Archive | mai 2016

Bonne journée !

24 mai

Nous avons dépassé le millième visiteur, bonne journée à vous !

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Jeux de mots

23 mai

JEUX DE MOTS
Ed McBAIN
Traduit par Jacques MARTINACHE
Presses de la Cité Etranger – Polars et Suspense, 324 p.

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Résumé éditeur
Ils ont tous leur ennemi juré…

Sherlock Holmes avait son Moriarty, Rouletabille son Larsan, Fandor son Fantômas.
Pour Carella et ses collègues du 87e District, le génie du crime a un nom. Ou plutôt un surnom : El Sordo, The Deaf Man, autrement dit Le Sourd… On le croyait mort. Coucou, le revoilà ! A leur grand désarroi, les inspecteurs du 87è District reçoivent des messages sibyllins, qui semblent annonciateurs d’un mauvais coup grandiose. Steve Carella et ses collègues devront mettre en commun toutes les ressources de leurs cellules grises pour décrypter les petits mots qui leur parviennent à intervalles de plus en plus rapprochés. Une tâche d’autant plus ardue que leur adversaire se révèle être un virtuose de la langue, pour qui les anagrammes n’ont pas de secrets. Et qui, comme si cela ne suffisait pas, semble connaître tout Shakespeare sur le bout des doigts. Le barde de Stratford aurait-il quelque chose à voir dans le forfait que prépare celui sur lequel ils n’ont jamais réussi à mettre la main ?

Mon avis
Un bon moment de lecture.
Ce roman est l’avant dernier épisode de la série « 87eme district », c’est aussi la suite de « Cash cash » dans lequel Le Sourd, aidé de sa complice Gloria Tenford, détournent un chargement de drogue destiné à la destruction. Toutes les équipes du 87e sont sur les dents, Carella a du pain sur la planche… Il faut élucider le meurtre de Gloria, préparer les mariages de sa mère et de sa sœur, un de ses collègues se fait canarder par un snipper…
Des lettres anonymes, sous forme d’anagrammes signées Adam Fen sont livrées au commissariat, puis suivent des citations de Shakespeare. Il n’y a pas de doute, la clé est dissimulée dans ces billets…
Ce roman grouille de personnages dont le quotidien a autant de valeur que l’enquête. C’est le 55eme épisode et l’avant dernier de cet auteur décédé en 2005. Pour faire connaissance avec l’équipe ce n’est certainement pas le premier qu’il faut lire, bien que ce ne soit pas un problème. Les événements passés sont succinctement relatés tout au long du roman permettant au lecteur d’intégrer le groupe si il survit aux 70 premières pages…

 

Le monde selon Billy Boy

23 mai

Le monde selon Billy Boy
Gilles Leroy
Mercure de France, 250 pages.

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Présentation éditeur
Qui aurais-je été, moi, si Éliane m’avait eu d’un autre homme? Si elle m’avait conçu avec ce lieutenant Delor, j’aurais été un homme doux, sans doute, et posé comme lui. J’essayais de me représenter physiquement : de taille moyenne, voire petit, de corpulence fine et sèche, j’avais la peau brune, des cheveux noirs frisés, denses et brillants – plus rien à voir, enfin, avec cette plaie de rouquin à la peau trop fragile. Mon imagination s’arrêtait là et le commencement de fiction s’éventait aussitôt, aporétique et sans issue, puisqu’on ne récrit pas l’histoire, celle de son corps encore moins que celle des hommes.

En cette toute fin des années cinquante, Éliane a vingt ans quand elle tombe enceinte. André, le futur père, n’en a que dix-sept et ses parents s’opposent au mariage. Eliane a peur. Sa propre mère la renie, André disparaît… Où trouver le courage de porter puis d’élever seule cet enfant ?

Gilles Leroy renoue ici avec la veine personnelle de son œuvre – dans la lignée de Machines à sous et de Grandir. Car Éliane et André sont ses propres parents. Dans ce roman familial, il dresse les portraits émouvants d’une mère séduisante et combative, d’un père amoureux et flambeur, tous deux adorés et complexes. Avec une infinie tendresse, essayant d’imaginer leur vie avant lui et ce qu’elle aurait pu être sans lui, il cherche aussi à savoir d’où il vient, livrant de lui-même un autoportrait en creux
Gilles Leroy est l’auteur notamment de Alabama Song (prix Goncourt 2007), Dormir avec ceux qu’on aime et Nina Simone, roman.

Mon avis
Eliane rencontre André, l’insouciance de la jeunesse des années cinquante, Vespa et cinéma.

