Archive | février 2017

Secrets d’étoffes

27 fév

Secrets d’ étoffes

Claude Fauque et Anne Lascoux avec les illustrations de Charlotte Gastaut

Aux éditions Albin Michel, 126 pages

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Une véritable broderie poétique élaborée au fil de petits contes tissés, d’ici et d’ailleurs.

À partir de 8 ans, à découvrir absolument.

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Billet des auteures

« Que mon conte soit beau et se déroule comme un long fil »: ainsi commence joliment un conte berbère.

Fort souvent, en tous pays, les contes populaires font appel aux textiles, du fil au vêtement en passant par l’étoffe; savoir-faire et métiers sont fréquemment évoqués. L’histoire des textiles aurait-elle trouvé un terrain d’entente avec le monde imaginaire des contes? Peut-être, car nous y voyons défiler des portraits de femmes très différentes, mais qui toutes, à travers leurs désirs, leurs refus, leur sens de l’humour, leur créativité artistique…ont un lien avec le textile. L’affaire valait la peine qu’on s’y penche!

Dans un tissage à quatre mains, celles de la conteuse et celles de l’historienne, nous avons tenté de montrer combien la symbolique, la poésie et l’a-propos des contes choisis ici sont encore vivants. Et savent toujours nous toucher au plus profond de notre humanité.

A. L. C. F.

Présentation éditeur 

Fort souvent, les contes populaires font appel au textile ; le fil, les étoffes, les vêtements ou encore les métiers et savoir-faire ont un rôle bien entremêlé à la trame du récit… Partant de ce constat, les auteures ont associé leurs talents de conteuse et de spécialiste en textile pour imaginer ce livre comme un « tissage à quatre mains ».

Ces 24 contes, à découvrir ou à redécouvrir, nous viennent d’Europe, de Chine, d’Arménie, du Rwanda… Les étoffes, les parures, y sont au centre et nous montrent à quel point leur symbolique, leur poétique sont actuelles. Un éclairage documenté sur l’histoire fascinante des étoffes évoque ensuite la domestication du fil et la maîtrise du tissage, la transmission de mère en fille, les croyances et maléfices, les parures princières et la valeur des étoffes…

Les brumes de Sapa

26 fév

Les brumes de Sapa

Lolita Séchan

Aux éditions Delcourt, collection Encrages, roman graphique

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À 22 ans Lolita vit encore chez maman, « le cul vissé à une chaise, à gamberger jour et nuit sur mon avenir ». Pour se sortir de cette morosité et de sa famille qui l’étouffe, elle décide d’allez voir ailleurs… Dans un sac à dos, elle glisse un carnet, un crayon, des baskets et de l’immodium et la voilà partie vers l’ aéroport Charles de Gaulle, direction Hô-Chi-Minh-Ville, dépaysement assuré. Les jours passent et elle doit réapprendre à vivre en ville, en fonction des us et coutumes du pays. Elle fuit cet univers grouillant, se dirige vers Hanoï, la Baie d’Ha Long et finalement prend un dernier train pour Sapa. Cette petite ville nichée au cœur de la montagne, à la frontière de la Chine et du Laos abrite une des plus importantes ethnies minoritaires du pays, les Hmong.

« Sapa ressemble à un petit Disneyland où on aurait remplacé Mickey Mouse par des enfants Hmong. »

C’est là que Lolita rencontre Lo Thi Gom, 12 ans, petite vendeuse d’objets artisanaux. Lo Thi Gom, Lolita, deux noms presque identiques. Dorénavant, en pays Hmong, le nom de Lolita sera Lo Thi Ta.

Une amitié sincère vient de naître. Deux cultures si différentes vont se côtoyer et s’enrichir l’une de l’autre. Chaque année pendant dix ans, pour quelques jours, Lolita deviendra Lo Thi Ta…

C’est ce cheminement que nous compte l’auteure, leurs déboires, leurs joies, leurs peines, leur différence qui parfois les unit et les fait grandir.

Présentation éditeur

Un récit de vie touchant sur le passage à l’âge adulte à travers l’amitié improbable de deux jeunes filles : Lolita, ado parisienne un peu perdue, et Lo Thi Gôm, petite fille de la minorité Hmong opprimée au Vietnam.

