, du flanc méditerranéen des Cévennes au bord de la Manche, de Londres aux Pays-Bas, de l’Île-de-France à la Normandie, entre le siège de Paris en 1870 et la tragédie de la Grande Guerre, hanta le peintre jusqu’au bout.»
Michel Bernard.

Les oeuvres illustrant ce roman

Le déjeuner sur l’herbe

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Camille, ou La Femme à la robe verte

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Camille sur son lit de mort

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Femmes au jardin

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La Capeline Rouge, portrait de Camille Monet

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Le dernier des nôtres

14 jan

Le dernier des nôtres

Adélaïde de Clermont Tonnerre

Aux editions Grasset

496 pages

Grand Prix du roman de l’Academie francaise 2016

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Présentation éditeur

« La première chose que je vis d’elle fut sa cheville, délicate, nerveuse, qu’enserrait la bride d’une sandale bleue… » Manhattan, 1969 : un homme rencontre une femme.
Dresde, 1945 : sous un déluge de bombes, une mère agonise en accouchant d’un petit garçon.
Avec puissance et émotion, Adélaïde de Clermont Tonnerre nous fait traverser ces continents et ces époques que tout oppose : des montagnes autrichiennes au désert de Los Alamos, des plaines glacées de Pologne aux fêtes new-yorkaises, de la tragédie d’un monde finissant à l’énergie d’un monde naissant… Deux frères ennemis, deux femmes liées par une amitié indéfectible, deux jeunes gens emportés par un amour impossible sont les héros de ce roman tendu comme une tragédie, haletant comme une saga.
Vous ne dormirez plus avant de découvrir qui est vraiment « le dernier des nôtres ».

Mon avis

Deux lieux, deux époques, les derniers jours de l’Allemagne nazie et l’Amerique dans l’effervescence des années 70, deux familles aux destins croisés alimentent cette saga.

Opération Paperclip, afin qu’ils ne tombent pas sous le joug soviétique, secrètement l’Amerique récupère une centaine de cerveaux ayant servis sous le troisième Reich.

Une écriture fluide, une trame intéressante, à travers les époques les personnages luttent et s’allient pour se reconstruire.

 

 

 

Une bouche sans personne

13 jan

Une bouche sans personne

Gilles Marchand

Aux Editions Les Forges de Vulcain

260 pages

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Dans un café, un comptable célibataire retrouve tous les soirs trois autres solitaires, sur fond de musique des Beattles. Ils n’ont pas besoin d’évoquer leur journée, ils se retrouvent là, tout simplement. Puis la nécessité de parler est plus forte. Le comptable raconte l’histoire de son grand-père Pierre-Jean. Après un début timide, le conteur improvisé attire les foules dans ce troquet. La raison qui le conduit à se confier marque son visage, mais ça, il le révélera uniquement à ses trois compères…

 

 

Un paquebot dans les arbres

3 jan

Un paquebot dans les arbres, de Valentine Goby

Aux éditions Actes Sud, 272 pages

Un paquebot dans les arbres

Présentation éditeur

Au milieu des années 1950, Mathilde sort à peine de l’enfance quand la tuberculose envoie son père et, plus tard, sa mère au sanatorium d’Aincourt. Cafetiers de La Roche-Guyon, ils ont été le coeur battant de ce village des boucles de la Seine, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.

Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, ce couple aimant est ruiné par les soins tandis que le placement des enfants fait voler la famille en éclats, l’entraînant dans la spirale de la dépossession. En ce début des Trente Glorieuses au nom parfois trompeur, la Sécurité sociale protège presque exclusivement les salariés, et la pénicilline ne fait pas de miracle pour ceux qui par insouciance, méconnaissance ou dénuement tardent à solliciter la médecine.
À l’âge où les reflets changeants du fleuve, la conquête des bois et l’insatiable désir d’être aimée par son père auraient pu être ses seules obsessions, Mathilde lutte sans relâche pour réunir cette famille en détresse, et préserver la dignité de ses parents, retirés dans ce sanatorium – modèle architectural des années 1930 –, ce grand paquebot blanc niché au milieu des arbres.

