Archive par auteur

Le Carnet d’Or

28 avr

Doris Lessing, traduit de l’anglais par Marianne Veron

Le Livre de Poche, 765 pages

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Lc  d’avril pour le groupe Il Est Bien Ce Livre, la contrainte étant pour ce mois «lire un livre de plus de 600 pages», j’ai enfin lu «Le carnet d’or» de Doris Lessing. Les années 50, un roman «Femmes libres» Anna et Molly, sont artistes, mères célibataires. Anna est l’auteure d’un unique roman. Sa vie, ses humeurs, ses envies, ses émotions, elle les retranscrit dans différents carnets, noir, rouge, jaune, bleu et un tout dernier, le cinquième, le carnet d’or. Son regard sur le monde est très moderne, son regard sur son travail est très présent, pesant.

Présentation éditeur

Le prix Nobel de littérature 2007 a consacré Doris Lessing comme l’un des plus grands écrivains du xxe siècle. Parmi tous ses romans, remarquables d’intelligence, de passion et d’originalité, Le Carnet d’or demeure l’œuvre phare.
Une jeune romancière, Anna Wulf, hantée par le syndrome de la page blanche a le sentiment que sa vie s’effondre. Par peur de devenir folle, elle note ses expériences dans quatre carnets de couleur. Mais c’est un cinquième, couleur d’or, qui sera la clé de sa guérison, de sa renaissance.
Le Carnet d’or est le portrait puissant d’une femme en quête de sa propre identité, personnelle et politique.

 

 

La Marque de Windfield

28 avr

Ken Follett, traduit de l’anglais  par Jean Rosenthal

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Aux éditions Le Livre de Poche 620 pages

Saga, thriller, roman victorien. Un peu plus de 600 pages, bon pour la Lc du mois! Windfield collège bourgeois de l’Angleterre victorienne, cinq eleves font le mur pour aller se baigner dans une mare, chahutent, l’un d’eux se noie. Quelques années plus tard, entre débauche, argent et jeux mondains on retrouve les élèves marqués par le secret de cette douloureuse journée.
Un très bon moment de lecture.

Quatrième de couverture

L’auteur du Code Rebecca et de l’inoubliable fresque des Piliers de la Terre nous emmène ici, avec sa prodigieuse science de l’intrigue, au cœur de l’Angleterre victorienne.
En 1866, plusieurs élèves du collège de Windfield sont les témoins d’un accident au cours duquel un des leurs trouve la mort. Mais cette noyade est-elle vraiment un accident ? Les secrets qui entourent cet épisode vont marquer à jamais les destins d’Edward, riche héritier d’une grande banque, de Hugh, son cousin pauvre et réprouvé, de Micky Miranda, fils d’un richissime Sud-Américain. Autour d’eux, des dizaines d’autres figures s’agitent, dans cette société où les affaires de pouvoir et d’argent, de débauche et de famille, se mêlent inextricablement derrière une façade de respectabilité…

 

Brassières Bébé

23 avr

Trois p’tites bricoles pour réchauffer Bébé.

Deux brassières naissance/1 mois, modèles Phildar tricotées avec de la laine Lang Merino 200 et une veste Lang au point mousse, taille 3 mois tricotée avec de la laine Lang Merino 130 compact.

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Couverture de landau

23 avr

Une petite couverture pour réchauffer Bébé lors de ses premières sorties printanières.

Tricotée avec de la laine Lang Merino 150, elle est extrêmement douce. Les 3 points utilisés, point mousse, point d’étoiles et point de riz bicolore et tricolore rendent son execution rapide et agréable. Dimension 60 x 70, modèle Langyarns catalogue FAM 240 baby.

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La petite poule rouge vide son coeur

3 avr

La petite poule rouge vide son coeur

Margaret Atwood, traduit par Hélène Filion

Aus éditions du Serpent à plumes, collection Motif

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Ah, La Petite Poule Rouge Vide Son Cœur! D’une plume légère, Margaret Atwood prend le lecteur par la main pour le conduire de l’autre côté du miroir. Comme dans un kaléidoscope le réel est déformé, distendu pour notre plus grand plaisir! 27 petites nouvelles ou chroniques d’un univers pas si ordinaire sont regroupées dans ce livre à consommer sans modération!

