Captive

3 fév

«Captive» de Margaret Atwood,

aux éditions Robert Laffont, collection Pavillons, 630 pages

9782221124284

Grace est encore une enfant lorsqu’elle débarque au Canada avec sa famille, après une traversée très éprouvante. Sans le sou, elle est rapidement placée chez les bourgeois de Toronto où elle affirme ses talents de servante, blanchisseuse et couturière. Dans une famille, elle se lie d’amitié avec Mary, les deux jeunes filles partagent la même chambre sous les toits. De cette relation naît une profonde douleur qui la poursuivra toute son existence… Un roman captivant qui m’a tenu en haleine jusqu’à la dernière page. L’apparente fragilité du personnage est touchante, un vrai coup de ❤ !

Lors de ses entretiens avec le Docteur Jordan, Grace coud des petits carrés pour les assembler en courtepointe, Arbre du paradis, Cabane en bois rond (Log cabin), Neuf Pieces (Nine patch) , Chasse à l’oie sauvage (vol d’oie), Panier de fleurs, Boîte de Pandore? , Fenêtres de mansarde aveugles, La Dame du lac.

Présentation éditeur
1859. Grace Marks, condamnée à perpétuité, tourne lentement en rond dans la cour d’un pénitencier canadien. À l’âge de seize ans, elle a été accusée de deux meurtres horribles. Personne n’a jamais su si elle était coupable, innocente ou folle. Lors de son procès, après avoir donné trois versions des faits, elle s’est murée dans le silence : amnésie ou dissimulation ? Le docteur Simon Jordan, jeune et prometteur spécialiste de la maladie mentale, veut découvrir la vérité. Il obtient l’autorisation de rencontrer Grace, de la faire longuement parler…
Avec lui, la prisonnière va dévider le terrible fuseau de ses souvenirs : son enfance irlandaise, l’agonie de sa mère sur le bateau qui les emmène au Canada, ses emplois de domestique, la mort de sa seule amie…
À écouter ce récit, Grace ne semble ni démente ni criminelle, et pourtant, que sont ces troublants rêves qu’elle cache à Jordan : cauchemars, hallucinations ou réminiscences d’actes monstrueux ?
Inspiré d’un fait divers sanglant qui a bouleversé le Canada au XIXe siècle, Captive plonge le lecteur dans un fascinant mystère, oscillant sans cesse entre vérité et mensonge. Après l’adaptation de La Servante écarlate pour le petit écran, unanimement saluée par la critique, ce roman est lui aussi devenu une série TV, sous le titre Alias Grace, avec Sarah Gadon, Zachary Levi et Anna Paquin au casting.

Pour aller plus loin…

Je ne pouvais pas faire l’impasse sur les différents motifs de quilts ou courtepointes cités dans ce roman. J’ai donc sorti ma bible et mis à part le motif «Boîte de Pandore» que je n’ai pas trouvé, voici quelques photos des quilts anciens cousus à partir des «échantillons» évoqués par l’auteur.

«Timbre-Poste Neuf-pieces miniature, quilt assemblé», 1870, collection Shelly Zegart, Kentucky.

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«Cabane de rondins, quilt assemblé, variante Grange» 1880, New-York, collection Phyllis Haders

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«Dame du lac» 1900, Kentucky, collection Shelly Zegart

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«Vol d’oies, quilt assemblé» 1890, The Shelburne Museum, Vermont

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«Paniers de fleurs, quilt assemblé et appliqué» 1900, Maryland, collection privée

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Échantillons «Quilt d’héritage, assemblé et appliqué» 1908, Pennsylvanie, collection Phyllis Haders.

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Emprunts médiathèque

1 fév

Celui-ci,

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Puis celui-là

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Et un petit dernier pour la route, pas si p’tit q’ça et une belle découverte déjà bien entamée… «Captive»

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La sorcière de Salem

1 fév

Groupe LC  IlEstBienCeLivre

Le thème du mois de Février étant «lire un roman écrit par un écrivain de l’époque victorienne, mon choix s’est porté sur un roman d’Elizabeth Gaskell avec «La sorcière de Salem»

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Piochés dans ma Book Jar

1 fév

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Voilà, voilà… une centaine de p’tits papiers dans ma «Book Jar» et c’est ces deux là qui sont sortis !

