Archive | mars 2018

Un si bel amour

27 mar

Un si bel amour et autres nouvelles

Ludmila Oulitskaïa, traduit du russe par Sophie Benech

Aux éditions Gallimard, 188 pages

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Je recherchais une lecture pouvant célébrer la Journée de la Femme. J’avais eu connaissance de l’agression de cette auteure russe par des militants nationalistes et son courage alors qu’elle s’apprêtait à présider le jury du Prix ONG Mémorial.

Mon choix s’est porté sur « Un si bel amour », recueil de sept nouvelles.
La nouvelle est un format que j’affectionne, on entre dans le vif du sujet, sans fioritures.
J’ai aimé partager ces tranches de vie, féminines pour la majorité, de l’enfance qui s’éveille à l’amour à la vieillesse acariâtre. Sans aucun fard, les mots révèlent non seulement la froideur moscovite de l’hiver, mais en quelques pages l’auteure dissèque les sentiments avec application, violence et justesse des émotions.
L’écriture est incisive presque rude.
Ce recueil est pour moi un bel hommage à la femme, à la féminité.

Présentation éditeur

Les sept nouvelles ici rassemblées explorent toutes le sentiment amoureux, sous ses formes les plus diverses. Ludmila Oulitskaïa décrit le monde de l’enfance et de l’adolescence, ces moments de passage où la sensualité s’éveille et où le sentiment amoureux se construit, selon des lois mystérieuses qui échappent à la raison. La cruauté n’est pas absente de ces nouvelles, comme pour confirmer l’adage selon lequel les histoires d’amour finissent toujours mal, et Oulitskaïa excelle dans l’art de camper un monde en quelques lignes, tantôt ironiques tantôt nostalgiques, mais toujours d’une rare acuité.

 

 

Couverture «Grandis avec moi!»

16 mar

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Tricot en cours!

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Modele Lang, qualité Merino 120, aiguille circulaire n°4.

 

Les trois brigands

16 mar

Les trois brigands

Tomi Ungerer

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Il était une fois trois vilains brigands… dont la vie changea totalement le jour où ils rencontrèrent Tiffany, la petite orpheline. De trois méchants elle en fit… des bienfaiteurs de l’humanité.

 

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 Réponses à 100 questions philosophiques d’enfants

Comment dire à quelqu’un qu’on l’aime ? Et se faire des amis quand on est timide ? Pourquoi on a des couleurs préférées ? Pourquoi y a-t-il de l’argent ? Dans cette compilation des chroniques parues dans Philosophie Magazine, Tomi Ungerer commente et illustre ses réponses à cent grandes questions d’enfant, entre philosophie et poésie : « Répondre aux enfants, c’est se mettre à leur place. Expliquer en utilisant un vocabulaire adulte compréhensible. Illustrés par des exemples tirés de la réalité, ou soutirés de l’imagination. Démontrer que tout se surmonte avec le sourire et le respect. Et que grâce à l’absurde, nous sommes tous des apprentis sorciers. »

 

 

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Regardez bien : il y a un bonhomme pelotonné dans la boule argentée de la Lune. C’est Jean. Un jour, en attrapant la queue d’une comète, il est venu en voyage sur la Terre. Il y a vécu des heures de frayeur et de bonheur, et il y a fait une rencontre extraordinaire. Voici son histoire.

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Quand Adélaïde est née, ses parents ont été un peu surpris : un kangourou avec des ailes, on n’avait jamais vu ça ! Ils étaient inquiets. Ils avaient tort. Car une vie aventureuse et belle attendait leur fille. Suivre un avion, visiter le vaste monde, voir Paris et ses merveilles, devenir la star d’un spectacle de music-hall, sauver la vie de deux enfants prisonniers d’un incendie, et, grâce à ses blessures, tomber amoureuse d’un kangourou sans ailes, l’aider à sortir du zoo et passer le reste de sa vie très heureuse avec lui !
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« J’ai compris que j’étais vieux le jour où je me suis retrouvé dans la vitrine d’un antiquaire. J’ai été fabriqué en Allemagne. Mes tout premiers souvenirs sont assez douloureux. J’étais dans un atelier et l’on me cousait les bras et les jambes pour m’assembler… » 8 à 11 ans, album.

 

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Les poulpes ont mauvaise réputation. Pourtant, Émile le poulpe, lui, aura sa statue ! Il sauve un scaphandrier des dents d’un requin et bien d’autres personnes encore.
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S’il y a quelque chose que Jo n’aime pas, c’est d’être embrassé par sa tendre mère – Madame Chattemite – surtout si c’est devant les copains. « Des baisers ! Toujours des baisers ! » hurle Jo. « Je les déteste, je n’en veux pas ! Des baisers pour dire bonjour, bonsoir et merci ! Des baisers humides et poisseux, toujours des baisers ! » Comment Madame Chattemite s’y prendra-t-elle désormais pour témoigner sa grande affection maternelle ?
Lors de l’émission «Boomerang», Tomi Ungerer, à propos de son album  « Les trois brigands» paru en 1968 et qu’il avait oublié jusqu’à sa sortie en film, déclare avec humour, que chaque livre est un besoin, un petit, un gros besoin (une nécessité intellectuelle), qu’il oublie lorsque qu’il tire la chasse! L’humour c’est une arme!
Merci à vous Monsieur Ungerer, vos albums sont des  trésors!

