Archive | février 2017

Folles Nuits

14 fév

Folles nuits
Joyce Carol Oates
Nouvelles, traduites de l’anglais (Etats-Unis) par Claude Seban.
Aux éditions Points, 2012, 248 pages.
Pour l’édition originale aux éditions Philippe Rey 2011

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Un recueil de cinq nouvelles, cinq tranches de vies parfois improbables.

Joyce Carol Oates s’inspire des écrits de ces cinq auteurs pour leur rendre un ultime hommage, « les derniers jours de cinq géants de la littérature : des histoires de folie, de désespoir et de solitude, dans le style même des écrivains qui en sont les héros. »

Edgar Allan Poe, recherchant la solitude, gardien de phare, en proie à ses démons sur une île du Pacifique.
Emily Dickinson, mannequin robot de la société RépliLuxe adopté par le couple Kim et distillant des bribes de poèmes pour le plus grand plaisir de Madame.
Samuel Langhorn Clemens de son nom de plume Mark Twain en irrésistible vieux pervers… échangeant des lettres bien trop affectueuses avec une toute jeune fille.
Un Henri James vieillissant, officiant bénévolement dans un hôpital londonien au chevets de jeunes hommes blessés au front.
Papa, surnom donné à Cuba à Ernest Hemingway, dans ses toutes dernières secondes revivant quelques instants de son passé tumultueux.

Ces cinq nouvelles sont tout simplement irrésistibles.

Nee en 1938 à l’ouest du lac Érié, Joyce Carol Oates a publié son premier roman en 1963. Son père travaillant pour la Général Motors, c’est à Detroit qu’elle découvre la violence des conflits sociaux et raciaux. Devenue professeur de littérature à l’université de Princeton, elle poursuit la plus prolifique des carrières littéraires (romans, essais, pieces de theatre, nouvelles, poésie). Elle a reçu le prix Femina étranger en 2005 pour Les Chutes.

DEFI LECTURE 2017
11/80
Categorie n°24: un coup de coeur de quelqu’un de plus jeune, ma fille.

Né cette année-là : 1938, née cette année-là: ma Maman.

NEVERHOME

13 fév

NEVERHOME

Laird Hunt, traduit de l’américain par Anne-Laure Tissut

Aux éditions Actes Sud, 260 pages.

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Constance Thompson, femme de l’Indiana éprise de liberté s’engage dans l’armée de l’Union. Dans le couple qu’elle forme avec Bartholomew, l’un des deux doit s’engager pour défendre la République, il ne peut pas en être autrement. Son époux étant plus faible physiquement, c’est donc elle qui, poitrine bandée, revêtira l’uniforme sous le nom de Ash Thompson. Ash n’est pas un jeune homme fragile, bien au contraire, fin tireur endurant et agile il se fera remarquer par ses compagnons pour avoir sauver l’honneur d’une jeune femme et sera surnommé Gallant Ash à qui l’on dédiera un refrain entonné par les troupes. La vie est rude et le combat terrible, cependant Constance/Ash n’abandonnera pas, elle ne l’a pas encore décidé…
Ce récit sur la guerre de Sécession place le lecteur dans l’intimité de cette jeune combattante, ses angoisses et ses attentes, la difficulté du quotidien, tenaillée par la faim, guidée par la peur, peur de la mort, peur de la vie, peur d’être démasquée… Une lecture intense.

Présentation éditeur
Dans la ferme de l’Indiana qui l’a vue grandir, Constance jouit enfin, auprès de son compagnon, d’un bonheur tranquille. Mais lorsque la guerre de Sécession éclate et que Bartholomew est appelé à rejoindre les rangs de l’armée de l’Union, c’est elle qui, travestie en homme, prend sans hésitation, sous le nom d’Ash Thompson, la place de cet époux que sa santé fragile rend inapte à une guerre qu’elle considère comme impensable de ne pas mener.
Ayant perdu la trace de son régiment après une bataille féroce où elle a été blessée, Constance, la rebelle, dépouillée de son uniforme, reprend, au sein de paysages dévastés, le chemin de la ferme, guidée par l’amour infini qu’elle porte à son bien-aimé mais profondément hantée par la violence et l’étrangeté des aventures qui ont marqué sa périlleuse initiation à l’univers impitoyable des champs de bataille et à leurs sordides coulisses.
Abondant en rencontres aux frontières du réel avec les monstres que la guerre fait des hommes et des lieux, ce roman magistral, largement salué par la presse américaine, propose, à travers le parcours de son androgyne et farouche protagoniste immergée dans les ténèbres du chaos, une impressionnante méditation en forme d’épopée sur la fragilité des certitudes et l’inconstance de toute réalité.