Peut-on être amis quand tout nous sépare ? Les étapes qui construisent nos vies d’adulte

sont-elles les mêmes lorsqu’on a des existences très éloignées ? Obstacles du quotidien, premiers amours, premiers travails, rapport aux parents… Sur fond de transformation du Vietnam, deux jeunes femmes que tout sépare vont vivre une amitié de celles qui montrent que certaines questions sont universelles…

Lolita Séchan est née à Paris le 9 août 1980. Après avoir étudié tour à tour, la psychologie, le dessin, le cinéma, les lettres et la mythologie, elle part à Montréal et publie un roman pour la jeunesse, Les cendres de maman (les 400 coups, 2006). De retour en France, elle écrit Todo Loco (Mécanique Générale, 2010) avec son ami Emmanuel Grard au crayon, puis dessine son premier album BD, Marshmalone (Hélium 2010). En 2011, elle se lance dans l’écriture d’une histoire d’amitié qu’elle porte en elle depuis dix ans. Ce travail à tâtons, le temps d’apprendre le métier de dessinatrice de bande dessinée, lui prendra cinq ans. Cinq ans pour une thérapie sous forme de roman graphique. Le règne de la lenteur dans une époque pressée.

Céleste Quatorze

22 fév

Céleste Quatorze

Christine Gauthier-Bravard

Aux éditions du Ver Luisant, 243 pages

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Céleste, jeune orpheline placée chez un couple de Coussac-Bonneval, rêve d’aventures et d’indépendance. À quinze ans, elle fuit sa campagne limousine et monte à Paris rejoindre sa sœur adoptive. Pour elle c’est une nouvelle vie qui s’annonce, pleine de rebondissements…

J’ai été conquise!
Le lecteur est entraîné, happé dans cette aventure. Beaucoup de rythme et une écriture fluide, une très belle découverte!

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DÉFI LECTURE 2017, catégorie 11, roman d’un auteur auto-édité

Comment faire une danseuse avec un coquelicot

21 fév

Comment faire une danseuse avec un coquelicot

Mona Thomas

aux editions Champ Vallon, 187 pages

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De mars à juillet, Mona Thomas lit le Seigneur des Anneaux à son petit auditeur, Jacob, son fils. Au fil des pages, elle égrène cette lecture qu’elle parsème de réflexions sur le jardin, la nature. Au fil des pages, pour étayer ses réflexions, Mona Thomas évoque les auteurs qui l’ont marquée, leurs rapports avec la nature. Ici une phrase de Diderot, « il n’y a pas de mauvaises herbes seulement des herbes que l’on ne connaît pas », un peu plus loin nous croisons Lady Chatterley, Kafka, Faulkner, Montaigne. Ce petit livre est à mon avis une petite bible pour tout amateur de jardin, c’est aussi une belle invitation à la lecture partagée.

Quatrième de couverture

De mars à juillet, sous la couette et dans l’herbe, je fais la lecture à Jacob qui devient grand. Ensemble on s’attache à un livre plein de batailles et de fleurs. Nous avons hâte de le retrouver. C’est un ami. Toujours il y a eu un jardin. Des métamorphoses. L’amour et la leçon des choses. Avec le lien volubile qu’entretiennent les textes entre eux. Avec les vraies questions portant sur les savoirs essentiels. Et comment retourner un coquelicot poilu en demoiselle enchantée.

Extraits

« L’amour est un grand lecteur. Qui vous embarque vers des mondes dont vous ignoriez tout jusque là, vers des connaissances dont vous auriez parfaitement pu continuer à vous passer. L’amour vous ôte jusqu’à la possibilité de vous plaindre: vous lisez avec les yeux désormais. »

« Eugènie a eu la fin qu’un grand jardinier s’était souhaité. Dans le chapitre XX du premier livre des Essais, « Que philosopher, c’est apprendre à mourir », Montaigne nous dit: Je veux qu’on agisse, et qu’on allonge les offices de la vie tant qu’on peut, et que la mort me trouve plantant mes choux, mais nonchalant d’elle, et encore plus de mon jardin imparfait. »

Mona Thomas est née en 1952 dans les Côtes d’Armor. Écrivain, critique d’art, journaliste à Art Press, elle a publié deux romans chez Fayard (Alar et Un grand rangement). Son troisième roman, paru chez Gallimard (On irait), va être adapté au cinéma. Elle est aussi l’auteur d’un essai sur les collectionneurs d’art contemporain chez Jacqueline Chambon (Un art du secret) et de plusieurs pièces de théâtre crées et publiées dans des revues de théâtre.

