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La femme révélée

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La femme révélée
Gaëlle Nohant
Aux éditions Grasset, 384 pages

9782246819318-001-T

Chicago 1948, Eliza est jeune étudiante en sociologie suivant les traces de son père. Habitée par son souvenir, sa droiture, elle rêve d’un monde plus juste et d’une ville multicolore. Elle rêve de la destruction des ghettos où les familles noires s’entassent dans la crasse et la misère. Elle rêve d’une harmonie urbaine. Elle a une passion, la photographie, son appareil un vieux Rolleiflex offert par son père lorsqu’elle était enfant sera son arme. Courtisée par un homme d’affaire important, elle se promet que, à ses côtés, elle pourra ajouter sa pierre à l’édifice et lutter contre la ségrégation raciale qui gangrène Chicago. Un énième incendie détruit un vieil immeuble du ghetto causant le décès d’une mère et de ses quatre enfants. Cet événement marque un tournant dans la vie d’Eliza, un renoncement, une fuite vers un inconnu douloureux et tumultueux…
Ce roman est un voyage dans le Paris des années 50, un air de jazz en fond musical, la gouaille des titis parisiens, la brume des quais et les clichés de Doisneau. Puis le lecteur bascule dans un autre monde,  l’enfer et l’injustice, les assassinats de Martin Luther King et Robert Kennedy, la répression et la violence d’une élite qui veut conserver ses privilèges.
❤️

Présentation éditeur
Paris, 1950. Eliza Donneley se cache sous un nom d’emprunt dans un hôtel miteux. Elle a abandonné brusquement une vie dorée à Chicago, un mari fortuné et un enfant chéri, emportant quelques affaires, son Rolleiflex et la photo de son petit garçon. Pourquoi la jeune femme s’est-elle enfuie au risque de tout perdre  ?
Vite dépouillée de toutes ressources, désorientée, seule dans une ville inconnue, Eliza devenue Violet doit se réinventer. Au fil des rencontres, elle trouve un job de garde d’enfants et part à la découverte d’un Paris où la grisaille de l’après-guerre s’éclaire d’un désir de vie retrouvé, au son des clubs de jazz de Saint-Germain-des-Prés. A travers l’objectif de son appareil photo, Violet apprivoise la ville, saisit l’humanité des humbles et des invisibles.
Dans cette vie précaire et encombrée de secrets, elle se découvre des forces et une liberté nouvelle, tisse des amitiés profondes et se laisse traverser par le souffle d’une passion amoureuse.
Mais comment vivre traquée, déchirée par le manque de son fils et la douleur de l’exil ? Comment apaiser les terreurs qui l’ont poussée à fuir son pays et les siens ?  Et comment, surtout, se pardonner d’être partie  ?
Vingt ans plus tard, au printemps 1968, Violet peut enfin revenir à Chicago. Elle retrouve une ville chauffée à blanc par le mouvement des droits civiques, l’opposition à la guerre du Vietnam et l’assassinat de Martin Luther King. Partie à la recherche de son fils, elle est entraînée au plus près des émeutes qui font rage au cœur de la cité. Une fois encore, Violet prend tous les risques et suit avec détermination son destin, quels que soient les sacrifices.
Au fil du chemin, elle aura gagné sa liberté, le droit de vivre en artiste et en accord avec ses convictions. Et, peut-être, la possibilité d’apaiser les blessures du passé. Aucun lecteur ne pourra oublier Violet-Eliza, héroïne en route vers la modernité, vibrant à chaque page d’une troublante intensité, habitée par la grâce d’une écriture ample et sensible.

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