Grand Prix Américaine 2015

DEFI LECTURE 2017

10/80, catégorie 1: un livre de votre maison d’édition favorite.

Les forêts de Ravel

9 fév

Les forêts de Ravel

Michel Bernard

Aux éditions La table Ronde, 176 pages

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Un roman coup de cœur, une biographie de Ravel qui commence en 1916 lorsque le compositeur s’engage volontaire comme conducteur d’ambulance. De Bar le Duc à Verdun il convoie des hommes blessés, des marchandises. Dans ses instants de repos il parcourt la forêt à l’ écoute du chant des oiseaux, source d’inspiration dans cet environnement ténébreux.
Extrait Quatrieme de couverture: « Jusqu’à sa mort, Michel Bernard le saisit à ce tournant de sa vie, l’accompagne dans son difficile retour à la vie civile et montre comment, jusqu’à son dernier soupir, « l’énorme concerto du front » n’a cessé de résonner dans l’âme de Ravel. »

Présentation éditeur

Quand Ravel leva la tête, il aperçut, à distance, debout dans l’entrée et sur les marches de l’escalier, une assistance muette. Elle ne bougeait ni n’applaudissait, dans l’espoir peut-être que le concert impromptu se prolongeât. Ils étaient ainsi quelques médecins, infirmiers et convalescents, que la musique, traversant portes et cloisons, avait un à un silencieusement rassemblés. Le pianiste joua encore la Mazurka en ré majeur, puis une pièce délicate et lente que personne n’identifia. Son doigt pressant la touche de la note ultime la fit longtemps résonner.»

En mars 1916, peu après avoir achevé son Trio en la mineur, Maurice Ravel rejoint Bar-le-Duc, puis Verdun. Il a quarante et un ans. Engagé volontaire, conducteur d’ambulance, il est chargé de transporter jusqu’aux hôpitaux de campagne des hommes broyés par l’offensive allemande. Michel Bernard le saisit à ce tournant de sa vie, l’accompagne dans son difficile retour à la vie civile et montre comment, jusqu’à son dernier soupir, «l’énorme concerto du front» n’a cessé de résonner dans l’âme de Ravel.

18 Avril 2015: Le jury du Festival Livres et Musiques décerne le prix littéraire de la Villle de Deauville à Les Forêts de Ravel de Michel Bernard (ex-aequo avec Gil de Célia Houdart)

Juin 2015 : Les forêts de Ravel a été retenu parmi les 15 titres qui composent la liste de conseils de lecture de l’académie Goncourt pour l’été 2015.

Septembre 2015: Première sélection du Prix Jean Carrière

Deux remords de Claude Monet

9 fév

Deux remords de Claude Monet

Michel Bernard

Aux éditions La Table Ronde, collection Vermillon, 224 pages

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Biographie romancée, on y découvre l’artiste entre amour et tourments, ses débuts difficiles.
Un moment de lecture très prenant pour mieux comprendre l’artiste et son œuvre, ses motivations, le sens qu’il a voulu donner à sa peinture.
Michel Bernard écrit avec simplicité. Ses deux biographies, la musique « Les forêts de Ravel » et la peinture avec « Deux remords de Claude Monet » sont un enchantement.

Présentation éditeur, site Gallimard.fr

«Lorsque Claude Monet, quelques mois avant sa disparition, confirma à l’État le don des Nymphéas, pour qu’ils soient installés à l’Orangerie selon ses indications, il y mit une ultime condition : l’achat un tableau peint soixante ans auparavant, Femmes au jardin, pour qu’il soit exposé au Louvre. À cette exigence et au choix de ce tableau, il ne donna aucun motif. Deux remords de Claude Monetraconte l’histoire d’amour et de mort qui, du flanc méditerranéen des Cévennes au bord de la Manche, de Londres aux Pays-Bas, de l’Île-de-France à la Normandie, entre le siège de Paris en 1870 et la tragédie de la Grande Guerre, hanta le peintre jusqu’au bout.»
Michel Bernard.

Les oeuvres illustrant ce roman

Le déjeuner sur l’herbe

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Camille, ou La Femme à la robe verte

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Camille sur son lit de mort

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Femmes au jardin

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La Capeline Rouge, portrait de Camille Monet

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Le complexe d’Eden Bellwether

8 fév

Le complexe d’Eden Bellwether

Benjamin Wood, traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Renaud Morin

Aux éditions Zulma, 499 pages

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Oscar, jeune aide-soignant dans une maison de retraite de Cambridge, au hasard d’une promenade tombe sous le charme d’un air de musique baroque joué par un jeune organiste.

En pénétrant dans cette église, son regard croise celui d’une jeune fille et ils se retrouvent à la fin du concert. .

Iris attend son frère Eden, le jeune musicien prodige. Ils sont tous deux issus de la haute bourgeoisie et sont intrigués par Oscar, personne normale à leurs yeux, ils sympathisent et les deux univers se côtoient.

Oscar intègre la petite bande d’étudiants musicologues, dont le personnage dominant est sans conteste Eden .

Eden prétend que, par la musique de Johann Mattheson il peut hypnotiser, Oscar est le cobaye désigné.

Le génie d´Eden l’entraînerait-il vers la folie, souffre-t-il de Personnalité narcissique? Oscar et Iris accomppagnés du Docteur Crest tentent de décoder le personnage…

Ce roman très dense se lit comme un thriller.

Malgré quelques longueurs, c’ est un vrai coup de cœur !

Présentation éditeur:

PRIX DU ROMAN FNAC 2014
PRIX BAUDELAIRE DE LA TRADUCTION

Benjamin Wood signe un premier roman magistral sur les frontières entre génie et folie, la manipulation et ses jeux pervers – qui peuvent conduire aux plus extravagantes affabulations, à la démence ou au meurtre.

Cambridge, de nos jours. Au détour d’une allée de l’imposant campus, Oscar est irrésistiblement attiré par la puissance de l’orgue et des chants provenant d’une chapelle. Subjugué malgré lui, Oscar ne peut maîtriser un sentiment d’extase. Premier rouage de l’engrenage. Dans l’assemblée, une jeune femme attire son attention. Iris n’est autre que la sœur de l’organiste virtuose, Eden Bellwether, dont la passion exclusive pour la musique baroque s’accompagne d’étranges conceptions sur son usage hypnotique…
Bientôt intégré au petit groupe qui gravite autour d’Eden et Iris, mais de plus en plus perturbé par ce qui se trame dans la chapelle des Bellwether, Oscar en appelle à Herbert Crest, spécialiste incontesté des troubles de la personnalité. De manière inexorable, le célèbre professeur et l’étudiant manipulateur vont s’affronter dans une partie d’échecs en forme de duel, où chaque pièce avancée met en jeu l’équilibre mental de l’un et l’espérance de survie de l’autre.

L’auteur du Complexe d’Eden Bellwether manifeste un don de conteur machiavélique qui suspend longtemps en nous tout jugement au bénéfice d’une intrigue à rebonds tenue de main de maître.

“D’autres auteurs avant lui ont exploré la proximité entre génie et folie, mais Wood traite cette thématique familière avec une fraîcheur et une intelligence qui laissent présager de grandes choses à venir.”
TIMES LITERARY SUPPLEMENT

 

Bilan Janvier 2017

3 fév

Bilan Janvier 2017

Bilan janvier, 7 livres lus, que des belles découvertes mais aucune issue de ma PAL (c’est pas comme ça qu’elle va diminuer!)
- 40- un livre de ma wish liste: « Un paquebot dans les arbres » de Valentine Goby.
- 06- un livre qui se déroule dans un monde apocalyptique:
J’avais choisi « La route » qui est dans ma PAL, puis finalement je me suis laissée tenter par un livre coup de cœur des bibliothécaires de mon secteur « Station Eleven » d’Emily St John Mandel.
- 25- un livre emprunté à la médiathèque: « Une bouche sans personne » de Gilles Marchand, il faudrait que je cesse d’aller traîner mes guêtres dans ce lieu de perversion! (Concentre-toi sur ta PAL, nom de d…)
- 18- un livre qui parle de personnes âgées: « Le reste de leur vie » de Jean-Paul Didierlaurent, ben voilà dans ma PAL celui-là, pas depuis longtemps, cadeau de Noël…)
- 05- un roman graphique:
J’avais choisi « Berlin, la cité des pierres » qui est dans ma Pal, mais…mais (c’est une redite ça non?) finalement je me suis laissée tenter par un autre coup de cœur de ces fameuses bibliothécaires « Juliette, les fantômes reviennent au printemps » de Camille Jourdy. Le grand ménage n’est pas pour tout de suite, un peu plus de 70 bouquins vont encore prendre la poussière car (allez courage, enchaîne d’une traite!)
Car j’ai enchaîné avec
- 06- livre d’un auteur que je n’ai pas lu « 1Q84″ d’Haruki Murakami, merci Brigitte (non ce n’est pas mon livre voyageur, ça aurait pu, mais non)
- 07- titre imagé « Les forêts de Ravel » de Michel Bernard, médiathèque voilà c’est dit et tant pis pour ma PAL!image station eleven.inddimageimageimage image image

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