Archive par auteur

La Femme d’En Haut

20 mar

La Femme d’En Haut Claire Messud [The Woman Upstairs] Trad. de l’anglais (États-Unis) par France Camus-Pichon Collection Du monde entier, Gallimard, 384 pages la femme d'en haut Quatrième de couverture Nora ressemble à votre voisine du dessus, celle qui vous sourit chaleureusement dans l’escalier mais dont vous ignorez tout, car elle ne laisse paraître aucun désir, de peur de vous contrarier. Lorsque la belle Sirena, accompagnée de son mari et de son fils, fait irruption dans son existence d’institutrice dévouée, elle réveille un flot de sentiments longtemps réprimés. Au fil des mois, Nora réinvente sa vie et se réinvente elle-même, projetant sur chacun des membres de cette famille ses désirs inavoués : maternité, création artistique, sensualité. Mais échappe-t-on réellement au statut de femme de second plan? Tout en s’attaquant aux vicissitudes des rapports familiaux et à la cruauté du monde de l’art, Claire Messud brise avec acidité le mythe de la femme sans histoires, pour la révéler grinçante et en colère, habitée d’espoirs fous et, inévitablement, de fracassantes désillusions. Claire Messud, née aux Etats-Unis en 1966, à fait ses études à Yale et à Cambridge. Son premier roman, When the Word Was Steady, a été finaliste du prix PENIFaulkner en 1996. Les éditions Gallimard ont déjà publiées La vie après (2001), Une histoire simple (2004) et Les enfants de l’empereur (2008). Mon avis Nora est une institutrice dévouée, transparente, la voisine d’en haut que l’on ne remarque pas. Sa vie est réglée comme du papier à musique. Jeune, elle souhaitait vivre de ses talents d’artiste, mais artiste n’est pas un métier… Un nouvel élève arrive dans sa classe et vient bousculer sa routine. Nora partage avec le lecteur ses réflexions et ses émotions. Elle découvre l’amour sous ses différentes formes et nous entraîne dans son voyage intérieur, les sentiments qu’elle n’ose pas dévoiler. L’auteure exprime l’essence de la vie d’une femme ordinaire avec beaucoup de finesse. L’histoire est sans surprise, l’intérêt réside dans l’analyse des sentiments de cette quadragénaire.

L’ Amérique dans tous ses États : état du Massachusetts

L’Amérique dans tous ses États

20 mar

L’Amérique dans tous ses États, un « Read Trip » !

image

Là où tout a commencé !

image

Etat de New-York

 

image

Vermont

 

image

New Hampshire

 

couv rivière

Maine

 

la femme d'en haut

Massachussets

 

Pyromanie

Rhode Island

 

Le dernier banquet

Connecticut

 

image

New Jersey

 

L'Amérique dans tous ses États  dans Listes de lecture 0787-cover-winter-536d29dbcd37c

Pennsylvanie

 

Trailerpark

Delaware

 

Un don

Maryland

 

Mémoire morte

Virginie

 

L'heure du crime

Virginie Occidentale

 

beloved

Ohio

 

Aurora Kentucky

Kentucky

 

la jungle

    Illinois

 

image

Illinois

 

les supremes

Indiana

 

le chant de salomon

Michigan

 

les femmes

Wisconsin

freedom

Minnesota

 

big brother

Iowa

 

les apparences

Missouri

 

image

Kansas

 

image

Nebraska

 

couv rivire

Dakota

 

image

Dakota du Nord

poche og1

Montana

 

image

Wyoming

 

image

Colorado

 

couv rivière

Utah

 

couv rivire

Idaho

 

image

Washington

 

image

Oregon

 

image

Nevada

 

image

Californie

 

image

Arizona

couv rivire

Nouveau Mexique

 

LE_FILS_jaqu_Mise en page 1

Texas

 

image

Oklahoma

image

Arkansas

 

image

Louisiane

 

image

Mississippi

 

image

Alabama

 

image

Tennessee

 

image

Caroline du Nord

 

CHARLESTON_SUD_EXE.qxd:MAC ORLAN/LAMY

Caroline du Sud

 

image

Géorgie

 

image

Floride

 

image

Alaska

 

image

Hawii

Paletot « Flânerie »

