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L’ appel

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L’ appel

Fanny Wallendorf

Aux éditions Finitude, 346 pages

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Si le personnage de Richard relie le lecteur à l’ athlète Dick Fosbury, ce récit n’est en rien une biographie romancée. L’ auteure s’est attachée au phénomène d’ apprentissage, de connaissance et de dépassement de soi déployé par le jeune sportif.

1957, Richard vit à Portland. Alors âgé de 10 ans, il ne sait trop quel sport choisir, ce sera le saut en hauteur, pas doué pour deux sous, trop grand, trop maigre, quelle drôle d’idée… Mais bon, il s’y fait, se crée une bulle. Il passe péniblement les 1,62m, se concentre dans sa bulle qui absorbe tous ses mouvements. Le saut en ciseaux ne lui convient pas, son corps, son rythme de course avant le bond n’intègrent pas ce mouvement. Il veut vivre son saut, il doit trouver sa propre technique, en adéquation avec l’air qu’il respire, le sol qui lui sert d’encrage, l’énergie qu’il doit déployer. Petit à petit il affine son geste, sa respiration, sa course. Mais son saut est peu commun, drolatique, hors norme, le saut du saumon qui remonte la rivière, sinueux, déterminé…
L’ auteure écrit en préambule « J’ ai voulu écrire la naissance et le déploiement d’une vocation, cet appel intime qui donne forme à un parcours et à une œuvre, qu’elle soit artistique ou sportive – le sport, comme la création, nécessite d’ atteindre des états singuliers, et promet aventures, batailles et enchantements. « 
Une très belle découverte, un roman d’apprentissage de la connaissance de soi à cet âge incertain qu’est l’adolescence. ❤️

Présentation éditeur
Richard est un gamin de Portland, maladroit et un peu fantasque. Comme tous les adolescents de l’Amérique triomphante du début des années 60, il se doit de pratiquer un sport. Richard est grand, très grand même pour son âge, alors pourquoi pas le saut en hauteur ?
Face au sautoir, il s’élance. Au lieu de passer la barre en ciseaux, comme tout le monde, il la passe sur le dos. Stupéfaction générale.
Cette singularité lui vaut le surnom d’Hurluberlu. Il s’en fiche, tout ce qu’il demande, c’est qu’on le laisse suivre sa voie. Sans le vouloir, n’obéissant qu’à son instinct, il vient d’inventer un saut qui va révolutionner sa discipline.

Les entraîneurs timorés, les amitiés et les filles, la menace de la guerre du Vietnam, rien ne détournera Richard de cette certitude absolue : il fera de son saut un mouvement parfait, et l’accomplissement de sa vie.
« Il n’a rien prémédité, il a laissé faire, c’est comme si son mouvement avait pensé pour lui. »

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