Archive | avril 2017

Les lectures d’Edgar

28 avr

Mon Poussin

Akiko Hayashi, Kiyoshi Soya

aux éditions L’ école des loisirs, 20 pages cartonnées 

image

 

Mais où va mon poussin? Il va faire nuit, le soleil se couche et les étoiles illuminent le ciel. C’est l’heure de dormir, Maman est tout près de toi…

Une petite histoire, toute simple que mon petit-fils Edgar, tout juste un an,  adore ! Si, si, il écoute et regarde les images avec beaucoup d’intérêt. Il ne l’a pas encore dévoré!

image

Un chat, Tokyo, Tourgueniev et Woorara !

28 avr

image

 

Quels sont les rapports entre un chat, Tourgueniev, Tokyo et Woorara?

- Le DEFI LECTURE 2017, groupe FB, mes quatre prochaines lectures…

N°17: un livre avec un chat sur la couverture « Crimes er condiments » de Frédéric Lenormand, Polar

N31: un livre avec un seul mot dans le titre « Woorara » de Sébastien Vidal, Polar

N°43: un livre avec un nom de personnage célèbre dans le titre, pas de biographie « En lisant Tourgueniev » de William Trevor

N°46: un livre avec le nom d’une ville dans le titre « Les délices de Tokyo » de Durian Sukegawa

- Un an avec ma Book Jar, groupe FB, première lecture. Inscrire les livres de sa Pile à Lire (PAL) sur des petits papiers, les mettre dans un pot et chaque mois piocher un ou plusieurs papiers, les lire, le but étant de faire diminuer sa PAL.

The winners are (les gagnants sont)

« En lisant Tourgueniev  » de William Trevor

« Woorara » de Sébastien Vidal, polar corrézien

La belle étrangère

25 avr

La belle étrangère
Jean-Paul Malaval
Aux éditions Calmann Levy, collection France de toujours et d’aujourd’hui, 300 pages

Marlianges bourgade de la campagne corrézienne à quelques kilomètres de Brive. La région vit ses dernières semaines d’Occupation dans un climat tendu, l’heure est aux règlements de comptes… aux représailles. En ce mois de juin 1944, les paysans sont à pied d’œuvre. Un vieux garçon un peu simple Maximin Maringot, pour régler ses comptes avec son voisin qui lorgne sur sa propriété envisage de céder celle-ci à ses métayers, une famille d’italiens, les Battisteli, des estrangiers arrivés dans le pays après avoir fuis le fascisme de Mussolini. Cette annonce divise le village et avive les tensions.
Pourquoi le médecin du village Bertrand Jouve, soutient-il la famille Battisteli, est-ce pour les beaux yeux de Clara qui fait tourner les têtes de tous les gars du village?

image

 

Présentation éditeur (quoique… )

Années 30,  une famille italienne, les Battistello, s’installent dans un petit village de Corrèze. Cette arrivée d’étrangers, même sur une propriété dont personne ne veut, à moitié en ruines, et qu’il faut rebâtir, suscite l’hostilité du voisinage. Les Battistello se découvrent néanmoins un allié de poids en la personne du médecin, Monsieur Aristide. Dans le pays, on ne comprend pas pourquoi cet homme distingué s’intéresse aux Italiens. Cette bienveillance intrigue, agace, insupporte… on soupçonne le docteur d’avoir pris pour maîtresse l’une des filles Battistello dont la beauté attise les convoitises. Que cache Monsieur Aristide ? Quelle mystérieuse dette a-t-il à l’égard des Italiens ? Assailli de toutes parts, le vieux médecin devra révéler un terrible secret…

Hiver à Sokcho

25 avr

Hiver à Sokcho
Élisa Shua Dusapin
Aux éditions Zoé, 140 pages

Un très bon moment de lecture, une écriture poétique et intimiste qui invite au voyage par son ambiance feutrée mêlée aux effluves d’une cuisine délicate.

