Archive | juillet 2016

Fannie et Freddie

29 juil

Fannie et Freddie suivi de « Ceux qui construisent les bateaux ne les prennent pas »
Marcus Malte
Editions Zulma, 156 pages.

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Résumé éditeur
New York. L’énorme escroquerie des subprimes a conduit à la ruine des millions de ménages modestes endettés à mort, comme les parents de Fannie, vieux couple d’ouvriers rêvant d’accéder à la propriété. Fannie, surnommée Minerve par ses collègues parce que son buste tout entier pivote quand on l’interpelle. Fannie, dont personne ne se doute que sa raideur masque une effrayante coquetterie pour dissimuler un œil de verre. Cachant l’âme d’un cyclope solitaire, cette Minerve borgne n’en est pas moins femme. Au volant de sa vieille Toyota, elle traverse l’Hudson et se dirige vers la pointe fortunée de Manhattan, l’esprit vide, des sortes de rêves plein le cœur… « Le trajet dure une quarantaine de minutes, au terme duquel elle pénètre dans un parking couvert au 45, Wall Street. Elle monte jusqu’au sixième niveau, le dernier, et parcourt les allées au ralenti jusqu’à ce qu’elle ait repéré ce qu’elle cherche : un coupé Mercedes gris métallisé. »
L’auteur de l’inoubliable Garden of Love use d’un style percutant, d’une justesse implacable, pour parler de la vraie vie dans un monde d’une tranquille inhumanité, qu’on dirait inventé pour terrasser l’individu au profit d’une coalition perverse de spéculateurs et d’exploiteurs de tout acabit. C’est ce qui ressort de Fannie et Freddie, récit d’une vengeance à couper le souffle, comme seuls la folie et le désespoir savent en fomenter.

En deux mots: drame intime
Ces deux nouvelles nous révèlent les drames intimes subis par ces familles victimes de l’acharnement financier et la désindustrialisation

La bibliothèque des cœurs cabossés

29 juil

La Bibliothèque des cœurs cabossés
KATARINA BIVALD
Traduit du suédois par Carine Bruy
Aux éditions Denoël, 496 pages, emprunt médiathèque

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Présentation de l’éditeur
Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l’Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine.
Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis – et pas uniquement les personnages de ses romans préférés –, qui l’aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance.
Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel…

En deux mots: Romance – Bibliographie

Sara, jeune suédoise est invitée chez feu Amy, vieille dame de l’Iowa, toutes deux passionnées de romans. Tout le village est réuni chez la défunte pour un dernier hommage lorsque Sara débarque avec sa valise et treize romans…
Après « 84, Charing Cross Road », « Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates » ce roman est un bel hommage aux livres et aux lecteurs. La bibliographie est impressionnante, une liste de quelques auteurs cités
« Millenium » de Stieg Larson, « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » de Harper Lee, « Une jeune fille démodée » de Louisa May Alcott, « Les quatre filles du docteur March », Terry Pratchett,  » Gagner l’autre rive » de Ulla Carin Linqvist, Liza Marklund, « Hamilton » de Jan Guillou, Camilla Läckberg, « Péché mortel » de Laurie Breton, « La couleur des sentiments » de Kathryn Stockett, Jane Austen « Dewey le chat de bibliothèque », « L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux » de Nicholas Evans, « Beignets de tomates vertes » de Fanny Flagg, Marian Keyse, « Eragon », « 84, Charing Cross Road » de Helen Hanff, « Bridget Johns » de Helen Fielding,

Retour à Whitechapel

29 juil

RETOUR À WHITECHAPEL
La véritable histoire de Jack L’Éventreur
Michel Moatti
Aux éditions Hervé Chopin, 352 pages.

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Quatrième de couverture
Automne 1941, Amelia Pritlowe est infirmière au London Hospital et tente de survivre aux bombardements de l’armée allemande. Lorsqu’elle reçoit la lettre posthume de son père, elle n’imagine pas qu’elle va devoir affronter un cataclysme personnel tout aussi dévastateur. Sa mère n’est pas morte d’une maladie pulmonaire comme elle l’a toujours cru. Sa mère, Mary Jane Kelly, a été la dernière victime de Jack l’Éventreur. Elle avait deux ans.
Mue par une incommensurable soif de vengeance, l’infirmière va se lancer dans une traque acharnée. Elle intègre anonymement la société savante d’experts « ripperologues », la Filebox Society, et va reprendre l’enquête depuis le début, reconstituer les dernières semaines de la vie de sa mère, suivre toutes les pistes et accepter tous les sacrifices pour retrouver celui qui reste encore aujourd’hui une énigme.

