Légendes corréziennes

17 juin

Légendes corréziennes

André Léo, nom de plume de Victoire-Léodile Béra

Aux éditions des Régionalismes

legendes correziennes

 

Publiées en 1870, ces Légendes corréziennes méritent amplement d’être redécouvertes tout autant que son auteur : Victoire-Léodile Béra, qui écrivit sous le pseudonyme d’André Léo. Ces trois légendes, véritables et jubilatoires contes moraux, — d’une écriture à la fois simple et très travaillée — mettent en scène le petit peuple corrézien de la vallée de la Vézère et les humbles génies de la nature qui lui viennent généralement en aide: « C’est une chose à remarquer que les petits gens de l’air et des eaux, les fées, le drach, les lutins, enfin, ceux d’une autre espèce que nous, lorsqu’ils s’occupent de nos affaires, prennent toujours le parti des pauvres et des malheureux contre les puissants et les riches; et qu’ils remettent les choses dans le bon droit, donnant fortune au misérable, honneur et gloire à l’homme de rien; faisant reines les bergères; ne jouant de tours qu’aux mé- chants; fournissant enfin sa revanche au pauvre peuple, et cela bien longtemps avant la Révolution française… » Il ne faut pas oublier cependant qu’André Léo, Poitevine née à Lusignan (1824-1900), petite-fille de révolutionnaire de 1789, mariée au rédacteur de la Revue sociale, trop progressiste pour le régime de Napoléon III doit fuir la France en 1863 et s’installer en Suisse. Rentrée en 1870, elle prend fait et cause pour la Commune de Paris et doit de nouveau s’exiler en Suisse jusqu’en 1880. Outre de nombreux romans, nouvelles et essais, on lui doit de nombreux articles engagés sur la condition féminine et la politique.

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