Tu montreras ma tête au peuple

11 mai

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Tu montreras ma tête au peuple
François-Henri Désérable
Collection Blanche, Gallimard, 192 pages.

Présentation éditeur

Paris, pendant la Révolution.
On y croise Charlotte Corday, dans sa cellule, pendant qu’un élève de David achève son portrait ; Adam Lux, un allemand tombé amoureux d’elle dans des circonstances pour le moins inattendues ; les Girondins, la fameuse nuit de leur dernier banquet à la Conciergerie ; Danton, pendant son ultime voyage jusqu’à la place de la Révolution ; le plus grand esprit français du XVIIIe siècle, qui nous apprend comment mourir avec élégance ; mais aussi Marie-Antoinette et Robespierre, le marquis de Lantenac et André Chénier.
Tous, dans les jours, les heures ou les minutes précédant la chute de leur tête dans le panier du bourreau.

Mon avis
Une lecture difficile à l’issue fatale, un pan de notre Histoire.
Nous sommes à la Conciergerie, les personnages Charlotte Cordey, Marie-Antoinette, Danton, Camille Desmoulins et autres Girondins et aristocrates ayant offensés la toute jeune république, vivent leurs derniers instants. Dans quelques heures ces hommes et femmes vont être guillotinés. Dans l’humidité et la noirceur de leurs cellules, sous l’œil haineux de leurs geôliers, les condamnés se livrent. Les récits sont bouleversants, les confessions douloureuses.

1789, la Révolution éclate: je m’y suis lancé comme dans un champ où je pourrais moissonner à mon aise. Je ne pensais pas alors qu’avec la moisson ceux sont nos têtes qui finiraient par être fauchées. J’ai envie de pleurer. Danton, point de faiblesse! Je ravale mes larmes. L’échafaud nous attend…Clic! clac! boum! … Clic! clac! boum!… Clic! clac! boum! C’est mon tour. Sans attendre qu’on me le demande, je m’avance. Je regarde Sanson et lui dis: Tu montreras ma tete au peuple. Elle en vaut la peine.
Ils m’attachent. Ils m’allongent. Le silence est glacial. Un cheval hennit. Je ne vois plus que le fond du panier. Il paraît qu’on ne sent rien quand le couperet tombe. Un léger souffle d’air frais. Ma vie a été courte, mais belle. Je ne suis ni un saint ni un imposteur. Simplement un homme parmi les hommes. Je ne regrette rien. J’ai vécu. Clic! Clac!…

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