En deux mots: Enquête – Bas-fonds

Cette enquête très documentée nous transporte à l’époque victorienne et parallèlement dans le Londres de la seconde guerre mondiale durant le « blitz ».
La construction de ce roman est particulière. Chaque feuillet extrait des carnets d’Amelia Pritlowe trouve sa résonance dans un récit très documenté sur l’instruction des meurtres commis par Jack l’éventreur. Au fil de l’histoire l’auteur dévoile sa théorie sur ce personnage énigmatique.
Pour le côté historique, l’ambiance sombre des bas-fonds Londoniens est au rendez-vous, quand aux amateurs de polar et serial killer, ils seront servis avec une enquête pointilleuse.
Un très bon roman !

Les Huit coups de l’horloge

29 juil

Les huit coups de l’horloge
Maurice Leblanc
Policier / Thriller, édition originale Le Livre de Poche, 320 pages

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Résumé éditeur
L’un des événements les plus incompréhensibles de l’époque qui précéda la guerre fut ce qu’on appela l’affaire de la Dame à la Hache. La solution n’en fut pas connue, et elle ne l’eût jamais été si les circonstances n’avaient pas obligé le prince Rénine – devons-nous dire Arsène Lupin ? – à s’en occuper, et si nous n’en pouvions donner aujourd’hui, d’après ses confidences, le récit authentique…
Le mobile ? Les cinq femmes avaient été entièrement dépouillées de leurs bijoux, porte-monnaie et objets de valeur. Mais on pouvait aussi bien attribuer le vol à des maraudeurs et à des passants, puisque les cadavres gisaient dans des endroits déserts. Devait-on supposer l’exécution d’une vengeance, ou bien d’un plan destiné à éliminer des individus ayant un lien entre eux, susceptibles, par exemple, de bénéficier d’un héritage ?

 

Présentation Wikipedia
Les Huit Coups de l’horloge est un recueil de 6 nouvelles et deux textes d’encadrement de Maurice Leblanc, mettant en scène les aventures d’Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur.

La publication des nouvelles de ce recueil commence en décembre 1922 dans le périodique l’Excelsior. Le recueil paraît en librairie en août 1923.

Les huit textes de ce recueil ont un fil directeur. Pour distraire et séduire une jeune femme, Hortense Daniel, Arsène Lupin, sous l’identité du prince Serge Rénine, va s’attacher à résoudre huit énigmes en sa compagnie. Travaillant avec, pour ou contre la police, Lupin s’abstient de voler dans ces nouvelles.

L’utilisation du chiffre 8 est poussée à son paroxysme dans la nouvelle La Dame à la hache.

La première nouvelle, « Au sommet de la tour », sert d’introduction aux suivantes. À la fin de cette aventure, l’auteur justifie la trame de son recueil de la façon suivante: « Eh bien, voilà. Aujourd’hui, jour de la première aventure, l’horloge de Halingre a sonné huit coups. Voulez-vous que nous acceptions l’arrêt qu’elle a rendu, et que sept fois encore, dans un délai de trois mois, par exemple, nous poursuivions ensemble de belles entreprises ? Et voulez-vous qu’à la huitième fois vous soyez tenue de m’accorder ?… » [...] Il se tut. Il regardait les jolies lèvres qu’il voulait demander comme récompense, et il fut tellement sûr que la jeune femme avait compris, qu’il jugea inutile de parler de façon plus claire. »

En deux mots : Désuet -Finesse
Huit nouvelles composent ce roman.
La première « Au sommet de la tour » nous présente les deux personnages principaux et permet à l’auteur de justifier la trame de sont roman composé de sept autres aventures aussi diverses que surprenantes:
La Carafe d’eau
Thérèse et Germaine
Le Film révélateur
Le Cas de Jean-Louis
La Dame à la hache
Des pas sur la neige
Au Dieu Mercure, conclusion qui clôt le roman.

Ce roman policier du début du siècle dernier est construit de manière étonnante et très habile. Pour l’apprécier à sa juste valeur il faut en accepter son écriture que l’on qualifierait aujourd’hui d’un peu « vieillotte ».
Un très bon moment de lecture.