9 mar

limage

Paletot  » Flânerie »

Taille 3 mois
4 pelotes de laine Phil Flanelle de Phildar – échantillon pour 10 cm: 19 mailles aiguilles n°4
Quelques mètres de laine d’une autre couleur pour les marqueurs, le pompon et la poche.
1 jeu d’aiguilles n°4
4 boutons et 4 pressions

Points employés
Point de Jersey
Point de riz : sur un nombre de mailles paires
Rang 1 endroit du travail: tricoter 1 maille lisière – [1 maille endroit- 1 maille envers] répéter ces 2 mailles- 1 maille lisière.
Rang 2 envers du travail: tricoter 1 maille lisière – [1 maille envers- 1 maille endroit] répéter ces 2 rangs

Le corps se tricote en une pièce.

Commencer par le dos.
Monter 54 mailles-
Tricoter 2 cm au point de riz puis tricoter 10 cm de Jersey endroit. Placer un anneau en fil de couleur à chaque extrémité pour marquer le dos
Le dos des manches:
Sur l’endroit, de chaque côté du dos tricoter 30 augmentations, avant le premier anneau et après le deuxième: monter tous les 2 rangs 3 x 8 mailles en jersey et 1 x 6 mailles au point de riz. On obtient 114 mailles.
Encolure dos:
À 21 cm de hauteur totale (milieu dos), rabattre les 8 mailles centrales (il y a106 mailles sur l’aiguille, 2 x 53 mailles).
Continuer en tricotant un côté à la fois (1/2 devant), laisser l’autre côté en attente en bout d’aiguille ou le tricoter en même temps en vis à vis avec une autre pelote.
*2 rangs plus haut côté encolure rabattre 6 mailles (47 mailles)
2 rangs plus haut marquer l’épaule (23 cm de hauteur) et le poignet (9 cm) en nouant un fil de couleur sur la première et dernière maille du rang avant de tricoter les 1/2 devants.

1/2 devant
Côté encolure tous les 2 rangs, augmenter 1 x 6 mailles en jersey (53 mailles, encolure devant) et 2 x 8 mailles au point de riz (69 mailles, encolure et bande de boutonnage)
Lorsque le poignet mesure 20 cm, rabattre côté poignet tous les 2 rangs 1 x 6 mailles (point de riz) et 3 x 8 mailles. Il reste 39 mailles. Tricoter 10 cm en jersey, 2 cm au point de riz et rabattre toutes les mailles.
Le cas échéant reprendre le 1/2 devant laissé en attente et le tricoter à partir de (*).

Faire les coutures de côtés.

Capuche
En partant du côté droit, à 8 mailles du bord, relever 56 mailles en s’arrêtant à 6 mailles du bord gauche. Tricoter 8 mailles au point de riz, 40 mailles en jersey endroit et 8 mailles point de riz. À 20 cm de hauteur laisser les mailles en attente.

Coudre le haut de la capuche maille après maille.

Poche
Monter 15 mailles, tricoter en jersey sur 5 cm puis tricoter 4 rangs en point de riz et rabattre les mailles.

14 (roman)

27 fév

14, de Jean Echenoz, éditions Minuit

image

Quatrième de couverture
Cinq hommes sont partis à la guerre, une femme attend le retour de deux d’entre eux. Reste à savoir s’ils vont revenir. Quand. Et dans quel état.

Extraits
Vous reviendrez tous à la maison, a notamment promis le capitaine Vayssière en gonflant sa voix de toutes ses forces. Oui, nous reviendrons tous en Vendée. Un point essentiel, cependant. Si quelques hommes meurent à la guerre, c’est faute d’hygiène. car ce ne sont pas les balles qui tuent, c’est la malpropreté qui est fatale et qu’il vous faut d’abord combattre. Donc lavez-vous, rasez-vous, peignez-vous et vous n’avez rien à craindre.