Souvenir d’enfance….

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Un endroit où se cacher

21 fév

Un endroit où se cacher
Joyce Carol Oates Traducteur : Dorothee Zumstein
Aux éditions Albin Michel, collection Wiz, 300 pages

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Un roman pour adolescent sur la perte et la résilience.

Dévastée par la mort de sa mère, disparue dans un accident de voiture dont elle s’estime responsable, Jenna, quinze ans, a tout à reconstruire. Elle essaie de sortir de l’état cotonneux qui est devenu son quotidien. Jusqu’à ce qu’elle rencontre Crow, le garçon solaire qui va tout faire pour l’aider. Encore faut-il que l’adolescente blessée accepte la main tendue…

« Joyce Carol Oates aime à faire chanter la petite musique intime des adolescents en errance. Avec une grande finesse, ce roman traite de la tendance à l’autodestruction, de l’acceptation à la perte pour mieux se reconstruire. » Lire

« Peu lui importe d’écrire pour la jeunesse ou les adultes : Joyce Carol Oates est en littérature comme Jenna dans la vie, une chatte toutes griffes dehors, libre. » Télérama

À partir de 13 ans

Quatrième de couverture
Avant, j’étais une fille normale, j’avais une vie normale. Après, il y a eu l’accident. En me réveillant, j’ai tout vu en bleu. J’étais dans le coton. Un monde douillet et bleu. Mais maintenant, le bleu s’efface, le douillet s’envole. Et je suis seule à nouveau. En colère. Contre moi. Contre l’univers tout entier. Je cherche un endroit où me cacher.

 

Bienvenue au club

21 fév

Bienvenue au club

Jonathan Coe

Traduit de l’anglais par Jamila et Serge Chauvin

Aux editions Gallimard, collection Du Monde Entier, 544 pages

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La vie très ordinaire d´adolescents entre premières expériences et vie collégienne dans l’Angleterre des années 70.

Le climat politique n’est pas serein, l’IRA, les syndicats, la montée de l’extrême-droite avec l’arrivée de l’aire Tatcher qui s’annonce, leur monde est en pleine mutation. Les mouvements musicaux évoluent, les mœurs changent. La vie tranquille de cette bande d’adolescents dans cette petite ville besogneuse va être mise à ru épreuve. Le paysage du quotidien se transforme peu à peu, il faut faire des choix.

Présentation éditeur 

Imaginez ! L’Angleterre des années soixante-dix, si pittoresque, si lointaine, avec ses syndicats propères et sa mode baba cool. Une image bon enfant que viennent lézarder de sourdes menaces : tensions sociales, montée de l’extrême droite, et une guerre en Irlande du Nord qui ne veut pas dire son nom.
Mais dans ces années où le pays va basculer de l’État-providence au thatchérisme et de la musique planante au punk, Benjamin, Philip, Doug et leurs amis ont bien d’autres choses en tête : s’intégrer aux cliques et aux clubs d’un lycée archaïque, oser parler aux filles, s’affirmer comme artistes en herbe, s’échapper de Birmingham l’endormie pour des aventures londoniennes… Trop innocents pour saisir les enjeux et les intrigues qui préoccupent leurs parents. Jusqu’à ce que le monde les rattrape.
Dans ce roman foisonnant, qui comportera une suite, Jonathan Coe renoue avec la veine de Testament à l’anglaise, usant de tous les styles, entremêlant en virtuose récits et personnages, tirant d’une main experte tous les fils du destin, pour nous offrir à la fois une chronique adolescente tendre et drôle, un roman d’apprentissage nostalgique, et le tableau ample, grave et lucide d’un pays en pleine mutation.

DEFI LECTURE 2017, 11/80, n° 2: un roman faisant parti d’une duologie, « Bienvenue au club »- »Le cercle fermé « .

