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Ubu Roi

15 mar

Ubu Roi d’Alfred Jarry

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6332679t 

Illustration de l’Édition du Mercure de France, 1896. Source : BnF/gallica

Comédie en cinq actes publiée le 25 avril 1896 dans la revue de Paul Fort Le Livre d’art et représentée pour la première fois le 10 décembre 1896 par la troupe du Théâtre de l’Œuvre au Nouveau-Théâtre. Il s’agit de la première pièce du cycle Ubu.

L’argument

Influencé par sa femme, le père Ubu assassine le roi Venceslas de Pologne et prend le pouvoir. Le prince Bougrelas réussit à s’enfuir. Ubu fait tuer les nobles , les magistrats, les financiers  et arrête le capitaine Bordure qui l’a aidé dans le coup d’état. La Mère Ubu essaye de s’emparer du trésor des rois de Pologne mais est chassée par une révolte menée par Bougrelas. Pendant ce temps, le Père Ubu part combattre en Ukraine. Il retrouve la mère Ubu. Ils sont tous deux contraints de s’enfuir en bateau et partent pour la France.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6332679t

 

Illustration de l’Édition du Mercure de France, 1896. Source : BnF/Gallica

Le personnage d’Ubu est inspiré de Félix Hébert, professeur de physique au lycée de Rennes où Alfred Jarry étudie. Surnommé P.H., Père Heb, il est chahuté. Les lycéens écrivent depuis plusieurs années une chronique dont il est le héros ridicule. Dans l’un des épisodes, rédigé vers 1885 par  Charles Morin et intitulé Les Polonais, il est roi de Pologne. Jarry adapte ce texte en comédie et la représente avec les marionnettes du « Théâtre des Phynances » à partir de décembre 1888 dans le grenier de la famille Morin, puis à partir 1890 dans l’appartement des Jarry. Source: libretheatre.fr

J’ai relu cette courte pièce avec délectation! Ah Père Ubu, «chandelle verte», «cornegidouille» «merdre»!

Les Suprêmes

28 jan

«Les Suprêmes» d’Edward Kelsey Moore

Aux editions Babel

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Les années 60, trois adolescentes afro-américaines se lient d’amitié.
2005, Odette, l’une d’elle, revient sur les événements marquants de leurs vies, leurs joies, leurs peines, tous ces petits riens qui ont scellés leurs existences dans cette petite ville où blancs et noirs ont longtemps vécus séparés. Tous les dimanches, après le culte, les trois quinquagénaires se retrouvent dans le restaurant de Big Earl accompagnées de leurs maris.
Ce roman est une véritable histoire d’amitié, de connivence et de partage. Les fantômes de quelques personnages sont aussi de la fête pour le plus grand plaisir du lecteur!

Présentation éditeur
Elles se sont rencontrées à la fin des années 1960 et ne se sont plus quittées depuis : tout le monde les appelle “les Suprêmes”, en référence au célèbre groupe de chanteuses des seventies. Complices dans le bonheur comme dans l’adversité, ces trois irrésistibles quinquas afro-américaines aussi puissantes que fragiles ont, depuis leur adolescence, fait de l’un des restaurants de leur petite ville de l’Indiana longtemps marquée par la ségrégation leur quartier général où, tous les dimanches, entre commérages et confidences, rire et larmes, elles se gavent de nourritures diététiquement incorrectes tout en élaborant leurs stratégies de survie.
Née dans un sycomore, l’intrépide Odette, qui mène son monde à la baguette, converse secrètement avec les fantômes et soigne son cancer à la marijuana sur les conseils avisés de sa défunte mère, tandis que la sage Clarice endure les frasques de son très volage époux pour gagner sa part de ciel. Toutes deux ont pris sous leur aile Barbara Jean, éternelle bombe sexuelle que l’existence n’a cessé de meurtrir. D’épreuves en épreuves, l’indissoluble trio a subsisté contre vents et marées dans une Amérique successivement modelée par les ravages de la ségrégation raciale, l’insouciance des années hippies, la difficile mise en route de “l’ascenseur social”, l’embourgeoisement, sous la houlette des promoteurs immobiliers, des quartiers naguère réservés aux Noirs et les nouveaux catéchismes de la modernité mondialisée.
Invitation à une lecture aussi décalée que féconde de la problématique raciale aux États-Unis, ce formidable et attachant roman de l’amitié et de la résilience emmené par d’époustouflants personnages et porté par l’écriture imagée et subversive d’Edward Kelsey Moore, s’affirme avant tout comme une exemplaire défense et illustration de l’humanisme conçu comme la plus réjouissante des insurrections.

Le nez

28 jan

«Le nez» Nikolaï Gogol

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Le barbier Iakovlievitche découvre un nez dans le pain de son petit déjeuner, il tente de s’en débarrasser en voulant le jeter du haut d’un pont, dans la Neva… peine perdue, il est surpris par un gendarme. Au même instant, à son réveil, l’assesseur de collège Kovaliov constate la perte de son nez…
Un texte surprenant et déjanté sur un appendice dont la perte peut se révéler bien fâcheuse! À lire sans retenue!