Or on ne quitte cette guerre comme ça. La situation est simple, on est coincés : les ennemis devant vous, les rats et les poux avec vous et, derrière vous, les gendarmes. La seule solution consistant à n’être plus apte, c’est évidemment la bonne blessure qu’on attend faute de mieux, celle qu’on en vient à désirer, celle qui (voir Anthime) vous garantit le départ, mais le problème réside en ce qu’elle ne dépend pas de vous. Cette bienfaisante blessure, certains ont donc tenté de se l’administrer eux-mêmes sans trop se faire remarquer, en se tirant une balle dans la main par exemple, mais en général ils ont échoué : on les a confondus, jugés puis fusillés pour trahison. Fusillé par les siens plutôt qu’asphyxié, carbonisé, déchiqueté par les gaz, les lance-flammes ou les obus des autres, ce pouvait être un choix. Mais on a aussi pu se fusiller soi-même, orteil sur la détente et canon dans la bouche, une façon de s’en aller comme une autre, ce pouvait être un deuxième choix.

Une terre d’ombre

27 fév

Une terre d’ombre, Ron Rash, editions du Seuil, traduit de l’anglais (américain) par Isabelle Reinharez, 240 pages.

image

Quatrième de couverture
Laurel Shelton est vouée à une vie isolée avec son frère — revenu de la Première Guerre mondiale amputé d’une main —, dans la ferme héritée de leurs parents, au fond d’un vallon encaissé que les habitants de la ville considèrent comme maudit : rien n’y pousse et les malheurs s’y accumulent. Marquée par ce lieu, et par une tache de naissance qui oblitère sa beauté, la jeune femme est considérée par tous comme rien moins qu’une sorcière. Sa vie bascule lorsqu’elle rencontre au bord de la rivière un mystérieux inconnu, muet, qui joue divinement d’une flûte en argent. L’action va inexorablement glisser de l’émerveillement de la rencontre au drame, imputable exclusivement à l’ignorance et à la peur d’une population nourrie de préjugés et ébranlée par les échos de la guerre.

La splendeur de la nature, le silence et la musique apportent un contrepoint sensible à l’intolérance, à la xénophobie et à un patriotisme buté qui tourne à la violence aveugle.

Après Le Monde à l’endroit (Seuil, 2012), Une terre d’ombre prolonge une réflexion engagée par l’auteur sur la folie guerrière des hommes, tout en développant pour la première fois dans son œuvre romanesque une histoire d’amour tragique qui donne à ce récit poignant sa dimension universelle.

Né en Caroline du Sud en 1953, Ron Rash est un poète, auteur de cinq recueils de nouvelles et de cinq romans, tous lauréats de prestigieux prix littéraires —Sherwood Anderson Prize, O. Henry Prize, James Still Award, Novello Literary Award, Frank O’Connor Award. Il est titulaire de la chaire John Parris d’Appalachian Studies à la Western Carolina University.

Isabelle Reinharez fait route avec la littérature anglophone depuis fort longtemps. Parmi les auteurs qu’elle a traduits figurent Louise Erdrich, Robert Olen Butler, Anne Enright, Tim Parks. Aux editions Actes Sud, elle a dirigé la série anglo-américaine et fait entrer au catalogue des écrivains tels que Cormac Mc Carthy et Madison Smartt Bell.

Mon avis
Nous nous rapprochons de la fin de la Première Guerre Mondiale, mais l’esprit patriotique est toujours très présent dans ces contrées de Caroline du Nord. L’auteur rend hommage à ces jeunes américains, ces poilus gazés et mutilés.
Laurel est une jeune femme à la beauté certaine mais rejetée parce qu’affligée d’une tâche de naissance qui dans ces contrées retirées la fait passer pour une sorcière. Son frère Hank est rentré de la guerre avec une main en moins. Ils ont hérité de cette terre maudite, où les châtaigniers dépérissent, où les perroquets de Caroline disparaissent. La ferme se situe en contre bas d’une falaise où même la lumière du jour à du mal à s’installer, « la terre d’ombre ». Leur vie routinière est sombre. Puis un jour, Walter, un vagabond, muet et musicien entre en scène, ils vont le soigner, l’héberger.
Une fois le décor planté, l’histoire s’installe et l’intrigue se développe.
L’écriture est fine, les personnages suffisamment complexes pour faire de ce roman une lecture très agréable.