Présentation éditeur

 » Le corps féminin type se présente muni des accessoires suivants : un porte-jarretelles, un panty, une crinoline, une camisole, une tournure de jupe, un soutien-gorge, un corsage, une chemise, une ceinture de chasteté, des talons aiguilles, un anneau dans le nez, un voile, des gants de Chevreau, des bas résilles, un fichu, un bandeau, une guêpière, une voilette, un tour de cou, des barrettes, des bracelets, des perles, un face-à-main, un boa, une petite robe noire, une gaine de soutien, un body en Lycra, un peignoir de marque, une chemise de nuit en flanelle, un teddy en dentelle, un lit, une tête. « Sur un ton drôlatique, vingt-sept façons de tordre la réalité, les croyances de chacun, les habitudes de chacune, ou l’art de se dévisser le cou pour se regarder droit dans les yeux. Un régal de mise en pièces de nos mythes, des plus anciens aux actuels, sans compter quelques utiles conseils ou recettes tels que Rendons grâce aux sottes et Fabriquer un homme.

Un si bel amour

27 mar

Un si bel amour et autres nouvelles

Ludmila Oulitskaïa, traduit du russe par Sophie Benech

Aux éditions Gallimard, 188 pages

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Je recherchais une lecture pouvant célébrer la Journée de la Femme. J’avais eu connaissance de l’agression de cette auteure russe par des militants nationalistes et son courage alors qu’elle s’apprêtait à présider le jury du Prix ONG Mémorial.

Mon choix s’est porté sur « Un si bel amour », recueil de sept nouvelles.
La nouvelle est un format que j’affectionne, on entre dans le vif du sujet, sans fioritures.
J’ai aimé partager ces tranches de vie, féminines pour la majorité, de l’enfance qui s’éveille à l’amour à la vieillesse acariâtre. Sans aucun fard, les mots révèlent non seulement la froideur moscovite de l’hiver, mais en quelques pages l’auteure dissèque les sentiments avec application, violence et justesse des émotions.
L’écriture est incisive presque rude.
Ce recueil est pour moi un bel hommage à la femme, à la féminité.

Présentation éditeur

Les sept nouvelles ici rassemblées explorent toutes le sentiment amoureux, sous ses formes les plus diverses. Ludmila Oulitskaïa décrit le monde de l’enfance et de l’adolescence, ces moments de passage où la sensualité s’éveille et où le sentiment amoureux se construit, selon des lois mystérieuses qui échappent à la raison. La cruauté n’est pas absente de ces nouvelles, comme pour confirmer l’adage selon lequel les histoires d’amour finissent toujours mal, et Oulitskaïa excelle dans l’art de camper un monde en quelques lignes, tantôt ironiques tantôt nostalgiques, mais toujours d’une rare acuité.

 

 

Couverture «Grandis avec moi!»

16 mar

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Tricot en cours!

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Modele Lang, qualité Merino 120, aiguille circulaire n°4.

 

Les trois brigands

16 mar

Les trois brigands

Tomi Ungerer

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Il était une fois trois vilains brigands… dont la vie changea totalement le jour où ils rencontrèrent Tiffany, la petite orpheline. De trois méchants elle en fit… des bienfaiteurs de l’humanité.

 

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 Réponses à 100 questions philosophiques d’enfants

Comment dire à quelqu’un qu’on l’aime ? Et se faire des amis quand on est timide ? Pourquoi on a des couleurs préférées ? Pourquoi y a-t-il de l’argent ? Dans cette compilation des chroniques parues dans Philosophie Magazine, Tomi Ungerer commente et illustre ses réponses à cent grandes questions d’enfant, entre philosophie et poésie : « Répondre aux enfants, c’est se mettre à leur place. Expliquer en utilisant un vocabulaire adulte compréhensible. Illustrés par des exemples tirés de la réalité, ou soutirés de l’imagination. Démontrer que tout se surmonte avec le sourire et le respect. Et que grâce à l’absurde, nous sommes tous des apprentis sorciers. »

 

 

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Regardez bien : il y a un bonhomme pelotonné dans la boule argentée de la Lune. C’est Jean. Un jour, en attrapant la queue d’une comète, il est venu en voyage sur la Terre. Il y a vécu des heures de frayeur et de bonheur, et il y a fait une rencontre extraordinaire. Voici son histoire.

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Quand Adélaïde est née, ses parents ont été un peu surpris : un kangourou avec des ailes, on n’avait jamais vu ça ! Ils étaient inquiets. Ils avaient tort. Car une vie aventureuse et belle attendait leur fille. Suivre un avion, visiter le vaste monde, voir Paris et ses merveilles, devenir la star d’un spectacle de music-hall, sauver la vie de deux enfants prisonniers d’un incendie, et, grâce à ses blessures, tomber amoureuse d’un kangourou sans ailes, l’aider à sortir du zoo et passer le reste de sa vie très heureuse avec lui !
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« J’ai compris que j’étais vieux le jour où je me suis retrouvé dans la vitrine d’un antiquaire. J’ai été fabriqué en Allemagne. Mes tout premiers souvenirs sont assez douloureux. J’étais dans un atelier et l’on me cousait les bras et les jambes pour m’assembler… » 8 à 11 ans, album.