14-18: UNE MINUTE DE SILENCE À NOS GRANDS-PÈRES COURAGEUX

20 fév

14-18 : UNE MINUTE DE SILENCE À NOS ARRIÈRES GRANDS-PÈRES COURAGEUX
AUTEUR : THIERRY DEDIEU
ILLUSTRATEUR : THIERRY DEDIEU
EDITEUR : SEUIL JEUNESSE

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Une écriture tremblante
Un champ de bataille, un lièvre aux oreilles dressées, première double page.
Un cheval, le champ de bataille, les tranchées, deux soldats, un blanc, un noir.
Un char, le lièvre détalant.
Le champ de bataille, un corbeau.
Pas de verbe pour décrire l’horreur pressentie…
Gueules cassées… Des corbeaux.
Puis la lettre d’une femme amoureuse, inquiète.
Sublime roman jeunesse à ne pas mettre entre toutes les mains.

BRÈVE PRÉSENTATION PAR L’ÉDITEUR (Ricochet.org)
Le livre s’ouvre sur cette confidence : « Chère Adèle, il n’y a plus de mots pour décrire ce que je vis. » S’ensuit une série d’illustrations saisissantes, réalisées au pastel dans des tons sépia, dénonçant l’atrocité de la guerre, sa solitude, les peurs et angoisses qu’elle génère, ses dommages, et ses morts. À la fin de l’ouvrage, une enveloppe se trouve sur la page de garde. Elle contient une longue lettre d’Adèle, en réponse aux quelques mots de Gustave.

L’AUTEUR : THIERRY DEDIEU
Thierry Dedieu a réalisé une quarantaine d’albums au Seuil Jeunesse. Auteur prolifique, il consacre à chacun de ses livres un style très différent et une écriture ciselée. Il a reçu de nombreux prix, notamment le prix spécial Sorcières en 2010, récompensant l’ensemble de son oeuvre.

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Belle Petite Monde

20 fév

Belle Petite Monde,Histoire de poilus racontées aux enfants

Carnet original présenté par Marie Gabrielle Thierry, SOMOGY éditions d’art

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Ce carnet est un témoignage moderne, sensible et réaliste que l’artiste réalise sur le front pour sa fille Raymonde, agée de 8-10 ans et qu’il surnomme affectueusement « Belle Petite Monde ».

Un poilu, un papa constitue un carnet de souvenirs pour son enfant.

Sur la page de droite, l’artiste Raymond Fontanet dit Renefer croque le quotidien des tranchées. Ses aquarelles sont simples voir naïves, magnifiques. Sur la page de gauche, les mots qui décrivent son quotidien sont manuscrits à la plume. La guerre est présentée, c’est un fait, mais ni la violence ni la dureté de sa vie n’est reproduite. Le lecteur adulte imagine au travers de cette écriture, l’enfer vécu. Cependant la simplicité du verbe et le coup de pinceau s’adressent avant tout à une petite fille de huit ans, c’est une toute petite lecture intense. On ressent tout l’amour de ce père pour son enfant.

Quatrième de couverture
Pour sa fille de huit ans, Renefer, artiste et soldat sur le front, a raconté et dessiné la vie quotidienne des poilus. Dans les tranchées, à l’assaut ou au repos : ce carnet, fidèlement reproduit au format original, constitue un récit « de première main », pensé pour les enfants, qui garde encore aujourd’hui toute sa valeur de témoignage.

L’artiste
Renefer, Raymond Fontanet (1879-1957) est l’illustrateur de bon nombre d’ouvrages, Mon frère Yves de Pierre Loti, La vagabonde de Colette, Dix-Sept histoires de marins de Claude Farrère entre autres. Il travaille également pour les éditeurs, Flammarion en particulier. Des 1900, à Montmartre il dessine le quotidien des parisiens. Les critiques contemporains lui décernent le titre de « peintre de l’air et de l’eau » et il est placé aux côtés de Marquet et de Corot. Il est membre actif du bureau du Salon des Indépendants aux côtés de Paul Signac. Pendant la guerre, Renefer sera chargé d’établir la topographie des champs de bataille. En 1916, il est engagé dans la bataille de Verdun puis dans la bataille de la Somme. Sur le champ de bataille, il gravera des plaques de cuivre commandées par l’éditeur d’art Gaston Boutitie, ces croquis intègreront en 1918 la première édition illustrée de l’œuvre Le Feu du prix Goncourt 1916 Henri Barbusse. Il illustrera aussi Gaspard, des soldats de guerre, de René Benjamin, Goncourt 1915.
L’Association Renefer, créée en 2004, à pour objet de faire les recherches nécessaires à la redécouverte de l’œuvre de Jean Constant Raymond Fontanet dit Renefer (1879-1957).