“Un désastre architectural m’offre le contexte de ce roman, une rencontre avec une femme incroyable en fait un chant d’amour. Le bâtiment est le jadis splendide sanatorium d’Aincourt, tombé en ruine au milieu de la forêt, dont la mémoire disparaît sous les gravats. L’histoire d’amour est celle d’une fille pour son père et pour sa famille, au début des années 1960.
La famille dont je parle tient un café au centre de La Roche-Guyon, et Paul Blanc est le centre du café. Il est la figure solaire qui attire tous les regards – joueur d’harmonica, clown, confident, ami fantasque et généreux jusqu’à l’inconscience – y compris celui de sa fille Mathilde, garçon manqué qui ne recule devant rien pour éblouir son père. Elle est la reine du royaume de La Roche, son fleuve, ses douves, ses ronciers, ses bois. Autour de Paul Blanc tournent deux autres enfants pareillement aimantés, et une épouse solide comme le roc. Nulle tragédie ne semble pouvoir venir à bout d’un tel amour, le plus grand amour, Mathilde en est sûre… pas même la tuberculose, qui fait une entrée fracassante dans leur existence et emporte tout, santé, travail, logement, les disloque entre services sociaux et sanatorium.
Mathilde devient le centre de ce corps éclaté. J’ai voulu, encore une fois, mettre en lumière l’extraordinaire capacité de résistance des plus éprouvés. Dans la France des Trente Glorieuses, de la Sécurité sociale et des antibiotiques, qui à certains donnent l’illusion de l’immortalité, la maladie reste, comme le dit Jean-Paul Sartre évoquant la peste, une exagération des rapports de classe. À force de volonté, d’abnégation et d’une audace qui frise le scandale, Mathilde tente de redonner dignité à ceux qu’elle aime. Mineure émancipée, rebelle à tout compromis liberticide (protection sociale contre docilité), elle porte les siens à bout de bras et incarne cette fille puissante et combative que commande l’étymologie de son prénom. Elle refuse la fatalité, la spirale de la dépossession, elle est l’enchanteresse, qui rallume les feux éteints et cherche sans cesse la joie.
Un tel projet ne va pas sans sacrifices. Mathilde a neuf ans au début de l’histoire, à peine dix-neuf au coeur de la tragédie. L’adolescente bouillonnante de vie s’abîme dans la mission qu’elle s’est donnée, écrasée de responsabilités qui ne sont pas de son âge. Ce sont des présences merveilleuses, parfois inattendues qui la relèvent et la sauvent : Jeanne la simplette du village qui ne craint pas les bacilles, Jacques le petit frère mélancolique, Walid le Marocain qui incarne une promesse d’évasion ; et surtout la directrice du lycée de Mantes-la-Jolie, qui lui ouvre les portes d’un monde plus vaste à travers les journaux, une langue et une géographie nouvelles, et notamment l’évocation de la guerre d’Algérie où résonnent singulièrement les mots « indépendance » et « liberté ».
Le « paquebot », c’est l’autre nom donné aux sanatoriums construits dans les années 1930, qui ressemblaient à de vastes navires avec leurs terrasses exposées plein sud et leur architecture massive. Cette évocation d’un bateau voguant sur un océan de verdure, de préférence à celle du sana en retrait du monde, dit à sa façon le désir de Mathilde de se hisser vers la lumière, en capitaine de vaisseau.”V. G.

Mon avis

Mon tout premier livre de l’année 2017, une réussite!

Aprés « Sept jours » et « Kinderzimmer », ce nouveau roman de Valentine Goby laissera lui aussi son empreinte… je me suis transporté, pas si loin que ça, dans les années 50/60, au sein d’une famille entre espoirs et illusions. Ma lecture a été bercée par les chansons de l’époque, le p’tit bal…

Encore un témoignage bouleversant, un moment de lecture très particulier. Valentine Goby nous fait partager l’intimité d’une famille, ses déboires et ses luttes. Le lecteur découvre ou redécouvre toute une époque, les années 1950/60, entre insouciance, précarité pour certains et insécurité pour d’autres. ❤ (️Emprunt ebook)

Ta deuxième vie commen ce quand tu sais que tu n’en a qu’une

24 oct

Ta deuxième vie commence quand tu sais que tu n’en as qu’une

Raphaëlle Giordano

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Présentation éditeur

- Vous souffrez probablement d’une forme de routinite aiguë.

- Une quoi ?
- Une routinite aiguë. C’est une affection de l’âme qui touche de plus en plus de gens dans le monde, surtout en Occident. Les symptômes sont presque toujours les mêmes : baisse de motivation, morosité chronique, perte de repères et de sens, difficulté à être heureux malgré une opulence de biens matériels, désenchantement, lassitude…
- Mais… Comment vous savez tout ça ?
- Je suis routinologue.
- Routino-quoi ?

Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l’impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu’elle veut, c’est retrouver le chemin de la joie et de l’épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l’y aider, elle n’hésite pas longtemps : elle fonce. A travers des expériences étonnantes, créatives et riches de sens, elle va, pas à pas, transformer sa vie et repartir à la conquête de ses rêves…

Le grand marin

24 oct

Le Grand Marin

Catherine Poulain, aux éditions de L’ Olivier, 384 pages

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Présentation éditeur

Une femme rêvait de partir.
De prendre le large.
Après un long voyage, elle arrive à Kodiak (Alaska). Tout de suite, elle sait : à bord d’un de ces bateaux qui s’en vont pêcher la morue noire, le crabe et le flétan, il y a une place pour elle. Dormir à même le sol, supporter l’humidité permanente et le sel qui ronge la peau, la fatigue, la peur, les blessures…
C’est la découverte d’une existence âpre et rude, un apprentissage effrayant qui se doit de passer par le sang. Et puis, il y a les hommes. À terre, elle partage leur vie, en camarade.
Traîne dans les bars.
En attendant de rembarquer.
C’est alors qu’elle rencontre le Grand Marin.