 

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Les poulpes ont mauvaise réputation. Pourtant, Émile le poulpe, lui, aura sa statue ! Il sauve un scaphandrier des dents d’un requin et bien d’autres personnes encore.
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S’il y a quelque chose que Jo n’aime pas, c’est d’être embrassé par sa tendre mère – Madame Chattemite – surtout si c’est devant les copains. « Des baisers ! Toujours des baisers ! » hurle Jo. « Je les déteste, je n’en veux pas ! Des baisers pour dire bonjour, bonsoir et merci ! Des baisers humides et poisseux, toujours des baisers ! » Comment Madame Chattemite s’y prendra-t-elle désormais pour témoigner sa grande affection maternelle ?
Lors de l’émission «Boomerang», Tomi Ungerer, à propos de son album  « Les trois brigands» paru en 1968 et qu’il avait oublié jusqu’à sa sortie en film, déclare avec humour, que chaque livre est un besoin, un petit, un gros besoin (une nécessité intellectuelle), qu’il oublie lorsque qu’il tire la chasse! L’humour c’est une arme!
Merci à vous Monsieur Ungerer, vos albums sont des  trésors!

La servante écarlate

16 mar

LA SERVANTE ÉCARLATE
The Handmaid’s tale
Margaret Atwood, Sylviane RUE (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
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Présentation éditeur
Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. Paru pour la première fois en 1985, La Servante écarlate s’est vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman, qui n’est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell, décrit un quotidien glaçant qui n’a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés. La série adaptée de ce chef-d’oeuvre de Margaret Atwood, diffusée sous le titre original The Handmaid’s Tale, avec Elisabeth Moss dans le rôle principal, a été unanimement saluée par la critique.

« Les meilleurs récits dystopiques sont universels et intemporels. Écrit il y a plus de trente ans, La Servante écarlate éclaire d’une lumière terrifiante l’Amérique contemporaine. » Télérama

*J’ai lu ce roman pour le défi 2017, une très belle découverte, par contre je n’ai pas vu la série.

Le lecteur est tenu à distance, il reste le spectateur de l’interprétation d’un monde dépourvu de sentiments, dirigé par une élite où même la pensée est organisée, hiérarchisée. La femme est réduite au seul instrument de procréation, elle ne doit pas penser, elle ne doit pas agir.

Cette représentation de la société n’est peut-être pas si éloignée de certaines dérives sectaires

Ubu Roi

15 mar

Ubu Roi d’Alfred Jarry

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6332679t 

Illustration de l’Édition du Mercure de France, 1896. Source : BnF/gallica

Comédie en cinq actes publiée le 25 avril 1896 dans la revue de Paul Fort Le Livre d’art et représentée pour la première fois le 10 décembre 1896 par la troupe du Théâtre de l’Œuvre au Nouveau-Théâtre. Il s’agit de la première pièce du cycle Ubu.

L’argument

Influencé par sa femme, le père Ubu assassine le roi Venceslas de Pologne et prend le pouvoir. Le prince Bougrelas réussit à s’enfuir. Ubu fait tuer les nobles , les magistrats, les financiers  et arrête le capitaine Bordure qui l’a aidé dans le coup d’état. La Mère Ubu essaye de s’emparer du trésor des rois de Pologne mais est chassée par une révolte menée par Bougrelas. Pendant ce temps, le Père Ubu part combattre en Ukraine. Il retrouve la mère Ubu. Ils sont tous deux contraints de s’enfuir en bateau et partent pour la France.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6332679t

 

Illustration de l’Édition du Mercure de France, 1896. Source : BnF/Gallica

Le personnage d’Ubu est inspiré de Félix Hébert, professeur de physique au lycée de Rennes où Alfred Jarry étudie. Surnommé P.H., Père Heb, il est chahuté. Les lycéens écrivent depuis plusieurs années une chronique dont il est le héros ridicule. Dans l’un des épisodes, rédigé vers 1885 par  Charles Morin et intitulé Les Polonais, il est roi de Pologne. Jarry adapte ce texte en comédie et la représente avec les marionnettes du « Théâtre des Phynances » à partir de décembre 1888 dans le grenier de la famille Morin, puis à partir 1890 dans l’appartement des Jarry. Source: libretheatre.fr

J’ai relu cette courte pièce avec délectation! Ah Père Ubu, «chandelle verte», «cornegidouille» «merdre»!

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