 

Extrait
La falaise la dominait de toute sa hauteur, et elle avait beau avoir les yeux baissés, elle sentait sa présence. Même dans la maison elle la sentait, comme si son ombre était tellement dense qu’elle s’infiltrait dans le bois. Une terre d’ombre et rien d’autre, lui avait dit sa mère, qui soutenait qu’il n’y avait pas d’endroit plus lugubre dans toute la chaine des Blue Ridge. Un lieu maudit, aussi, pensait la plupart des habitants du comté, maudit bien avant que le père de Laurel n’achète ces terres. Les Cherokee avaient évité ce vallon, et dans la première famille blanche à s’y être installée tout le monde était mort de la varicelle.

La Chambre des Officiers

27 fév

La chambre des officiers, de Marc Dugain aux édition JC Lattes, 172 pages

image

Quatrième de couverture

« La guerre de 14, je ne l’ai pas connue. Je veux dire, la tranchée boueuse, l’humidité qui traverse les os, les gros rats noirs au pelage d’hiver qui se faufilent entre les détritus informes, les odeurs mélangées de tabac gris et d’excréments mal enterrés, avec, pour couvrir le tout, un ciel métallique uniforme qui se déverse à intervalles réguliers comme si Dieu n’en finissait plus de s’acharner sur le simple soldat. C’est cette guerre-là que je n’ai pas connue. »
Dans les premiers jours de 14, Adrien F, lieutenant du génie, est fauché par un éclat d’obus sur les bords de la Meuse. Défiguré, il est transporté au Val-de-Grâce où il séjournera cinq ans dans la chambre des officiers. Au fil des amitiés qui s’y noueront, lui et ses camarades, malgré la privation brutale d’une part de leur identité, révéleront toute leur humanité. De cette épopée dramatique, émouvante, mais drôle aussi parfois, on retiendra que des blessures naît aussi la grâce. –Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Extrait
…car moi, le mutilé de la face, je ne vieillirai pas. La guerre m’a fait vieillard à vingt-quatre ans. Je n’ai pas eu le courage de me suicider. J’ai eu le courage de ne pas me suicider. La rancoeur, l’aigreur menacent. Je fais face à l’ennemi intérieur…

Un long destin de sang

27 fév

Un long destin de sang, de Bollée et Bedouel, BD aux éditions 12 Bis

CV_DestinSang integrale_Mise en page 1

Quatrième de couverture
31 mars 1918. Paris est bombardée par un canon allemand à longue portée situé au nord de la capitale. Une bombe tombe sur le square du temple où se trouvent 8 personnes. Une seule va mourir. Le destin croisé de ces 8 personnages va nous conduire à nous demander si c’est bien une bombe allemande qui est responsable de ce décès…

⭐️⭐️⭐️⭐️

Célestin Louise, flic et soldat dans la guerre de 14-18

27 fév

Célestin Louise, flic et soldat dans la guerre de 14-18, de Thierry Bourcy aux editions Folio, 1110 pages.

image
Thierry Bourcy est scénariste, réalisateur et a créé le personnage de Célestin Louise qu’il entraîne dans des enquêtes faisant revivre avec force et émotion la période tragique de la guerre de 14-18. Le Gendarme scalpé est le cinquième volet des Aventures de Célestin Louise, flic et soldat, publiées par Nouveau Monde Éditions.
Quatrième de couverture

La cote 512 – L’arme secrète de Louis Renault – Le château d’Amberville – Les traîtres – Le gendarme scalpé.

«J’avais pensé au départ m’inspirer de l’esprit d’Arsène Lupin, dont les aventures ont bercé mon adolescence, mais très vite l’horreur des scènes que je découvrais a chassé cette idée. Célestin Louise, ni gentleman ni cambrioleur mais flic d’origine modeste, va porter sur la guerre et ses atrocités un regard qui, au fil des enquêtes, deviendra de plus en plus désabusé, sceptique, mais jamais cynique.»

Des tranchées boueuses aux hôpitaux de campagne, du feu de la mitraille aux embusqués de l’arrière, de la première ligne aux provinces endeuillées loin du front, le soldat Célestin Louise mène l’enquête alors qu’autour de lui le monde s’écroule.

La cote 512

En novembre 1914, Célestin Louise, affecté au 134ème régiment d’infanterie, va mener une enquête sur la mort étrange de son chef. Elle le mènera peu à peu loin du front, où il découvrira la terrible vérité.