Le bizarre incident du chien pendant la nuit

29 juil

LE BIZARRE INCIDENT DU CHIEN PENDANT LA NUIT
Mark HADDON
Traduit par Odile DEMANGE
Nil éditions, 304 pages

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Présentation
«Un écrivain empreint de sagesse et d’humour noir, doué d’une rare qualité de compassion. Un succès sans précédent.» Ian McEwan

Christopher Boone a quinze ans. Il possède une intelligence et une logique imparables; il aime les listes, les plans et la vérité et c’est un fan de Sherlock Holmes, mais il n’est jamais allé plus loin que le bout de sa rue tout seul. Il réussit des exercices de mathématiques très difficiles et comprend la théorie de la relativité. Ce qu’il ne comprend pas, ce sont les autres êtres humains. À part Siobhan, qui le suit à l’école et l’aide à écrire ce roman policier, son père, qui connaît ses troubles comportementaux, et sa mère, décédée il y a deux ans, les autres sont pour lui des étrangers… Lorsqu’il découvre le chien de sa voisine transpercé d’une fourche, Christopher décide de retrouver le meurtrier. Mais son enquête va bouleverser le délicat équilibre de l’univers qu’il s’était construit: sa mère n’est pas morte, elle est partie vivre à Londres avec le mari de la voisine; son père lui a menti. L’univers de Christopher se fissure. L’enquête alerte, truffée d’inventions et de tendre drôlerie, révèle alors d’immenses réservoirs de souffrance et de courage chez le jeune garçon qui, magnifiquement obstiné, poursuit son but coûte que coûte.

Un premier roman drôle, inattendu, délicatement et profondément émouvant, pour des lecteurs de 7 à 77 ans.

En deux mots: Émotions – Singulier

Christopher est un enfant singulier, unique en son genre, fasciné par les maths et la physique. Dans son univers tout est question de chiffres et nombres premiers jusqu’au jour où ses certitudes volent en éclats. Il est contraint d’ajuster ses variables mathématiques pour qu’elles collent à nouveau à sa réalité. Un très bon moment de lecture.

Petits jeux mathématiques extraits du roman:

Problème n°1: aller le plus loin possible dans l’énumération des nombres premiers…

Problème n°2: « Les soldats de Conway »
Imaginer un échiquier infini… séparé en deux par une ligne horizontale, toutes les cases noires sont en dessous de cette ligne, les cases blanches au dessus… Vous visualisez? Bien, maintenant le but du jeu est d’intervertir les cases, de faire remonter les cases noires au dessus de la lignes horizontale. À partir de quel rang au dessus de la ligne horizontale va-t-on être bloqué?

Problème n°3: « Le problème de Monty Hall »
Lors d’un jeu télévisé (Let’s Make a Deal!), le présentateur (Monty Hall) montrait trois portes fermées au candidat et affirmait que derrière l’une d’entre-elles se cachait un cadeau (une voiture) et qu’il suffisait d’indiquer la bonne porte pour gagner.

1. – En supposant que l’emplacement du cadeau a été choisi au hasard, le candidat a une chance sur trois de désigner la bonne porte.
Pour l’instant on n’ouvre pas cette porte.

2. – Ensuite le présentateur ouvre l’une des deux portes autre que celle qui a été choisie et autre que celle qui cache la voiture.

3. – Le candidat a le choix entre maintenir son premier choix ou le modifier. Que lui conseillez-vous de faire ?

Problème n°4: a=1, b=2, c=3 …. Z=26.
But du jeu, associer chaque mot à la somme des lettres qui lui correspond…

Maudit karma

29 juil

Maudit karma / roman
De David Safier
Traduit de l’allemand par Catherine Barret
A Vue D’ Oeil 16-17, 430 pages

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Quatrième de couverture

Animatrice de talk-show, Kim Lange est au sommet de sa gloire quand elle est écrasée par une météorite. Dans l’au-delà, elle apprend qu’elle a accumulé beaucoup trop de mauvais karma au cours de son existence. Non seulement elle a négligé sa fille et trompé son mari, mais elle a rendu la vie impossible à son entourage. Pour sa punition, Kim se réincarne en fourmi. Et le pire reste à venir: de ses minuscules yeux d’insecte, elle voit une autre femme la remplacer auprès de sa famille. Elle doit au plus vite remonter l’échelle des réincarnations. Mais, de fourmi à bipède, le chemin est long. Kim devra surmonter bien des obstacles… et, au passage, revoir la plupart de ses conceptions sur l’existence !
Tour à tour incisif, léger et émouvant, Maudit Karma est un roman jubilatoire.

 

Lecture détente… Une journaliste réputée qui s’acoquine avec Casanova pour remonter l’échelle de la réincarnation, l’idée est originale et amusante pour un petit moment de détente !

