Archive | janvier 2016

À la recherche de la reine blanche

18 jan

 

À la recherche de la reine blanche
[Et Eventyr]
JONAS T. BENGTSSON, traduit du danois par Alexis Fouillet
aux éditions Denoël, collection Denoël et d’ailleurs, 528 pages

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Présentation éditeur

À six ans, Peter ne va pas à l’école. Son père et lui déménagent sans cesse et vivent en marge de la société. Que fuient-ils, de qui se cachent-ils? Chaque soir, en guise de réponse, son père lui raconte les aventures d’un roi et d’un prince qui, comme eux, n’ont plus de maison et voyagent à travers le monde pour tuer une reine blanche.
Peter admire ce père un peu magique qui exerce tous les métiers, tantôt ébéniste, éclairagiste ou jardinier. Inconscient du danger, il l’accompagne comme un jeu, une vie sur mesure qui pourrait durer toujours…

Odyssée tragique et tendre, À la recherche de la reine blanche nous parle de survie, d’amour et de transmission.

Mon avis
Peter dessine, il remplit des cahiers entiers des instants de vie et d’intimité. Lui et son père n’ont pas de véritable maison, leurs seuls biens sont quelques sacs plastiques, leur maître mot la fuite. Lui et son père déménagent souvent, trop souvent.
Ses cahiers sont ses souvenirs et seules traces de son passé de bohème, alors que l’image du père s’efface peu à peu. Jeune adulte c’est par la peinture qu’il essaie de renouer avec ce passé devenu trop envahissant.
Une très belle histoire sur l’amour filiale, la transmission. Ce père si fragile a pour seule ambition de transmettre à son fils cette nécessiter de vivre libre, de devenir l’adulte qu’il souhaite être

Manteau adulte

18 jan

Manteau point de riz, avec capuche. à priori taille 40-42, 80 cm de haut

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Échantillon 10 x 10= 11 m x 16 rgs, aiguilles n° 7, tricoté avec 2 brins de laine de pays (200 mètres pour 100 grammes, aig n°5, 18 m x 22 rgs pour échantillon de 10 cm)

Dos
Monter 66 mailles aiguilles 7. Tricoter 5 cm au point mousse. Continuer en jersey.
A 15 cm de hauteur totale, diminuer 1 maille de chaque côté à 2 mailles des bords, 7 fois tous les 8 rangs. Il reste 52 mailles.
Emmanchures: à 60 cm de hauteur totale, diminuer de chaque côté 1 x 3 mailles, 1 x 2 mailles, 2 x 1 mailles.
Puis tricoter au point de riz sur les 38 mailles restantes.
Encolure: rabattre les 10 mailles centrales pour l’encolure, pour les épaules tricoter 4 rangs sur les 14 mailles restantes de chaque côté puis rabattre.

Devant droit
Monter 42 mailles. Séparer le travail en tricotant au point de riz sur les 18 premières mailles avec 1 fil bleu et 1 fil beige. Veiller à tirer les brins sur l’arrière du travail les croisant au changement de couleur. Continuer comme pour le dos avec 2 fils bleus sur les 24 mailles restantes, 5 cm de point mousse et 7 diminutions sur le côté tous les 8 rangs… Il reste 35 mailles.
Boutonnières: à 38 cm de hauteur. Repartir 3 x 2 boutonnières de 2 mailles, à 4 mailles du bord séparées de 6 mailles. Répéter 2 x tous les 8 cm.
Emmanchure: identique au dos. Il reste 28 mailles.
Encolure:
Tout les 2 rangs, côté encolure mettre en attente sur une aiguille auxiliaire 1 x 6 mailles, 2 x 4 mailles, 1 x 2 mailles . 2 rangs plus haut rabattre les 12 mailles restantes (épaule).

Pied de col:
Reprendre les 42 mailles de l’encolure (devants: 2 x 16 mailles + dos: 10 mailles) tricoter 1 rang Jersey endroit sur l’envers du travail et repartir 20 augmentations, on obtient 62 mailles. Tricoter 3 rangs au point mousse et laisser les mailles en attente.

Capuche:
Tricoter la capuche en 2 parties.
Reprendre la moitié des mailles du bord droit jusqu’au milieu dos (31 mailles). Tricoter au point de riz sur 10 cm, puis pour l’arrondi rabattre côté dos 1 maille tous les 4 rangs 8 fois. A 30 cm de hauteur rabattre les 23 mailles restantes. Tricoter le deuxième côté, coudre les deux parties.
Manche droite:
Monter 30 mailles et tricoter au point mousse sur 5 cm.

Continuer en jersey en effectuant une augmentation à 2 mailles des bords tous les 8 rangs, 6 fois.
À 53 cm de hauteur effectuer les diminutions d’emmanchure de la façon suivante, de chaque côté tous les deux rangs:
1 fois 3 mailles, 1 fois 2 mailles et 2 fois 1 maille, puis 1 fois 1 mailles jusqu’à ce qu’il reste 8 mailles. Rabattre ces 8 mailles. Tricoter la manche gauche.

Poches
Monter 13 mailles, tricoter 10 cm de Jersey endroit et 8 rangs de point mousse, rabattre les mailles souplement. Tricoter la deuxième poche. Les poser sur les devant et les coudre à 18 cm de hauteur.

1984 George Orwell

18 jan

1984 de George Orwell

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Présentation éditeur
«De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée.»

Bon sang ne saurait mentir

18 jan

Bon sang ne saurait mentir » de Boris Akounine aux éditions 10/18 collection « Grands détectives » traduit du russe par Paul Lequesne, édition d’origine Presse de la Cité.

 

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Quatrieme de couverture
En ce début de XXIe siècle, il ne fait pas bon être chef d’entreprise à Moscou. Les attentats se multiplient : six morts en l’espace de quelques mois ! La prochaine victime pourrait bien être Nicholas Fandorine, sujet anglais naturalisé russe, petit-fils du célèbre détective Eraste Fandorine, et accessoirement P-DG d’une société de conseil.
Nicholas, en butte à un horrible chantage, se débat contre des tueurs appointés par des milliardaires sans scrupules et doit délaisser la programmation d’un jeu vidéo qui occupait jusqu’alors le plus clair de son temps. Etrangement, le jeu, inspiré de la biographie de Danila Fondorine, ancien secrétaire de Catherine II et lointain aïeul de Nicholas, semble avoir acquis une existence propre. D’aventures en rebondissements, l’univers virtuel devient comme l’ombre de l’histoire de Nicholas, qui se voit entraîné dans une course-poursuite au coeur de la Russie éternelle.
Dans le premier tome de ce roman en deux parties, Boris Akounine, maître incontesté de l’intrigue policière sophistiquée, mêle avec brio deux histoires distinctes : l’une située dans la Russie contemporaine, gangrenée par la corruption, l’autre au XVIIIe siècle, sur fond de complots de cour. Les deux époques présentant, au bout du compte, bien des similitudes…

L’auteur
Pour toute biographie, on peut lire en quatrième de couverture de chaque roman  » Boris Akounine est un pseudonyme « . Cependant on sait que derrière ce nom se cache Grigori Chalvovitch Tchkhartichivili.
Grigori Chalvovitch Tchkhartichivili est né le 20 mai 1956 en Géorgie (alors république soviétique), d’un père géorgien et d’une mère russe. Passant toute son enfance et son adolescence à Moscou, il fait ses études supérieures au très renommé Institut des pays d’Asie et d’Afrique (département d’histoire et de philologie) de l’université de Moscou, d’où il sort diplômé en 1979. Parallèlement, il y étudie le japonais, qu’il perfectionne pendant un an à l’université de Tokai, au Japon.
De 1979 à 1975, il collabore à la revue Rousskij Iazyk ( » La langue russe « ).
A partir de 1986, il entre à la prestigieuse revue Inostannaïa Literatoura ( » Littérature étrangère « ), dont il est rédacteur en chef adjoint à partir de 1993. En octobre 2000, il quitte la revue pour se consacrer pleinement à l’écriture. Auteur de nombreuses traductions de l’anglais et du japonais (en particulier des oeuvres de Mishima et d’Inoué), il supervise, depuis 1996, la publication d’une anthologie en vingt volumes consacrée à la littérature japonaise.
En 1999, il publie un important essai intitulé L’Ecrivain et le suicide. C’est, selon l’auteur, pour se reposer de ce travail long et  » démoralisant  » qu’il décide d’écrire un roman policier visant à toucher un large public. C’est sous le pseudonyme de Boris Akounine qu’il publie Azazel en avril 1998. Azazel, qui relate les aventures du jeune Eraste Pétrovitch Fandorine en 1876 à Moscou au sein de la police secrète, s’impose d’emblée pour l’auteur comme le premier livre d’une série policière.
S’il a déjà écrit le premier livre d’une nouvelle série ayant pour héroïne une nonne à la fin du XIXè siècle, Pélagie, il a fait paraître également le premier roman d’un tout nouveau cycle, qui se situe à l’époque contemporaine et dont le héros n’est autre que le petit-fils d’Eraste Pétrovitch Fandorine.

 

 

Des mille et une façons de quitter la Moldavie

18 jan

DES ILLE ET UNE FAÇONS DE QUITTER LA MOLDAVIE
Vladimir Lortchenkov
Traduit du russe par Raphaëlle Pache
Mirobole Éditions, 256 pages

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Présentation éditeur
Vassili réfléchit un peu, puis il décréta : – Nous allons faire voler mon tracteur. »

Drôle, grotesque, cruel. Partez à la rencontre du peuple le plus pauvre d’Europe.

Ceci est l’histoire d’un petit village moldave. À Larga, tous les habitants ne rêvent que d’une chose : rejoindre l’Italie et connaître enfin la prospérité. Quitte à vendre tous leurs biens pour payer des passeurs malhonnêtes, ou à s’improviser équipe moldave de curling afin de rejoindre les compétitions internationales.
Dans cette quête fantastique, vous croiserez un pope quitté par sa femme pour un marchand d’art athée, un mécanicien génial transformant son tracteur en avion ou en sous-marin, un président de la République rêvant d’ouvrir une pizzeria… Face à mille obstacles, ces personnages résolument optimistes et un peu fous ne renonceront pas. Parviendront-ils à atteindre leur Eldorado

Molosses

18 jan

Molosses
Craig Johnson
Traduit par Sophie Aslanides
Aux éditions Gallmeister, 336 pages

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Dossier de presse
UNE ENQUÊTE DE WALT LONGMIRE
Alors que l’hiver s’installe dans le comté le moins peuplé de l’État le moins peuplé des États-Unis, Walt Longmire, son shérif, se voit confier une curieuse mission : celle de mettre la main sur le propriétaire d’un pouce abandonné à la décharge. L’enquête devient rapidement haute en couleur, car Walt se trouve face à deux molosses qui gardent le terrain, à son vieux propriétaire loufoque et à un promoteur immobilier multimillionnaire qui cherche à prendre possession des lieux pour étendre son vaste ensemble de ranchs luxueux. Sans parler d’un jeune couple fleurant bon la marijuana, de la vieille institutrice au charme incontesté, du perroquet dépressif et déplumé et de quelques cadavres qui bientôt viennent compliquer cette affaire.

On retrouve dans Molosses le style enlevé de Craig Johnson et l’humour désopilant de son shérif au service d’un nouveau polar parfaitement abouti.

 

Deep Winter

18 jan

Deep Winter
Samuel W. Gailey
Traduit par Laura Derajinski
Aux éditions Gallmeister, 320 pages

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Dossier de presse
Danny ne sait pas quoi faire du cadavre qu’il vient de découvrir le soir même de son anniversaire. Ce corps, c’est celui de Mindy, sa seule amie dans la petite ville de Wyalusing, en Pennsylvanie. Depuis la tragédie survenue dans son enfance qui l’a laissé orphelin et simple d’esprit, tous les habitants de Wyalusing méprisent Danny, le craignent et l’évitent. Immédiatement, l’adjoint du shérif, un homme violent et corrompu, le désigne comme l’assassin, et tout le monde se plaît à le croire. Mais Danny n’est pas prêt à se soumettre. En quelques heures, l’équilibre précaire qui régnait jusqu’ici chavire.

En capturant vingt-quatre heures d’une des plus noires journées de l’Amérique des laissés-pour-compte, ce premier roman doté d’une puissance d’évocation à couper le souffle expose la violence qui gît sous l’eau qui dort.

À PROPOS DU LIVRE
Le livre a été finaliste du Silver Falchion Best First Novel – Literary Suspense award 2015.

Coups de fil

18 jan

Coups de fil, de Stephen Dixon traduit de l’anglais par Dominique Chevallier, aux éditions Balland, 350 pages.

coups de fil

Quatrième de couverture
Le téléphone sonne.
Quand il apprend la mort de Dan, Stu, anéanti, se laisse submerger par ses souvenirs. L’amour qu’il éprouve pour son frère est profond, le deuil insurmontable. De coups de fil en coups de fil, comme s’il tirait au hasard les photographies d’une vieille caisse de souvenirs, Dixon reconstitue le puzzle de la relation complexe qui unit les deux frères.
Coups de fil est l’œuvre d’un maître au sommet de son art, tissant la trame d’une famille sur plusieurs générations, par des détours à la fois intimes et infimes qui mènent à l’universel. Dans le style inimitable de Stephen Dixon, mélange de prose à la simplicité trompeuse et d’humour pince sans-rire, ce roman est le portrait d’un amour fraternel d’une beauté rare.

L’auteur
Stephen Dixon est né à New-York en 1936. Romancier et nouvelliste de renom, consacré par la critique comme écrivain majeur, son talent a été récompensé par de nombreux et prestigieux prix littéraires et par sa nomination au National Book Award, la distinction la plus honorifique aux Etats-Unis. Ses romans ont été publiés en France aux éditions Balland.

Mon avis
Le téléphone sonne… Est-ce que quelqu’un répond?… Ce roman est construit à partir de cette courte phrase. Les deux protagonistes sont Dan et Stu, deux frères sexagénaires très unis. Le deuxième apprend par téléphone la mort du premier… Chaque chapitre débute par une sonnerie de téléphone et Stu se rappelle, son frère, ses parents, sa famille. La vie de cet homme, l’affection toute particulière qu’il porte pour ce frère disparu se reconstruit pour le lecteur… les souvenirs resurgissent dans le désordre.
C’est une écriture particulière, Stephen Dixon est un auteur à découvrir.

 

Cinq jours

18 jan

Cinq jours, de Douglas Kennedy aux éditions Belfond, traduit de l’américain par Bernard Cohen, 360 pages

cinq jours

Présentation de l’éditeur

Laura et Richard. Deux inconnus qui pendant cinq jours se découvrent, se confient et vivent une formidable histoire d’amour, aussi passionnelle que fugace. Après le succès de Cet Instant-là, un nouveau roman tendre et amer, une subtile réflexion sur la vie adulte, la solitude, l’amour et la mort, qui retrace le destin de personnages figés dans une vie qu’ils se sont imposée.

Peut-on jamais réinventer sa vie ?

Quatrième de couverture

Laura et Richard

Deux inconnus à un tournant de leur existence

Deux êtres, l’un et l’autre enfermé dans son couple

Un homme, une femme

Une rencontre, l’espoir qui renaît

Mais sommes-nous libres de choisir le bonheur ?

 

Cinq jours, l’histoire d’une passion.

Le roman le plus bouleversant de Douglas Kennedy.

Résumé de l’éditeur :

Dans le Maine, de nos jours. À 42 ans, Laura Warren sent qu’elle est à un tournant de sa vie. Depuis quelque temps, cette technicienne en radiographie, au professionnalisme et au sérieux loués par tous, se surprend à être de plus en plus touchée par la détresse de ses patients. Elle ne trouve pas beaucoup de réconfort à la maison : son mari est sans emploi depuis 19 mois ; son fils, artiste dépressif, se morfond depuis sa rupture amoureuse et sa fille s’apprête à partir à l’université. Aussi voit-elle dans cette conférence à Boston une parenthèse bienvenue, sans imaginer que ces quelques jours vont bouleverser à jamais son existence… Richard Copeland est lui aussi en pleine confusion. À l’étroit dans un mariage contracté par dépit plus que par amour, incompris par une femme devenue de plus en plus distante, frustré professionnellement et connaissant de grandes difficultés avec son fils, un garçon brillant mais psychologiquement très instable, il rêve de s’échapper. Entre ces deux esseulés, une folle passion, un aperçu du bonheur, un avant-goût de liberté. Une autre vie serait-elle possible ? Et pourtant… Et si, finalement, la plus grande peur de l’homme était d’accéder au bonheur ?

 

Mon avis

 

La crise de la quarantaine…

Dans ce petit hôpital du Maine, Laura est très forte dans son domaine. Tous les jours devant ses écrans, elle recherche « la masse spiculée », la tumeur cancéreuse qui fera basculer la vie du patient. Mais elle, une toute autre tumeur la ronge depuis bientôt cinq ans. Avec sa seule amie Lucy elle partage sa passion pour la littérature et les mots. Sa seule échappatoire, ce congrès à Boston… Et là, l’auteur a réuni tous les ingrédients. La recette est toujours la même, une rencontre fortuite, deux vies écrasées par le quotidien, une ville souvenir de jeunesse, une passion partagée  (la littérature). C’est le coup de foudre. L’un et l’autre se racontent, avec longueur parfois, dans un bar, un parc. Ils mettent leur vie à nue et tentent de se rhabiller l’un avec l’autre, avec timidité puis fougue. Mais que vont-ils retenir de ces cinq jours? Une leçon de la vie ordinaire? L’histoire est somme toute banale. Mais dans cette histoire, la banalité du quotidien est portée par une belle écriture.

Un bon moment de lecture

Chaos sur Bruges

18 jan

Chaos sur Bruges de Pieter Aspe, aux éditions Albin Michel. Traducteur : Emmanuèle Sandron, 300 pages

Une nouvelle enquête du Commissaire Van In

 chaos sur bruges

Le mot de l’éditeur

Le commissaire Van In, grande gueule au cœur tendre et buveur de bière impénitent, son adjoint, le perspicace Versavel, et la belle Hannelore Martens, substitut du procureur. Un trio de choc pour déjouer une série d’affaires qui sème la panique dans la bourgeoise ville de Bruges.

Une fois de plus, le pas très politiquement correct Van In s’apprête à jeter le trouble en haut lieu, où l’on semble peu pressé de le voir résoudre son enquête…

 

Après le très remarqué Carré de la vengeance, le nouveau suspense de Pieter Aspe, « le Simenon flamand, qui fait souffler un vent comique et iconoclaste au pays du roman policier. »

 

 Mon avis

« Ne  voyez-vous poindre ni le jour, ni l’aurore?» citation de Guido Gezelle prêtre catholique et poète du 19ème siècle.

Par une froide nuit d’hiver, au cœur de la belle ville de Bruges, un homme est retrouvé mourant face contre terre. Quelle est son identité, que fait cette photo de « La Vierge et l’Enfant » de    Michel-Ange, statue propriété de la Ville de Bruges  dans son portefeuille? L’enquête est confiée à Pieter Van In. Cette même nuit, la statue du poète local est plastiquée, réduite en morceaux. A coup sûr c’est un coup des wallons! Pour le trio improbable Van Inn, Hannelore et Versavel cette hypothèse est peu crédible, d’autant plus que le juge chargé de cette affaire est impatient de refermer le dossier. Quel est le lien entre la mort suspecte d’un allemand, une photo de «La Madone de Bruges» sur fond de plante exotique et une statue du poète local? Sans rien en dire aux autorités, le trio mène les deux enquêtes.

 

Van In boit un peu trop, la bière coule à flot…mais son esprit reste vif. Pourquoi la banque veut-elle lui piquer sa maison? Dans les vapeurs d’alcool il échafaude sa théorie et petit à petit les choses se mettent en place, « La Vierge et l’Enfant » n’a rien à faire dans un décor exotique, cet allemand assassiné était en affaire avec le plus grand tour opérateur de Belgique et qu’en est-il des wallons dans l’histoire? Et ce juge Creytens (lire Crétin c’est plus marrant) dont le père a un peu trop fricoté avec les nazis, pourquoi est-il si empressé de refermer le dossier?

Bruges va-t-elle sombrer dans le chaos ?

 

Van In n’est pas notre Maigret national plus sage en amour, mais il est tout aussi tatillon et l’écriture de Pieter Aspe le met bien son personnage en valeur. Ce commissaire est décidément très attachant, un peu fragile sous ses airs de vieux loup solitaire.

La double enquête est bien menée. C’est un bon moment.

 

 

Bibliographie Pieter Aspe

 

La Femme tatouée (2014)- Dernier tango à Bruges (2014)- 13 (2013)- L’Affaire du tarot (2013)

Le Message du pendu (2012)- Coup de pub (2012)- Pièce détachée (2011)-Le Tableau volé (2011)- La Mort à marée basse (2010)- De sang royal (2010)- Le Collectionneur d’armes (2009)

La Quatrième Forme de Satan (2009)- Les Masques de la nuit (2009)

Chaos sur Bruges (2008)- Le Carré de la vengeance (2008)

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