La servante écarlate

16 mar

LA SERVANTE ÉCARLATE
The Handmaid’s tale
Margaret Atwood, Sylviane RUE (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
 9782221139264ORI
Présentation éditeur
Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. Paru pour la première fois en 1985, La Servante écarlate s’est vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman, qui n’est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell, décrit un quotidien glaçant qui n’a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés. La série adaptée de ce chef-d’oeuvre de Margaret Atwood, diffusée sous le titre original The Handmaid’s Tale, avec Elisabeth Moss dans le rôle principal, a été unanimement saluée par la critique.

« Les meilleurs récits dystopiques sont universels et intemporels. Écrit il y a plus de trente ans, La Servante écarlate éclaire d’une lumière terrifiante l’Amérique contemporaine. » Télérama

*J’ai lu ce roman pour le défi 2017, une très belle découverte, par contre je n’ai pas vu la série.

Le lecteur est tenu à distance, il reste le spectateur de l’interprétation d’un monde dépourvu de sentiments, dirigé par une élite où même la pensée est organisée, hiérarchisée. La femme est réduite au seul instrument de procréation, elle ne doit pas penser, elle ne doit pas agir.

Cette représentation de la société n’est peut-être pas si éloignée de certaines dérives sectaires

Ubu Roi

15 mar

Ubu Roi d’Alfred Jarry

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6332679t 

Illustration de l’Édition du Mercure de France, 1896. Source : BnF/gallica

Comédie en cinq actes publiée le 25 avril 1896 dans la revue de Paul Fort Le Livre d’art et représentée pour la première fois le 10 décembre 1896 par la troupe du Théâtre de l’Œuvre au Nouveau-Théâtre. Il s’agit de la première pièce du cycle Ubu.

L’argument

Influencé par sa femme, le père Ubu assassine le roi Venceslas de Pologne et prend le pouvoir. Le prince Bougrelas réussit à s’enfuir. Ubu fait tuer les nobles , les magistrats, les financiers  et arrête le capitaine Bordure qui l’a aidé dans le coup d’état. La Mère Ubu essaye de s’emparer du trésor des rois de Pologne mais est chassée par une révolte menée par Bougrelas. Pendant ce temps, le Père Ubu part combattre en Ukraine. Il retrouve la mère Ubu. Ils sont tous deux contraints de s’enfuir en bateau et partent pour la France.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6332679t

 

Illustration de l’Édition du Mercure de France, 1896. Source : BnF/Gallica

Le personnage d’Ubu est inspiré de Félix Hébert, professeur de physique au lycée de Rennes où Alfred Jarry étudie. Surnommé P.H., Père Heb, il est chahuté. Les lycéens écrivent depuis plusieurs années une chronique dont il est le héros ridicule. Dans l’un des épisodes, rédigé vers 1885 par  Charles Morin et intitulé Les Polonais, il est roi de Pologne. Jarry adapte ce texte en comédie et la représente avec les marionnettes du « Théâtre des Phynances » à partir de décembre 1888 dans le grenier de la famille Morin, puis à partir 1890 dans l’appartement des Jarry. Source: libretheatre.fr

J’ai relu cette courte pièce avec délectation! Ah Père Ubu, «chandelle verte», «cornegidouille» «merdre»!

Le goût du bonheur

7 mar

LE GOÛT DU BONHEUR, tome 1 «Gabrielle» Marie Laberge Ebook, 821 pages en édition papier CVT_Le-Got-du-bonheur-Tome-1--Gabrielle_8703     Présentation éditeur Réunis dans leur résidence estivale de l’île d’Orléans, non loin de Québec, les Miller et leurs six enfants offrent l’image de l’harmonie et de l’aisance. La crise des années trente les a épargnés. Chez eux, le goût du bonheur l’emporte sur les conventions et les préjugés d’une société paroissiale et étouffante. Comblée par un mari intelligent et sensuel, Gabrielle aspire à encore plus de liberté, prête à la révolte. La tendre et violente Adélaïde, sa fille, est déchirée entre sa tendresse pour le jeune Florent et sa passion pour l’Irlandais Nic McNally. Partout, alors que la rumeur de la guerre enfle en Europe, s’annoncent des orages du cœur, des menaces, des trahisons, la maladie. Mais rien ne semble pouvoir briser le courage et l’énergie vitale des Miller.

Un roman de plus de 800 pages, il faut aimer pour persévérer!

Edward, jeune avocat prometteur, ne s’imaginait pas qu’avec ce siècle encore balbutiant et innovant, il épousait la modernité, belle et pétillante n’ayant pas l’intention de s’en laisser conter!

Gabrielle, pas tout à fait suffragette, petit à petit, au fur et à mesure que grandit sa famille, apprend à s’émanciper du carcan religieux qui asservit la femme, à lutter pour un avenir meilleur, pour la liberté d’aimer et de procréer. Cette jeune femme pleine de ressources combat la maladie, la misère des bas-fonds par la prévention lorsque la tuberculose menace sa famille.

Un roman à visée historique intéressant, les personnages sont attachants, un agréable moment de lecture!

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