Sokcho est une petite ville portuaire de Corée du Sud située à quelques kilomètres du No Man’s Land séparant le Sud du Nord. Au creux de l’hiver rigoureux, c’est une ville repliée sur elle-même qui attend que revienne la saison touristique. Dans ce lieu improbable débarque Yan Kerrand, un français auteur de bande dessinée venu chercher l’inspiration, un nouveau paysage pour son héros globe-trotter. Il s’installe dans une pension de famille et, est reçu par une autochtone franco-coréenne de père inconnu, étudiante en littérature française, faisant office de femme de ménage et cuisinière. Yan est un personnage taiseux originaire de ce pays mysterieux, la Normandie de Maupassant, cette contrée qui intrigue et dont la culture séduit la jeune femme.

image

 

Quatrieme de couverture

À Sokcho, petite ville portuaire proche de la Corée du Nord, une jeune Franco-coreenne qui n’est jamais allée en Europe rencontre un auteur de bande dessinée venu chercher l’inspiration loin de sa Normandie natale. C’est l’hiver, le froid ralentit tout, les poissons peuvent être venimeux, les corps douloureux, les malentendus suspendus, et l’encre coule sur le papier, implacable: un lien fragile se noue entre ces deux êtres aux cultures si différentes. Ce roman délicat comme la neige sur l’écume transporte le lecteur dans un univers d’une richesse et d’une originalité rares, à l’atmosphère puissante.

Nee en 1992 d’un père francais et d’une mere sud-coréenne, ELISA SHUA DUSAPIN est diplômée de l’Institut littéraire suisse de Bienne. Hiver à Sokcho est son premier roman.

 

Enquêtes criminelles – Meurtres à Versailles

20 avr

Enquêtes criminelles

Meurtres à Versailles 

Frédéric Bosc, illustrations de Tom Armand

aux éditions Marabout, 95 pages

image

Dix enquêtes à élucider…

1- Une courte nouvelle détaille le déroulement du crime avec pour décor le château de Versailles.

2- L’enquête policière avec ses indices permet au lecteur d’élucider le crime.

3- Pour ceux qui, comme moi n’ont pas l’âme policière, en fin de livret ils trouveront la solution… Bon sang mais c’est bien sûr !

 

 

La Petite Boulangerie du bout du monde

20 avr

La Petite Boulangerie du bout du monde

Jenny Colgan, traduit de l’anglais par Étienne Menanteau, Francine Sirven et Ève Vila
Aux éditions Pocket, 512 pages.

image

⚠️ Romance!

Poly, la trentaine et son mari Chris ont une petite entreprise qui malheureusement a connu la crise et la faillite. Le couple se défait et Polly est à la rue. Pour faire un break elle quitte Plymouth et se rend sur l’île de Polbearn en Cornouailles, uniquement franchissable à marée basse. Elle s’installe dans une vieille bicoque- une ancienne boulangerie. Ça tombe plutôt bien, elle adore pétrir, malaxer, fabriquer toutes sortes de pains… Les autochtones sont à l’image du climat rude et peu accueillant. Cependant, Polly grâce à son pain, peu à peu s’intègre…
Dans les dernières pages sont insérées les recettes de Polly.

Défi lecture, lire un livre voyageur.

La bibliothèque du docteur Lise

11 avr

La Bibliothèque du Docteur Lise

Mona Thomas

aux éditions Stock, collection La Forêt, 208 pages

image

 

Le docteur Lise , Lise Ménard est medecin  cancérologue. Chaque jour elle soigne, elle annonce des diagnostics, met en œuvre des thérapies, combat le mal. Sa force elle la trouve dans sa bibliothèque, dans ses lectures.

Roman ou  essai, au travers de ces entretiens, on découvre un hommage à l’écrivain et aux soignants.

Présentation éditeur

La bibliothèque du docteur Lise est l’histoire d’une cancérologue, de nos jours, à Paris, qui vivrait moins bien, qui soignerait moins bien sans la compagnie des livres. Pas tout à fait récit, pas tout à fait essai ni roman, ce texte généreux et inventif à l’humour vif met en scène le docteur Lise dans son quotidien hospitalier, face aux malades, aux familles, aux questions graves parfois inconvenantes que posent toutes les étapes de la maladie.
C’est avec l’aide de grands écrivains comme Philip Roth, Thomas Bernhard, Norman Mailer, Céline, Tolstoï, Henry James, Cormac Mac Carthy, Malcolm Lowry, Franz Kafka ou Robert Antelme (pour n’en citer que quelques-uns) que le médecin approche au plus juste l’âme et le corps humain et saisit de l’intérieur les incarnations de la douleur, la peur, la honte, la frustration, la déchéance mais aussi le désir, le sexe et le scandale de la mort. De même, le docteur Lise mesure le point commun entre l’art de soigner et l’art d’écrire : l’absence de jugement, qui fait que chaque patient se doit d’être « considéré comme une personne, voire un personnage, et pas uniquement un malade ».
Mais outre le fait que la littérature aide le docteur Lise à mieux soigner, elle étanche aussi le besoin de poésie et de beauté de cette femme de cinquante ans, cigarette aux lèvres, dissidente à sa façon, que la machine hospitalière pourrait broyer. Peu disposée à se soumettre aux discours dominants que subit la profession et aux conditions de travail parfois irrecevables, le docteur Lise, en brandissant la voix et le souffle des écrivains, donne vie et sens à chacun de ses gestes, et un visage à chacun de ses patients.