 

Maudit karma

29 juil

Maudit karma / roman
De David Safier
Traduit de l’allemand par Catherine Barret
A Vue D’ Oeil 16-17, 430 pages

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Quatrième de couverture

Animatrice de talk-show, Kim Lange est au sommet de sa gloire quand elle est écrasée par une météorite. Dans l’au-delà, elle apprend qu’elle a accumulé beaucoup trop de mauvais karma au cours de son existence. Non seulement elle a négligé sa fille et trompé son mari, mais elle a rendu la vie impossible à son entourage. Pour sa punition, Kim se réincarne en fourmi. Et le pire reste à venir: de ses minuscules yeux d’insecte, elle voit une autre femme la remplacer auprès de sa famille. Elle doit au plus vite remonter l’échelle des réincarnations. Mais, de fourmi à bipède, le chemin est long. Kim devra surmonter bien des obstacles… et, au passage, revoir la plupart de ses conceptions sur l’existence !
Tour à tour incisif, léger et émouvant, Maudit Karma est un roman jubilatoire.

 

Lecture détente… Une journaliste réputée qui s’acoquine avec Casanova pour remonter l’échelle de la réincarnation, l’idée est originale et amusante pour un petit moment de détente !

Le cantique de l’apocalypse joyeuse

22 juin

Le cantique de l’apocalypse joyeuse, de Arto Paasilinna aux éditions Denoël & d’ailleurs, 320 pages.

le cantique de l'apocalypse joyeuse

Quatrième de couverture
Planète Terre, XXIe siècle. La fin du monde approche, le chaos est partout. Alors que l’économie s’éffondre, le pétrole vient à manquer, les communications sont coupées, les villes croulent sous les déchets et la famine s’étend, aggravée par l’explosion d’une centrale nucléaire russe. Des hordes de miséreux sillonent les continents. La troisième guerre mondiale est sur le point d’éclater… Pourtant, quelque part au fin fons des forêts du Kainuu, dans l’est de la Finlande, un étrange havre de paix et de prospérité demeure. C’est là que, quelques années plus tôt, au seuil de la mort, un vieux communiste militant, grand bouffeur de curés, a chargé son petit-fils Eemeli Toropainen de construire sur ses terres, pour le rachat de son âme, une église en bois copiée sur un modèle du XVIIIe siècle. Autour d’elle, une communauté de joyeux et délirants Finlandais s’est peu à peu formée : ensemble ils revisitent les techniques de subsitance de leurs ancêtres et la vie en autarcie, loin du monde en déconfiture.
Avec l’humour qu’on lui connaît, Arto Paasillinna plaide pour un certain retour au bon sens paysan, à une vie plus simple et plus proche de la nature, loin des diktats de la société de consommation.

Les mots stavkirke ou stavkyrkje sont formés des mots « pieu » (stav) et « église » (kirke ou kyrkje), en raison des grands pieux enfoncés dans le sol et supportant la structure de l’édifice.Borgund

Borgund, Finlande

L’église de Borgund, la plus ancienne des églises en bois de la Finlande, construite vers 1150.
En savoir plus sur http://www.larousse.fr/encyclopedie/images/Borgund_Finlande/1313712#YypWuiuZejvoBTIH.99

Les mille et une gaffes de l’ange gardien Ariel Auvinen

19 mai

LES MILLE ET UNE GAFFES DE L’ANGE GARDIEN ARIEL AUVINEN
Arto Paasilinna ; traduit du finnois par Anne Colin du Terrail
Edité par Denoël. Paris , 2014, 209 pages

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Quatrième de couverture
On l’ignore, mais chaque année, dans l’église de Kerimäki en Finlande, a lieu un séminaire de formation des anges gardiens. Cinq cents d’entre eux y sont réunis et, en moins d’une semaine, l’ange Gabriel et ses assistants ont la lourde tâche de leur apprendre à protéger un mortel et à le guider sur le droit chemin.
Parmi les célestes apprentis se trouve Ariel Auvinen, ange aussi zélé que maladroit. Après sa formation théorique, Ariel est passé aux exercices pratiques. Pas très concluant : après avoir guidé sa protégée, une vieille dame un peu bigote, vers le bar local où elle s’est consciencieusement saoulée, il s’est essayé aux acrobaties aériennes, mais avec des ailes de dix mètres d’envergure ce n’est pas gagné !
On lui confie toutefois un mortel : Aaro Korhonen, homme en tous points respectable et capable de s’occuper seul de ses affaires. Même un ange aussi maladroit qu’Ariel Auvinen ne parviendra sans doute pas à semer la pagaille dans sa vie, et encore moins à l’exposer aux tentations du démon. C’est du moins ce que croit l’ange Gabriel…

Mon avis en deux mots : Ange – Démon
Sur une douzaine d’anges, dix se prénomment Gabriel, deux se prénomment Pierre. Mais au sein de cette joyeuse communauté batifolant et piaffant dans les cieux finnois, une seule de ces créatures ailées se nomme Ariel Auvinen ! L’ange Ariel Auvinen est un véritable cataclysme, une météorite dans un champ de blé balayé par le vent estival…son apprentissage est laborieux et sème la panique aux quatre coins du globe.
Avec une bonne dose d’humour, le lecteur participe à un road trip à bord de rutilants… corbillards. Arto Paasilinna ne manque pas d’imagination pour enchaîner les situations loufoques.
Un bon moment de lecture assuré !

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