L’auteur

Catherine Poulain commence à voyager très jeune. Elle a été, au gré de ses voyages, employée dans une conserverie de poissons en Islande et sur les chantiers navals aux U.S.A., travailleuse agricole au Canada, barmaid à Hong-Kong, et a pêché pendant dix ans en Alaska. Elle vit aujourd’hui entre les Alpes de Haute-Provence et le Médoc, où elle est respectivement bergère et ouvrière viticole. Le Grand Marin est son premier roman.

L ´ Amérique dans tous ses États : état d’ Alaska

Spécial J O

5 août

Spiridon Superstar

Philippe Jaenada auteur, Christian De Metter illustrateur

Collection Incipit aux éditions Prisma et Steinkis Groupe, 179 pages

Incipit est une « Collection qui propose à de grands écrivains de redonner vie à une première fois historique et d’en faire un objet littéraire personnel. » FB Incipit

Ce soir, cérémonie d’ouverture des J O de Rio, j’entame la lecture de « Spiridon Superstar » de Philippe Jaenada. Une lecture très agréable.

C’est avec beaucoup d’humour que l’auteur revient sur la petite histoire des premiers Jeux Olympiques modernes avec le Marathon pour fil rouge, l’évolution des jeux, le nombre des épreuves de la Grèce Antique à ces toutes nouvelles olympiades, le rôle tenu par Coubertin, la place de la gente féminine au cours des siècles…

Sans aucun doute, je vais suivre cette collection… de petites histoires qui contribuent à l’histoire de notre monde contemporain, avec au catalogue, l’histoire de:

- la première femme de l’académie française L’ancien régime de François Bégaudeau

- du premier festival de Cannes Un ruban de rêve de Gonzague Saint Bris

- le premier malade du sida Patient zéro de Philippe Besson

- le premier bikini Deux-pièces d’Eliette Abécassis

- les premiers congés payés Les délices de 36 de Nicolas Rey

 

spiridon superstar

Quatrième de couverture

Ce vendredi 10 avril 1896, les premiers Jeux Olympiques de l’histoire moderne sont sur le point de se terminer.

Les grecs n’ont encore remporté aucune médaille. Et c’est aujourd’hui la dernière épreuve: celle du marathon. Spiridon Louis est là, tenant à la main la belle paire de chaussures neuves que plusieurs habitants de Maroussi se sont cotisés pour lui offrir, et se demandant sans doute un peu, timidement, ce qu’il est venu faire dans cette galère…

 

Extrait:

… »Quatorze olympiades plus tard, en 720, le fougueux Orsippos de Mégare mouline tellement des pinceaux pendant la course qu’il en perd son pagne à mi-chemin. Têtu et déchaîné, il termine tout de même le parcours la pudeur au vent, et l’emporte. En son honneur, on décide que les athlètes concourront désormais entièrement nus. Ils se recouvrent tout de même le corps d’huile d’olive et de sable pour se protéger la peau, mais ça doit malgré tout valoir son pesant de raisins secs, comme spectacle »…

 

 

Laver les ombres

5 août

Laver les ombres

Jeanne Benameur

Actes Sud, 158 pages

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Quatrième de couverture

Lea danse, jetée à corps perdu dans la perfection du mouvement ; la maîtrise du moindre muscle est sa nécessité absolue. Lea aime, mais elle est un champ de mines, incapable de s’abandonner à Bruno, peintre de l’immobile. En pleine tempête, elle part vers l’océan retrouver sa mère dans la maison de l’enfance.
Il faut bien en avoir le coeur net.
C’est à Naples, pendant la guerre, qu’un “bel ami” français promet le mariage à une jeune fille de seize ans et vend son corps dans une maison close. C’est en France qu’il faudra taire la douleur, aimer l’enfant inespérée, vivre un semblant d’apaisement au bord du précipice.
En tableaux qui alternent présent et passé, peu à peu se dénouent les entraves dont le corps maternel porte les stigmates.
Dans une langue retenue et vibrante, Jeanne Benameur chorégraphie les mystères de la transmission et la fervente assomption des mots qui délivrent.
Jeanne Benameur vit entre Paris et La Rochelle. Elle consacre l’essentiel de son temps à la littérature et à sa transmission. Elle a publié des romans aux éditions Denoël, dont Présent ? (2006), Les Reliques (2005), Les Mains libres (2004), Ça t’apprendra à vivre (2003) et Les Demeurées (2000). Elle écrit également pour la jeunesse, essentiellement chez Thierry Magnier.