Esprit d’hiver

11 avr

Esprit d’hiver

Laura Kasischke, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Laura Tronchet

Aux éditions Bourgois, 296 pages

image

Cette histoire m’obsède… elle m’a bousculée, dérangée et bouleversée.

Pour conjurer le sort, après l’avoir refermé sur sa dernière page, je me suis empressée de ramener ce roman à la médiathèque où je l’avais emprunté…
C’est en apparence l’histoire banale d’une mère qui tente de se débrouiller, de faire avec… et d’une enfant adolescente,Tatiana, son enfant, adoptée.
Ce récit c’est l’histoire d’une seule journée, le jour de Noël. La mère s’affaire dans la cuisine autour de la préparation du repas de fête. Dehors, il neige…
Dans cette ambiance feutrée, les souvenirs remontent… Arrivée à la centième page, je n’en pouvais plus, je m’ennuyais. Curieuse de savoir pourquoi ce roman faisait autant parler de lui, je suis allée lire… la fin. Et la surprise, j’ai trouvais un sens à ma lecture, de la cent-unième page jusqu’au point final.

Quatrième de couverture

Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment d’angoisse inexplicable.
Rien n’est plus comme avant. Le blizzard s’est levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana, habituellement affectueuse, mais dont le comportement se révèle de plus en plus étrange et inquiétant…

Et si c’était elle, le grand écrivain contemporain ? Laura Kasischke, s’impose, livre après livre, comme la plus douée des romancières de sa génération. » François Busnel, Lire

« Douce et inquiétante, experte en malaise phosphorescent et ouaté, de livre en livre, elle a su bâtir un univers sans pareil, suspendu dans la rêverie aveuglante qui précède toujours le drame, ce moment de flottement où la clairvoyance se débat pour se faire entendre. »
Marine Landrot, Télérama

llustration de couverture :
John Register, The Light in the Mirror , huile sur toile (détail)
Courtesy of Modernism Gallery, San Francisco

image image

image

La Liseuse

5 avr

La Liseuse

Paul Fournel

aux éditions P. O. L, 224 pages

image

 

Paul Fournel est membre de l’OuLiPo, l’Ouvroir de Littérature Potentielle, la littérature potentielle selon Queneau étant « la recherche de formes, de structures nouvelles et qui pourront être utilisées par les écrivains de la façon qui leur plaira ». C’est aussi inventer des contraintes nouvelles susceptibles de permettre la production d’œuvres originales… La contrainte oulipienne dans « La disparition » de Georges Perec est l’absence du « e » qui signifierait sans « eux  » ses parents, morts pendant la guerre. Dans « La Liseuse » la contrainte que s’est fixé Paul Fournel est:

« de donner au livre une forme fixe, mesurée au signe près afin que quiconque y entrera pour en changer une lettre en anéantira le projet. Ce texte épouse donc la forme d’une sextine, forme poétique inventée au XIIe siècle par le troubadour Arnaut Daniel. Il en respecte le nombre des six strophes et la rotation des mots à la rime… Les vers sont mesurés. Comme ils servent à compter le destin d’un homme mortel, cette mesure subit une attrition (boule de neige fondante): la première strophe est composée de 7500 signes et blancs, la deuxième de 6500 signes et blancs et ainsi de suite jusqu’à la sixième qui comporte des vers de 2500 signes et blancs. L’ensemble constituant un poème de 180000 signes et blancs ». Extrait de : www.paulfournel.net

Dans ce texte, on découvre le fonctionnement d’une maison d’édition où se côtoient best-sellers pour la sécurité et jeunes auteurs pour lesquels il est important de prendre des risques, engranger de nouveaux talents pour le futur…

On y retrouve le pouvoir de l’argent, des médias, l’art de fabriquer un auteur à succès.
La liseuse côtoie le livre papier, elle devient l’instrument de travail, Gutenberg chez les geeks…

Quatrième de couverture

La stagiaire entre dans le bureau de Robert Dubois, l’éditeur, et lui tend une tablette électronique, une liseuse.
Il la regarde, il la soupèse, l’allume et sa vie bascule. Pour la première fois depuis Gutenberg, le texte et le papier se séparent et c’est comme si son coeur se fendait en deux.