 

L’affaire Léon Sadorski

29 jan

« L’affaire Léon Sadorski » Romain Slocombe,
Aux éditions Robert Laffont, 512 pages
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Présentation éditeur
Le pire des salauds, le meilleur des enquêteurs.
Avril 1942. Au sortir d’un hiver rigoureux, Paris prend des airs de fête malgré les tracas de l’Occupation. Pétainiste et antisémite, l’inspecteur Léon Sadorski est un flic modèle doublé d’un mari attentionné. Il fait très correctement son travail à la 3e section des Renseignements généraux, contrôle et arrête les Juifs pour les expédier à Drancy. De temps en temps, il lui arrive de donner un coup de main aux Brigades spéciales, d’intervenir contre les « terroristes ».
Mais Sadorski est brusquement arrêté par la Gestapo et transféré à Berlin, ou on le jette en prison. Le but des Allemands est d’en faire leur informateur au sein de la préfecture de police… De retour à Paris, il reçoit l’ordre de retrouver son ancienne maîtresse, Thérèse Gerst, mystérieuse agent double que la Gestapo soupçonne d’appartenir à un réseau antinazi.
Après le succès de Monsieur le commandant, Romain Slocombe nous entraîne dans les abîmes de la collaboration et de la mauvaise conscience française.
« Slocombe offre au polar un immense roman qui résonne avec notre Histoire. Grandiose. » Benoît Minville, auteur de Rural noir, libraire Fnac Défense.
Notre devoir de mémoire doit-il en passer par là ? C’est un pan de notre histoire que nous ne devons plus ignorer.
Alors comment décrire ce livre et les émotions qu’il suscite?
Mes premiers mot seraient, « Vomissure », « Ordure »! Cependant, avec talent, l’auteur a réussi le tour de force de m’amener jusqu’à la dernière page de ce roman… Nous sommes en 1942, la face plus que sombre de notre Histoire, la collaboration, cette police qui jette en prison, enferme et déporte des milliers de personnes avec le sentiment du devoir accompli, mais quelle horreur!

Il pleuvait des oiseaux

28 jan

«Il pleuvait des oiseaux» de Jocelyne Saucier

Aux éditions Folio, 224 pages

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Mon premier coup de cœur de l’année 2018! Trois octogénaires un peu déjantés vivent dans des cabanes en forêt canadienne. Avec la nature en toile de fond ce roman est un récit d’amitié, d’amour, servi par une écriture pudique et authentique.

Quatrième de couverture
Trois octogénaires épris de liberté vivent selon leur propre loi en forêt profonde dans le nord de l’Ontario. Non loin de là, deux hommes, l’un gardien d’un hôtel fantôme et l’autre planteur de marijuana, veillent sur l’ermitage des vieillards. Leur vie d’hommes libres et solitaires sera perturbée par l’arrivée de deux femmes. D’abord une photographe en quête du dernier survivant des grands feux qui ont ravagé la région au début du XXe siècle. Puis une deuxième visiteuse, très vieille celle-là, Marie-Desneige, un être aérien et lumineux qui détient le secret des amours impossibles. La vie ne sera plus la même à l’ermitage.

Il pleuvait des oiseaux est un superbe récit qui nous entraîne au plus profond des forêts canadiennes, où le mot liberté prend tout son sens. L’émotion, brute et vive, jaillit à chaque page.

Elles ont conquis le monde

28 jan

«Elles ont conquis le monde» Les grandes aventurières 1850-1950

Alexandra Lapierre et Christel Mouchard.

Aux éditions Arthaud

9782081360655

Présentation éditeur
« Qu’ont-elles en commun, toutes ces femmes aux personnalités si fortes ? Sinon l’intrépidité et le talent unique de savoir reconnaître leur instinct et soutenir leur désir. » Les grandes aventurières ne sont plus seulement des courtisanes: ce sont des conquérantes d’un type nouveau apparu dans la première moitié du XIXe siècle. Des femmes qui voulaient être des géographes, des botanistes, des ethnologues – bref des exploratrices à part entière ! Et elles ont conquis le monde, d’est en ouest et du nord au sud, le collet bien monté, pour que leur vertu ne soit en rien suspectée, leur corset étroitement lacé. Mais sous leur armure vibraient des émotions violentes, des sentiments brûlants. Et beaucoup ont vécu des amours, qui, pour être secrètes, n’en furent pas moins passionnées.

………..

Beaucoup de courage et d’audace pour accomplir leur destin, assouvir leur soif d’aventure et de liberté, ces femmes sont tellement modernes.

Ce n’est pas un roman mais de courts récits relatant les instants décisifs de chacune de ces 31 fortes personnalités.

Les pêcheurs d’étoiles

28 jan

«Les pêcheurs d’étoiles» Jean-Paul Delfino

Aux éditions du Passage

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Présentation éditeur

Paris, 1925. Dans le bouillonnement des années folles, deux hommes vont vivre une nuit d’exception.