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Mailles steek ou comment découper le tricot

17 fév

Cette methode est de plus en plus utilisée pour le montage des tricots norvégiens.

Dans un premier temps on tricote un tube avec une aiguille circulaire, représentant  la totalité du corps.

On tricote les deux manches en circulaire, on rajoute quelques rangs supplémentaires à la hauteur pour faire les finitions.

Puis on passe un fil de couleur sur les longueurs de côté  correspondant à la hauteur des manches pour marquer les emmanchures.

Faire la couture d’épaule en grafting.

À deux mailles de chaque côté du fil de couleur faire deux coutures renforcées en partant du haut puis perpendiculairement sur quatre mailles pour la base de l’emmanchure et remonter vers l’épaule, au point zigzag pas trop serré.

Couper le tricot sur le fil de couleur et coudre la manche au point zigzag  à quelques rangs du bord, le rentré de couture de manche étant plus large que celui de l’emmanchure.

Rabattre le bord de manche sur le corps et le coudre à petit point pour dissimuler la couture machine.

Le Journal de Frankie Pratt

16 fév

LE JOURNAL DE FRANKIE PRATT
Caroline Preston, traduit de l’anglais (Américain) par Katel Le Fur
Aux éditions Nil, 240 pages
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À la fois roman d’apprentissage, chef-d’oeuvre artisanal et fabuleuse machine à remonter le temps, Le Journal de Frankie Pratt est unique en son genre : le premier scrapbook littéraire. « Un délice rétro, une nouvelle forme d’art littéraire. » The Washington Post

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Cartes postales anciennes, lettres, publicités, échantillons de tissus, menus glanés chez les antiquaires ou sur internet : six cents pièces ont été nécessaires à la composition de ce scrapbook. Son héroïne, Frankie Pratt, a 18 ans en 1920 lorsque sa mère lui offre un journal. Élève prometteuse à Cornish (Nouvelle-Angleterre), la jeune fille voudrait quitter son village, découvrir l’université, et plus tard devenir écrivain, mais il lui faut renoncer au prestige du Vassar College pour aider sa mère veuve et désargentée : même avec une bourse, ces études demeurent hors de portée. Par un étrange tour du destin, les portes de la célèbre institution vont finalement s’ouvrir à elle, à la faveur de son idylle naissante avec le peu recommandable capitaine Pingree. Étudiante, Frankie croise des intellectuels et des écrivains, parmi lesquels Edna St. Vincent Millay (prix Pulitzer 1923), qui l’encourage à s’installer à Greenwich Village afin de se consacrer à l’écriture. Mais après quelques charlestons et verres de gin frelaté, les amours à New York deviennent folles, et il est temps pour elle de renouer avec ses rêves : elle embarque pour Paris. À bord du SSMauretania, Frankie se prend d’amitié pour une « vieille fille aventurière » et deux princes russes exilés – rencontre qui la conduit jusqu’à l’appartement en soupente de la librairie Shakespeare & Company tenue par Sylvia Beach, plaque tournante de la vie des écrivains et des expatriés de langue anglaise. Parmi eux, un certain James Joyce, qui travaille à son nouveau manuscrit, et un homme séduisant surgi du passé… Tandis que Lindbergh atterrit en triomphe à l’aéroport du Bourget, Frankie doit repartir vers son village natal, au chevet de sa mère atteinte d’un inquiétant rhume de poitrine. Mais même de retour à Cornish, Frankie ne saurait renoncer à sa quête de succès et d’amour…Caroline Preston est l’auteur de trois romans à succès aux États-Unis, dont Lucy efface tout, traduit en 2001 aux Éditions NiL. Le Journal de Frankie Pratt lui a été inspiré par l’amitié qui lia sa grand-mère à Sylvia Beach, la libraire et éditrice légendaire du Saint-Germain-des-Prés des années 1920. Elle travaille d’ores et déjà à son prochain scrapbook.
Mon avis
Entre parenthèse sur la première de couverture, on lit roman (graphique) estampillé 100% vintage… Et je rajouterai 100% plaisir. Ce livre a le charme désuet des photographies couleur sépia que l’on peut trouver dans une vieille boîte à chaussures ayant appartenue à nos grands-mères. Cet album est bourré de petits trésors de fonds de tiroirs. Un vrai régal!
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