 

Les mille et une gaffes de l’ange gardien Ariel Auvinen

19 mai

LES MILLE ET UNE GAFFES DE L’ANGE GARDIEN ARIEL AUVINEN
Arto Paasilinna ; traduit du finnois par Anne Colin du Terrail
Edité par Denoël. Paris , 2014, 209 pages

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Quatrième de couverture
On l’ignore, mais chaque année, dans l’église de Kerimäki en Finlande, a lieu un séminaire de formation des anges gardiens. Cinq cents d’entre eux y sont réunis et, en moins d’une semaine, l’ange Gabriel et ses assistants ont la lourde tâche de leur apprendre à protéger un mortel et à le guider sur le droit chemin.
Parmi les célestes apprentis se trouve Ariel Auvinen, ange aussi zélé que maladroit. Après sa formation théorique, Ariel est passé aux exercices pratiques. Pas très concluant : après avoir guidé sa protégée, une vieille dame un peu bigote, vers le bar local où elle s’est consciencieusement saoulée, il s’est essayé aux acrobaties aériennes, mais avec des ailes de dix mètres d’envergure ce n’est pas gagné !
On lui confie toutefois un mortel : Aaro Korhonen, homme en tous points respectable et capable de s’occuper seul de ses affaires. Même un ange aussi maladroit qu’Ariel Auvinen ne parviendra sans doute pas à semer la pagaille dans sa vie, et encore moins à l’exposer aux tentations du démon. C’est du moins ce que croit l’ange Gabriel…

Mon avis en deux mots : Ange – Démon
Sur une douzaine d’anges, dix se prénomment Gabriel, deux se prénomment Pierre. Mais au sein de cette joyeuse communauté batifolant et piaffant dans les cieux finnois, une seule de ces créatures ailées se nomme Ariel Auvinen ! L’ange Ariel Auvinen est un véritable cataclysme, une météorite dans un champ de blé balayé par le vent estival…son apprentissage est laborieux et sème la panique aux quatre coins du globe.
Avec une bonne dose d’humour, le lecteur participe à un road trip à bord de rutilants… corbillards. Arto Paasilinna ne manque pas d’imagination pour enchaîner les situations loufoques.
Un bon moment de lecture assuré !

L’affaire Jane Eyre

19 mai

L’affaire Jane Eyre
Aux éditions 10/18 domaine étrange.

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Quatrième de couverture
Dans le monde de Thursday NeXT, la littérature fait quasiment office de religion. À tel point qu’une brigade spéciale a dû être créer pour s’occuper d’affaires aussi essentielles que de traquer les plagiats, découvrir la paternité des pièces de Shakespeare ou arrêter les revendeurs de faux manuscrits. Mais quand on a un père capable de traverser le temps et un oncle à l’origine des plus folles inventions, on a parfois envie d’un peu plus d’aventure. Alors, lorsque Jane Eyre, l’héroïne du livre fétiche de Thursday, est kidnappée par Achéron Hadès, incarnation du mal en personne, la jeune détective décidé de prendre les choses en main et de tout tenter pour sauver le romande Charlotte Brontë d’une fin certaine…

« Au croisement du roman policier et de l’uchronie déjantée, Jasper Fforde signe un ouvrage jubilatoire » Le Monde des livres.
Traduit de l’anglais par Roxane Azimi.
Mon avis
Première démarche, mon dico qui sème à tout vent… Uchronie déjantée, qu’es aquò?
uchronie: nom féminin
(du grec ou, non, et khronos, temps). Reconstruction fictive de l’histoire, relatant les faits tels qu’ils auraient pu se produire.

Après temps d’échauffement ou d’apprentissage, le lecteur est transporté dans un monde parallèle, une autre dimension…livresque.

L’histoire étonne par son originalité.
L’héroïne est Thursday Next, autrement dit Jeudi Prochain, elle est née… un jeudi.
Signe particulier: possède un Dodo première version appelé Pickwick, comme le monsieur d’un autre roman pour la jeunesse.
Sa mère, Wenesday, est née… un dimanche
Son père, il n’a pas de nom, son identité et son existence ont été oblitérées. ChronoGarde, il avait une tête à arrêter les pendules.
Elle, c’est une LittéraTec un « agent échelon 1 à OS-27, autrement dit détective à la Brigade Littéraire du Service des Opérations Spéciales basée à Londres. C’est loin d’être aussi glamour que ça en a l’air ».
Son job, traquer les voleurs et revendeurs d’éditions originales, authentifier une œuvre perdue, faire respecter les droits d’auteur. En matière de littérature, Thursday en connaît un rayon. Cependant elle a une préférence, une préférence pour Jane Eyre, allez savoir pourquoi…
Je me suis beaucoup amusée en lisant ce roman, « polar uchronien déjanté »…

L’ombre de nos nuits

18 mai

L’ombre de nos nuits.

Gaëlle Josse

Aux éditions Noir sur Blanc Notabilia, 196 pages

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Présentation de l’éditeur
Deux récits se dessinent dans L’ombre de nos nuits, avec au centre un tableau de Georges de La Tour. En 1639, plongé dans les tourments de la guerre de Trente Ans en Lorraine, le peintre crée son Saint Sébastien soigné par Irène. De nos jours, une femme, dont nous ne saurons pas le nom, déambule dans un musée et se trouve saisie par la tendresse et la compassion qui se dégagent de l’attitude d’Irène dans la toile. Elle va alors revivre son histoire avec un homme qu’elle a aimé, jusque dans tous ses errements, et lui adresser enfin les mots qu’elle n’a jamais pu lui dire. Que cherche-t-on qui se dérobe constamment derrière le désir et la passion ?
En croisant ces histoires qui se chevauchent et se complètent dans l’entrelacement de deux époques, Gaëlle Josse met au cœur de son roman l’aveuglement amoureux et ses jeux d’ombre qui varient à l’infini.

Après le succès du Dernier gardien d’Ellis Island, prix de littérature de l’Union européenne 2015, Gaëlle Josse poursuit avec ce cinquième roman son exploration des mystères que recèle le cœur.

Mon avis

Une jeune femme, en attendant son train entre dans un musée, contemple un tableau… Le lecteur entre dans le tableau, devient le peintre, son apprenti ou le modèle. Un autre chapitre et c’est la jeune femme qui revit sa plus belle expérience amoureuse.

Ces deux histoires se croisent, se nourrissent l’une de l’autre.

Un très bon moment de lecture…❤️

Couverture « Grow up with me »

18 mai

petite couverture de berceau deviendra grande…

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Fournitures
7 pelotes échantillon 27 X 37, 150 gr pour 50 m.
2 pelotes d’une autre couleur
1 aiguille circulaire n°4
1 aiguille à laine

Échantillon point mousse aiguille n°4
Pour 5 cm: 11m X 20 rg

Exécution

Les carrés « Log cabin » se tricotent au point mousse.
Sur l’endroit du travail: 1 rg endroit + 1 rg envers = 1 barre de point mousse
Les mailles sont toujours rabattues sur l’endroit du travail en conservant la dernière maille.
8 bandes sont tricoter autour du carré.

Carré rouge – Couleur Cr
Tricoter un carré rouge de 5cm, soit 10 barres de point mousse, rabattre les mailles sur l’endroit, conserver la dernière maille sur l’aiguille. Couper le fil.

Bande 1 – Couleur C1
Sur le côté relever 11 mailles, au total 12 mailles sur l’aiguille.
Rang 1, tricoter les 2 dernières mailles ensemble C1 + Cr
Tricoter 6 barres de point mousse et rabattre. Couper le fil.

Bande 2 – Couleur C2
Sur le côté relever 17 mailles: 6 sur C1, 1 maille sur Cr/C1, 10 mailles sur Cr
Rang 1, tricoter les 2 dernières mailles ensemble C2 + C1
Tricoter 6 barres de point mousse et rabattre. Couper le fil.

Bande 3 – Couleur C3
Relever 17 mailles: 6 sur C2, 1 maille sur C2/Cr, 10 mailles sur Cr
Bande 4 – Couleur C4
Relever 25 mailles :
6 mailles sur C3, 1 maille Cr/C3, 11mailles Cr, 1 maille Cr/C1, 6 mailles C1

Bande 5 – Couleur C5
Relever 25 mailles
6 + 1 + 11C1 + 1+6

Bande 6 – C6
Relever 31 mailles
6 + 1 + 17C2 + 1+6

Bande 7 C1
Relever 31 mailles
6 +1+17C3+1+6

Bande 8 C2
Relever 38 mailles
6+1+25C4+1+1+6

1 carré point mousse 5 x 5 11 m x 20 rg

1 carré point mousse 5 x 5
11 m x 20 rg

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finitions

Coudre les carrés et relever les mailles pour tricoter les bordures, 35 mailles par carré. Tricoter 18 rangs au point mousse.

Trois fois dès l’aube

12 mai

Trois fois dès l’aube.

Alessandro Baricco, traduit de l’italien par Lise Caillat

Aux éditions Gallimard, collection « du monde entier », 120 pages

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Présentation éditeur

Deux personnages se rencontrent à trois reprises.
Un homme commence à parler avec une femme dans le hall de son hôtel et, quand celle-ci a un malaise, il l’héberge dans sa chambre. Leur conversation se poursuit, l’homme s’ouvre à elle mais mal lui en prend.
Un portier d’hôtel aide une jeune cliente à s’enfuir afin d’échapper à son compagnon, un individu violent et dangereux. Plus âgé qu’elle, il lui révèle qu’il a passé treize ans en prison à la suite d’un meurtre.
Malcolm, le personnage de la première rencontre, est encore enfant quand ses parents meurent dans l’incendie de leur maison. Pour le soustraire aux suites de ce drame et l’emmener dans un endroit sûr, une inspectrice de police le conduit chez un de ses amis.
Trois histoires nocturnes qui se concluent à l’aube et qui marquent, chacune à sa façon, un nouveau départ. Trois facettes qu’Alessandro Baricco rassemble en un récit hypnotique et puissant, non dépourvu d’élégance et même de sensualité.

Mon avis ❤️

Recueil de trois nouvelles, trois rencontres, à l’heure où la ville s’éveille, trois destins qui basculent.

La simplicité du quotidien, l’exactitude des sentiment, la finesse de l’écriture.

À propos de la première de couverture, la photo est signée Richard Tuschmann.

…………………..

Richard Tuschman a créé cette incroyable série de photographies composites intitulée Hopper meditations et inspirée par le travail du peintre américain Edward Hopper.

Tuschman crée en premier lieu des dioramas de petites tailles, qu’il peint et photographie dans son studio. Lorsqu’il photographie les dioramas, il shoote toujours avec de petits mannequins fictifs, qui servent de repères pour les modèles vivants et l’éclairage. Les modèles sont ensuite photographiés sur un fond clair et les deux images sont assemblées par ordinateur sur Photoshop. Il réalise ainsi des images à la texture douce qui évoquent l’éclairage naturel et contemplatif des peintures à l’huile de Hopper.

Source : www.journal-du-design.fr

Tu montreras ma tête au peuple

11 mai

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Tu montreras ma tête au peuple
François-Henri Désérable
Collection Blanche, Gallimard, 192 pages.

Présentation éditeur

Paris, pendant la Révolution.
On y croise Charlotte Corday, dans sa cellule, pendant qu’un élève de David achève son portrait ; Adam Lux, un allemand tombé amoureux d’elle dans des circonstances pour le moins inattendues ; les Girondins, la fameuse nuit de leur dernier banquet à la Conciergerie ; Danton, pendant son ultime voyage jusqu’à la place de la Révolution ; le plus grand esprit français du XVIIIe siècle, qui nous apprend comment mourir avec élégance ; mais aussi Marie-Antoinette et Robespierre, le marquis de Lantenac et André Chénier.
Tous, dans les jours, les heures ou les minutes précédant la chute de leur tête dans le panier du bourreau.

Mon avis
Une lecture difficile à l’issue fatale, un pan de notre Histoire.
Nous sommes à la Conciergerie, les personnages Charlotte Cordey, Marie-Antoinette, Danton, Camille Desmoulins et autres Girondins et aristocrates ayant offensés la toute jeune république, vivent leurs derniers instants. Dans quelques heures ces hommes et femmes vont être guillotinés. Dans l’humidité et la noirceur de leurs cellules, sous l’œil haineux de leurs geôliers, les condamnés se livrent. Les récits sont bouleversants, les confessions douloureuses.

1789, la Révolution éclate: je m’y suis lancé comme dans un champ où je pourrais moissonner à mon aise. Je ne pensais pas alors qu’avec la moisson ceux sont nos têtes qui finiraient par être fauchées. J’ai envie de pleurer. Danton, point de faiblesse! Je ravale mes larmes. L’échafaud nous attend…Clic! clac! boum! … Clic! clac! boum!… Clic! clac! boum! C’est mon tour. Sans attendre qu’on me le demande, je m’avance. Je regarde Sanson et lui dis: Tu montreras ma tete au peuple. Elle en vaut la peine.
Ils m’attachent. Ils m’allongent. Le silence est glacial. Un cheval hennit. Je ne vois plus que le fond du panier. Il paraît qu’on ne sent rien quand le couperet tombe. Un léger souffle d’air frais. Ma vie a été courte, mais belle. Je ne suis ni un saint ni un imposteur. Simplement un homme parmi les hommes. Je ne regrette rien. J’ai vécu. Clic! Clac!…

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