À la poursuite d’une femme fantomatique et aimée, sur les traces de Jean Cocteau qui leur a volé l’argument d’un opéra, ils sillonnent la nuit parisienne, de la Closerie des Lilas au Père-Lachaise, de l’Opéra Garnier à la banlieue rouge. Dans les méandres de la Ville Lumière, ils vont rebondir de caboulots en night-clubs et se laisseront entraîner dans une valse canaille durant laquelle ils croiseront Chagall et les époux Delaunay, Toulouse-Lautrec, Modigliani, Abel Gance, Chaplin ou encore la mémoire d’Apollinaire.

Dans cette course folle, ils vont refaire le monde, rêver de gloire, pêcher le grand requin blanc sur les rives de la Seine, se promener à dos de girafe ou partir vers l’inconnu à bord d’une locomotive Pacific.

Ces deux hommes, dont le génie n’est pas encore reconnu, se nomment Blaise Cendrars et Erik Satie. Ensemble, ils vont se trouver et se perdre, tenter de réenchanter le monde, jusqu’au bout de la nuit.
……………
Paris la nuit, le grand luxe. Accompagner Satie et Cendrars dans leur divagations, à la lumière des réverbères, quel plaisir! Que du beau linge, pas tous fréquentables, mais bon, autre époque, autres mœurs ! Une très belle découverte.

Les Suprêmes

28 jan

«Les Suprêmes» d’Edward Kelsey Moore

Aux editions Babel

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Les années 60, trois adolescentes afro-américaines se lient d’amitié.
2005, Odette, l’une d’elle, revient sur les événements marquants de leurs vies, leurs joies, leurs peines, tous ces petits riens qui ont scellés leurs existences dans cette petite ville où blancs et noirs ont longtemps vécus séparés. Tous les dimanches, après le culte, les trois quinquagénaires se retrouvent dans le restaurant de Big Earl accompagnées de leurs maris.
Ce roman est une véritable histoire d’amitié, de connivence et de partage. Les fantômes de quelques personnages sont aussi de la fête pour le plus grand plaisir du lecteur!

Présentation éditeur
Elles se sont rencontrées à la fin des années 1960 et ne se sont plus quittées depuis : tout le monde les appelle “les Suprêmes”, en référence au célèbre groupe de chanteuses des seventies. Complices dans le bonheur comme dans l’adversité, ces trois irrésistibles quinquas afro-américaines aussi puissantes que fragiles ont, depuis leur adolescence, fait de l’un des restaurants de leur petite ville de l’Indiana longtemps marquée par la ségrégation leur quartier général où, tous les dimanches, entre commérages et confidences, rire et larmes, elles se gavent de nourritures diététiquement incorrectes tout en élaborant leurs stratégies de survie.
Née dans un sycomore, l’intrépide Odette, qui mène son monde à la baguette, converse secrètement avec les fantômes et soigne son cancer à la marijuana sur les conseils avisés de sa défunte mère, tandis que la sage Clarice endure les frasques de son très volage époux pour gagner sa part de ciel. Toutes deux ont pris sous leur aile Barbara Jean, éternelle bombe sexuelle que l’existence n’a cessé de meurtrir. D’épreuves en épreuves, l’indissoluble trio a subsisté contre vents et marées dans une Amérique successivement modelée par les ravages de la ségrégation raciale, l’insouciance des années hippies, la difficile mise en route de “l’ascenseur social”, l’embourgeoisement, sous la houlette des promoteurs immobiliers, des quartiers naguère réservés aux Noirs et les nouveaux catéchismes de la modernité mondialisée.
Invitation à une lecture aussi décalée que féconde de la problématique raciale aux États-Unis, ce formidable et attachant roman de l’amitié et de la résilience emmené par d’époustouflants personnages et porté par l’écriture imagée et subversive d’Edward Kelsey Moore, s’affirme avant tout comme une exemplaire défense et illustration de l’humanisme conçu comme la plus réjouissante des insurrections.

Le nez

28 jan

«Le nez» Nikolaï Gogol

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Le barbier Iakovlievitche découvre un nez dans le pain de son petit déjeuner, il tente de s’en débarrasser en voulant le jeter du haut d’un pont, dans la Neva… peine perdue, il est surpris par un gendarme. Au même instant, à son réveil, l’assesseur de collège Kovaliov constate la perte de son nez…
Un texte surprenant et déjanté sur un appendice dont la perte peut se révéler bien fâcheuse! À lire sans retenue!

 

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