Mon avis

Des mots, des mots simples, des images épurées pour conter l’histoire de ces deux femmes, la mère, la fille. Deux corps qui cherchent leurs vibrations, leurs résonances au monde.

Il faut trouver le souffle pour lire les mots, les imaginer vibrer, danser pour s’impreigner de l’intimité de ces deux histoires parallèles jusqu’à la reconstruction du lien.

Une lecture dans l’émotion du geste.

La première de couverture

Paul-Élie Ranson, peintre et cartonnier de tapisseries.

Né le 29 mars 1861 à Limoges, de Louis Casimir Ranson, négociant et de Jeanne Emilie Maquart.

Mort à Paris en 1909

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Et pour aller plus loin

« L’enfance (ou les plages du temps) » – Spectacle de Karine Saporta d’après le roman de Jeanne Benameur « Laver les ombres »

Spectacle chorégraphique et littéraire.

Avec la participation exceptionnelle de Thérèse Clerc et de la Maison des Babayagas de Montreuil – Théâtre Berthelot – Montreuil les 9 et 10 avril 2015 à 20h 30 et le 11 avril 2015 à 17h00

 

Issu d’une rencontre entre la romancière Jeanne Benameur et la chorégraphe Karine Saporta, le spectacle « L’enfance (ou les plages du temps) » met en scène la révélation d’une mère à sa fille. L’objet en est un secret longuement gardé.
Dans ce spectacle construit comme un thriller psychologique, l’oeuvre littéraire et l’oeuvre chorégraphique se répondent avec une grande intensité. Karine, la chorégraphe et Léa, l’héroïne de « Laver les ombres » finissent par se confondre authentiquement. C’est cette identification de l’une à l’autre qui crée le vertige… la magie envoûtante d’une mise en scène indéfinissable.

Moura la mémoire incendiée

3 août

Moura la mémoire incendiée

Alexandra Lapierre, roman, éditions Flammarion, 736 pages

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Présentation éditeur

Adorée par ceux qu’elle aima, honnie par ceux qui la jugèrent insaisissable, Moura a bien existé. Dans les tourmentes de la révolution bolchevique, d’une guerre à l’autre, Moura a traversé mille mondes. Aristocrate d’origine russe, elle s’est appelée Maria Zakrevskaïa, Madame Benckendorff, la Baronne Budberg… Elle a été la passion d’un agent secret britannique, la muse de Maxime Gorki, la compagne de H.G. Wells et l’égérie de l’intelligentsia londonienne. Elle a côtoyé tous les grands du XXe siècle, le Tsar, Staline, Churchill, de Gaulle.

Les uns chantèrent son courage, sa chaleur et sa fidélité. Les autres dénoncèrent ses mensonges. Tous s’entendirent néanmoins sur un point : Moura incarna la Vie. La vie à tout prix.

Sur les traces de son héroïne, Alexandra Lapierre a fouillé les bibliothèques du monde entier durant trois ans. Elle s’est glissée dans les contradictions de son personnage pour brosser un magnifique portrait de femme. Son talent romanesque, son regard à la fois lucide et bienveillant font revivre une multitude de figures captivantes, qui viennent éclairer des pans de la grande Histoire.

Mon avis

Installée dans la vie de Moura, je n’ai pu la quitter qu’à regret à la dernière page, en refermer ce livre. Sans aucun doute, cette femme va m’accompagner quelques temps… Quel destin incroyable !

L’auteure nous transporte dans un tourbillon, les deux guerres, la révolution russe.

Une lecture intense et, très prenante.

Un très, très gros coup de cœur ! Merci !

La première de couverture

La première de couverture est un détail de l’oeuvre de Gustav Klimt « Jeune femme au manchon », une huile sur toile peinte en 1916-1917

jeune femme au manchon

Gustav Klimt, né le 14 juillet 1862 à Baumgarten près de Vienne, mort le 6 février 1918 à Vienne, est un peintre symbolisteautrichien, et l’un des membres les plus en vue du mouvement Art nouveau et de la Sécession de Vienne. Peintre de compositions à personnages, sujets allégoriques, figures, nus, portraits, paysages, dessinateur, décorateur, peintre de cartons de tapisseries, cartons de mosaïquescéramistelithographe. (wikipedia)

rosier sous les arbres

 

Rosiers sous les arbres, atribué au musée d’Orsay en 1980, huile sur toile.

Le portrait de femme est un travail récurent dans l’oeuvre de Klimt:

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Mais pas que…

klimt 1

The-Big-Poplar Houses-at-Unterach-on-Attersee klimt 2 klimt 3

 

 

 

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