Le Procès du cochon
Oscar Coop – Phane
Aux éditions Grasset, 120 pages

9782246812371-001-T

L’ accusé, le meurtrier est un cochon. Pourquoi ce choix ?
Peut-être pour retirer toute émotion au meurtrier, et se concentrer sur les attitudes, la sensibilité des personnages… humains, leurs capacités à gérer une situation ambiguë.
Un roman étrange sur une pratique ayant existée, l’animal est-il l’égal de l’humain ?

Présentation éditeur
Dans un village et un temps reculé, un monstre croque la joue et l’épaule  d’un bébé laissé quelques instants seul par sa mère, puis repart tranquillement vers la forêt. Il est bientôt rattrapé par une horde d’hommes décidés à le tuer, mais dans le monde des hommes, la justice, comme la mort, se rendent au tribunal. Même si le monstre en question est un cochon qui n’a ni conscience ni parole pour se défendre. Peut-on se faire entendre sans mots  ? Les gendarmes l’embarquent donc et le jettent en prison, avant son grand procès.
Dans un texte court et puissant, Oscar Coop-Phane nous raconte le procès d’un cochon, à l’image de   ceux qu’on intentait aux animaux jusqu’à la fin du XVIIIème siècle, une pratique aussi étrange que méconnue de nos jours. Divisé en quatre parties, le texte retrace d’abord Le Crime, puis Le Procès, écrit comme une pièce de théâtre dans laquelle interviennent tour à tour les avocats des deux parties, la famille de la victime, les témoins et experts consultés, le public et les jurés, et le cochon, comme il peut, comme vous verrez, avant que le Président ne rende sa sentence  : la pendaison. Viennent ensuite L’Attente, où chacun se prépare à la mort du porc  ; Jean, le bourreau, Louis, le tout jeune officier chargé de mener l’accusé, le père Paul, en route pour confesser la bête, la famille éplorée, et le cochon que Le Supplice viendra libérer. D’une langue tranchante et pénétrante, Oscar Coop-Phane nous ramène des siècles en arrière pour fouiller les sentiments humains, la peur, la colère, la cruauté et la soif de vengeance, mais aussi l’empathie ou la peine. Un texte allégorique où chacun reconnaitra dans l’animal, le porc qu’il voudra.

  • Soixante jours

    Soixante jours Sarah Marty Aux éditions Denoël, 279 pages. Un roman? Une histoire, l&rsquo…
  • Des hommes couleur de ciel

    On dit l’été propice aux lectures légères, cependant il est des lectures qu’il…
  • San Perdido

    « San Perdido » David Zukerman aux éditions Calmann Levy, 411 pages.…
Charger d'autres articles liés
  • Soixante jours

    Soixante jours Sarah Marty Aux éditions Denoël, 279 pages. Un roman? Une histoire, l&rsquo…
  • Des hommes couleur de ciel

    On dit l’été propice aux lectures légères, cependant il est des lectures qu’il…
  • San Perdido

    « San Perdido » David Zukerman aux éditions Calmann Levy, 411 pages.…
Charger d'autres écrits par Joce Lyne
  • Soixante jours

    Soixante jours Sarah Marty Aux éditions Denoël, 279 pages. Un roman? Une histoire, l&rsquo…
  • Des hommes couleur de ciel

    On dit l’été propice aux lectures légères, cependant il est des lectures qu’il…
  • San Perdido

    « San Perdido » David Zukerman aux éditions Calmann Levy, 411 pages.…
Charger d'autres écrits dans Romans français

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Consulter aussi

Un endroit où se cacher

Un endroit où se cacher Joyce Carol Oates Traducteur : Dorothee Zumstein Aux éditions Albi…