Bonita Avenue

29 juil

Bonita Avenue
de Peter Buwald, traduit du Néerlandais (Pays-Bas) par Arlette Ounanian
aux éditions Actes Sud, 508 pages

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Quatrième de couverture
Recteur d’une des plus grandes universités des Pays-Bas, Sigérius est un homme bien sous tous rapports, grand mathématicien et grand sportif, ancien champion de judo. À cinquante ans, il est pressenti pour devenir ministre de l’Éducation et entrer dans le cercle étroit du pouvoir. Chef heureux d’une famille recomposée, Sigérius a élevé les deux filles de sa seconde épouse. L’aînée, Joni, est une jeune femme brillante dont il est fier.
Compagne d’un photographe prénommé Aaron, Joni a mis au point un système pour booster en secret son ascension sociale. Mais c’est compter sans la libido paternelle : chaque nuit, Sigérius rejoint sur le Web quelques créatures de rêve. Ainsi découvre-t-il une beauté ravageuse, dont l’élégance suggestive lui rappelle étrangement… sa fille Joni.
Après vérification, la belle alanguie sur l’écran de ses nuits est bien Joni, laquelle évolue sur un site pornographique dont elle est l’unique propriétaire, une entreprise qui nourrit l’ambition dévorante de la jeune femme.
Ce premier roman est digne des plus grands textes de la littérature noire d’aujourd’hui. Milieu du sexe et puissance planétaire du Web, violence extrême de l’image et destruction de toute morale : l’histoire de cette jeune femme d’affaires met en scène de façon grandiose la perversité de notre époque. Dans un monde où personne n’est ce qu’il paraît être, où le scintillement des écrans cache un magma de pulsions et de vice, l’irruption de la vérité provoque une monstrueuse explosion qui propulse les individus sur l’orbite de destins incontrôlés.

L’auteur
Peter Buwald est né en 1971. Après avoir été journaliste et rédacteur dans une maison d’édition, il se consacre aujourd’hui à l’écriture. Bonita Avenue a remporté un immense succès aux Pays-Bas. Il est en cours de traduction dans de nombreux pays européens ainsi qu’aux Etats-Unis.

La petite fille de Monsieur Linh

29 juil

La petite fille de Monsieur Linh
Philippe Claudel
Le Livre de Poche, 192 pages

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Résumé éditeur
C’est un vieil homme debout à l’arrière d’un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise.
Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul désormais à savoir qu’il s’appelle ainsi.
Debout à la poupe du bateau, il voit s’éloigner son pays, celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l’enfant dort.
Le pays s’éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Linh le regarde disparaître à l’horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnette.

Mon avis en deux mots: Exil – Amitié
Les mots sont exprimés avec concision, les choses se disent simplement. M. Linh est un homme âgé vivant dans le souvenir de sa terre et de sa famille. C’est un homme en exil entre rêve et réalité. Son chemin a croisé celui d’un autre vieil homme solitaire. Ils se sont rencontrés sur un banc et se sont reconnus. Ce court roman se lit comme un conte pour grands enfants où l’amitié, la vieillesse et la mort sont intimement liées.

Les rues d’hier

28 juil

J’ai lu « Les rues d’hier » de Silvia Tennenbaum, auteure d’origine allemande née en 1928. Cette saga a été publiée pour la première fois en 1981 et éditée cette année en français par Gallimard, collection « Du monde entier », collection que j’affectionne tout particulièrement (Rabi Jaber « Amerika », Claire Messud « La femme d’en haut », Chimamanda Ngozi Adichie « Autour de ton cou », pour ces quelques titres que me viennent à l’esprit, « Miniaturiste » de Jessie Burton).

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Les rues d’hier de Silvia Tennenbaum, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Colin Reingewitz