Présentation de l’éditeur (P.O.L.):

Depuis 1452 et la parution de la Bible à 32 lignes de Gutenberg, le texte et le livre ont partie liée : publier un texte c’est faire un livre, lire un livre, c’est lire un texte, acheter un texte, c’est acheter un livre.
Ce récit commence le soir où la petite stagiaire discrète apporte à Robert Dubois le vieil éditeur, encore directeur de la maison qui porte son nom, sa première liseuse. Ce bel objet hightech qui le regarde de son écran noir, lui annonce que sa vie est en train de basculer. Que va devenir son métier maintenant que le texte et le papier se séparent ? Quelque chose couve qui pourrait fort bien être une révolution. Il le sait et cette perspective le fait sourire.
La vie continue pourtant à l’identique, Dubois déjeune avec ses auteurs, voyage chez les libraires, rencontre les représentants, mais il porte sa liseuse sous le bras qui lui parle déjà d’un autre monde. Celui qu’il va aider des gamins à bâtir, celui dont il sait qu’il ne participera pas.
De toute la force de son humour et de son regard désabusé et tendre il regarde changer son monde et veille à garder, intact au fond de lui, ce qui jamais ne changera : le goût de lire.

 

 

 

MADELEINE PROJECT

2 avr

MADELEINE PROJECT

 Un reportage de Claire Beaudoux

aux Éditions du sous-sol, 286 pages

image

 

Au fil de ses tweets, Clara égraine la vie de Madeleine. Toute la vie de la vieille dame est cadenassée dans cette cave. Avec beaucoup d’émotion et de pudeur, sur la pointe des pieds,  le lecteur pénétre  son univers.
Une enquête à suivre sur Twitter @clarabdx, sur Facebook  Madeleine project

Présentation éditeur 

Elle s’appelait Madeleine, elle aurait eu 100 ans en 2015. Je m’appelle Clara, j’ai 31 ans. Nous ne nous sommes jamais connues pourtant nous partageons le même appartement, ou du moins l’avons-nous partagé à différentes époques. Madeleine y avait vécu vingt ans. Elle est morte un an avant que je ne m’y installe, l’appartement avait été entre-temps refait à neuf. Interstice préservé de l’oubli, la cave avait été abandonnée en l’état. J’y ai découvert, après en avoir scié le verrou, rangée, empaquetée dans des cartons, la vie de Madeleine, objets, photographies, lettres. Je m’y suis plongée. En novembre dernier, pendant plusieurs jours, depuis la cave n°16, sur Twitter, j’ai décidé d’en faire l’inventaire, de me perdre dans ce fascinant puzzle de souvenirs, de voyager de petites boîtes en valises emplies de documents, de confondre un temps ma vie et la sienne. A la recherche (non du temps perdu) mais d’un peu de temps vécu, de fragments d’une mémoire traversée par l’Histoire. S’agissait-il de se lancer dans une bataille contre l’oubli ? Pourquoi désormais imprimer tous ces tweets, coucher sur papier l’immatériel ? Pour garder la mémoire de ta mémoire Madeleine ? Pour garder une trace ? Mais que restera-t-il de nous deux ? Voilà plus de deux ans que je veux raconter cette histoire. Alors je vais tenter de le faire ici.

#Madeleineproject, hashtag devenu le temps d’une folle course contre le temps, contre la mort et l’oubli, une formule magique qui convoque la vie comme un coquillage le bruit de l’océan. Clara Beaudoux dresse le portrait d’une anonyme pas à pas, tweet par tweet, un récit suivi par des milliers d’internautes captivés par ce reportage d’un genre nouveau, nommé « feuilleton 2.0 » ou « tweet-documentaire ». Ce livre réunit l’ensemble des tweets de la saison 1 et 2 du Madeleine Project en un recueil-reportage, comme ces « Petites Madeleines » de Marcel Proust « moulées dans la valse rainurée d’une coquille de Saint-Jacques ».

12

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus