Archive | août 2016

Les Oiseaux

8 août

Les Oiseaux

Tarjei Vesaas, traduit du norvégien et présenté par Régis Boyer, illustration de couverture de Gilles Chapacou

collection de l’atelier Furtif, aux éditions Plein Chant, 266 pages

les oiseaux

quatrième de couverture

Il est des choses qu’il vaut mieux ne pas approfondir ou dont mieux vaut ne pas parler. Mattis le sent obscurément,tel le fait que l’on a donné son nom et celui de sa soeur Hege aux trembles morts émergeant des sapins proches de leur maison. Ou encore que les gens l’appellent ahuri, quand ils ne se doutent pas qu’il les entend, et rechignent à lui confier un travail quelconque. Lui non plus n’aime pas en demander. il sait trop quel désarroi le saisit presque aussitôt. Mattis préfère rêver dans la forêt, écrire dans la boue un message d’amitié à un oiseau. Tout lui est signe et présage: cette bécasse qui survole son logis et qu’un chasseur tue par sa faute, ce tremble que foudroie l’orage et qui représente lui ou Hege… Que Hege meure ou cesse de s’occuper de Mattis, comment vivrait-il? L’idée chemine dans son esprit et l’obsède quand, devenu passeur sur le lac, il amène chez eux Jörgen le bûcheron. Petite âme à demi éveillée, coeur d’oiseau qui se débat dans les brumes où s’enveloppe pour lui le monde réel, Mattis en vient à forger son propre destin et c’est ce qui rend si poignante cette histoire d’un simple où Tarjei Vesaas transcrit l’inexprimable enfoui au fond des êtres.

L’auteur

Issu d’une famille de paysans norvégiens, Tarjei Vesaas est né en 1897. Après l’école primaire, il travaille avec son père mais commence très tôt à écrire. Il publie son premier roman à 26 ans. Des bourses lui permettent de voyager à l’étranger. Quand il revient en Norvège, c’est pour vivre dans son district natal et se consacrer à son oeuvre littéraire. Du romantisme, après une période réaliste, il a évolué vers le symbolisme. Les oiseaux appartiennent à cette dernière période. Disparu en 1970, Tarjei Vesaas est considéré comme l’un des plus grands écrivains norvégiens.

 

 

Spécial J O

5 août

Spiridon Superstar

Philippe Jaenada auteur, Christian De Metter illustrateur

Collection Incipit aux éditions Prisma et Steinkis Groupe, 179 pages

Incipit est une « Collection qui propose à de grands écrivains de redonner vie à une première fois historique et d’en faire un objet littéraire personnel. » FB Incipit

Ce soir, cérémonie d’ouverture des J O de Rio, j’entame la lecture de « Spiridon Superstar » de Philippe Jaenada. Une lecture très agréable.

C’est avec beaucoup d’humour que l’auteur revient sur la petite histoire des premiers Jeux Olympiques modernes avec le Marathon pour fil rouge, l’évolution des jeux, le nombre des épreuves de la Grèce Antique à ces toutes nouvelles olympiades, le rôle tenu par Coubertin, la place de la gente féminine au cours des siècles…

Sans aucun doute, je vais suivre cette collection… de petites histoires qui contribuent à l’histoire de notre monde contemporain, avec au catalogue, l’histoire de:

- la première femme de l’académie française L’ancien régime de François Bégaudeau

- du premier festival de Cannes Un ruban de rêve de Gonzague Saint Bris

- le premier malade du sida Patient zéro de Philippe Besson

- le premier bikini Deux-pièces d’Eliette Abécassis

- les premiers congés payés Les délices de 36 de Nicolas Rey

 

spiridon superstar

Quatrième de couverture

Ce vendredi 10 avril 1896, les premiers Jeux Olympiques de l’histoire moderne sont sur le point de se terminer.

Les grecs n’ont encore remporté aucune médaille. Et c’est aujourd’hui la dernière épreuve: celle du marathon. Spiridon Louis est là, tenant à la main la belle paire de chaussures neuves que plusieurs habitants de Maroussi se sont cotisés pour lui offrir, et se demandant sans doute un peu, timidement, ce qu’il est venu faire dans cette galère…

 

Extrait:

… »Quatorze olympiades plus tard, en 720, le fougueux Orsippos de Mégare mouline tellement des pinceaux pendant la course qu’il en perd son pagne à mi-chemin. Têtu et déchaîné, il termine tout de même le parcours la pudeur au vent, et l’emporte. En son honneur, on décide que les athlètes concourront désormais entièrement nus. Ils se recouvrent tout de même le corps d’huile d’olive et de sable pour se protéger la peau, mais ça doit malgré tout valoir son pesant de raisins secs, comme spectacle »…

 

 

Laver les ombres

5 août

Laver les ombres

Jeanne Benameur

Actes Sud, 158 pages

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Quatrième de couverture

Lea danse, jetée à corps perdu dans la perfection du mouvement ; la maîtrise du moindre muscle est sa nécessité absolue. Lea aime, mais elle est un champ de mines, incapable de s’abandonner à Bruno, peintre de l’immobile. En pleine tempête, elle part vers l’océan retrouver sa mère dans la maison de l’enfance.
Il faut bien en avoir le coeur net.
C’est à Naples, pendant la guerre, qu’un “bel ami” français promet le mariage à une jeune fille de seize ans et vend son corps dans une maison close. C’est en France qu’il faudra taire la douleur, aimer l’enfant inespérée, vivre un semblant d’apaisement au bord du précipice.
En tableaux qui alternent présent et passé, peu à peu se dénouent les entraves dont le corps maternel porte les stigmates.
Dans une langue retenue et vibrante, Jeanne Benameur chorégraphie les mystères de la transmission et la fervente assomption des mots qui délivrent.
Jeanne Benameur vit entre Paris et La Rochelle. Elle consacre l’essentiel de son temps à la littérature et à sa transmission. Elle a publié des romans aux éditions Denoël, dont Présent ? (2006), Les Reliques (2005), Les Mains libres (2004), Ça t’apprendra à vivre (2003) et Les Demeurées (2000). Elle écrit également pour la jeunesse, essentiellement chez Thierry Magnier.

Mon avis

Des mots, des mots simples, des images épurées pour conter l’histoire de ces deux femmes, la mère, la fille. Deux corps qui cherchent leurs vibrations, leurs résonances au monde.

Il faut trouver le souffle pour lire les mots, les imaginer vibrer, danser pour s’impreigner de l’intimité de ces deux histoires parallèles jusqu’à la reconstruction du lien.

Une lecture dans l’émotion du geste.

La première de couverture

Paul-Élie Ranson, peintre et cartonnier de tapisseries.

Né le 29 mars 1861 à Limoges, de Louis Casimir Ranson, négociant et de Jeanne Emilie Maquart.

Mort à Paris en 1909

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Et pour aller plus loin

« L’enfance (ou les plages du temps) » – Spectacle de Karine Saporta d’après le roman de Jeanne Benameur « Laver les ombres »

Spectacle chorégraphique et littéraire.

Avec la participation exceptionnelle de Thérèse Clerc et de la Maison des Babayagas de Montreuil – Théâtre Berthelot – Montreuil les 9 et 10 avril 2015 à 20h 30 et le 11 avril 2015 à 17h00

 

Issu d’une rencontre entre la romancière Jeanne Benameur et la chorégraphe Karine Saporta, le spectacle « L’enfance (ou les plages du temps) » met en scène la révélation d’une mère à sa fille. L’objet en est un secret longuement gardé.
Dans ce spectacle construit comme un thriller psychologique, l’oeuvre littéraire et l’oeuvre chorégraphique se répondent avec une grande intensité. Karine, la chorégraphe et Léa, l’héroïne de « Laver les ombres » finissent par se confondre authentiquement. C’est cette identification de l’une à l’autre qui crée le vertige… la magie envoûtante d’une mise en scène indéfinissable.

Moura la mémoire incendiée

3 août

Moura la mémoire incendiée

Alexandra Lapierre, roman, éditions Flammarion, 736 pages

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Présentation éditeur

Adorée par ceux qu’elle aima, honnie par ceux qui la jugèrent insaisissable, Moura a bien existé. Dans les tourmentes de la révolution bolchevique, d’une guerre à l’autre, Moura a traversé mille mondes. Aristocrate d’origine russe, elle s’est appelée Maria Zakrevskaïa, Madame Benckendorff, la Baronne Budberg… Elle a été la passion d’un agent secret britannique, la muse de Maxime Gorki, la compagne de H.G. Wells et l’égérie de l’intelligentsia londonienne. Elle a côtoyé tous les grands du XXe siècle, le Tsar, Staline, Churchill, de Gaulle.

Les uns chantèrent son courage, sa chaleur et sa fidélité. Les autres dénoncèrent ses mensonges. Tous s’entendirent néanmoins sur un point : Moura incarna la Vie. La vie à tout prix.

Sur les traces de son héroïne, Alexandra Lapierre a fouillé les bibliothèques du monde entier durant trois ans. Elle s’est glissée dans les contradictions de son personnage pour brosser un magnifique portrait de femme. Son talent romanesque, son regard à la fois lucide et bienveillant font revivre une multitude de figures captivantes, qui viennent éclairer des pans de la grande Histoire.

Mon avis

Installée dans la vie de Moura, je n’ai pu la quitter qu’à regret à la dernière page, en refermer ce livre. Sans aucun doute, cette femme va m’accompagner quelques temps… Quel destin incroyable !

L’auteure nous transporte dans un tourbillon, les deux guerres, la révolution russe.

Une lecture intense et, très prenante.

Un très, très gros coup de cœur ! Merci !

La première de couverture

La première de couverture est un détail de l’oeuvre de Gustav Klimt « Jeune femme au manchon », une huile sur toile peinte en 1916-1917

jeune femme au manchon

Gustav Klimt, né le 14 juillet 1862 à Baumgarten près de Vienne, mort le 6 février 1918 à Vienne, est un peintre symbolisteautrichien, et l’un des membres les plus en vue du mouvement Art nouveau et de la Sécession de Vienne. Peintre de compositions à personnages, sujets allégoriques, figures, nus, portraits, paysages, dessinateur, décorateur, peintre de cartons de tapisseries, cartons de mosaïquescéramistelithographe. (wikipedia)

rosier sous les arbres

 

Rosiers sous les arbres, atribué au musée d’Orsay en 1980, huile sur toile.

Le portrait de femme est un travail récurent dans l’oeuvre de Klimt:

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Mais pas que…

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Malheur, Ma Pile à Lire !

1 août

Malheur, Ma Pile à Lire !

les fantastiques livres volants

Allez, je me jette à l’eau… je note ma PAL et je commence par la lettre…

A

- Amicis de, Edmondo : la tentation de la bicyclette ; Il fallait l’inventer!

- Ali, Monica : En cuisine

- Aspe, Pieter : Le carré de la vengeance

B

- Banks, Russell : Sous le règne de Bone

- Barnes, Julian : Le perroquet de Flaubert ; England, England

- Berberova, Nina : Le laquais et la putain

- Benameur, Jeanne :  Présent ? 

- Brissa, Geneviève et Desarthe, Agnès : La double vie de Virginia Woolf

- Bresner, Lisa : Vingt-trois délices - 2 x 13 à la douzaine

- Brekke, Jorgen : Le livre de Johannes

- Bucher, André : Déneiger le ciel - Paroles de plumes

- Bussi, Michel : Ne lâche pas ma main

C

- Calvino, Italo : Le baron perché ;Si par une nuit d’été un voyageur

- Charles-Roux, Edmonde : Elle, Adrienne

- Charras, Pierre : Dix-neuf seconde

- Christie, Agatha : Cinq heures vingt-cinq - 2 x 13 à la douzaine

- Claudel, Philippe : Le rapport de Brodeck

- Cossé, Laurence :  Au Bon Roman

D

- Damas, Geneviève :  Si tu passes la rivière

- Damasio, Alain : La Horde du Contrevent

- Davidsen, Leif :  À la recherche d’Hemingway

- Desarthe, Agnès : Le remplaçant

- Dugain, Marc : L’emprise

E

- Echenoz, Jean : Les Grandes blondes

- Enquist, Anna : Les porteurs de glace ; Le secret

- Erdrich, Louise : La Chorale des maîtres bouchers

F

- Figiel, Sia : La petite fille dans le cercle de la lune ; L’île sous la lune

- Fine, Anne : Journal d’un chat assassin - Jeunesse

- Fignolé, Jean-Claude :  Une heure pour l’éternité

- Follett, Ken : La Marque de Windfield

- Forest, Philippe : Sarinagara

- Fournier, Jean-Louis :  Où on va, papa ?

G

- Gaudé, Laurent : Cris – La der’ des ders’

- George, Elizabeth : Une douce vengeance

- Giacometti, Eric & Ravenne, Jacques : Le Rituel de l’Ombre

- Goby, Valentine : La note sensible

- Gogol : Nouvelles de Petersbourg

-Gutman, Colas : Les vingt-cinq vies de Sandra Bullot - Jeunesse – 2 x 13 à la douzaine

H

- Heller, Peter :  La constellation du chien

- Hustvedt, Siri : Un été sans les hommes

J

- James, Henry : Les Bostoniennes

- Jean, raymond : La leçon d’écriture - Roman au coeur du roman

-Jepsen, Erling :  L’art de pleurer en choeur

K

- Kalouaz, Ahmed : Une étoile aux cheveux noirs

- Kemal, Yachar : La tempête des gazelles Une histoire d’île

- Koch, Herman : Le Dîner

- Koestler, Arthur : Le zéro et l’infini

- Kostova, Elizabeth : L’historienne et Drakula

- Krauss, Nicole : La grande maison - Paroles de plumes

L

- Laroui, Fouad : Une année chez les français

- Laval, Martine : Quinze kilomètre trois

- Leon, Donna : L’inconnu du Grand Canal

- Loevenbruck, Henri :  Le testament des siècles

- Lévi, Marc : Sept jours pour une éternité

- Lévy-Kuentz, Stéphan : Du même auteur -  Roman au cœur du roman

- Lessing, Doris : Le Carnet d’or

- Llosa, Vargas : Qui a tué Palomino Molero

- Lodge, david : Un tout petit monde ; L’auteur ! l’auteur !

- Lovitt, Zane : La promesse de minuit

M

- Mabanckou, Alain : Demain j’aurai vingt ans

- Makine, Andreï :  Le testament français

- Mankell, Henning : La cinquieme femme

- Mary, Chloé : Dix-sept ans

- McCarthy, Cormac : La route

- McEwan, Ian : Expiation

- Messud, Claire : Les enfants de l’empereur

- Meyer, Deon :  Les soldats de l’aube ; 13 heure

-Mills, Magnus : 3 pour voir le roi

- Moore, Edward Kelsey :  Les suprêmes

- Murakamin Haruki : Les amants du Spoutnik

- Mwanzan Mujila Fiston : Tram 83

N

- Nafasin Azar : Lire Lolita à Téhéran

- Némirovsky, Irène : Les vierges et autres nouvelles

- Nothombn Amélie : Les Combustibles

P

- Paasilinna, Aarto : Petits suicides entre amis

- Péju, Pierre : La petite Chartreuse

- Perez-Reverte, Arturo : Club Dumas – Roman au cœur du roman

- Poulin, Jacques :  La tournée d’automne

- Pujade-Renaud, Claude : Belle mère ; Un si jolie petit livre ; Vous êtes toute seule ?

O

Oates, Joyce Carol alias Smith, Rosamond :  Le ravin 

Q

- Quick, Matthew : Saisis ta chance, Bartholomew Neil

R

- Régnier, Michel :  Seize tableaux du mont Sakurajima

- Reichart, Elisabeth : Viens, traverse le lac

- Rooke, Leon : En chute libre

- Rosnay de, Tatiana : Elle s’appelait Sarah

- Ruiz Zafòn, Carlos : Le jeu de l’ange

- Ruy-Sanchez, Alberto : Les lèvres de l’eau ; Les visages de l’air ; La peau de pierre

S

- Salager, Annie : La muette et la prune d’ente

- Schlink, Bernhard : Le liseur

- Shriver, Lionel : Tout ça pour quoi

- Sijie, Dai : Balzac et la petite tailleuse chinoise – Roman au cœur du roman

- Smith, Patti : Just kids

- Spark, Muriel : Les Consolateurs, Memento Mori

- Spragg, Mark : une vie inachevée

- Steeman, S. A. : L’assassin habite au 21 - 2 x 13 à la douzaine

T

- Thubron, Colin : En Sibérie

- Trevisan, Vitaliano : Le pont Un effondrement

- Trevor, William : En lisant Toyrgueniev

V

- Valdés, Zoé : L’éternité de l’instant

W

- Watson, Larry : montana 1948 – L’Amérique dans tous ses Etats

- Wharton, Edith :  Les New-Yorkaises

- Wentworth, Patricia : Les huit émeraudes –  2 x 13 à la douzaine

- Wyld, Evie : Après le feu, un murmure doux et léger

Z

-Zalotoukha, Valery :  Le musulman

- Zusak, Markus : Le messager

 

Le chagrin des vivants

1 août

Le chagrin des vivants de Anna Hope, traduit de l’anglais par Elodie Leplat

aux éditions Gallimard, collection « du monde entier », 400 pages

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Présentation éditeur

Durant les cinq premiers jours de novembre 1920, l’Angleterre attend l’arrivée du Soldat inconnu, rapatrié depuis la France. Alors que le pays est en deuil et que tant d’hommes ont disparu, cette cérémonie d’hommage est bien plus qu’un simple symbole, elle recueille la peine d’une nation entière.
À Londres, trois femmes vont vivre ces journées à leur manière. Evelyn, dont le fiancé a été tué et qui travaille au bureau des pensions de l’armée ; Ada, qui ne cesse d’apercevoir son fils pourtant tombé au front ; et Hettie, qui accompagne tous les soirs d’anciens soldats sur la piste du Hammer-smith Palais pour six pence la danse.
Dans une ville peuplée d’hommes incapables de retrouver leur place au sein d’une société qui ne les comprend pas, rongés par les horreurs vécues, souvent mutiques, ces femmes cherchent l’équilibre entre la mémoire et la vie. Et lorsque les langues se délient, les cœurs s’apaisent.

«Les magnifiques portraits de trois Londoniennes aux prises avec les spectres des absents, dans la paix meurtrie de l’après Première Guerre mondiale.»
Gilles Heuré, Télérama

«Le chagrin des vivants ausculte avec justesse l’âme endolorie des survivants et des survivantes que le souvenir des morts empêche de vivre.»
Astrid de Larminat, Le Figaro Littéraire

«Empreinte de la gravité du deuil, mais fouettée par l’urgence de recommencer à vivre, la prose habitée d’Anna Hope épouse les battements de coeur, la fumée des cigarettes, les notes de jazz qui réveillent les corps.»
Jeanne de Ménibus, Elle

«La prose d’Anna Hope est si subtile et son intrigue si bien menée qu’il est difficile de croire qu’il s’agit d’un premier roman.»
The Guardian

«Hope transcende le thème de la haute société et s’attache à des femmes de différentes classes sociales, toutes liées par leur réticence à dire adieu au monde que la guerre a fait voler en éclat.»
The New York Times

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Du-monde-entier/Le-chagrin-des-vivants

Mon avis

Un roman très émouvant qui balaie d’un oeil nouveau cette période difficile.

Dimanche 7 novembre 1920, J – 5, Albert, une petite ville de la Somme, le décompte journalier jusqu’au dernier hommage… l’hommage ultime aux morts de la Der des der. Le portrait de trois femmes dans ces instants douloureux, ces cinq jours qui vont les conduire jusqu’au cénotaphe, qui deviendra la dernière demeure de ce soldat, inconnu, The Unknown Warrior, leurs derniers cris, leurs dernières larmes afin de pouvoir faire leur deuil après ces années d’errance, le chagrin des vivants, simplement garder la trace de ces vies détruites et pouvoir se reconstruire.

 

 

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