Editions Gallimard, collection « du monde entier », 620 pages

Quatrième de couverture

Moritz Wertheim dirige une entreprise prospère de textile qu’il lèguera bientôt à ses fils, et notamment à Eduard, le plus jeune de la fratrie, tout juste rentré des États-Unis. C’est avec sérénité que les Wertheim entament ce XXe siècle plein de promesses aux côtés de leurs concitoyens. Ils forment une famille juive parfaitement assimilée qui participe à la vie économique allemande, qui célèbre Noël, qui est prête à tout pour défendre l’Empire à l’image d’Eduard qui s’engage dans l’armée au moment où la Grande Guerre est déclarée.
Mais avec la défaite qui s’ensuit et la crise qui gagne tout le pays, la tension est à présent palpable dans les rues de Francfort. Les premières lois antijuives sont votées, la montée de l’antisémitisme pousse certains membres de la famille Wertheim à partir. Eduard se rend en Suisse, son frère Jacob aux Pays-Bas, leurs neveux et nièces aux États-Unis ou encore en Palestine. Puis c’est la Seconde Guerre mondiale qui éclate et qui conduit plusieurs membres de la famille vers la mort, laissant les survivants terrassés par la découverte de ce que leur pays avait fait aux leurs.
En multipliant les regards et les sensibilités de ces fabuleux personnages qui peuplent sa saga familiale, Silvia Tennenbaum dépeint avec justesse la complexité de l’histoire de la bourgeoisie juive allemande. Son rapport particulier à la religion, au patriotisme, mais également son rôle dans les grandes idéologies de l’époque : le nationalisme, le communisme et le sionisme. L’auteur nous entraîne tout au long de ces vies qui composent une émouvante fresque de la première moitié du XXe siècle.

L’auteure

Silvia Tennebaum est née à Francfort et part s’installer avec sa famille aux Etats-Unis en 1938. Aprés des études d’histoire de l’art à Columbia University, elle travaille comme critique d’art avant de débuter son oeuvrede fiction. « Les rues d’hier » a été publié pour la première fois en 1981 et a été récemment redécouvert avec succés par le public allemand.

Mon avis

Saga familiale monumentale, l’arbre généalogique de la famille Wertheim-Sünsskind » se déroule tout au long de ces huit chapitres de l’année 1903 à 1945. Cette famille juive allemande a traversé les deux guerres, fervents patriotes en 14-18, ils sont rejetés en 1938, déportés…

C’est une famille richissime et insouciante, tous amateurs d’art et d’opéra. Au fil des ans, le déclin se profile, l’antisémitisme monte et le nazisme atteint son paroxysme. Le noyau éclaté est meurtri, les blessures indélébiles, mais il faut survivre et se reconstruire ou résister, résister à l’ennemi. Chaque enfant choisit sa voie et leurs voix résonnent tout au long de ces quelques six cent pages.

Un très sérieux coup de cœur !

 

Le portrait de cette jaquette est un important détail d’une oeuvre de l’artiste Hans Thoma extrait de « Portrait du prince Frédéric-Charles de Hesse Cassel » peint en 1892 et conservé au Städel Museum de Francfort-sur-le-Main.

Hans Thoma est l’un des peintres les plus importants de l’Allemagne de la fin du XIXe siècle. Formé à Karlsruhe et à Düsseldorf dans les années 1860, il rencontre, à l’occasion d’un long séjour à Paris, Gustave Courbet qui eut une influence profonde sur son oeuvre. Puis, partageant sa carrière entre Munich, Francfort et Florence, il est de ces « romains d’Allemagne » qui trouvent dans l’observation de l’art de la Renaissance les moyens d’une expression contemporaine, qui compta beaucoup dans la genèse du symbolisme européen de la fin du siècle.

Hans thoma tableau

deux de ses tableaux font partis des collections du musée d’Orsay:

Hercule délivrant Hésione

Hans Thoma Hercule délivrant Hésione

Siesta

Hans Thoma Siesta

 

 

 

Livre numérique

27 juil

Livre numérique

liseuse

Le livre numérique ou ebook…

Chouette dit la souris…

Depuis la mi-juin j’emprunte des livres numériques à la médiathèque; et oui c’est possible! Après avoir installé sur mon ordinateur le logiciel recommandé par la médiathèque, je demande à ma liseuse de faire copain-copain avec lui et là… toute une ribambelle de nouveautés à télécharger, que du bonheur ! Exit les files d’attentes pour emprunter le nouveau roman à la une, c’est instantané. Je le télécharge dans ma bibliothèque virtuelle et je l’installe sur ma liseuse pour quatre semaines maximum. Je peux emprunter deux livres numériques et les restituer par anticipation et ça de mon fauteuil.

Pour l’instant 80 romans, rien que des nouveautés sont téléchargeables, un régal et d’une simplicité…

J’ai pu lire…

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Dans ma PAL

ebooks 1 ebooks 2 ebooks 3 ebooks 4 ebooks 6 ebooks 8

Voilà !

Bien évidemment la liseuse ne remplacera jamais le bouquin, mais à l’emprunt cela reste un bon compromis. Il faut savoir que la durée d’emprunt d’un livre en médiathèque est de 4 semaines, si nous sommes plusieurs sur la file d’attente ça peut prendre des mois et là, la lecture coup de cœur prend du plomb dans l’aile…

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