Les carnets de guerre de Victorien Mars

27 fév

Les carnets de guerre de Victorien Mars, de Maxence Fermine, aux éditions Albin Michel, 192 pages.

image

Quatrième de couverture
Cette histoire commence comme ça. On est tous les cinq dans cette tranchée qui n’est pas la nôtre. Trois agenouillés au sol et deux debout. J’ai un pistolet sur la tempe. De l’autre côté du pistolet, il y a un soldat français. Et j’attends qu’il tire. »Verdun, avril 1916. En première ligne, l’épouvante des tranchées : un gouffre de peur, de faim, de froid. Mais pas seulement. Non loin de l’ennemi déclaré, un autre, plus sournois, sévit. Un adjudant qui se repaît de la souffrance de ses hommes. Un bourreau que la guerre, enfin, autorise à tuer.Dans ce roman atypique et dérangeant, Maxence Fermine explore cette « mise entre parenthèses de la vie » qu’impose la guerre. Mais plus que l’horreur du conflit, c’est, sous un angle humain, l’enfer psychologique et les sentiments extrêmes suscités par la crainte de la mort qu’il met en abyme avec un incontestable talent.

L’auteur:
Maxence Fermine est l’auteur de plusieurs romans à succès, Neige, L’Apiculteur (Prix del Duca et Prix Murat en 2001), Opium, Amazone (Prix Europe 1 en 2004), traduits dans de nombreux pays, notamment l’Italie où il est un best-seller.
Il vit en Haute-Savoie. Source: site Albin Michel.

Mon avis
C’est une fiction, mais l’Histoire est bien présente, un texte plein d’émotion, l’enfer des tranchées, un bourreau sanguinaire et les souvenirs de la vie d’avant. Victorien Mars (au nom prédestiné), le narrateur nous raconte son dégoût pour cette guerre, son enlisement, ces chefs des deux camps, à l’arrière du front, bien au chaud dans leurs bureaux, qui décident du sort de ces milliers d’hommes tapis dans la boue.
⭐️⭐️⭐️⭐️

Limon

27 fév

Limon, de Didier Desbrugeres, aux éditions Gaïa, 224 pages

image

Quatrième de couverture

Des médailles militaires oubliées au fond d’un tiroir, ou des douilles d’obus ouvragées sur le manteau d’une cheminée, des boîtes à chaussures emplies de lettres et de visages de jeunes soldats sur lesquels on ne sait plus mettre un nom. Voilà l’écho, souvent, de la Grande Guerre.
Limon, ce sont des nouvelles qui viennent porter notre regard sur le conflit de 1914-1918 sous un éclairage diffracté, comme à travers un verre brisé, pour rendre hommage à ces hommes et ces femmes précipités dans un conflit qui n’était pas le leur.
Loin des faits d’armes et des actions héroïques, se pencher sur le quotidien, sur le front et à l’arrière, et sentir les cicatrices toujours vives, plus profondes que les sillons qui tentent depuis de les recouvrir.

Mon avis
5 nouvelles dont une donnera le titre a ce recueil.
- Connaissez-vous les  » Anges Noirs »? C’est le nom que l’on donnait aux veuves qui allaient annoncer la terrible nouvelle, la mort d’un mari ou d’un fils. Ces veuves ont peu à peu remplacé le maire qui ne pouvait plus supporter cette tâche….

- Mort au champs du déshonneur est une nouvelle dérangeante, un soldat se retrouve sous les feux de son supérieur antisémite, une mort orchestrée.

- Limon, cette nouvelle est consacrée à la vie, au quotidien du soldat embourbé dans les tranchées, mais aussi à celles et ceux qui espèrent son retour.

- L’appel, des années plus tard, un industriel allemand, au volant de son bolide veut rejoindre Paris. Il traverse la Lorraine, sur l’autoroute approche de Verdun et là se souvient du boulet de canon…

- Une question se pose, que ressentent les habitants d’aujourd’hui qui vivent à proximité d’un de ces cimetières, du Chemin des Dames?
La dernière nouvelle, Rémanence, comme pour clore l’histoire traite du sujet. Un homme s’identifie à tous ces soldats, négligeant les vivants pour malgré lui, vivre et faire revivre cette période douloureuse.

C’est un bel hommage, difficile mais nécessaire.

❤️

 

1...1920212223...25

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus