Le Journal de Frankie Pratt

16 fév

LE JOURNAL DE FRANKIE PRATT
Caroline Preston, traduit de l’anglais (Américain) par Katel Le Fur
Aux éditions Nil, 240 pages
image

À la fois roman d’apprentissage, chef-d’oeuvre artisanal et fabuleuse machine à remonter le temps, Le Journal de Frankie Pratt est unique en son genre : le premier scrapbook littéraire. « Un délice rétro, une nouvelle forme d’art littéraire. » The Washington Post

Le Journal de Frankie Pratt dans Romans graphiques & BD giftransparent
Cartes postales anciennes, lettres, publicités, échantillons de tissus, menus glanés chez les antiquaires ou sur internet : six cents pièces ont été nécessaires à la composition de ce scrapbook. Son héroïne, Frankie Pratt, a 18 ans en 1920 lorsque sa mère lui offre un journal. Élève prometteuse à Cornish (Nouvelle-Angleterre), la jeune fille voudrait quitter son village, découvrir l’université, et plus tard devenir écrivain, mais il lui faut renoncer au prestige du Vassar College pour aider sa mère veuve et désargentée : même avec une bourse, ces études demeurent hors de portée. Par un étrange tour du destin, les portes de la célèbre institution vont finalement s’ouvrir à elle, à la faveur de son idylle naissante avec le peu recommandable capitaine Pingree. Étudiante, Frankie croise des intellectuels et des écrivains, parmi lesquels Edna St. Vincent Millay (prix Pulitzer 1923), qui l’encourage à s’installer à Greenwich Village afin de se consacrer à l’écriture. Mais après quelques charlestons et verres de gin frelaté, les amours à New York deviennent folles, et il est temps pour elle de renouer avec ses rêves : elle embarque pour Paris. À bord du SSMauretania, Frankie se prend d’amitié pour une « vieille fille aventurière » et deux princes russes exilés – rencontre qui la conduit jusqu’à l’appartement en soupente de la librairie Shakespeare & Company tenue par Sylvia Beach, plaque tournante de la vie des écrivains et des expatriés de langue anglaise. Parmi eux, un certain James Joyce, qui travaille à son nouveau manuscrit, et un homme séduisant surgi du passé… Tandis que Lindbergh atterrit en triomphe à l’aéroport du Bourget, Frankie doit repartir vers son village natal, au chevet de sa mère atteinte d’un inquiétant rhume de poitrine. Mais même de retour à Cornish, Frankie ne saurait renoncer à sa quête de succès et d’amour…Caroline Preston est l’auteur de trois romans à succès aux États-Unis, dont Lucy efface tout, traduit en 2001 aux Éditions NiL. Le Journal de Frankie Pratt lui a été inspiré par l’amitié qui lia sa grand-mère à Sylvia Beach, la libraire et éditrice légendaire du Saint-Germain-des-Prés des années 1920. Elle travaille d’ores et déjà à son prochain scrapbook.
Mon avis
Entre parenthèse sur la première de couverture, on lit roman (graphique) estampillé 100% vintage… Et je rajouterai 100% plaisir. Ce livre a le charme désuet des photographies couleur sépia que l’on peut trouver dans une vieille boîte à chaussures ayant appartenue à nos grands-mères. Cet album est bourré de petits trésors de fonds de tiroirs. Un vrai régal!

Pas encore de commentaire

Laisser une réponse

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus