Archive | janvier 2016

La lamentation du prépuce

28 jan

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Bonnet pompon

28 jan

Bonnet
tour de tête 50 cm

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Fournitures
65 m de laine aiguilles 6,5-7 échantillon de 10 cm : 13 m x 18 rgs
Aiguilles circulaires n°5 et 6
Chutes de laines
1 bouton

Exécution
Monter 60 mailles aiguille 5, mettre un anneau marqueur (debut de rang), tricoter 5 cm de côtes 1/1
Continuer en jersey endroit sur 18 cm
Diminutions: partir du début de rang
Rang 1: tricoter « 2 mailles ensemble-1 maille »
Rang 2: tricoter 40 les mailles restantes
Répéter ces 2 rangs 3 fois, il reste 27 – 18 – 12 mailles.
Fermer et arrêter en passant le fil au travers des 12 mailles.

Tricoter une bande en côtés 1/1 de 5 mailles sur 10 cm, la coudre sur un côté.
Fabriquer un pompon.

 

Crimes à la Croix-Rousse

27 jan

Crimes à la Croix-Rousse de Jacques Morize

Editions AO-André Odemard, 252 pages

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C’est en furetant sur les étagères de ma librairie préférée que j’ai deniché ce roman au titre évocateur. Après Odile Bouhier « Le sang des bistanclaques » je me suis plongée avec plaisir dans ce policier à la trame locale.

Le commissaire Severac sévit rue Marius Berliet, sa gouaille en fait un personnage très sympathique. Dans ce quatrième roman (qui pour moi est une découverte) crimes et actes délictueux s’enchaînent, le ton est présent, la lecture intéressante…

Présentation éditeur www.ao-editions.com

UNE ENQUÊTE DU COMMISSAIRE SÉVERAC

Un concessionnaire automobile, affairiste sans scrupule, reçoit une lettre de menaces qu’il oublie au fond d’un tiroir jusqu’à ce qu’il subisse une série d’agressions à la peinture rouge, dont la dernière se terminera tragiquement. Dans le même temps, Luron, son avocat, est égorgé par deux inconnus. Le commissaire Abel Séverac, patron de la brigade criminelle, est chargé de retrouver les auteurs de ce crime.

Plusieurs pistes sont explorées, du vieux truand, qui s’est juré d’avoir la peau de l’avocat, en passant par la maîtresse de celui-ci, avant de glisser vers le trafic de drogue auquel se livre l’un de ses amis, lequel sera, lui aussi, occis avec une cruauté barbare. Mais la vérité est tout autre et prend ses racines dans un passé qui relie tous les protagonistes…

La Source

26 jan

La Source
ANNE-MARIE GARAT
Actes Sud Littérature, Domaine Français, 384 pages,

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Présentation éditeurs, www.actes-sud.fr

Venue au Mauduit, petit village de Franche-Comté, au motif officiel d’obtenir de la mairie l’autorisation, pour ses étudiants en sociologie, de consulter les archives communales de cette si banale petite bourgade française, la narratrice, hantée par la sombre énigme de son propre passé familial, ignore qu’elle va y faire une rencontre décisive en la personne de Lottie, solide et intimidante nonagénaire, désormais seule occupante de la vaste demeure des Ardenne, construction aussi baroque qu’extravagante édifiée sur des terres de mauvaise assise dans un méandre de la rivière qui coule en contrebas du bourg.
Soir après soir, la vieille dame qui, faute d’hôtel au village, accepte de loger la visiteuse, dévide pour elle l’histoire du domaine où elle est entrée comme bonne d’enfant à l’orée du xxe siècle. Mais faut-il la croire sur parole, elle qui dit n’être que la récitante des fantômes qui ont jadis habité ces murs, ou sont partis vers l’Afrique, le Tonkin ou les forêts du Yukon ? Et que faire du récit de cette conteuse acharnée qui, sans avoir jamais quitté sa campagne, rêve peut-être à haute voix quelque exotique roman de la filiation dont elle contraint la narratrice à devenir la dépositaire ?
Où les histoires prennent-elles source et où vont-elles une fois racontées ? La narratrice, écoutant la vieille Lottie, devine-t-elle en quoi celle-ci va éclairer son propre destin ? Car les récits ni les contes ne sont d’inoffensives machines et leurs puissants sortilèges s’entendent à recomposer jusqu’à la matière même du temps.

“Au départ serait le domaine des Ardenne, une maison d’ombre bâtie sur de mauvaises terres au fond d’un vallon, près d’une rivière. La très vieille Lottie y accueillerait un soir ma narratrice, mais cela ne commence pas là. Au départ, ce serait un jour d’août 1904 où Lottie enfant a vu, comme un signal du monde parallèle, passer sur le chemin une créature à deux têtes, et des nuages, pareils à ceux d’une lointaine vallée du Klondike.
Mais faut-il croire sur parole cette récitante, randonneuse de pages et arpenteuse d’Atlas, qui dévore les livres de la bibliothèque ; sait-elle où naissent les histoires ? Au long des veillées près de sa cheminée, sa visiteuse l’écoute. Peutêtre est-elle venue chercher quelqu’un d’oublié dans les archives et au cimetière du bourg, son père ou un jeune homme assassiné, mais il est déjà trop tard : les fantômes du passé et de l’avenir rappliquent, leur destin s’intrique au sien car, dit Lottie, même écrit sur du vent, c’est le récit qui l’emporte.
Pourtant, rien ne coule de source ni dans le bon sens, comme le feraient croire la petite nymphe en bronze d’un encrier, la photo enneigée d’une cabane en rondins ou le camée volé à une morte aux yeux exorbités : non, cela ne commence pas là. Plutôt en Afrique ou au Tonkin, au fond d’un coffre à jouets, dans un conte des forêts, inventé par amour d’une orpheline ; ou dans les lettres d’un infirme par sa faute, qui se fit prospecteur de la langue inconnue en laquelle les hommes se parlent…
Des uns aux autres, j’écoute voyager le récit mais est-ce une fin ou un commencement ?’’
A.-M. G

Jacob, Jacob

21 jan

Jacob, Jacob
Valérie Zenatti
Editions de L’Olivier, 168 pages

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Roman familial, Valérie Zenatti nous fait partager l’intime de la tribu Melki.
Jacob nous guide dans les rues de Constantine, l’insouciance des enfants, les parfums de la Méditerranée mais aussi la précarité dans laquelle vivent les les familles. Puis survient la guerre et la découverte de cette terre si souvent rêvée. Le décor et l’ambiance change, se fait plus sombre.
Souvent les phrases sont longues, la lecture haletante, interprétation de la jeunesse de Jacob.
Un superbe roman !

Présentation éditeur
« Le goût du citron glacé envahit le palais de Jacob, affole la mémoire nichée dans ses papilles, il s’interroge encore, comment les autres font-ils pour dormir. Lui n’y arrive pas, malgré l’entraînement qui fait exploser sa poitrine trop pleine d’un air brûlant qu’elle ne parvient pas à réguler, déchire ses muscles raides, rétifs à la perspective de se tendre encore et se tendant quand même. »

Jacob, un jeune Juif de Constantine, est enrôlé en juin 1944 pour libérer la France. De sa guerre, les siens ignorent tout. Ces gens très modestes, pauvres et frustes, attendent avec impatience le retour de celui qui est leur fierté, un valeureux. Ils ignorent aussi que l’accélération de l’Histoire ne va pas tarder à entraîner leur propre déracinement.

L’écriture lumineuse de Valérie Zenatti, sa vitalité, son empathie pour ses personnages, donnent à ce roman une densité et une force particulières

Chut, roman

21 jan

Chut
Charly Delwart
Editions Seuil, Fiction et Cie, 176 pages

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Présentation éditeur
Dans la Grèce plongée au cœur de la crise, une jeune fille de quatorze ans décide d’arrêter de parler et se met à écrire sur les murs d’Athènes, au milieu des inscriptions qui se multiplient dans la ville pour dénoncer le système qui a conduit à l’effondrement. Ses slogans a? elle sont tournés vers l’après, car elle est de la génération qui devra reconstruire, croire. Ses parents se séparent, sa sœur ne veut rien savoir, son frère s’est exile?, son entourage est perplexe. Mais elle tient bon.

Charly Delwart est né à Bruxelles en 1975. Il vit entre la Belgique et la France où il travaille dans le cinéma. Il a écrit trois livres : Circuit (Seuil, 2007 et Labor« Espace Nord » 2014), L’Homme de profil même de face (Seuil, 2010) et Citoyen Park (Seuil, 2012).

Mon avis
Dimitra s’insurge, décrit et écrit le quotidien dans ses cahiers et sur les murs de la ville. C’est une immersion dans la crise grecque, le quotidien de tout un peuple qui s’indigne. Coûte que coûte, Dimitra doit se construire alors que son univers s’écroule, pour garder la tête haute elle s’éveille a la politique, elle disperse ses petites phrases…
Un roman sur l’adolescence, une crise sur fond de crise. Un instant de lecture touchant.

 

Châle « 3 bridés pour un début »

18 jan

CHÂLE « 3 brides pour 1 début »

 

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Pour ce premier essai, je ne comprends rien au schéma… Il me faut des mots ! Alors voilà… Si je ne me suis pas trompée, ça donne ça:

Monter une chaînette de 6 mailles en l’air en couleur 1 avec le crochet 3 et joindre en rond avec 1 maille coulée dans la 1ère maille en l’air.

Rang 1 : R1: 4 mailles en l’air- 2 brides- 3 mailles en l’air- 3 brides

R2: tourner- 4 mailles en l’air – 2 brides dans l’espace entre les 2 dernières brides de R1 – 1 maille en l’air- dans l’espace des 3 mailles en l’air de R1: « 3 brides, 3 mailles en l’air, 3 brides- 1 maille en l’air » – 3 brides dans l’espace des 2 premières brides de R1

R3: tourner- 4 mailles en l’air- 2 brides dans l’espace entre les 2 dernières brides de R2- – 1 maille en l’air- 3 brides dans l’espace de la maille en l’air de R2- 1 maille en l’air- « 3 brides, 3 mailles en l’air, 3 brides, 1 maille en l’air » dans l’espace des 3 mailles en l’air de R2- 3 brides dans l’´espace de la maille en l’air de R2- 1 maille en l’air- 3 brides dans l’espace des 2 premières brides de R2

R4 et les rangs suivants: progresser de la même façon. Toujours débuter par « 4 mailles en l’air – 2 brides dans l’espace entre les 2 dernières brides du rang précédent » puis enchaîner « 3 brides dans l’espace des 1 maille en l’air du rang précédent, 1 maille en l’air » et un groupe de « 3 brides-3 mailles en l’air-3 brides-1 maille en l’air » dans les 3 mailles en l’air du rang précédent (milieu de l’ouvrage qui constitue la pointe) – reprendre l’enchaînement « 3 brides-1 maille en l’air dans l’espace des 1 maille en l’air du rang précédent » et terminer le rang par « 3 brides dans l’espace des 2 premières brides du rang précédent ».

Je récapitule à partir du rang 4- début de rang: 4 mailles en l’air -2 brides-1 maille en l’air- des séries de « 3 brides, 1 maille en l’air »- Milieu constitué d’ un groupe de « 3 brides-3 mailles en l’air-3 brides-1 maille en l’air » dans les 3 mailles en l’air du rang précédent- reprendre des séries de « 3 brides, 1 maille en l’air ».

Faire 4 rangs de chaque couleur souhaitée.

Pour ce châle, j’ai utilisé 2 brins pour obtenir un dégradé.
Couleur 1: rouge Couleur 2: rose Couleur 3: orange

4 rangs rouge-rouge, 4 rangs rouge-rose, 4 rangs rose-rose, 4 rangs rose-orange, 4 rangs orange-orange, 4 rangs orange-rouge, 4 rangs rouge-rouge…

Changement de couleur:
Doubler le fil de la nouvelle couleur autour du crochet et faire quelques jetés avec les 2 brins. Faire suivre les fils du changement de couleur et les enfermer dans le pied des brides avant de les couper.

 

 

Pull raglan top-down adulte

18 jan

Pull raglan top-down, manches 3/4

Taille 40-42

 

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Fourniture

1200 mètres de laine compatible aiguilles n°5, échantillon 10 x 10 = 18 m x 26 rgs
Aiguille circulaires n° 5
5 anneaux marqueurs
2 arrêtes mailles.

Encolure
Monter 68 mailles avec l’aiguille circulaire n°5. Tricoter en rond en côtes 2 /2 en commençant par placer un anneau marqueur pour le milieu dos, tricoter 5 cm.

Dos – devant
Continuer en jersey, sur le premier rang répartir les anneaux marqueurs.
tricoter 11 mailles placer le deuxième anneau marqueur (raglan dos). Tricoter 12 mailles (manche), placer un troisième marqueur, (raglan devant). Tricoter 22 mailles (devant), placer un quatrième anneau (raglan devant). Tricoter 12 mailles (deuxième manche), placer un cinquième anneau (raglan dos). Tricoter 11 mailles (demi dos).
Augmenter 1 maille de chaque côté des anneaux, à deux mailles des anneaux marqueurs raglan, soit 8 augmentations tous les 4 rgs Répéter ces augmentations 19 fois, soit 160 augmentations au total.
A 25 cm on a 228 mailles sur l’aiguille circulaire réparties entre les anneaux marqueurs de la façon suivante:
Demi-dos 31 mailles – Manche 52 mailles – Devant 62 mailles – Manche 52 mailles – Demi-dos 31 mailles.
Sur un arrête maille, mettre en attente les 52 mailles des manches. Continuer à tricoter les devant/dos en rajoutant 8 augmentations (dessous de manche), mettre un anneau marqueur après les quatre premières mailles montées (repères côtés du pull).
Tricoter en jersey ces140 mailles sur 33 cm puis terminer en faisant 5 cm de côtes 2/2. Rabattre.

Manches
Reprendre les 52 mailles sur l’aiguille circulaire et remonter les 8 mailles du dessous de manches, mettre un anneau marqueur (milieu de manche) après la quatrième maille et un repère sur la quatrième maille (repère de mesure de la longueur de manche). On obtient un total de 60 mailles.
Tricoter en jersey en diminuant de chaque côté de l’anneau, tous les 6 rangs 8 fois 1 maille, 16 diminutions. Il reste 36 mailles sur l’aiguille. Tricoter 5 cm de côtes 2/2 et rabattre.
Tricoter la deuxième manche.

 

 

Un agent nommé Parviz

18 jan

Un agent nommé Parviz
Naïri Nahapétian, aux éditions De L’Aube, collection Noire, 192 pages.

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Présentation éditeur…
Parviz est un être mystérieux. Les Iraniens le disent mort ; lui se plaît à raconter les circonstances dans lesquelles des hommes aux ordres de Khomeyni l’ont assassiné. Il travaillait alors pour la CIA, mais vend désormais son savoir-faire aux services secrets français. C’est ainsi que Kiana se retrouve à écouter sa confession dans un pavillon impersonnel de banlieue parisienne : il semblerait que son mari, Nasser, un scientifique iranien, ait des choses à cacher. Peu après, Florence Nakash, jeune recrue de la DGSE, est chargée d’une nouvelle enquête : son ami Parviz, celui-là même que l’on disait mort en 1979, a disparu… Un roman subtil et efficace qui nous entraîne au coeur des secrets nucléaires iraniens et des manipulations des services secrets occidentaux pour ralentir l’avènement d’une «bombe islamique».

Naïri Nahapétian a déjà publié plusieurs ouvrages, dont deux polars aux éditions Liana Levi – Qui a tué l’ayatollah Kanuni ? et Dernier refrain à Ispahan -, traduits en plusieurs langues et repris en Points-Policier.

Naïri Nahapétian est née en 1970 dans une famille arménienne à Téhéran, ville qu’elle a quittée après la révolution islamique sans pouvoir y retourner durant quinze ans. Journaliste, elle a fait depuis de nombreux reportages en Iran.

Les premiers mots…
«Je suis mort le 2 novembre 1979, pendu dans ma cellule par des Gardiens de la révolution aux ordres de Khomeyni. Quelques jours auparavant, j’avais fait une courte apparition à la télévision officielle afin de confesser mes crimes : j’étais un agent de la CIA à la tête d’un complot visant à renverser la République islamique. Mes «complices» ont été exécutés peu après. Du moins, c’est ce que me répétaient mes bourreaux chaque fois qu’ils m’arrachaient un nom. Vous n’étiez pas née alors, mais ceux de ma génération se souviennent que les interrogatoires ont été longs, douloureux, et la nouvelle selon laquelle on m’avait crevé les yeux a fait le tour de Téhéran. Rumeur macabre, servant tant à réjouir mes ennemis qu’à semer la terreur parmi les opposants…»

Mon avis…
En bon espion, Parviz nous entraîne dans les dédales politiques et religieux de l’aire Khomeyni. Kiana, notre Ariane dénoue le fil de cette pelote, machination trop bien organisée.
La femme se voile et doit préserver ses sentiments cachés.
Les agences de renseignement occidentales amies et ennemies, et les partisans de Khomeyni s’opposent. L’Iran ne doit en aucun cas accéder à l’arme nucléaire.
Le travail est long et minutieux, il faut introduire le vers dans le fruit et savoir attendre…
Pas de courses haletantes et d’espions hyperactifs, ce roman noue une intrigue dans la réflexion, sur fond musical et coutumes issues d’un autre monde en faisant de Kiana son égérie.

 

 

Profanes

18 jan

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Profanes
JEANNE BENAMEUR, aux éditions Actes Sud, 270 pages

Présentation éditeur
Ancien chirurgien du coeur, il y a longtemps qu’Octave Lassalle ne sauve plus de vies. À quatre-vingt-dix ans, bien qu’il n’ait encore besoin de personne, Octave anticipe : il se compose une “équipe”. Comme autour d’une table d’opération – mais cette fois-ci, c’est sa propre peau qu’il sauve. Il organise le découpage de ses jours et de ses nuits en quatre temps, confiés à quatre “accompagnateurs” choisis avec soin. Chacun est porteur d’un élan de vie aussi fort que le sien, aussi fort retenu par des ombres et des blessures anciennes. Et chaque blessure est un écho.
Dans le geste ambitieux d’ouvrir le temps, cette improbable communauté tissée d’invisibles liens autour d’indicibles pertes acquiert, dans l’être ensemble, l’élan qu’il faut pour continuer. Et dans le frottement de sa vie à d’autres vies, l’ex-docteur Lassalle va trouver un chemin.
Jeanne Benameur bâtit un édifice à la vie à la mort, un roman qui affirme un engagement farouche. Dans un monde où la complexité perd du terrain au bénéfice du manichéisme, elle investit l’inépuisable et passionnant territoire du doute. Contre une galopante toute-puissance du dogme, Profanes fait le choix déterminé de la seule foi qui vaille : celle de l’homme en l’homme.

«Le profane étymologiquement est celui qui reste devant le temple, qui n’entre pas. C’est ainsi que je me sens. Et je ne peux pas échapper à la question. À quoi arrime-t-on sa vie pour avancer, jour après jour ?

La route que choisit Octave Lassalle, c’est les autres. Trop seul dans sa grande maison depuis tant d’années, il décide de s’entourer. Quand la famille fait défaut, quand la religion n’est pas de mise, il reste l’humanité. Et la seule carte du monde qui vaille, c’est celle, mouvante, des hommes et des femmes sur terre.

Le roman est tissé de ces vies qui se cherchent et se touchent, des vies trébuchantes, traversées d’élans et de doutes qui trouvent parfois, magnifiquement, la justesse.

C’est du frottement de ces vies imparfaites qu’Octave Lassalle cherche à être enseigné, retournant ainsi les Évangiles. C’est de ces points de contact improbables qu’il attend les seules épiphanies possibles. Des épiphanies profanes. Humbles.

Chacun des cinq personnages du roman a connu un moment dans son existence où la foi en quoi que ce soit de transcendant s’est brisée. Chacun des cinq va peu à peu reconstruire une route, sans dogme ni religion, pour retrouver la foi dans l’être humain, ici et maintenant.

J’ai écrit ce roman, comme Hélène, la femme peintre, en passant par les ombres de chacun pour qu’ils apparaissent peu à peu, dans la lumière.

Dans les temps troublés que nous traversons, où les dogmes s’affrontent, n’offrant de refuge que dans la séparation, j’ai voulu que Profanes soit le roman de ceux qui osent la seule liberté à laquelle je crois : celle, périlleuse, de la confiance. Cette confiance qui donne force pour vivre. Jusqu’au bout.»
Jeanne Benameur

Mon avis
Le lecteur est dans l’expectative. Il pénètre dans cette grande maison par la petite porte, chaque personnage cherche sa place, un balai savamment orchestré par ce vieux monsieur qu’est Octave Lassalle. Le passé et les émotions enfouies ressurgissent peu à peu.
Un très bon moment de lecture

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